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Entraide et Tradition

2ème dimanche de Carême.

publié dans couvent saint-paul le 27 février 2021


2021

Deuxième dimanche de Carême

De l’importance de la Croix du Seigneur

Pour présenter le Carême et sa spiritualité, dimanche dernier, M le Chanoine Goupil nous a dit que c’était un temps de plus grande sainteté, de plus grande humilité, d’une plus grande supplication, d’un plus grand jeune, d’une plus grande charité envers le prochain. Aujourd’hui, les lectures de cette messe et tout particulièrement l’Epître de saint Paul, nous rappellent que le Carême est un temps de sanctification : « Dieu nous a appelé à la sanctification en Jésus-Christ, Notre Seigneur ».

Merveilleuse phrase qu’il faut mettre également en relation avec le récit de la Transfiguration de NSJC sur le mont du Thabor où, nous dit saint Luc, NSJC transfiguré aux yeux des Apôtres, s’entretient avec Moïse et Elie de la Passion qu’il devait subir à Jérusalem.

Y aurait-il un lien, un rapport entre la sanctification et la Croix du Seigneur ?

Qui le niera !

De la contemplation de la Croix jaillit notre sanctification.

Lorsque je contemple le Verbe de Dieu, je contemple surtout son œuvre rédemptrice. Je sais et je confesse que le Verbe de Dieu s’est incarné en raison du péché des hommes pour le réparer, pour racheter l’homme et le faire revivre à la Vie divine afin que nous puissions de nouveau être agréables à Dieu le Père et le glorifier en ce monde et dans l’Eternité. Oui Jésus a voulu, dans son amour miséricordieux , assumer d’une certaine manière les péchés de l’humanité et s’offrir en sacrifice de rédemption et de propitiation à son Père, pour restaurer la vie de l’Esprit Saint, en nos âmes, celle de la Charité du Christ, par une participation à sa propre vie, devenue la seule source de vie et de salut pour nous. C’est dans cette considération théologique, que mon âme trésaille d’allégresse, tressaille de reconnaissance et s’enflamme d’amour pour NSJC ; Mais c’est là, la charité, la racine de toute sanctification.

Le sacrifice du Clavaire que je contemple en regardant cette Croix m’apparaît  comme l’unique fontaine de vie au milieu du désert.

Et par quel moyen Dieu me communiquera-t-il cette vie nouvelle ?

En perpétuant le Calvaire. Il n’y aura jamais qu’un sacrifice de la Croix, qu’une Hostie, qu’un Prêtre, c’est Jésus Lui-même.

On n’insistera jamais assez sur cette merveilleuse invention de la Miséricorde divine qui éclairera alors toute la Providence de Dieu dans la réalisation de l’Eglise, du Sacerdoce et de tous les Sacrements, dont l’Eucharistie, fruit du sacrifice et source de notre sanctification, sera le centre et en quelque sorte la raison d’être.

Puissions-nous alors donner au Mystère de la Croix toute sa valeur, toute sa place dans l’économie divine de la Rédemption et dans son application aux âmes tout au long de l’histoire de l’Eglise.
Il faut le reconnaître, on n’a pas toujours donné sa place, dans le cours de l’histoire de l’Eglise et de son enseignement, au Sacrifice de la Croix. Il se perpétue sur nos autels. On a tendance à donner toute sa place à l’Eucharistie et à ne faire qu’une allusion accidentelle au Sacrifice de la Croix. Cela représente un grand danger pour notre foi. Le démon ne se trompe pas, lorsqu’il s’acharne à faire disparaître le Sacrifice. Il sait qu’il attaque l’œuvre de NSJC au centre et que toute mésestime de ce sacrifice entraîne la ruine de tout le catholicisme, dans tous les domaines.
L’action qu’il mène depuis Vatican II est révélatrice et je dois dire que l’œuvre essentielle de Mgr Lefebvre fut de nous parler  sans cesse  du sacrifice de la Croix, du sacrifice de la messe, du sacerdoce qui le réalise.
Autant pour la vie spirituelle des prêtres que pour celle des fidèles, il est essentiel de garder un grand amour de la Croix de NSJC. Le Calvaire est l’ouvre voulu par la Providence pour le salut de nos âmes.
Encore une fois, il ne faut pas cesser de le répéter : cet acte du calvaire est la raison de l’Incarnation de NSJC, la réalisation de la Rédemption., celui qui glorifie Dieu infiniment et ouvre les portes du Ciel à l’humanité pécheresse, c’est le Sacrifice du Clavaire.

On ne peut qu’être frappé par l’insistance de NS, durant toute sa vie terrestre, sur son « heure ». Desiderio desideravi », dit NSJC. J’ai désiré d’un grand désir cette heure de mon immolation. Jésus est tendu vers sa Croix. Le « Mysterium Christi » est avant tout le « Mystrium Crucis ». Tel est le dessein de l’éternelle Sagesse de Dieu. On ne pourra pas le changer. La Croix est le dessein, vous dis-je, de l’éternelle Sagesse pour la réalisation de la Rédemption, de la Recréation, de la Rénovation de l’humanité. La Croix de Jésus est la solution parfaite, totale, définitive, éternelle par laquelle tout sera résolu. C’est donc dans cette relation de chaque âme avec Jésus Crucifié que le jugement de Dieu sera un jour porté pour chacun…Si l’âme est dans une relation vivante avec Jésus crucifié, alors elle se prépare à la vie éternelle et participe déjà à la gloire de Jésus par la présence de l’Esprit Saint en elle. Il participe à la Vie même du Corps mystique de Jésus. « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche, puis on ramasse les sarments, on les jette au feu et ils brûlent » (Jn 15 6).
Pour notre sanctification, Jésus organisa tout, autour de cette fontaine de vie qu’est son sacrifice du Calvaire. Il fonde l’Eglise. Il transmet son sacerdoce, Il institue les sacrements pour nous faire part des mérites infinis du Calvaire. Voilà pourquoi saint Paul lorsqu’il parle de notre sanctification, ajoute « en NSJC ». Voilà pourquoi il écrit aux Corinthiens : « Je n’ai pas jugé que je devais savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ et Jésus-Christ Crucifié » (I Cor 2 2)

Or ce sacrifice du Calvaire est  le sacrifice de la messe. En même temps qu’il réalise le sacrifice de la Croix réalise aussi le sacrement de l’Eucharistie qui nous rend participant à la divine Victime, Jésus Crucifié.

C’est donc autour du sacrifice de la Messe que bien légitiment s’organisera l’Eglise, Corps mystique de NSJC, que vivra le Sacerdoce pour édifier ce Corps mystique, par la prédication qui attirera les âmes à se purifier dans les eaux du baptême, pour être ensuite dignes de participer au Sacrifice eucharistique de Jésus, à la manducation de la divine Victime, et s’unir ainsi toujours plus à la Trinité Sainte, inaugurant déjà ici-bas la vie céleste et éternelle.

C’est de la Croix que les sacrements tirent leur efficacité. La Chrétienté est la société vivant à l’ombre de la Croix, de l’Eglise paroissial construite en Croix, surmontée de la Croix, abritant l’autel du calvaire renouvelé quotidiennement, où les âmes viennent naître à la grâce et l’entretiennent, par le ministère des prêtres qui sont autant d’autres Christs.

On peut dire que tous les bienfaits de la Chrétienté viennent de la Croix de Jésus et de Jésus Crucifié. La chrétienté c’est une résurrection de l’humanité déchue, grâce à la vertu de la Croix  de NSJC.

Quand je vois la Croix, je vois le Calvaire, quand je vois le sacrifie de NSJC, je vois la messe, je vois le sacerdoce. Et donc la mission du prêtre c’est de prêcher la Croix. Le rayonnement du prêtre sera le rayonnement de la Croix. Le prêtre est donc au cœur de la rénovation méritée par NSJC. Le prêtre est au cœur de tout renouveau par l’application de la Croix aux âmes. Il est donc nécessairement au cœur de toute chrétienté puisque la messe et la Croix sont au cœur de toute sanctification. Il est donc très important de garder une foi sans faille et sans compromission en la vertu de la Croix de Jésus, unique source de salut.

Dieu, Jésus-Christ, l’Eglise catholique, le saint Sacrifice de la Croix et de la messe, le vrai sacerdoce catholiques, voilà des notions qui s’appellent  et ne sont qu’un seul et même mystère, au cœur de notre sanctification.

 

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