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A l’occasion de ce 15 Août 2009, relisons les paroles  que le  pape Pie XII adressait à la chrétienté.

A l’occasion de ce 15 Août 2009, relisons les paroles que le pape Pie XII adressait à la chrétienté.

publié dans nouvelles de chrétienté le 13 août 2009


Constitution apostolique » Munificentissimus Deus  » de Pie XII définissant le dogme de l’Assomption

Le 1er novembre 1950

A) Définition du dogme de l’Assomption de Notre Dame au Ciel

« Alors, puisque l’Eglise universelle, en laquelle vit l’Esprit de vérité, cet Esprit qui la dirige infailliblement pour parfaire la connaissance des véntés révélées, a manifesté de multiples façons sa foi au cours des siècles, et puisque les évêques du monde entier, d’un sentiment presque unanime, demandent que soit définie, comme dogme de foi divine et catholique, la vérité de l’Assomption au ciel de la Bienheureuse Vierge Marie – vérité qui s’appuie sur les Saintes Lettres et ancrée profondément dans l’âme des fidèles, approuvée depuis la plus haute antiquité par le culte de l’Eglise, en parfait accord avec les autres vérités révélées, démontrée et expliquée par l’étude, la science et la sagesse des théologiens – nous pensons que le moment, fixé par le dessein de Dieu dans sa Providence, est maintenant arrivé où nous devons déclarer solennellement cet insigne privilège de la Vierge Marie.

Nous, qui avons confié Notre pontificat au patronage particulier de la Très Sainte Vierge, vers qui Nous Nous réfugions en tant de vicissitudes des plus tristes réalités, Nous qui avons consacré à son Coeur Immaculé le genre humain tout entier en une cérémonie publique, et qui avons éprouvé souvent sa très puissante assistance, Nous avons une entière confiance que cette proclamation et définition solennelle de son Assomption apportera un profit non négligeable à la société humaine, car elle tournera à la gloire de la Très Sainte Trinité à laquelle la Vierge Mère de Dieu est unie par des liens tout particuliers. Il faut, en effet, espérer que tous les fidèles seront portés à une piété plus grande envers leur céleste Mère ; que les âmes de tous ceux qui se glorifient du nom de chrétiens, seront poussées au désir de participer à l’unité du Corps mystique de Jésus-Christ et d’augmenter leur amour envers Celle qui, à l’égard de tous les membres de cet auguste corps, garde un coeur maternel. Et il faut également espérer que ceux qui méditent les glorieux exemples de Marie se persuaderont de plus en plus de quelle grande valeur est la vie humaine si elle est entièrement vouée à l’accomplissement de la volonté du Père céleste et au bien à procurer au prochain ; que, alors que les inventions du  » matérialisme  » et la corruption des moeurs qui en découle menacent de submerger l’existence de la vertu et, en excitant les guerres, de perdre les vies humaines, sera manifesté le plus clairement possible, en pleine lumière, aux yeux de tous, à quel but sublime sont destinés notre âme et notre corps ; et enfin que la foi de l’Assomption céleste de Marie dans son corps rendra plus ferme notre foi en notre propre résurrection, et la rendra plus active.
Ce Nous est une très grande joie que cet événement solennel arrive, par un dessein de la Providence de Dieu, alors que l’Année Sainte suit son cours, car ainsi nous pouvons, pendant la célébration du très grand Jubilé, orner le front de la Vierge Mère de Dieu de ce brillant joyau et laisser un souvenir plus durable que l’airain de Notre piété très ardente envers la Mère de Dieu.

C’est pourquoi, après avoir adressé à Dieu d’incessantes et suppliantes prières, et invoqué les lumières de l’Esprit de vérité, pour la gloire du Dieu Tout-Puissant, qui prodigua sa particulière bienveillance à la vierge Marie, pour l’honneur de son Fils, Roi immortel des siècles et vainqueur de la mort et du péché, pour accroître la gloire de son auguste Mère et pour la joie et l’exultation de l’Eglise tout entière, par l’autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul, et par la Nôtre, Nous proclamons, déclarons et définissons que c’est un dogme divinement révélé que Marie, l’Immaculée Mère de Dieu toujours Vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste.

C’est pourquoi, si quelqu’un – ce qu’à Dieu ne plaise – osait volontairement nier ou mettre en doute ce que Nous avons défini, qu’il sache qu’il a fait complètement défection dans la foi divine et catholique.
Et pour que Notre définition de l’Assomption au ciel de la Vierge Marie dans son corps parvienne à la connaissance de l’Eglise universelle, Nous voulons que Nos lettres apostoliques présentes demeurent pour en perpétuer la mémoire, ordonnant que les copies qui en seront faites, ou même les exemplaires qui en seront imprimés, contresignés de la main d’un notaire public, et munis du sceau d’une personne constituée en dignité ecclésiastique, obtiennent foi absolument auprès de tous, comme le feraient les présentes Lettres elles-mêmes si elles étaient exhibées ou montrées.
Qu’il ne soit permis à qui que ce soit de détruire ou d’attaquer ou contredire, par une audacieuse témérité, cet écrit de Notre déclaration, décision et définition. Si quelqu’un avait la présomption d’y attenter, qu’il sache qu’il encourrait l’indignation du Dieu Tout-Puissant et des bienheureux apôtres Pierre et Paul.
Donné à Rome, près de Saint-Pierre, l’année du très saint Jubilé mil neuf cent cinquante, le premier novembre, en la fête de tous les Saints, de Notre pontificat la douzième année.

B) Discours prononcé après la définition du dogme de l’Assomption devant la foule réunie sur la place Saint-Pierre (1er novembre 1950)

Après avoir chanté le Te Deum Laudamus, pour remercier Dieu d’avoir pu proclamer le dogme de l’ Assomption de la Sainte Vierge, Pie XlI adressa à la foule de plus de cinq cent mille personnes un discours dont voici le texte :

Vénérables Frères, chers fils et filles réunis devant Nous et vous tous qui Nous écoutez dans cette ville sainte de Rome et dans toutes les régions du monde catholique ‘.

Emu par la proclamation, comme dogme de foi, de l’Assomption, corps et âme, de la Bienheureuse Vierge Marie au ciel ; exultant devant la joie qui inonde le coeur de tous les croyants, dont les voeux fervents sont exaucés, Nous Nous sentons irrésistiblement poussé à chanter avec vous un hymne de reconnaissance à l’aimable Providence de Dieu, qui a voulu réserver à vous la joie de ce jour et à Nous la consolation de ceindre le front de la Mère de Jésus et notre Mère, Marie, de l’éclatant diadème qui en couronne les privilèges uniques.

Au milieu des épreuves, cet acte est un rayon de soleil :

Par un mystérieux dessein de Dieu sur les hommes de la génération présente, si tourmentée et souffrante, égarée et déçue, mais aussi salutairement inquiète dans la recherche d’un grand bien perdu, un coin de ciel s’ouvre, lumineux, rayonnant d’innocence, d’espérance, de vie bienheureuse, où siège, Reine et Mère, à côte du Soleil de justice, Marie
Le peuple chrétien est intimement associé à cette proclamation :

Ardemment désiré depuis longtemps, ce jour est finalement Nôtre; et il est finalement vôtre. Notre voix était la voix des siècles, — et Nous dirions même la voix de l’éternité — lorsque, avec l’assistance de l’Esprit-Saint, elle a solennellement défini l’insigne privilège de notre Mère céleste. Et c’est le cri des siècles qui éclate aujourd’hui avec le vôtre, dans la vaste enceinte de ce lieu vénérable, déjà consacré par les gloires chrétiennes, havre spirituel de toutes les nations, et devenu maintenant autel et temple pour votre surabondante piété.

Comme secouées par les battements de vos coeurs et par les mouvements fervents de vos lèvres, voici que vibrent les pierres même de cette basilique patriarcale ; et avec elles, exultent avec de mystérieux frémissements, les innombrables temples antiques élevés partout en l’honneur de l’Assomption de Marie, monuments d’une foi unique et assises terrestres du trône céleste de gloire de la Reine de l’Univers.

Ce 1er novembre est un jour de grâces :

En ce jour d’allégresse, du ciel entr’ouvert, avec le courant d’exultation des esprits célestes, qui s’accorde avec celle de toute l’Eglise militante, il doit descendre sur les âmes un torrent de grâces et d’enseignements qui susciteront un large renouveau de sainteté.

Aussi, vers une aussi sublime créature, levons-Nous les yeux avec confiance de cette terre, à l’heure actuelle, parmi notre génération, et à tous, Nous crions : Haut les coeurs !

Ceux qui peinent seront soulagés par la bénie Vierge Marie :

A tant d’âmes inquiètes et angoissées, triste partage d’un âge troublé et agité, âmes opprimées, mais non résignées, qui ne croient plus à la bonté de la vie, mais, comme contraintes, en acceptent seulement le moment présent, l’enfant humble et ignorée de Nazareth, maintenant glorieuse dans le ciel, ouvrira des

horizons plus hauts et les encouragera à contempler à quel destin et à quelles oeuvres sublimes fut élevée Celle qui, choisie par Dieu pour être la Mère du Verbe incarné, accueillit docilement la parole du Seigneur.

Et vous, plus particulièrement proches de Notre coeur, inquiétude douloureuse de Nos jours et de Nos nuits, souci angoissé de chacune de Nos heures, vous, pauvres, malades, exilés, prisonniers, persécutés, bras sans travail et corps sans abri, affligés de tous genres et de tous pays ; vous à qui le séjour sur terre semble ne procurer que des larmes et des privations, quels que soient les efforts qui se font et qui doivent se faire pour vous venir en aide, levez votre regard vers Celle qui, avant vous, a parcouru les chemins de la pauvreté, du mépris, de l’exil, de la douleur, qui a eu l’âme transpercée par un glaive au pied de la Croix, et dont le regard plonge maintenant fixement dans l’éternelle lumière.

Que la Vierge obtienne que la charité règne sur le monde :

A ce monde sans paix, martyrisé par les défiances réciproques, par les divisions, par les contrastes, par les haines, parce que la foi est affaiblie en lui et presque éteint le sens de l’amour et de la fraternité dans le Christ, alors que Nous demandons avec une ardeur suppliante à la Vierge montée au ciel de ramener l’ardeur de l’amour et de la vie dans les coeurs humains, Nous ne Nous lassons pas de rappeler que rien ne doit prévaloir sur le fait et sur la conscience que nous sommes tous les enfants d’une même Mère, Marie, qui vit dans les cieux, lien d’union pour le Corps mystique du Christ, nouvelle Eve et nouvelle mère des vivants, qui veut conduire tous les hommes à la vérité et à la grâce de son divin Fils.

Et maintenant, prions pieusement à genoux :

De vibrantes acclamations saluèrent à plusieurs reprises ce discours. Après quoi Pie XII récita la prière qu’il a lui-même composée pour la circonstance.

C) Prière à la Sainte-Vierge honorée dans son Assomption (1er novembre 1950)

Après avoir adressé la parole à la foule assemblée sur la Place Saint-Pierre, à la suite de la définition du Dogme de l’Assomption, le Saint-Père, à genoux, récita la prière suivante qu’il a composée lui-même :

1. O Vierge Immaculée, Mère de Dieu et Mère des hommes, nous croyons avec toute la ferveur de notre foi en votre Assomption triomphale, corps et âme, au ciel, où vous êtes acclamée Reine par tous les choeurs des anges et par toutes les phalanges des saints, et nous nous unissons à eux, pour louer et bénir le Seigneur, qui vous a exaltée sur toutes les autres créatures, et pour vous offrir l’élan de notre dévotion et de notre amour.

2. Nous savons que votre regard, qui maternellement enveloppait l’humble et souffrante humanité de Jésus sur la terre, se rassasie au ciel, en voyant l’humanité glorieuse de la sagesse incréée, et que la joie de votre âme à contempler face à face l’adorable Trinité fait tressaillir votre coeur de béatifiante tendresse. Et nous, pauvres pécheurs, nous dont le corps alourdit le vol de l’âme, nous vous supplions de purifier nos sens, pour que nous apprenions, dès ici-bas, à goûter Dieu et Dieu seul, dans la beauté des créatures.

3. Nous avons confiance que votre regard miséricordieux s’abaisse sur nos misères et sur nos angoisses, sur nos luttes et sur nos faiblesses : que vos lèvres sourient à nos joies et à nos victoires ; que vous entendez la voix de Jésus vous dire de chacun de nous, comme jadis de son disciple bien-aimé : « Voilà votre fils. »

Et nous, qui vous invoquons comme notre Mère, nous vous prenons, comme saint Jean, pour être notre guide, notre force et notre consolation, en cette vie mortelle.

4. Nous avons la vivifiante certitude que vos yeux, qui ont versé des larmes sur cette terre baignée du sang de Jésus, se tournent encore vers ce pauvre monde en proie aux guerres, aux persécutions, à l’oppression des justes et des faibles. Et nous, dans les ténèbres de cette vallée de larmes, nous attendons de votre céleste lumière et de votre maternelle compassion le soulagement des peines de nos coeurs, des épreuves de l’Eglise et de nos patries.

5. Nous croyons enfin que dans la gloire, où vous régnez, « vêtue de soleil et couronnée d’étoiles », vous êtes, après Jésus, la joie et l’allégresse de tous les anges et de tous les saints. Et nous, de cette terre où nous passons en pèlerins, réconfortés par la foi en la future résurrection, nous regardons vers Vous, notre vie, notre douceur, notre espérance ; attirez-nous par la suavité de votre voix, pour nous montrer, un jour, après notre exil, Jésus, le fruit béni de votre sein, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie.

Après avoir récité cette prière, et donné au monde la bénédiction apostolique, avec indulgence plénière, le Souverain Pontife pénétra dans la Basilique Saint-Pierre pour y chanter l’office de None, suivi de la Messe Papale dont le texte nouveau, en l’honneur de lAssomption, était chanté pour la première fois

D) Discours aux évêques venus à Rome pour la définition du dogme de l’Assomption (2 novembre 1950)

Le lendemain de la définition du dogme de l’Assomption, le Souverain Pontife reçut en audience les membres du Sacré-Collège et les Evêques qui étaient venus à Rome pour assister à cette cérémonie ; le Pape y prononça le discours que voici :

« C’est avec une émotion telle que Nous en avons rarement éprouvé au cours des années de Notre pontificat que Nous vous saluons, Vénérables Frères, Notre bonheur et la couronne de Notre joie. Le motif de cette consolation vous est évident. Un dessein du Dieu éternel, dont la nature est la bonté, Nous a choisi, bien qu’indigne, Nous qui, depuis Notre jeune âge, honorons d’un culte très ardent la Sainte Mère de Dieu, pour sceller par un décret de Notre magistère suprême et déclarer par une proclamation exempte d’erreur que l’Assomption au ciel, en corps et en âme, de la Vierge immaculée, Mère de Dieu, est une vérité de foi divinement révélée.

Tel est le motif de Notre consolation et de Notre joie, de même qu’hier Notre joie fut grande de vous voir si nombreux autour de Nous dans l’exercice des prérogatives de Notre ministère, confirmant par votre présence les suffrages quasi unanimes que vous aviez émis, témoins également de la foi de vos fidèles en ce grand mystère qui regarde et la Mère de Dieu et nous-mêmes.

La présence de tant d’évêques réunis est un fait extraordinaire et significatif dans l’histoire de l’Eglise :

C’est une heure solennelle que Nous avons conscience de passer avec vous. Jamais assurément, dans les fastes de l’Eglise, excepté au moment du Concile oecuménique du Vatican, un plus grand nombre d’évêques n’entoura le Successeur du Prince des Apôtres2. Les progrès de la technique et le perfectionnement des moyens de transport ont rendu possible cet heureux rassemblement, non sans un grand profit pour l’unité de l’Eglise. Aussi rendons-Nous grâce à la Providence divine de ce que ces avantages matériels ont été procurés au moment où, sous l’impulsion de la grâce, se fait sentir, aussi bien chez les pasteurs que chez les fidèles qui leur sont confiés, une volonté d’unité, plus efficace que jamais peut-être dans l’histoire.

Le fait que de régions éloignées et même des extrémités du monde, vous soyez réunis ici, est un nouveau et très éloquent témoignage sur la nature de l’Eglise qui embrasse dans son sein toutes les nations.

Cette audience est la plus solennelle et la plus importante de l’Année Sainte :

Aux spectacles que cette Année Sainte a ménagés comme aucune des précédentes, votre nombreuse assemblée met comme un couronnement en montrant de façon lumineuse comment les catholiques de toute race et de toute langue s’unissent dans la charité.

Toutefois, les évêques des pays soumis au joug soviétique sont absents. Ils n’ont pas reçu de leurs gouvernements respectifs les autorisations nécessaires. Bien plus, un certain nombre d’entre eux sont en prison :

Cependant, l’âme remplie d’une vive douleur, Nous ne pouvons taire ce qui n’est pas imputable à la faute de l’Eglise, mais à la violence extérieure. Il manque, hélas ! parmi vous et parmi les groupes de pèlerins, ceux à qui a été refusée la liberté de se joindre pacifiquement à leurs frères pour confesser une même foi dans cette ville de Rome que l’univers chrétien considère comme sa mère aimée et aimante et comme sa capitale. O fils très regrettés, lamentablement privés des droits sacrés de la liberté, vous n’êtes pas sortis de Notre coeur ; bien plus, s’il convenait que Notre amour pour les brebis du Christ comportât des degrés, vous auriez la première place dans Notre bienveillance. Chaque jour, Nous prions instamment pour vous et pour les nations auxquelles vous appartenez.

Il est ridicule d’accuser l’Eglise de faire de la politique, encore bien plus d’être un agent qui pousse à la guerre. Aussi, le Saint-Père repousse les calomnies communistes qui disent que l’Eglise catholique est l’alliée du capitalisme américain :

Nous savons distinguer le vrai du faux, Nous savons distinguer les peuples des idéologies qu’on leur impose, bien qu’elles entraînent la ruine temporelle et éternelle. Si Nous avons rejeté et condamné certaines idéologies, Nous ne l’avons pas fait contre certaines nations ou contre aucun Etat en tant que tel, mais Nous avons protesté contre des opinions erronées qui s’efforcent de détruire la notion même de Dieu et la foi chrétienne et usent dans ce but infâme du pouvoir des partis politiques. Nous n’avons rien dit ni rien fait, sinon ce que la conscience de Notre devoir, qui est pour Nous un ordre, a demandé de Nous.

Une fois de plus, le Pape stigmatise les idéologies et les régimes antireligieux. En ce faisant, l’Eglise demeure strictement attachée à ses fonctions spirituelles qui lui sont propres :

Est-il donc besoin, dans ce discours que Nous vous adressons, de repousser l’accusation que certains — vous devinez tous à qui Nous faisons allusion — portent contre le Pontife Romain, de vouloir la guerre, de s’employer à fomenter et à provoquer la guerre, et de se mettre en cela au service d’un Etat considérable et puissant. Si ces dernières années, la guerre mondiale à peine achevée, les nations n’ont cessé d’être agitées et troublées, comme par un tremblement de terre, par la crainte d’un nouveau conflit armé, la faute n’en est nullement à rejeter sur l’Eglise et sur son Chef suprême, qui furent les défenseurs et soutiens de la paix. Les jugements que Nous avons cru devoir porter sur la paix et la guerre, Nous les avons portés ouvertement et librement — pour ne pas parler de Nos autres documents – dans Notre message radiophonique adressé au monde entier la veille de Noël 1948. Alors, en vérité, Nous ne pensions pas que dans un si bref délai, les événements confirmeraient Nos paroles.

Le Pape invite à prier pour que la paix soit accordée au monde :

Nous sommes loin cependant d’abandonner tout espoir de voir la paix sauvegardée sans le risque d’une nouvelle guerre. Que Dieu, à qui rien n’est impossible 4, écarte les sinistres maux qu’on prévoit. Que Marie, la Mère très bonne de la grâce, la Mère de la Miséricorde, implore Dieu pour la conservation de la paix. Ce sera la première et très instante prière que Nous adresserons à la Reine des cieux après Nous être réjoui vivement d’avoir ajouté à ses louanges et à son honneur. Et vous, vénérables Frères, exhortez le clergé et les fidèles confiés à votre vigilance à s’efforcer incessamment et de toutes leurs forces de favoriser la vraie paix par leur charité, leurs prières et le don d’eux-mêmes.

Et Pie XII rappelle les devoirs de pénitence qui incombent à tout chrétien :

Saisissant donc les armes spirituelles, qu’ils engagent sous le signe de la Croix un saint combat. Nous voulons profiter de l’occasion qui Nous est actuellement offerte pour vous dire publiquement à vous, vénérables Frères, et à tous ceux qui portent le nom de catholiques, ce à quoi Nous réfléchissons depuis longtemps déjà. Vous savez que la loi ecclésiastique de l’abstinence et du jeûne a été très allégée en ces dernières années, sous la pression des circonstances dans lesquelles se trouvaient un très grand nombre de catholiques, ceux surtout qui habitent les grandes villes et qui travaillent dans les usines : pour eux, l’observation de l’ancienne loi était dure et presque impossible. C’est pourquoi le changement dont Nous venons de parler a été apporté provisoirement.

Les chrétiens de notre temps dégénéreraient de la vertu de leurs ancêtres si, à un moment où sévissent plusieurs de ces démons qui, selon les paroles du Divin Maître, ne peuvent être chassés que par le jeûne et par la prière6 et où l’immolation spirituelle de soi est absolument nécessaire pour dominer et repousser tant de maux de l’ordre social et moral, ils ne compensaient par des oeuvres de pénitence volontaire convenant à notre époque l’affaiblissement de la vénérable loi ancienne. Cela se fait déjà assurément.

Le Pape loue tous ceux qui ont exercé la charité, pour soulager les souffrances de la guerre :

En ce qui concerne les oeuvres de charité, accomplies après la dernière guerre mondiale, et au temps même de la guerre, c’est une grande consolation pour Notre coeur de reconnaître que la libéralité des catholiques a été telle qu’elle ne craint la comparaison avec aucune autre sorte de libéralité accomplie aux âges précédents. En ce qui Nous concerne, profitant également de cette occasion, Nous adressons Nos remerciements aux Evêques du monde entier, à ceux en premier lieu qui exercent leur ministère- dans les régions riches et aux fidèles qui leur sont confiés, pour Nous avoir abondamment fourni les secours grâce auxquels Nous avons pu subvenir à l’indigence de tant de malheureux.

De même, les chrétiens ont gardé l’esprit de pénitence au cours de leurs épreuves :

Outre la munificence que Nous avons rappelée, les faits nous montrent que le goût de la pénitence reste encore vif dans l’Eglise ; il se manifeste clairement lorsqu’on supporte d’un coeur tranquille et fort l’épreuve ou la misère, permises ou envoyées par Dieu, ou bien lorsqu’on renonce spontanément au plaisir immodéré.

II faut dénoncer toutefois ceux qui s’adonnent sans mesure aux plaisirs :

Nous ne pouvons faire allusion au plaisir sans déplorer l’accroissement intolérable des dépenses de luxe qui contrastent durement avec la misère d’un grand nombre. Sans aucun doute, le luxe et la soif des plaisirs sont la suite d’une conception de la vie viciée par le matérialisme et ils engendrent des moeurs correspondantes. Peut-il en être autrement ? En effet, quand l’homme perd le sens de sa dignité, quand, dans sa conduite, il rejette la mesure et l’équilibre et méprise les valeurs spirituelles, surnaturelles et éternelles, au lieu de reconnaître en elles la vraie source du bonheur, l’avarice et le désir effréné des biens de la terre débordent ; au lieu du respect dû à Dieu et à sa Majesté, c’est le culte de la technique et de la force brutale. Nous ne retirons pas ni ne désavouons les éloges que Nous avons faits plus haut. Mais on ne peut ignorer et nier ce flot de plaisirs et de luxe qui roule comme un torrent, qui ne passera point sans atteindre aussi les catholiques et même pénétrera sérieusement ici et là leur milieu. L’Eglise, Mère bienveillante et indulgente, ne contraint la liberté que là où le réclament la simplicité de la vie chrétienne, l’observation de la morale et le devoir de subvenir à l’indigence d’autrui. La joie n’est-elle pas comme un caractère et un ornement des nations catholiques ? Toutefois, la recherche des plaisirs de la vie ne doit pas outrepasser la mesure de l’honnête.

Les chrétiens doivent obéir à la loi de la pénitence :

Nous exhortons donc vivement tous les fidèles à s’enrôler sous le signe du renoncement chrétien et du don de soi, qui va au-delà de ce qui est prescrit et fait mener le combat généreusement, à chacun selon ses forces, selon l’appel de la grâce et sa propre condition. Il y a donc plusieurs buts à atteindre. Chacun doit d’abord par la pénitence expier ses tautes, purifier son âme des souillures du péché, s’affermir et se sanctifier. Il faut ensuite être un exemple et un stimulant pour ses frères dans la foi et pour ceux du dehors ; ce qu’on retranchera à la vanité, on le donnera à la charité, on le donnera miséricordieusement à l’Eglise et aux pauvres. Les fidèles de la primitive Eglise se conduisaient ainsi ; par le jeûne et l’abstinence, ils accroissaient les ressources de leur charité. L’imitation de leur exemple est digne de louange et convient à notre situation et à notre époque, non seulement dans telle ou telle région qui se fait remarquer par sa libéralité et secourt l’Eglise, mais à toutes les régions de la terre sans exception.

Vénérables Frères, Nous avons vivement à coeur que Notre conseil se réalise pleinement. A nos oreilles comme aux oreilles des premiers chrétiens, résonne l’exhortation de l’Apôtre Paul : « J’accomplis en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ, pour son corps qui est l’Eglise ‘. » Nous avons tous à nous évertuer « dans la patience, les travaux, les jeûnes, dans une charité vraie » selon le mot du même Apôtre, à construire le règne de Dieu. N’est-ce pas expressément pour les prêtres que retentit cette parole menaçante : « Je châtie mon corps et je le réduis en servitude, de peur qu’ayant prêché aux autres, je ne sois moi-même réprouvé »

Après avoir prié la Sainte Vierge afin que Dieu accorde la paix au monde, il faut lui demander que par la pratique de la pénitence, les chrétiens lavent le monde du péché :

Tel est le deuxième motif qui Nous fait demander l’aide puissante de la Mère de Dieu. Que Marie élevée au Ciel, Elle dont l’âme et le corps ignorent absolument toute faute, nous obtienne de Son divin Fils l’accomplissement de notre espoir.

Le désordre social que le monde connaît est en grande partie la conséquence du fait que le mariage chrétien est méprisé en plusieurs régions :

Si nous considérons avec plus de soin le monde où nous vivons, de très graves problèmes, ceux notamment qui concernent le mariage et la famille, réclament plus instamment notre attention et notre zèle. Nous ne croyons point Nous tromper en estimant que le désordre qui trouble d’une manière générale et profonde l’institution de la famille, mine comme une maladie la société d’aujourd’hui et s’aggrave malgré les écrits si nombreux qui traitent de ces questions, théoriquement ou pratiquement ; il ne peut en être autrement tant que ceux qui
veulent guérir cette plaie séparent le mariage de la loi divine telle que la nature de l’homme la révèle de toute part et que la doctrine de l’Eglise la promulgue.

Une vaste offensive d’immoralité balaye le monde :

Le langage n’arrive pas à décrire le torrent fangeux des livres, brochures, essais, journaux de tout genre qui, par leurs propos et leurs images sans sérieux ni pudeur, corrompent le bon sens populaire et la vraie notion d’humanité.

Souvent, ces campagnes immorales se font sous le couvert d’une fausse science :

Certes, Nous n’ignorons pas et ne méprisons pas les progrès dont se glorifient la médecine, la psychologie et la science sociale. C’est Notre vif désir que le soin des âmes, les consultations matrimoniales et les institutions familiales en profitent. Mais Nous réprouvons et Nous condamnons le fait qu’au-delà des recherches honnêtes et sérieuses, se développe une misérable littérature qui, sous le couvert d’une science fausse et trompeuse, pousse les ignorants à éprouver les plaisirs malsains et à couvrir, sous le fard d’une science fausse, les poussées ténébreuses de leur nature corrompue.

Il est faux de prétendre que la science a tous les droits :

Il ne convient pas que les chercheurs et les praticiens d’un art exposent sans prudence à leurs clients, au détriment de l’âme et du corps, ce qui est pour eux-mêmes science utile. Il ne faut pas laisser s’accréditer l’opinion erronée, si répandue au temps de « l’illuminisme » qu’il suffit de savoir pour être vertueux (10). Cette opinion, toujours dangereuse, est ici mortelle.

(10 L’« illuminisme » se développa principalement au XVIIIe siècle. Ce système professait la croyance que la science suffisait désormais à tout expliquer et à procurer le bonheur aux hommes).

Le mariage ne peut être subordonné à la science, il ne peut l’être également aux données sociales et économiques :

Tout aussi nuisibles sont les idées que l’on répand et propage dans le peuple pour créer une opinion artificielle, laquelle, par contrainte morale, et plus souvent économique, réglera les relations entre les sexes, suggérera la façon de contracter le mariage et de constituer la famille. L’ordre moral n’est-il pas renversé quand l’homme, image de Dieu, se laisse conduire en sa vie la plus intime, par des gens qui ne poursuivent bassement que leurs intérêts ?

Il convient de former une opinion publique qui ait des idées saines sur le mariage :

Une opinion saine et pure sur le mariage est sans doute une force qui peut appuyer les principes et les règles de la vie ; aussi est-elle nécessaire. Mais si on la proclame saine et si elle est telle, elle n’est pas seulement une prescription imposée de l’extérieur ; elle est avant tout une doctrine qui jaillit de la nature humaine prise en son entier et qui lie l’homme à Dieu et à la loi de Dieu.

Le mariage doit être considéré comme une institution sacrée :

Le point principal de Nos réflexions est l’union étroite du mariage et de la famille avec la loi de Dieu. Seule la reconnaissance du lien sacré du mariage donne, dans les difficultés de la vie, la garantie indispensable de la protection qu’il faut contre la légèreté humaine, l’Inconstance, l’esprit de changement. Même dans l’adversité, cet engagement sacré fait sentir sa force bienfaisante, sauvegarde le caractère de la société domestique et maintient dans la vérité et la fidélité le lien qui unit les époux.

Il est faux de rejeter la loi divine qui dicte aux hommes les règles à suivre :

A ce sujet, bien des catholiques même ont des idées fausses et confuses. Une fausse philosophie enseigne, en effet, qu’il faut absolument rejeter une norme donnée du dehors, à savoir la loi, comme étant étrangère à la vraie nature de l’homme et dissolvant les forces de la vie intacte et féconde. Il est donc clair que cette philosophie ruine la morale conjugale telle qu’elle règne là où la doctrine de l’Eglise est observée.

Au contraire, il faut proclamer que le salut des hommes et des sociétés, réside dans l’observance de la loi divine :

C’est pourquoi il n’y a rien de plus important que de faire connaître à temps et le plus largement possible ce point de doctrine, à savoir que l’homme, né pour atteindre le bonheur temporel et éternel, ne peut atteindre ni l’un ni l’autre qu’en accomplissant les devoirs auxquels il est tenu et en obéissant à la loi de Dieu.

Aucun motif ne peut être invoqué pour désobéir aux lois sur lesquelles Dieu même a basé la vie familiale.

Si on écarte cette dépendance, il y a des choses que l’on ne peut ni comprendre ni assurer : le droit pour chaque personne d’être protégée et de se perfectionner, la liberté de cette même personne, la conscience d’avoir à rendre compte de nos actes. Si quelqu’un en appelle au don de la liberté que Dieu lui a concédé pour se déclarer dispensé d’observer l’ordre divin, il prononce des paroles qui se contredisent. On ne peut jamais s’engager sur cette voie parce qu’elle est criminelle et ruineuse, même lorsqu’on veut venir au secours des hommes dans les dures crises de la vie conjugale. Il est donc pernicieux, tant pour l’Eglise que pour la société civile, que les pasteurs d’âmes, dans leur enseignement, et dans la vie courante, se taisent habituellement et délibérément lorsque, dans le mariage, sont violées les lois de Dieu qui sont toujours en vigueur, quelles que soient les circonstances. On cherche des excuses principalement dans les privations et dans la pauvreté qui rendent ordinairement dur l’état familial. Notre coeur de Père regrette et déplore tout cela, mais il n’est pas permis de s’écarter de l’ordre ferme et stable établi par Dieu. Que nulle part et jamais il ne faiblisse ; mais il faut, dans une nécessité urgente, que l’ordre social soit amélioré. Si tout chrétien, par justice et par charité, doit concourir à cet heureux changement, cela importe d’autant plus qu’il s’agit de porter secours à une immense multitude d’hommes, qui ne peuvent mener une vie conjugale juste, honnête et heureuse, qu’en triomphant de très rudes difficultés.

Il y a une fausse conception de la sécurité sociale :

Il y a une parole que l’on répète actuellement beaucoup : « sécurité sociale ». Si cela veut dire sécurité grâce à la société, Nous craignons beaucoup, Vénérables Frères, que le mariage et la famille n’en souffrent. Comment donc ? Nous craignons non seulement que la société civile entreprenne une chose qui, de soi, est étrangère à son office, mais encore que le sens de la vie chrétienne et la bonne ordonnance de cette vie n’en soient affaiblis, et même ne disparaissent. Sous cette appellation, on entend déjà prononcer des formules malthusiennes, sous cette appellation, on cherche à violer entre autres les droits de la personne humaine ou du moins leur usage, même le droit au mariage et à la procréation.

Le Pape énonce les notions acceptables concernant la sécurité sociale :

Pour les chrétiens et en général, pour ceux qui croient en Dieu, la sécurité sociale ne peut être que la sécurité dans la société et avec la société, dans laquelle la vie surnaturelle de l’homme, la fondation et le progrès naturels du foyer et de la famille sont comme le fondement sur lequel repose la société elle-même avant d’exercer régulièrement et sûrement ses fonctions.

La famille étant l’assise solide sur laquelle on peut bâtir la société, il faut prier la Vierge afin que les hommes reviennent à l’institution familiale telle qu’elle a été voulue par Dieu :

Dans les années désastreuses qui viennent de s’écouler, la famille, bien qu’affaiblie de multiples manières, a montré clairement quelle était sa force de résistance. En effet, appuyée sur sa force naturelle, elle triomphe facilement de toutes les autres institutions humaines. C’est pourquoi, si l’on s’efforce activement d’aider la société humaine, il ne faut rien négliger pour que la famille soit préservée, soutenue et soit capable de pourvoir à sa propre défense. Telle est la troisième chose qu’avec d’instantes prières, Nous demandons à la Vierge de l’Assomption. Comme le mariage et la famille se trouvent dans des conditions si défavorables que l’espoir de leur triomphe est incertain, que Marie veuille par une supplication toute puissante implorer Dieu, Notre Créateur et Rédempteur, pour que les hommes reviennent au respect de la haute idée du mariage, qu’il a Lui-même voulu et établi, pour que les fils, de l’Eglise contractent toujours le mariage par le moyen du sacrement et uniquement entre eux, et par la chasteté de leur union, soient comme l’image de l’admirable lien qui unit le Christ et l’Eglise.

Là où règne la loi chrétienne du mariage, là aussi fleurit la virginité. Il faut donc promouvoir à la fois les principes sacrés qui fondent la famille et les avantages de la vie religieuse dans la chasteté totale au service de Dieu :

Là où les unions pures sont florissantes et ornées des vertus chrétiennes, fleurit également et dans la même mesure, la virginité nourrie de l’amour du Christ. Exhortez votre clergé, Nous vous en prions, à faire le plus grand cas de cette forme de vie supérieure qui égale les hommes aux anges, à la cultiver religieusement et à inviter aussi les autres à suivre un si noble chemin, spécialement le sexe féminin dont la coopération dans l’apostolat ne peut fléchir sans que l’Eglise en souffre grandement.

Telles sont les trois prières que l’Eglise fait en ce jour à la Bénie Vierge Marie :

Telles sont les trois prières ardentes que Nous adressons à Dieu après avoir invoqué le patronage efficace de la très bienveillante Vierge Marie, et Nous sommes certains, Vénérables Frères, d’avoir votre plein accord.

En plus, le Pape rappelle aux évêques la nécessité :

— de maintenir l’intégrité de la Foi et, en particulier, veiller à observer ce qui est proclamé dans l’Encyclique Humani Generis ;

— de promouvoir la sanctification du clergé telle qu’elle est précisée par l’Exhortation : Menti Nostrae .

A ce que Nous avons dit, il n’est point nécessaire que Nous ajoutions deux points qui Nous tiennent extrêmement à coeur, l’un concernant la conservation de l’intégrité de la doctrine catholique, l’autre le zèle pour la formation et la sanctification du clergé. Nous avons, en effet, traité longuement de ces sujets dans l’Encyclique Humani Generis et dans l’Exhortation Menti Nostrae.

Le Saint-Père félicite les évêques d’être si étroitement unis au Siège de Rome :

Cependant, c’est Notre ardent désir en cette réunion, si imposante et vraiment unique, de dire combien Notre coeur est ému de reconnaissance en voyant les évêques du monde entier s’acquitter de leur office de telle manière, que s’attachant fidèlement au successeur de saint Pierre, ils font preuve d’une conscience admirable, d’une vigilance active de la religion et d’une énergique volonté d’action.

Étant donné cette union compacte de l’Episcopat : l’Église n’a rien à craindre des assauts livrés par ses ennemis :

Que s’élèvent donc les vagues écumantes et continuellement renouvelées de la tempête qui, soit de l’intérieur, soit de l’extérieur, sévit contre l’Eglise, leurs efforts se briseront contre cette inébranlable volonté d’unité dont Nous avons parlé et que le divin Rédempteur, dans sa dernière prière sacerdotale13, a recommandée, pour ne pas parler de la promesse du Christ dans laquelle il a affirmé lui-même que les portes de l’Enfer ne prévaudraient pas contre l’Eglise 14.

L’âme remplie de consolation et d’une sainte joie, à vous tous, Vénérables Frères, qui êtes ici maintenant, et à tous vos collègues répandus dans l’univers, ainsi qu’aux prêtres et aux fidèles confiés à vos soins, de tout coeur et volontiers, Nous accordons la Bénédiction apostolique

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