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	<title>La Revue Item &#187; paroisse saint michel</title>
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	<description>La tradition sans peur</description>
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		<title>Le 2 février: présentation de l&#8217;enfant Jésus au Temple</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 19:36:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[Dimanche de la septuagésime. Solennité de la purification La présentation de NSJC au Temple et la purification de Marie. La loi de l’Incarnation est une loi aussi de souffrance. NSJC fut l’homme des douleurs et c’est par ses souffrances qu’il a racheté le monde. Sa Passion ne fut un mystère détaché du reste de sa [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/4369/solennite-de-la-presentation-de-jesus-au-temple-et-purification-de-nd/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Solennité de la Présentation de Jésus au Temple et purification de ND'>Solennité de la Présentation de Jésus au Temple et purification de ND</a></li>
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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Dimanche de la septuagésime.</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Solennité de la purification</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #cc0000;"><strong><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/presentation_de-jésus-au_temple_bellini.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-5586" title="presentation_de jésus au_temple_bellini" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/presentation_de-jésus-au_temple_bellini.bmp" alt="" /></a>La présentation de NSJC au Temple et la purification de Marie</strong></span>.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">La loi de l’Incarnation est une loi aussi de souffrance. NSJC fut l’homme des douleurs et c’est par ses souffrances qu’il a racheté le monde. Sa Passion ne fut un mystère détaché du reste de sa vie, elle en fut seulement la fin, le dénouement convenables. Le Calvaire ne fut pas différent de Bethléem et de Nazareth : il les surpassa en puissance, mais il ne pouvait en différer en nature. Les trente trois années toutes entières furent passées dans une souffrance continuelle, quoique variée dans son espèce et dans son intensité. Cette même loi de souffrance qui appartient à Jésus touche tous ceux qui l’approches, elle les enveloppe en proportion de leur sainteté. Les Saints Innocents n’étaient dans les conseils de Dieu que les contemporains de NSJC et cette ressemblance suffit pour les plonger dans une mer de souffrances. C’est pour cela qu’ils durent périr si jeunes dans les bras de leurs mères. Magnifique fortune cependant, le ciel. La même loi enveloppe chacun des Apôtres…Ce sera une Croix pour Pierre et son frère, une épée pour Paul, des pierres pour Jacques et pour Jean l’huile bouillante. La croix marchait avec eux sur les routes romaines. Ils étaient apôtres, ils devaient ressembler à leur Maître. La même loi a environné les martyrs de tous les siècles. Leurs passions ont été à l’instar de la grande Passion…Il en est ainsi de tous les saints : une grâce les a toujours atteint sous la forme d’une épreuve. Que devons nous penser de la Mère de Dieu, qui, de toutes les créatures s’approcha de plus près de lui ?<br />
Il n’y a pas lieu de s’étonner si Marie souffrit plus que personne après Jésus.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le grand mystère de l’Incarnation.</p>
<p style="text-align: justify;">L’étendue des souffrances de Marie mesurera la magnificence de l’amour de son Fils pour elle. La profondeur de ses peines sera le plus sûr moyen de sonder l’abîme de son amour pour son Fils. C’est la hauteur de sa sainteté, de sa divine maternité qui élèvera ses souffrances jusqu’à celles de la divine Passion. L’union de la Mère avec le Fils rendra inséparable la compassion de Marie. Nous devons dès lors nous préparer à trouver une immensité de douleurs en ND</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #cc0000; text-decoration: underline;">L’immensité des souffrances de Marie</span></span></p>
<p style="text-align: justify;">C’est aux douleurs de Marie que l’Eglise applique ces paroles de Jérémie (Lament 1 et 2) : « Vous tous qui passez, voyez et considérez s’il y a une douleur semblable à ma douleur. Qui comparerai-je avec toi, o fille de Jérusalem ? A qui t’égalerai-je pour te consoler, o, fille de Sion ? Car ta douleur est grande comme la mer. Qui est-ce qui te guérira ?</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #cc0000; text-decoration: underline;">La prophétie de Siméon</span></span> :</p>
<p style="text-align: justify;">Quarante jours s’étaient écoulés depuis la nuit où les anges avaient fait entendre leurs chants. Le deuxième jour de février était arrivé. Joseph et Marie avec l’Enfant montèrent au temple de Jérusalem. Ils avaient deux offrandes avec eux : Marie portait son Enfant et Joseph portait la paire de tourterelle ou de jeunes colombes pour la purification. Plusieurs les virent passer. Mais il n’y avait rien de singulier en eux, rien qui put attirer l’attention et les regards. D’autres personnes s’approchaient du Temple pour les sacrifices du matin. Parmi elles, se trouvait le vieillard Siméon…Il avait reçu la Promesse du saint Esprit qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir contemplé le Christ Seigneur…Il y avait aussi une autre personne dans le Temple, une veuve âgée de 84, la fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. L’esprit de prophétie demeurait en elle. Elle ne quittait jamais le Temple. Elle servait Dieu nuit et jour<br />
Voici que le Verbe de Dieu incarné arrive. Marie fit ses offrandes et « accomplit tout ce qui était ordonné par la loi du Seigneur ». Elle obéit à la loi de Dieu dans la cérémonie de la purification et avec empressement…. Elle plaça Jésus dans les bras du vieux prêtre Siméon et une lumière extraordinaire brilla dans l’âme de Siméon. C’est le Christ du Seigneur qu’il porte ! Que de prophéties s’accomplissent en ce moment. Ce que les patriarches, les rois, les prophètes ont pendant tant de siècles désiraient voir, c’était cet enfant, ce Chri.Les souffles de l’inspiration remplissent son âme et au milieu du silence du Temple, il chante son « Nunc dimitis », comme Zacharie avait chanté son Benedictus et Marie son Magnificat.<br />
Tous les siècles chrétiens répéteront ce cantique qui renferme toute la poésie chrétienne de l’âme à la fin d’une vie. Joseph et Marie s’émerveillèrent. Ils savaient mieux que personne que cet enfant était la lumière du monde. Marie s’agenouille pour recevoir la bénédiction du vieux prêtre.<br />
Mais quelle étrange bénédiction. C’est une sombre bénédiction que le Saint Esprit inspire à Siméon : « Cet enfant est né pour la ruine et pour la résurrection de plusieurs en Israël et pour être en butte à la contradiction. Et toi, une épée transpercera ton âme afin que la pensée de plusieurs soient dévoilées ». Une vision claire et détaillée de toutes ses douleurs, spécialement de la Passion, se grava dans son cœur. De la clarté du soleil de Bethléem, Marie se trouve tout à coup transportée au milieu du Clavaire. Elle demeura calme, avec une dignité sans étonnement. Elle entendit venir Anne et reconnaître Jésus comme son Dieu. Elle entendit les paroles que la veille prophétesse dit sur lui à ceux qui attendaient la rédemption d’Israël. Elle revint ensuite vers Nazareth….</p>
<p style="text-align: justify;">Elle revint avec le glaive tranchant dans son cœur.<br />
Elle venait de faire à Dieu un don égal à lui-même. Jamais une telle offrande n’avait été faite depuis la création du monde et il ne pourra jamais y en avoir une semblable. Par là, Marie avait surpassé toutes les adorations des anges… et malgré cela, Marie recevait un glaive en son cœur… ou à cause de cela…<br />
Jésus était devenu ainsi le principe de sa souffrance. Le cours du temps devenait amertume pour elle car elle voyait Gethsémani et le Calvaire. La Passion était devenue pour Marie une inévitable vision. Elle était toujours devant elle.<br />
Telle devait être la vie de Marie, celle de la Mère de Dieu. La souffrance ! Sa cause en était dans une étroite union avec Jésus.</p>
<p style="text-align: justify;">Pensez ! Une cause de sa douleur : dans l’offrande que Marie avait faite à Dieu, elle avait offert Jésus à la mort, de sa libre et propre volonté. Etrange effet de la grandeur de l’amour d’une mère. Cependant c’était par amour qu’elle avait fait cette offrande : c’est par amour pour Dieu, par l’amour le plus saint, le plus pur, le plus désintéressé. Car Celui qui était son Fils était Dieu aussi et celui qui était Dieu était aussi victime. Elle le savait mieux que personne. Quarante jours s’étaient écoulés et voilà qu’elle le donnait, quelle le livrait à la mort et le glaive de Siméon était entré profondément dans son cœur. Elle ne pouvait plus le posséder tranquillement comme une mère son enfant. Elle ne pouvait empêcher la Passion. Jésus appartenait aux pécheurs ; il appartenait à la justice de son Père. Il était une victime qu’elle avait à garder jusqu’à ce que l’heure du sacrifice fût venue. Quel office à remplir pour une mère ! C’est là ce qui résultait pour Marie de sa qualité de Mère de Dieu, de Mère de la Victime Sainte.</p>
<p style="text-align: justify;">Et les contradictions ! Il serait en but à la contradiction. Son Fils ! Siméon avait parlé de contradictions. C’est donc que le monde entier ne serait pas à ses pieds. S’il faut qu’il meurt…au moins que jusqu’à sa mort, les hommes soient suspendus à ses paroles ; ils le suivront partout pour entendre sa merveilleuse doctrine. Quand il aura expié sur la Croix, au moins sa royauté sera-t-elle confessée !<br />
Non, il ne devait pas en être ainsi. Elle le savait. Mais qui avait-il donc à contredire en Jésus ? Il était la beauté même. Il était la vérité même. Il était l’amour, il était la douceur même ? Qui voudrait être irrespectueux envers lui ? Qui voudrait contredire la vérité, la vérité éternelle ?<br />
Et Marie voyait que tout cela allait arriver. Le martyr des saints innocents le lui, avait fait comprendre. La Passion et les moqueries et les hurlements retentissaient déjà dans son cœur. Les hommes ne voulurent pas apprécier l’oblation de son Fils. Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu.<br />
Et c’est pourquoi ce sacrifice ne serait pas efficace pour tous. Il eut mieux valu pour certains qu’il ne fut pas venu. O pensée cruelle, la plus cruelle de toutes. Il était terrible pour Marie de penser que son enfant devait être en un certain sens pour quelques uns et même pour beaucoup une sentence de mort. Entre Dieu et le monde, il y avait une grave affaire engagée Et Jésus était une pierre de touche. Les hommes avaient à choisir pour l’un ou pour l’autre, pour Dieu ou pour le monde ! Le glaive de Marie n’était que plus acéré ! Il vient avec l’unique intention d’aimer et voilà que la conséquence immédiate de sa venue est la contradiction qui se termine avec par la perte éternelle de plusieurs, plus la dévastation de sa patrie par les Romains, plus la dispersion de son peuple choisi.<br />
O Mère infortuné !<br />
Vous avez offert votre Fils à la mort. Son apparition sera le signal de contradictions sans nombre qui s’élèveront contre lui. Il est établi pour la ruine totale de plusieurs. A cause de lui, la contrée et le peuple seront maudits. Il rendra les hommes capables de profaner la gloire de Dieu plus que toutes les générations l’ont fait auparavant. O Mère de douleurs !</p>
<p style="text-align: justify;">Ah retenons de cette douleur de Marie prophétisée par Siméon : que l’affliction est la récompense de la sainteté et que Jésus en est la cause. Mystère !</p>


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		<title>Comme un bouquet de roses</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 16:31:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[4èmedimanche après l’Epiphanie Comme un bouquet de roses Les pensées de cette messe sont tellement riches et nombreuses qu’on ne sait où arrêter son esprit et sa réflexion…Aussi je me permettrai d’être un peu comme l’abeille qui, sur un parterre de fleurs, va et vient de l’une à l’autre. Ainsi irons nous d’idée en idée…Ainsi [...]

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<li><a href='http://www.revue-item.com/2567/lemission-les-infiltres-du-mardi-27-avril/' rel='bookmark' title='Permanent Link: L&#8217;émission &laquo;&nbsp;Les infiltrés&nbsp;&raquo; du mardi 27 avril.'>L&#8217;émission &laquo;&nbsp;Les infiltrés&nbsp;&raquo; du mardi 27 avril.</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/4124/%c2%ab-ma-bouche-publiera-la-louange-du-seigneur/' rel='bookmark' title='Permanent Link: « Ma bouche publiera la louange du Seigneur'>« Ma bouche publiera la louange du Seigneur</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="center"><span style="color: #cc0000;"><strong>4<sup>ème</sup>dimanche après l’Epiphanie</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color: #cc0000;"><strong>Comme un bouquet de roses</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/la-tempête-apaisée.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-5559" title="la tempête apaisée" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/la-tempête-apaisée.bmp" alt="" /></a>Les pensées de cette messe sont tellement riches et nombreuses qu’on ne sait où arrêter son esprit et sa réflexion…Aussi je me permettrai d’être un peu comme l’abeille qui, sur un parterre de fleurs, va et vient de l’une à l’autre. Ainsi irons nous d’idée en idée…Ainsi irons nous cueillir quelques  fleurs pour en faire <span style="text-decoration: underline;">un beau bouquet…que je suis heureux de vous offrir pour qu’il orne votre demeure, la demeure de votre âme et y répande tous ses parfums de joie.</span> Oui !  « Que la terre trésaille de joie ».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">L’Introït</span> exprime une belle pensée. «<span style="color: #cc0000; text-decoration: underline;"> Adorez Dieu vous tous ses Anges</span>, Sïon a entendu et s’est réjouie et les filles de Juda ont tressailli de joie ». L’adoration est au cœur de l’activité angélique. Ouvrez l’Apocalypse et vous le constaterez évidemment. «  Puis je vis, &#8211; nous sommes au chapitre 5 verset 11 de l’Apocalypse &#8211; et j&#8217;entendis autour du trône,  - c’est le trône de Dieu et de l’Agneau &#8211;  autour des animaux et des vieillards,  &#8211; ces sont les Evangélistes, les Prophètes et les Apôtres -  la voix d&#8217;une <span style="text-decoration: underline;">multitude d&#8217;anges</span>, et leur nombre était des myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d&#8217;une voix forte : « L&#8217;Agneau qui a été immolé  - C’est le Christ, c’est le Verbe de Dieu, c’est le Fils de Dieu, c’est Dieu lui-même &#8211; est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l&#8217;honneur, la gloire et la bénédiction. »</p>
<p style="text-align: justify;">Les Anges sont certes nos protecteurs, mais avant ou tout autant les adorateurs de Dieu. Ce qu’ils font, nous devons le faire à notre tour. Nous avons les mêmes raisons qu’eux de le faire. Créatures, ils le sont,  nous le sommes tout autant. Parce que créatures, ils adorent. Nous devons nous-mêmes adorer. C’est une question de justice. Nous devons rendre à Dieu toute gloire, tout honneur, toute louange. Cela  lui est du parce qu’il est créateur. L’enfant doit « honneur et louange » à ses parents. Car il leur doit son existence. Nous devons à Dieu notre adoration, car Il est principe de notre être. Et c’est pourquoi du reste, les élus du ciel s’unissent à cette adoration des anges.</p>
<p style="text-align: justify;"> L’Apocalypse le dit bien au verset suivant, au verste 13: «  Et toutes les créatures qui sont dans le ciel,…je les entendis qui disaient : A Celui qui est assis sur le trône – à Dieu &#8211; louange, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles! Et les quatre animaux disaient : &nbsp;&raquo; Amen ! &nbsp;&raquo; Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent [Celui qui vit aux siècles des siècles].</p>
<p style="text-align: justify;">Cette adoration s’explique par ma finitude et par la majesté de Dieu. Mais il faut ajouter une autre raison. Au principe de mon chant d’actions de grâces, de celui des Anges et des Saints se trouve le grand mystère de notre Rédemption. La connaissance du mystère dela Rédemption, de cet amour sans mesure du Verbe de Dieu, du Christ pour chacun d’entre nous, provoque en mon cœur action de grâce, louange, adoration</p>
<p style="text-align: justify;"> C’est parce que Dieu est Dieu, qu’ils l’adorent. Mais ce n’est pas tout</p>
<p style="text-align: justify;">« Et je vis, et voici qu&#8217;au milieu du trône et des quatre animaux, et au milieu des vieillards,  <span style="text-decoration: underline;">un Agneau était debout:</span> il semblait avoir été immolé; Il vint, et reçut le livre … Quand il eut reçu le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre vieillards se <span style="text-decoration: underline;">prosternèrent devant l&#8217;Agneau,</span> tenant chacun une harpe et des coupes d&#8217;or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : &nbsp;&raquo; Vous êtes digne de recevoir le livre et d&#8217;en ouvrir les sceaux; car vous avez été immolé et vous avez racheté pour Dieu, par votre sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ; et vous les avez faits rois et prêtres, et ils régneront sur la terre ». Là, le principe de leur adoration n’est plus seulement la puissance créatrice de Dieu, mais bien sa puissance rédemptrice. Elle est tout autant digne d’adoration, le louange, d’action de grâces, de contemplation, d’admiration silencieuse. C’est pourquoi continuez d’imiter lors de votre assistance à la messe, cette belle liturgie céleste ; soyez dans l’adoration, l’action de grâces, la louange. Et vous connaitrez la joie de l’âme. Croyez-moi. « Videte quoniam suavis est Dominus ».</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">L’Epître</span> est tout simplement merveilleuse ; Elle nous rappelle un enseignement fondamental du Christ : <span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #cc0000; text-decoration: underline;">la charité fraternelle.</span></span> Un jour, « un des Pharisiens, docteur de la loi, lui demanda pour l&#8217;embarrasser : &nbsp;&raquo; Maître, quel est le plus grand commandement dela Loi? &nbsp;&raquo; Il lui dit : &nbsp;&raquo; Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C&#8217;est là le plus grand et le premier commandement. Un second lui est égal : Tu aimeras ton proche comme toi-même. En ces deux commandements tient toutela Loi, et les Prophètes. »</p>
<p style="text-align: justify;">Cet enseignement a été parfaitement retenu et prêché par ses disciples. Aujourd’hui l’Eglise cite saint Paul  dans son Epître aux Romains : « Ne soyez les débiteurs de personne, si ce n’est de vous aimer les unes les autres ». C’est dire que nous avons qu’un seul devoir envers notre prochain, c’est celui de la charité. Il reprend même explicitement l’enseignement du Christ puisque lui aussi dit : « Celui qui aime le prochain accomplitla Loi.Tousles commandements se résument dans cette parole, conclue-t-il,  tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour du prochain ne fait pas de mal ». Il insiste : « L’amour est donc l’accomplissement de la loi »</p>
<p style="text-align: justify;">Saint Jean nous rappelle le même enseignement. Entendez ces paroles particulièrement fortes : « Celui qui dit être dans la lumière<br />
et qui hait son frère est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère, demeure dans la lumière, et il n&#8217;y a en lui aucun sujet de chute.  Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres ; il marche dans les ténèbres, sans savoir où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux. »</p>
<p style="text-align: justify;">Ou  encore : « Car le message que vous avez entendu dès le commencement, c&#8217;est que nous nous aimions les uns les autres ; non point comme Caïn, qui était du malin et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises, tandis que celles de son frère étaient justes.  Ne vous étonnez pas, mes frères, si le monde vous hait. Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui. qui n&#8217;aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu&#8217;aucun meurtrier n&#8217;a la vie éternelle demeurant en lui. »</p>
<p style="text-align: justify;">Et cet amour que nous devons avoir pour notre prochain a comme archétype celui du Christ qui a donné sa vie pour notre salut : « A ceci, dit saint Jean,  nous avons connu l&#8217;amour, c&#8217;est que Lui a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. Si quelqu&#8217;un possède les biens de ce monde et que, voyant son frère dans la nécessité, il lui ferme ses entrailles comment l&#8217;amour de Dieu demeure-t-il en lui ? Mes petits enfants, n&#8217;aimons pas de parole et de langue, mais en action et en vérité » (I Jn 2)</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pourrions également arrêter notre attention sur la <span style="color: #cc0000;"><span style="text-decoration: underline;">crainte de Dieu</span> </span>: « Les nations craindrons votre nom, Seigneur et tous les rois de la terre votre gloire ». Arrêter notre attention et exprimer notre étonnement devant la grande indifférence du monde du nom de Dieu. Son nom est non seulement bafoué, méprisé, moqué mais oublié…comme si nous n’avions pas une âme immortelle qui devra rendre des comptes à Dieu. « Et voici que je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon son œuvre. Je suis l&#8217;alpha et l&#8217;oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d&#8217;avoir droit à l&#8217;arbre de la vie, et afin d&#8217;entrer dans la ville par les portes ! Dehors les chiens, les magiciens, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime le mensonge et s&#8217;y adonne! C&#8217;est moi, Jésus, qui ai envoyé mon ange vous attester ces choses, pour les Eglises. C&#8217;est moi qui suis le rejeton et le fils de David, l&#8217;étoile brillante du matin. &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Et l&#8217;Esprit et l&#8217;Epouse disent : &nbsp;&raquo; Venez ! &nbsp;&raquo; Que celui qui entend dise aussi Venez ! Que celui qui a soif, vienne! Que celui qui le désire, prenne de l&#8217;eau de la vie gratuitement ! » Ce sont les dernières paroles de l’Apocalypse.</p>
<p style="text-align: justify;"> Disons en conclusion quelques mots sur l’Evangile et ce merveilleux miracle de <span style="color: #cc0000;"><span style="text-decoration: underline;">Jésus apaisant la tempête</span>.</span> Voilà le troisième miracle que nous raconte dans son année  liturgique, l’Eglise. Nous avons eu d’abord le miracle de Cana : l’eau changée en vin par la puissance du Seigneur. Puis les miracles du lépreux et de l’enfant du Centurion,  guérison et de l’un et de l’autre, de l’un en le touchant, c’est le lépreux, de l’autre à distance, c’est l’enfant du Centurion. Aujourd’hui c’est le miracle de la tempête apaisée. Tous ces miracles montrent la grande puissance de NSJC. Ils fondent sa divinité, ils attirent notre admiration. « Quel est celui à qui la mer et les vents obéissent ? »</p>
<p style="text-align: justify;">Seigneur, je sais en qui j’ai mis ma confiance. Je ne serai pas confondu.</p>
<p style="text-align: justify;">Seigneur, je crois mais augmentez ma foi.</p>
<p style="text-align: justify;">Tel est mon bouquet de fleurs pour ce dimanche. Et pour votre cœur</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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<p>Les pensées de cette messe sont tellement riches et nombreuses qu’on ne sait où arrêter son esprit et sa réflexion…Aussi je me permettrai d’être un peu comme l’abeille qui, sur un parterre de fleurs, va et vient de l’une à l’autre. Ainsi irons nous d’idée en idée…Ainsi irons nous cueillir quelques fleurs pour en faire un beau bouquet…que je suis heureux de vous offrir pour qu’il orne votre demeure, la demeure de votre âme et y répande tous ses parfums de joie. Oui ! « Que la terre trésaille de joie ».</p>
<p>L’Introït exprime une belle pensée. « Adorez Dieu vous tous ses Anges, Sïon a entendu et s’est réjouie et les filles de Juda ont tressailli de joie ». L’adoration est au cœur de l’activité angélique. Ouvrez l’Apocalypse et vous le constaterez évidemment. « Puis je vis, &#8211; nous sommes au chapitre 5 verset 11 de l’Apocalypse &#8211; et j&#8217;entendis autour du trône, &#8211; c’est le trône de Dieu et de l’Agneau &#8211; autour des animaux et des vieillards, &#8211; ces sont les Evangélistes, les Prophètes et les Apôtres &#8211; la voix d&#8217;une multitude d&#8217;anges, et leur nombre était des myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d&#8217;une voix forte : « L&#8217;Agneau qui a été immolé &#8211; C’est le Christ, c’est le Verbe de Dieu, c’est le Fils de Dieu, c’est Dieu lui-même &#8211; est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l&#8217;honneur, la gloire et la bénédiction. »</p>
<p>Les Anges sont certes nos protecteurs, mais avant ou tout autant les adorateurs de Dieu. Ce qu’ils font, nous devons le faire à notre tour. Nous avons les mêmes raisons qu’eux de le faire. Créatures, ils le sont, nous le sommes tout autant. Parce que créatures, ils adorent. Nous devons nous-mêmes adorer. C’est une question de justice. Nous devons rendre à Dieu toute gloire, tout honneur, toute louange. Cela lui est du parce qu’il est créateur. L’enfant doit « honneur et louange » à ses parents. Car il leur doit son existence. Nous devons à Dieu notre adoration, car Il est principe de notre être. Et c’est pourquoi du reste, les élus du ciel s’unissent à cette adoration des anges.</p>
<p>L’Apocalypse le dit bien au verset suivant, au verste 13: « Et toutes les créatures qui sont dans le ciel,…je les entendis qui disaient : A Celui qui est assis sur le trône – à Dieu &#8211; louange, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles! Et les quatre animaux disaient : &nbsp;&raquo; Amen ! &nbsp;&raquo; Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent [Celui qui vit aux siècles des siècles].</p>
<p>Cette adoration s’explique par ma finitude et par la majesté de Dieu. Mais il faut ajouter une autre raison. Au principe de mon chant d’actions de grâces, de celui des Anges et des Saints se trouve le grand mystère de notre Rédemption. La connaissance du mystère de la Rédemption, de cet amour sans mesure du Verbe de Dieu, du Christ pour chacun d’entre nous, provoque en mon cœur action de grâce, louange, adoration</p>
<p>C’est parce que Dieu est Dieu, qu’ils l’adorent. Mais ce n’est pas tout<br />
« Et je vis, et voici qu&#8217;au milieu du trône et des quatre animaux, et au milieu des vieillards, un Agneau était debout: il semblait avoir été immolé; Il vint, et reçut le livre … Quand il eut reçu le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l&#8217;Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d&#8217;or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : &nbsp;&raquo; Vous êtes digne de recevoir le livre et d&#8217;en ouvrir les sceaux; car vous avez été immolé et vous avez racheté pour Dieu, par votre sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ; et vous les avez faits rois et prêtres, et ils régneront sur la terre ». Là, le principe de leur adoration n’est plus seulement la puissance créatrice de Dieu, mais bien sa puissance rédemptrice. Elle est tout autant digne d’adoration, le louange, d’action de grâces, de contemplation, d’admiration silencieuse. C’est pourquoi continuez d’imiter lors de votre assistance à la messe, cette belle liturgie céleste ; soyez dans l’adoration, l’action de grâces, la louange. Et vous connaitrez la joie de l’âme. Croyez-moi. « Videte quoniam suavis est Dominus ».</p>
<p>L’Epître est tout simplement merveilleuse ; Elle nous rappelle un enseignement fondamental du Christ : la charité fraternelle. Un jour, « un des Pharisiens, docteur de la loi, lui demanda pour l&#8217;embarrasser : &nbsp;&raquo; Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi? &nbsp;&raquo; Il lui dit : &nbsp;&raquo; Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C&#8217;est là le plus grand et le premier commandement. Un second lui est égal : Tu aimeras ton proche comme toi-même. En ces deux commandements tient toute la Loi, et les Prophètes. »<br />
Cet enseignement a été parfaitement retenu et prêché par ses disciples. Aujourd’hui l’Eglise cite saint Paul dans son Epître aux Romains : « Ne soyez les débiteurs de personne, si ce n’est de vous aimer les unes les autres ». C’est dire que nous avons qu’un seul devoir envers notre prochain, c’est celui de la charité. Il reprend même explicitement l’enseignement du Christ puisque lui aussi dit : « Celui qui aime le prochain accomplit la Loi. Tous les commandements se résument dans cette parole, conclue-t-il, tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour du prochain ne fait pas de mal ». Il insiste : « L’amour est donc l’accomplissement de la loi »<br />
Saint Jean nous rappelle le même enseignement. Entendez ces paroles particulièrement fortes : « Celui qui dit être dans la lumière<br />
et qui hait son frère est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère, demeure dans la lumière, et il n&#8217;y a en lui aucun sujet de chute. Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres ; il marche dans les ténèbres, sans savoir où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux. »</p>
<p>Ou encore : « Car le message que vous avez entendu dès le commencement, c&#8217;est que nous nous aimions les uns les autres ; non point comme Caïn, qui était du malin et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises, tandis que celles de son frère étaient justes. Ne vous étonnez pas, mes frères, si le monde vous hait. Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui. qui n&#8217;aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu&#8217;aucun meurtrier n&#8217;a la vie éternelle demeurant en lui. »</p>
<p>Et cet amour que nous devons avoir pour notre prochain a comme archétype celui du Christ qui a donné sa vie pour notre salut : « A ceci, dit saint Jean, nous avons connu l&#8217;amour, c&#8217;est que Lui a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. Si quelqu&#8217;un possède les biens de ce monde et que, voyant son frère dans la nécessité, il lui ferme ses entrailles comment l&#8217;amour de Dieu demeure-t-il en lui ? Mes petits enfants, n&#8217;aimons pas de parole et de langue, mais en action et en vérité » (I Jn 2)</p>
<p>Nous pourrions également arrêter notre attention sur la crainte de Dieu : « Les nations craindrons votre nom, Seigneur et tous les rois de la terre votre gloire ». Arrêter notre attention et exprimer notre étonnement devant la grande indifférence du monde du nom de Dieu. Son nom est non seulement bafoué, méprisé, moqué mais oublié…comme si nous n’avions pas une âme immortelle qui devra rendre des comptes à Dieu. « Et voici que je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon son œuvre. Je suis l&#8217;alpha et l&#8217;oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d&#8217;avoir droit à l&#8217;arbre de la vie, et afin d&#8217;entrer dans la ville par les portes ! Dehors les chiens, les magiciens, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime le mensonge et s&#8217;y adonne! C&#8217;est moi, Jésus, qui ai envoyé mon ange vous attester ces choses, pour les Eglises. C&#8217;est moi qui suis le rejeton et le fils de David, l&#8217;étoile brillante du matin. &nbsp;&raquo;<br />
Et l&#8217;Esprit et l&#8217;Epouse disent : &nbsp;&raquo; Venez ! &nbsp;&raquo; Que celui qui entend dise aussi Venez ! Que celui qui a soif, vienne! Que celui qui le désire, prenne de l&#8217;eau de la vie gratuitement ! » Ce sont les dernières paroles de l’Apocalypse.</p>
<p>Disons en conclusion quelques mots sur l’Evangile et ce merveilleux miracle de Jésus apaisant la tempête. Voilà le troisième miracle que nous raconte dans son année liturgique, l’Eglise. Nous avons eu d’abord le miracle de Cana : l’eau changée en vin par la puissance du Seigneur. Puis les miracles du lépreux et de l’enfant du Centurion, guérison et de l’un et de l’autre, de l’un en le touchant, c’est le lépreux, de l’autre à distance, c’est l’enfant du Centurion. Aujourd’hui c’est le miracle de la tempête apaisée. Tous ces miracles montrent la grande puissance de NSJC. Ils fondent sa divinité, ils attirent notre admiration. « Quel est celui à qui la mer et les vents obéissent ? »<br />
Seigneur, je sais en qui j’ai mis ma confiance. Je ne serai pas confondu.<br />
Seigneur, je crois mais augmentez ma foi.<br />
Tel est mon bouquet de fleurs pour ce dimanche. Et pour votre cœur</p>


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		<title>Jésus, étendant la main, le toucha…</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 18:18:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>3ème dimanche après l’Epiphanie. </strong></span></p>
<p align="center"><span style="color: #cc0000;"><strong>Jésus, étendant la main, le toucha…</strong></span></p>
</blockquote>
<p align="center"> </p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/le-lépreux-samaritain.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5553" title="le lépreux samaritain" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/le-lépreux-samaritain.jpg" alt="" width="233" height="216" /></a>MBCF, Dimanche dernier, l’Eglise, dans sa liturgie, nous faisait participer, en quelques sorte, à un banquet nuptial, qui se célébrait à Cana, en présence de Jésus, ses disciples, et de sa mère. Et c’est à la demande de sa Mère que Jésus fit son premier miracle. Ses disciples crurent en lui. Il débutait ainsi solennellement et merveilleusement sa vie publique. Il avait environ 30 ans. Il était beau, grand ; Avant de parler, il allait agir. C’est ce qu’il fit à Cana. « Remplissez d’eau ces jarres… ». Comme enseignement, on peut mieux faire !  Il allait, dès lors,  multiplier les miracles, guérir les malades et les blessures, délivrer des démons. Il allait rendre la vue à beaucoup d’aveugles. Il allait guérie de nombreux lépreux, comme nous le raconte le récit évangélique de ce jour : « Et voici qu’un lépreux vint à Lui et l’adora en disant : Seigneur, si vous voulez, vous pouvez me purifier. Jésus étendant la main, <span style="text-decoration: underline;">le toucha,</span> en disant je le veux, sois purifié. « <em>Jesus manum <strong>tetegit</strong> eum, dicens : volo, mundare ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Et alors et alors seulement, il parla : « Allez, dit-il, annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les infirmes marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés » Et résumant d’un mot ce qui allait être le drame de toute sa vie, il ajoutait : « Et heureux qui ne sera pas scandalisé à mon sujet ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ces affirmations données aux deux émissaires de saint Jean Baptiste se référaient explicitement à un célèbre texte d’Isaïe, connu par cœur par tous ceux qui le suivaient et tenu officiellement pour une Prophétie messianique désignant explicitement le Messie, le Christ. <span style="text-decoration: underline;">La prendre à son compte en la réalisant,</span> c’était se proclamer soi-même Messie et Christ. Et cette prophétie disait : « Dieu lui-même viendra et vous sauvera. Alors les yeux des aveugles s’ouvriront à la lumière ; les oreilles des sourds résonneront à la parole ; l’infirme bondira comme le chevreuil ; et la langue des muets sera déliée ».</p>
<p style="text-align: justify;">Jean Baptiste pouvait dès lors s’en allait en paix et recevoir le couperet des mains d’Hérode, sous la pression d’Hérodiade, dans son palais de Tibériade. Du reste, avant de partir Jean Baptiste lui rendit ce témoignage : « Voici l&#8217;Agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde » et plus encore  «  C’est lui le Fils de Dieu ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le Messie était à pied d’œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se trouva en but très vite et jusqu’à la fin aux Pharisiens.</p>
<p style="text-align: justify;">« Heureux qui ne sera pas scandalisé à mon sujet ».</p>
<p style="text-align: justify;">Tout commença par le scandale. Un scandale patent, public, réitéré, croissant, aggravé d’insolence, un scandale intolérable et auquel il fallait d’une manière ou d’une autre, mettre un terme. On se condamne à ne rien comprendre à la Passiondu Christ, vers laquelle nous montons inéluctablement, si l’on ne s’aperçoit pas que le procès de Jésus a commencé dès le début de sa vie publique et qu’il s’est instruit chaque jour pour se conclure par la sentence de Caïphe, le Grand Prêtre en cette année là : « Il vaut mieux qu’un seul meurt plutôt que la nation tout entière ».. Pas à pas et pendant trois ans et d’un bout de la Palestineà l’autre, les Pharisiens ont suivi Jésus, l’on observé, l’ont interrogé, <span style="text-decoration: underline;">un œil sur lui, un œil sur la Loi</span>, comme des rigoureux Magistrats ;  et bien avantla Passion, ils l’ont condamné comme impur. Les Pharisiens étaient des gens à principes et aux  principes stricts, qui, loin de négligerla Loi, s’en déclaraient les défenseurs et la compliquaient indéfiniment d’observances encore plus strictes au sujet de cette pureté légale. Cela les rendait inflexibles à toutes compromissions avec l’occupant romain. Ils étaient inflexibles dans le service de Dieu. Ils voulaient se tenir à l’écart de l’impureté et de ses contagions, retrouver l’indépendance de leur patrie. Ils étaient passionnés d’une justice exacte, fervents dela Loi. Ils se croyaient fidèles. Ils étaient purs et durs. Leur orgueil leur paraissait légitime ; il était celui de leur race et de son élection divine. Ils savaient que de cette race, se lèverait le libérateur des Nations. Aussi face à l’occupant, le romain, ils prêchaient la résistance.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Christ commence sa vie publique</p>
<p style="text-align: justify;">Dès le début, il manqua ouvertement et gravement à la sainteté du Sabbat, allant jusqu’à dire d’ailleurs que le Sabbat était fait pour l’homme et non pas l’homme pour le Sabbat. Ce jour-là était consacré à Dieu et toute œuvre servile y était strictement interdite. On eut dit que le Christ faisait exprès de guérir les malades et les infirmes en ce jour-là. Il leur ordonnait même d’empoter chez eux leurs grabats, quand ils étaient guéris. Quand on lui reprochait ces manquements à la plus sainte Loi d’Israël, le Christ répondait qu’il était le Maître, même du Sabbat. Une telle insolence mettait les Pharisiens hors d’eux</p>
<p style="text-align: justify;">Le Christ ne respectait pas davantage la Loi des impuretés. C’est ainsi qu’il se permettait de toucher les lépreux pour les guérir. Celui d’aujourd’hui : « « <em>Jesus manum <strong>tetegit</strong> eum, dicens : volo, mundare ».</em> Mais il en était de même du contact d’une sépulture, d’un cadavre… d’une fille de mauvaise vie, une pécheresse…Mais Jésus se laissa toucher par Marie Madeleine. Ces contacts mettaient en état d’impureté légale. Le plus grave était que cette impureté légale était contagieuse. La Loi disait : « tout ce qui touchera celui qui est impur sera souillé et la personne qui le touchera sera impure jusqu’au soir »..<br />
A ce point de vue, le Christ était tout simplement effrayant. Il touchait à tout et se laisser toucher par n’importe qui. Les Pharisiens en étaient outrés, scandalisés jusqu’à la moelle. Le Christ n’hésitait pas non seulement à toucher un sépulcre, un cadavre, il le prenait même  par la main. Souvenez-vous à la porte de la ville Jaïre. Les lépreux ne lui inspiraient aucune répulsion. Mais surtout il se laissait toucher par n’importe qui en état d’impureté légale. On l’avait bien vu quand il avait supporté l’onction et les baisers sur ses pieds d’une fille publique. Ce n’était pas d’ailleurs pas le seul cas. Les exemples fourmillaient.</p>
<p style="text-align: justify;">Et il  n’en entrait pas moins librement dans le Temple et il demandait avec insolence à ses contradicteurs quel d’entre eux pouvait le convaincre de péché.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se présentait comme la source de toute pureté. Il se mettait au dessus du Sabbat, il se mettait au dessus de la pureté légale. Il prétendait même être au dessus dela Loi. Commesi quelqu’un pouvait être au dessus dela Loi, Elle venait de Dieu, tout de même… Les Pharisiens en avaient la garde, tache d’autant plus difficile qu’on était en période d’occupation romaine. En ces périodes, les collaborateurs sont toujours légions…Alors ses miracles n’étaient qu’une insolence de plus. Ils ne pouvaient être que l’œuvre de Belzébuth. Ces miracles qui séduisaient les foules étaient exaspérants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Christ était un impur, il devait être retranché de la communauté d’Israël, excommunié. Le scandale ne faisait que croître avec le temps. Il fallait défendrela Loi et le peuple de Dieu contre cet impur, protéger la communauté contre son contact et sa contagion. Aussi fut-il excommunié. Il subit d’abord la « séparation » : il devait être évité,  on ne pouvait l’approcher qu’à une certaine distance. Il subit ensuite « l’anathème » ; il était voué au diable, exclu du Temple.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le Christ comble la mesure.  Il ne tient aucun compte de ces sentences, allant et venant, enseignant parmi le peuple, toujours suivi d’une foule immense qu’il enthousiasme par ses miracles et sa parole et qui lui fait, en quelque sorte, un rempart vivant. Il ose même entrer et stationner dans le Temple, souillant de sa présence les saints parvis. C’est un impur, u n retranché, mais en plus c’est un rebelle. Il continue. Il persévère. Il exagère. Il redouble le scandale. Il donne au scandale des proportions énormes. Il le gonfle à plaisir comme un enfant son ballon jusqu’à ce qu’il éclate brutalement</p>
<p style="text-align: justify;">De telles situations ne se prolonge pas indéfiniment. Il finit toujours par y avoir un vainqueur et un vaincu. Le moment arriva où il était interdit de se dire le disciple de Jésus, sous peine d’être exclu dela Synagogue.</p>
<p style="text-align: justify;">On tenta à plusieurs reprises de le lapider, mais chaque fois, il  échappait mystérieusement,  à se demander s’il n’avait pas à sa disposition tous les sortilèges du Diable. C’est que son heure n’était pas encore venue !. Le séjour de Jérusalem n’était plus sur pour lui. Il se gardait d’y résider. Il se retirait plutôt chez Lazare, Marthe et Marie, ses amis, qui avaient une propriété grande, à Béthanie, voir même dans les déserts.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, c’était un homme à chaque instant épié, qui savait, et tous le savaient autour de lui, qu’aux moindre faux pas, il risquait la mort comme impur, impie, blasphémateur et rebelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Il avait pour lui l’enthousiasme des foules. Elles sont changeantes. On en sait quelque chose en France. Il avait quelques disciples sincères mais timides et qui plus est,  pas tous très surs…Judas ;  quelques femmes d’un dévouement absolu. Mais il avait surtout contre lui, au fil du temps, toutes les puissances de son pays, le haut clergé, c’est lui qui porta la sentence final ,  les politiciens, les riches, les Pharisiens. C’était une lutte à mort. Si lui gagnait, eux perdaient. Et c’en était fini dela Loiet de leur autorité. En défendantla Loi, ils se défendaient eux-mêmes. Sansla Loi, ils n’étaient plus rien alors qu’il étai tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ce conflit atteint son paroxysme après la<span style="text-decoration: underline;"> résurrection de Lazare.</span> Tout le monde connaissait la famille de Lazare. Tout le monde avait su la maladie de Lazare, la mort de Lazare, la venue de Jésus et enfin le miracle : sa résurrection par Jésus. La maison de Béthanie était pleine de monde. Ce monde avait suivi Marie au tombeau. Ils avaient vu ouvrir le tombeau, avait senti l’odeur de pourriture qui s’en exhalait, il était là depuis quatre jours ! Et tout à coup chacun avait vu, vu de ses yeux, sans aucun doute possible, chacun avait vu l’homme mort depuis quatre jour réapparaître à l’appel du Christ et reprendre sa place parmi les vivants. Il était là dans sa maison à deux pas de Jérusalem, mangeant et buvant, régalant la foule qui venait le féliciter, le regarder, le toucher. Tout Jérusalem connaissait la chose. Quel scandale ! Le peuple ne parlait que de cela. Il fallait se méfier de Joseph d’Arimathie, de Nicodème…On n’était pas loin dela Pâquejuive. Le Christ avait eu l’audace de venir à Béthanie. Sur qu’il viendrait à Jérusalem pour la fête de Pâque. Il pouvait déclencher d’un jour à l’autre, d’une minute à l’autre une émeute. Le peuple est pour lui, il pouvait renverser le gouvernement d’Israël, proclamer l’indépendance d’Israël, prêcher la guerre sainte, lancer la nation toute entière dans la plus folle des aventures. Ne se faisait-il pas appeler « Fils de David ». Il fallait mettre le holà sur de telles entreprises. Les Romains ne supporteraient pas la pagaïe et viendraient y mettre bon ordre. N’était-il pas l’empire de l’ordre !</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans une telle atmosphère que se leva le grand prêtre. E n cette année là, il s’appelait Caïphe. Il imposa silence. «  Vous n’y connaissez rien, dit-il, d’une voie lente et ferme. J’ai une pensée que j’aimerais vous faire partager. Je trouve juste et salutaire, quand un individu met en péril la nation, de sacrifier cet individu au bien commun. Dans la circonstance, la solution qui s’impose, est qu’un homme seul périsse, plutôt que de laisser périr la nation toute entière ».</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà qui était clair. Voila ce qui fut décidé.</p>
<p style="text-align: justify;">On publia un mandat d’arrêt, en vertu duquel quiconque savait où était le Christ était tenu de le dénoncer afin qu’il soit arrêté sur le champ. Judas s’y employa.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Christ ainsi était mis solennellement hors la Loi et tout citoyen devait prendre contre lui, le parti dela Loi.Telle était la riposte à l’insolent miracle de Béthanie.</p>
<p style="text-align: justify;">« Et Jésus étendant la main, toucha le lépreux». Amen!</p>


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		<title>La famille</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 23:40:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[2ème dimanche après l’Epiphanie La famille Dimanche dernier, à l’occasion de la fête de la Sainte Famille, nous avons porté notre attention sur la famille et développer le thème de « la famille et des 10 commandements ». Nous avons affirmé que la famille est vraiment le lieu de l’apprentissage et de l’application des commandements [...]

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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/la-sainte-famille.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5541" title="la sainte famille" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/la-sainte-famille-230x300.jpg" alt="" width="230" height="300" /></a>2ème dimanche après l’Epiphanie</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>La famille</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Dimanche dernier, à l’occasion de la fête de la Sainte Famille, nous avons porté notre attention sur la famille et développer le thème de « la famille et des 10 commandements ». Nous avons affirmé que la famille est vraiment le lieu de l’apprentissage et de l’application des commandements divins.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet où peut-on mieux apprendre à « adorer Dieu et à l’aimer » que sur les genoux d’une maman ? Où peut-on mieux apprendre le respect du nom de Dieu que dans le milieu familial puisque là l’enfant apprend le respect de sa maman, de son papa, de ses frères et de ses sœurs, apprentissage du respect qui saura s’appliquer un jour aussi au nom de Dieu. Où mieux apprendre le respect de la pratique de la messe dominicale qu’en famille? C’est bien dans la famille composée d’un homme et d’une femme que l’enfant apprend le sens de l’honneur. Là, on lui apprend avoir le sens de l’honneur, à honorer son père et sa mère, à honorer le nom familial. Là, on lui apprend le respect de la vie, le respect de son corps, l’amour de la pureté, le respect du bien d’autrui, le respect et l’amour du vrai.</p>
<p style="text-align: justify;">Vraiment la famille est de soi civilisatrice parce que les Commandements de Dieu sont civilisateurs. Aussi est-elle la base et le fondement de toute société civilisée. Un pays est ce que sont ces familles constituantes, constituées. Plus les familles sont fortes, plus le pays est fort…Aucun Etat ne fera assez pour soutenir ses familles et leurs écoles, prolongement des familles</p>
<p style="text-align: justify;">La famille étant donc si importante, je profiterai encore de ce dimanche et de cette fête de mariage à Cana où Jésus se trouvait avec sa mère et ses disciples, où il fit son premier miracle, pour faire encore quelques considérations sur la famille…D’autant que le passage de l’Epître de saint Paul aux Romains, que l’Eglise nous fait lire en ce dimanche, s’y prête joliment.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le chapitre 12 de l’Epître aux Romains. Il est fameux ? Ecoutez et retenez</p>
<p style="text-align: justify;">« Je vous exhorte donc, mes frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos<br />
corps comme une hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : c&#8217;est là le culte<br />
spirituel que vous lui devez ». C’est le verset premier de l’Epître.<br />
C’est l’attitude même de NSJC dans son sacrifice de la Croix. « Il s’offrit, il offrit son corps en victime sainte, agréable à Dieu » en rémission de nos péchés. Aussi, nous qui sommes, par notre baptême, « d’autres christs », devons- nous avoir même sentiments. C’est à dire que nous devons avoir cette disposition de cœur, cette disposition de victime, de soumission d’esprit qu’eut le Christ pour adorer, honorer, louer et remercier la souveraine majesté de Dieu. Que vous considériez donc, comme le demande Pie XII « à quelle dignité le bain sacré du baptême vous a élevés », et que vous ne vous contentiez pas de participer au sacrifice eucharistique d’une manière distraite, mais que, selon l’esprit de la sainte liturgie, librement et intimement, vous vous unissiez à NSJC d’une manière particulière au moment de la consécration de la divine Hostie et du Calice, et que vous vous offriez avec Lui, comme Lui, quand sont prononcées les solennelles paroles : « Ceci est mon Corps », « Ceci est mon Sang » ou, « Par lui, avec lui, en lui, à Vous, Dieu Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire dans les siècles des siècles ». « Amen ». Et que vous n’oubliez pas alors, avec le divin Chef crucifié, de vous offrir vous-mêmes avec vos préoccupations, et vos douleurs, et vos angoisses, et vos misères et vos besoins. Et où mieux qu’en famille pouvons nous développer ces sentiments, ces sentiments de service, d’offrande, de don de soi, de charité, de victime? La mère de famille n’est-elle pas le meilleur exemple de l’amour du Christ, tout donné, Lui à son œuvre de Sauveur, elle à son œuvre familiale?<br />
Et si nous vivons vraiment, en famille, à ce niveau d’intimité avec le Seigneur, à ce niveau d’exemplarité, nous aidant mutuellement les uns les autres, en famille, il ne nous sera pas difficile de comprendre le précepte suivant de saint Paul :</p>
<p style="text-align: justify;">« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais transformez-vous par le<br />
renouvellement de l&#8217;esprit, afin que vous éprouviez quelle est la volonté de<br />
Dieu, ce qui est bon, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ne pas se conformer au « siècle présent ». Et quel est ce siècle présent ? De quoi est-il fait ? Il est fait de relativisme, d’agnosticisme, de doute systématique. C’est le siècle de Descartes. C’est le refus des traditions antiques. C’est une remise en question systématique de tout. Rien n’est vrai. Rien n’est définitif. C’est le siècle par contre du consumérisme, de l’hédonisme, du matérialisme, de l’instant présent et partant du scepticisme. C’est le siècle, en conséquence, de la tristesse, du désespoir, du suicide. Dieu et son ciel n’est plus la raison de la vie, n’est plus la finalité de la vie. Le salut éternel ne préoccupe plus. De cela, de cet oubli ou d cette indifférence, j’en resterai toujours ébahi.</p>
<p style="text-align: justify;">Et face à ce monde, à cet oubli de Dieu, saint Paul vous dira : soyez « occupé de votre affaire » (1The 4, 10) Et l’affaire en question, c’est celle de votre salut. Cette affaire du salut éternel est certainement de toutes les occupations celle qui nous importe le plus. Et cependant elle est de plus en plus négligé…Par contre s&#8217;agit-il d&#8217;obtenir un emploi, de gagner un procès, de conclure un mariage, on ne perd pas une minute et on met tout en œuvre. Ce ne sont plus que conseils et mesures à prendre. Adieu même le sommeil et la nourriture! Mais pour mener à bonne fin l&#8217;affaire du salut éternel, que fait-on et comment vit-on? Hélas! On fait peu. Que dis-je? On fait tout pour le compromettre. La mort, le jugement, l&#8217;enfer, le paradis, l&#8217;éternité…laissent totalement indifférents. Ce ne seraient plus des vérités de foi, mais autant de fables inventées par les poètes, à mettre au grenier des vielles lunes.<br />
C’est pourquoi saint Paul a raison de vous dire « Ne vous conformez pas au siècle présent ». Vous, au contraire, pensez à l’éternité, à votre salut, pensez à votre sanctification. C’est là la volonté de Dieu. C’est là ce qui est bon pour vous. C’est ce qui lui est agréable. C’est ce qui est parfait.<br />
Et ne pensez-vous pas que c’est en famille que l’on trouve ce chemin de Dieu, que l’on trouve cette volonté divine. Ne pensez-vous pas que ce sont les parents qui soutiennent les efforts de sanctification des enfants et que c’est cet effort demandé aux enfants qui soutiennent tout également les parents dans la recherche de la sainteté, du salut.<br />
Saint Paul poursuit : « En vertu de la grâce qui m&#8217;a été donnée, je dis à chacun de vous de ne pas s&#8217;estimer plus qu&#8217;il ne faut; mais d&#8217;avoir des sentiments modestes, chacun selon la mesure de la foi que Dieu lui a départie ».<br />
Ce rappel de la modestie si important pour la vie sociale, c’est en famille surtout qu’il est cultivé. Les frères et sœurs s’entendent parfaitement pour remettre chacun à sa place. Cela peut donner parfois l’occasion de dialogues familiaux tout à fait amusant et sympathique. Du genre de celui-ci :j’aimerais bien avoir un jour un boulevard à mon nom, dit le frère à sa sœur. Elle de lui répondre pourvu que ce ne soit pas une impasse…<br />
Que les dons d’un chacun, poursuit saint Paul, soient mis au profit de tous et qu’ils soient pratiqués, là aussi, avec simplicité, application, joie, avec zèle, avec miséricorde. Je résume ainsi les versets 4 à 8. Mais simplicité, application, joie, zèle… Ce sont là des dispositions qui sont particulièrement cultivées en famille. On y voit particulièrement briller et le père et la mère de famille..<br />
« Que votre charité soit sans hypocrisie ». Ne croyez vous pas que cette exhortation de saint Paul trouve son application parfaite dans la famille. Les frères et sœurs ne supportent pas longtemps l’hypocrisie. Et celui qui est atteint de ce mal, l’hypocrite, en est vite guéri en famille.</p>
<p style="text-align: justify;">« Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien ». C’est la encore une proposition qui a son éveil en famille.</p>
<p style="text-align: justify;">« Quant à l&#8217;amour fraternel, soyez pleins d&#8217;affection les uns pour les autres,<br />
vous prévenant d&#8217;honneur les uns les autres ». J’aime particulièrement cette recommandation de Saint Paul. Elle vaut surtout pour la famille.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand aux autres propositions pauliniennes qui suivent, il suffit de les lire pour les aimer et pour comprendre qu’elles trouvent leurs parfaites expressions en famille :</p>
<p style="text-align: justify;">« pour ce qui est du zèle, ne soyez pas nonchalants. Soyez fervents d&#8217;esprit;<br />
c&#8217;est le Seigneur que vous servez ». N’est-ce pas le zèle de l’épouse, de la mère de famille. En ses enfants, en son mari, n’est-ce pas « le Seigneur qu’elle sert »</p>
<p style="text-align: justify;">« Soyez pleins de la joie que donne l&#8217;espérance, patients dans l&#8217;affliction,<br />
assidus à la prière, prêts à subvenir aux nécessités des saints, empressés à donner<br />
l&#8217;hospitalité ». Mais ce sont là caractéristiques des familles chrétiennes : la joie, la patience dans les épreuves, la prière, l’hospitalité.</p>
<p style="text-align: justify;">« Bénissez ceux qui vous persécutent : bénissez et ne maudissez pas.<br />
« Réjouissez-vous avec ceux qui sont dans la joie; pleurez avec ceux qui<br />
pleurent. Ayez les mêmes sentiments entre vous; n&#8217;aspirez pas à ce qui est élevé,<br />
mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne soyez point sages à vos<br />
propres yeux; ne rendez à personne le mal pour le mal; veillez à faire ce qui est bien devant tous les hommes. S&#8217;il est possible, autant qu&#8217;il dépend de vous, soyez en paix avec tous. Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés; mais laissez agir la colère de Dieu; car il est écrit : A moi la vengeance; c&#8217;est moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s&#8217;il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons de feu sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais triomphe du mal par le bien ».</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà de beaux conseils qui ont fait les familles chrétiennes qui ont fait la France.</p>


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		<title>La famille et les 10 commandements.</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 20:55:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[Ier dimanche après l’Epiphanie Fête de la Sainte Famille. La famille et les 10 commandements. Je profiterai de cette fête de la Sainte Famille pour réfléchir avec vous sur le thème suivant : la famille et les 10 commandements. Il me semble que la famille est le lieu le plus parfait pour apprendre aux enfants [...]

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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>Ier dimanche après l’Epiphanie</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Fête de la Sainte Famille.</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/la-table-des-dix-commandements.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5520" title="la table des dix commandements" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2012/01/la-table-des-dix-commandements-300x222.jpg" alt="" width="300" height="222" /></a>La famille et les 10 commandements.</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Je profiterai de cette fête de la Sainte Famille pour réfléchir avec vous sur le thème suivant : la famille et les 10 commandements. Il me semble que la famille est le lieu le plus parfait pour apprendre aux enfants la pratique des 10 commandements, la pratique de la loi donnée par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï et qui vaut pour le peuple hébreu mais aussi pour le peuple de la Nouvelle Alliance puisque Jésus est venu l’accomplir et non l’abolir : « Je ne suis pas venu pour abolir la loi mais pour l’accomplir ». Il l’a accomplie de fait et au prix de quel sacrifice !</p>
<p style="text-align: justify;">Ces dix commandements, vous le savez, se résument, selon NSJC lui-même, à deux : celui d’aimer Dieu et d’aimer son prochain. « Les Pharisiens, ayant appris que Jésus avait réduit au silence les Sadducéens, se rassemblèrent. Et l&#8217;un d&#8217;eux, docteur de la loi, lui demanda pour l&#8217;embarrasser : &nbsp;&raquo; Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi? &nbsp;&raquo; Il lui dit : &nbsp;&raquo; Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C&#8217;est là le plus grand et le premier commandement. Un second lui est égal : Tu aimeras ton proche comme toi-même. <span style="text-decoration: underline;">En ces deux commandements se résument toute la Loi, et les Prophètes.</span> » (Mt 22 40)</p>
<p style="text-align: justify;">Vous conviendrez avec moi que la famille, par ce qu’elle est, à savoir, <span style="text-decoration: underline;">l’enceinte de la charité,</span> est vraiment le meilleur endroit pour apprendre à l’enfant à aimer Dieu et à aimer son prochain.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces dix commandements sont aussi le résumé des devoirs que nous devons envers Dieu et envers le prochain. Or la famille est encore le lieu parfaitement adaptée à l’apprentissage des devoirs <span style="text-decoration: underline;">puisqu’elle est « le lieu du devoir</span> » accompli par l’exemple donné et par le père qui fait son devoir et par la mère qui accomplit son et ses devoirs. Ils en donnent l’un et l’autre l’exemple aux enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces dix commandements ont Dieu pour auteur. Vous vous souvenez de la communication de la loi sur le haut de la montagne, le mont Sinaï, dans le desert au milieu des tonnerres, des feux et des éclairs et d’un nuage épais qui couvrait toute la montagne. <span style="text-decoration: underline;">Si donc Dieu est l’auteur de la loi, des commandements, tous nous devons à cette loi, respect et obéissance.</span> Mais ne confesserez-vous pas avec moi, que la famille est encore merveilleusement adaptée pour faire aimer la loi de Dieu puisque <span style="text-decoration: underline;">la famille est le lieu d’apprentissage et de l’obéissance…aux parents et du respect…aux parents.</span> Et ce que l’enfant apprend vis-à-vis des parents, il le fera spontanément vis-à-vis de Dieu qui est le meilleur des Pères. « Dieu est si bon que meilleur ne se peut… » disait, je crois, saint Louis.</p>
<p style="text-align: justify;">La pratique des 10 commandements a l’avantage pour nous, non seulement d’assurer la gloire de Dieu, mais également d’assurer notre propre bien. En effet, comme le dit le prophète : « Dans l’accomplissement de la loi se trouvent d’abondantes récompenses » (Ps 18 12). Dieu, en effet, ne nous promet pas seulement les biens terrestres mais il propose encore « un immense trésor dans le ciel, une mesure pleine, pressée, entassée, coulant par-dessus les bords…Mais <span style="text-decoration: underline;">la famille est aussi le lieu de l’abondance,</span> elle nous fait aimer l’abondance dans l’accomplissement des œuvres de justice et de piété. L’un ne va pas sans l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La famille et les trois premiers commandements</strong> : « Un seule Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement », « Dieu en vain tu ne jureras ni autre chose pareillement » « Les dimanches tu garderas en servant Dieu dévotement »</p>
<p style="text-align: justify;">Comme vous le voyez la première des deux Tables de pierre renferme les Commandements qui ont Dieu pour objet. Dieu est digne d’amour, de respect et de soumission. C’est Lui qui nous a créés : c’est Lui qui nous conserve, qui nous nous nourrit dès le sein de notre mère, qui nous appelle à la Lumière, C’est Lui qui nous fournit toutes les choses nécessaire à notre vie et à notre entretien. C’est Lui le Père de l’abondance. C’est Lui qui, se faisant l’un des nôtres, nous élève à la dignité de fils de Dieu, nous fait enfants de Dieu, nous fait participants de sa nature divine. C’est Lui qui nous donne ainsi l’espérance sotériologique, l’espérance du salut, l’espérance eschatologique, l’espérance du Ciel ; c’est Lui qui nous donne la Vérité ; c’est lui alors qui nous donne le bonheur de l’intelligence. C’est Lui, vraiment, le Dieu de l’abondance…<span style="text-decoration: underline;">Mais la famille est analogiquement la même chose</span>. C’est le lieu de la vie, de l’être, de la protection, de l’abondance, de la multiplicité des biens. C’est elle qui donne un nom. Nom que nous sommes fiers de porter et qui nous donne des obligations, des devoirs. Nous ne pouvons y déroger. Ce nom de famille est même notre bien. Il est la raison de notre amour. Oui, la famille est digne d’être aimé, respecté. Analogiquement, les raisons, qui nous font aimer notre famille, sont celles qui nous font aussi aimer Dieu. La différence est que Dieu est le bien infini, ce que n’est pas la famille, Il doit être aimé infiniment. Toutes ces raisons peuvent aider les parents à convaincre l’enfant à aimer Dieu infiniment, plus que père et mère…Plus que père et mère, parce ce qu’ils offrent, eux, ne sont que des biens finis…Mais participant de la bonté de Dieu, par la surabondance de biens qu’ils donnent, ils doivent être aimés. Ainsi du père et de la mère, ainsi de la famille. Ainsi de Dieu, Développer en vos enfants l’amour de la famille et de ses biens et vous développerez en leur cœur les raisons d’aimer infiniment le Bon Dieu. Les bienfaits que l’on peut tirer de la famille et quel enfant raisonnable ne les aimerait pas, peut être un exemple pour faire aimer les bienfaits de Dieu qui sont infinis. Mais il ne faut jamais oublier, dans ce raisonnement, lorsqu’il est fait et s’il est fait, la Transcendance divine. Dieu est par Lui-même, digne d’être aimé infiniment par et pour Lui-même. Nous nous ne sommes que des êtres par participation, dès lors, la famille, qui participe à la libéralité divine, doit être aimée.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi devons nous rendre à Dieu et à lui seul un culte saint et plein de respect.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Mais qui veut être honoré veut par la-même qu’on parle de lui avec une déférence parfaite.</span> Il défend même le contraire. C’est ce que nous indique clairement le Seigneur dans Malachie : « Le fils doit honorer son père et le serviteur son maître ; si donc Je suis votre Père, où sont les honneurs qui me sont dus » (Mal. 1 6).<span style="text-decoration: underline;"> Ainsi ce que la loi commande dans ce second commandement, c’est d’honorer le saint nom de Dieu et de ne jurer par ce nom qu’avec un religieux respect.</span> <span style="text-decoration: underline;">Ce qu’elle défend, c’est que personne n’ose mépriser ce Nom sacré, ne le prenne en vain et ne juge à faux par Lui, témérairement ou sans motif</span>…Mais dites-moi où ces notions de respect, d’honneur sont enseignées sinon dans la famille…Et si aujourd’hui ces notions de respect et d’honneur disparaissent, et si donc le nom de Dieu est invoqué en vain, c’est parce que la famille disparaît et ne joue plus son rôle d’éducatrice…On n’enseigne plus le respect du père et de la mère…Ils oublient même leur dignité…parfois. Comment voulez vous qu’ils enseignent alors l’éternelle Majesté de Dieu et sa Toute Puissance qu’exprime le saint Nom de Dieu ? Comment voulez vous que les enfants, alors, louent Dieu ? Oh quelles sont belles, au contraire, ces familles où les parents, le soir, endorment leurs enfants dans la louange du saint Nom de Dieu confessant qu’Il est notre Seigneur et notre Dieu, que Jésus est l’auteur de notre salut et le proclame hautement, célébrant ses louanges, lui rendant actions de grâces. « Mon âme bénis le Seigneur et n’oublie jamais les grâces que tu as reçu de lui »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Le troisième commandement</span> a pour objet le culte extérieur que nous devons à Dieu. Et ce culte extérieur a mille avantages pour nos familles. Ce culte consolide la famille et l’unifie autour de l’autel. Il nous permet de jouir de la présence de Dieu et de converser avec Lui. De prier et contempler la Majesté de Dieu. Là, à l’Eglise, les dimanches nous nous entretenons réellement avec Dieu. Nous approfondissons les vérités religieuses. Dans le saint Sacrifice de la messe, nous adorons NSJC véritablement présent sur l’autel. Cette présence est la joie de nos âmes et la joie de la famille. Le dimanches, la famille vit à l’unisson. On est tous ensemble ! Ce dimanche nous fait comprendre aussi que nous appartenons à une communauté. Nous sommes de ce clocher, de celui de Rolleboise. Et ainsi vivons-nous des événements de la communauté rolleboisienne. Nul doute que les habitudes de la vie familiale et l’esprit de service qui y est développé auprès de tous, aident chacun à s’investir dans la vie paroissiale et à participer au bien commun.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il est bien évident que les 7 autres commandements</strong> qui se résument à l’amour du prochain, nous dit NSJC, trouvent dans la vie familiale leur exercice et leur application.</p>
<p style="text-align: justify;">En quelques mots, voyons la chose.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">« Tes pères et mères honoreras afin de vivre longuement ».</span> Où cet honneur peut-il se mieux vivre que dans la famille ? Là, les enfants sont appelés à la piété filiale. Ils se savent les débiteurs des parents. Jamais ils ne pourront donner autant qu’ils ont reçu. C’est pourquoi les parents sont dignes d’honneur, comme Dieu est digne d’honneur. Et ils doivent être aimés comme Dieu doit être aimé en raison de sa libéralité.</p>
<p style="text-align: justify;">« <span style="text-decoration: underline;">Homicide point ne sera de fait ni volontairement</span> » C’est affirmer tout également le respect de la vie des personnes. Mais où donc mieux qu’en famille se forme ce respect de la vie. La famille n’est-elle pas, par excellence, le lieu de la vie.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">« Luxurieux point ne seras de corps ni de consentement ».</span> C’est bien en famille que se trouve enseigné, <em>de facto</em>, la pureté, Les enfants voient l’amour chaste et enflammé de leurs parents. Ils aiment cela. Ils sont heureux du bonheur juste des parents. C&#8217;est leur bonheur! Ne vous laissez surtout pas ravir par l’Etat et l’Education nationale cette obligation de l’éducation de la pureté.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">« Le bien d’autrui tu ne prendras ni retiendra en le sachant ».</span> Le respect du bien d’autrui …Mais c’est en famille qu’il s’aiguise. Le frère sait faire respecter son bien. « C’est à moi ». Il faut que parfois parents s’en mêlent pour faire respecter le droit. Le bien de Gertrude !</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">« Faux témoignage ne diras ni mentiras aucunement</span> ». Là aussi l’apprentissage du vrai se forme déjà en famille.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">« L’œuvre de chair ne désirera qu’en mariage seulement</span> ». Les ainés des familles chrétiennes qui sont sur le point de se marier, en portent témoignage. Ils sont modèles et en donnent l’exemple. Ce qui édifie les plus jeunes dans leur croissance et leur désir d’aimer.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">« Biens d’autrui ne convoiteras pour les avoir injustement</span> ». C’est autrement dit la justice. Or la justice est la vertu qui sait rendre à chacun son bien. Mais c’est d’abord entre frères et sœurs que ce nième commandement s’apprend.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Concluons</span> : Voulez-vous trouver une civilisation qui vit les 10 commandements et les pratique concrètement, développez les familles, favorisez la vie familiale et ne l’étouffez aucunement.</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/752/%c2%ab-mon-peuple-ecoutez-ma-loi-pretez-l%e2%80%99oreille-aux-paroles-de-ma-bouche-%c2%bb/' rel='bookmark' title='Permanent Link: « Mon peuple, écoutez ma loi, prêtez l’oreille aux paroles de ma bouche »'>« Mon peuple, écoutez ma loi, prêtez l’oreille aux paroles de ma bouche »</a></li>
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<li><a href='http://www.revue-item.com/800/voyage-du-pape-benoit-xvi-en-republique-tcheque-du-26-28-septembre-2009-2/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Voyage du pape Benoît XVI en République tchèque du 26-28 septembre 2009 (2)'>Voyage du pape Benoît XVI en République tchèque du 26-28 septembre 2009 (2)</a></li>
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		<title>Les vœux de votre pasteur.</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 15:35:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dimanche dans l’octave de la Nativité du Seigneur. Les vœux de votre pasteur. Tout est grâce, MBCF. Tout est dans les mains du Bon Dieu, de la Divine Providence qui dirige toutes choses, celles d’hier, celles d’aujourd’hui, celles de demain, avec sagesse. Pas seulement les grandes choses, celles qui touchent l’histoire des Nations et des [...]

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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>Dimanche dans l’octave de la Nativité du Seigneur.</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>Les vœux de votre pasteur.<a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/le-bon-pasteur.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5496" title="le bon pasteur" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/le-bon-pasteur.jpg" alt="" width="120" height="300" /></a></strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Tout est grâce, MBCF. Tout est dans les mains du Bon Dieu, de la Divine Providence qui dirige toutes choses, celles d’hier, celles d’aujourd’hui, celles de demain, avec sagesse. Pas seulement les grandes choses, celles qui touchent l’histoire des Nations et des Patries, mais aussi celles qui touchent la vie des familles, leurs événements. Oui ! Même en ce domaine si humble de la vie familiale et pourtant si important, tout est dans les mains de Dieu. Je veux dire que ce n’est pas par hasard si vous êtes réunis, là, tous, sous ce petit clocher de Rolleboise, dans cette petite église de campagne de la belle vallée de la Seine, dans cette paroisse ou quasi paroisse saint Michel de Rolleboise. Vous êtes là, tous, pour vous sanctifier par « l’obéissance à la foi » et pour prendre part, comme le dit saint Pierre, « à l&#8217;aspersion du sang de Jésus-Christ », qu’est la Sainte Messe. C’est ce sacrifice rédempteur, qui vous a régénéré « pour une vivante espérance; pour un héritage incorruptible, sans souillure et inflétrissable, qui vous est réservé dans les cieux » par Dieu dont la bonté est incommensurable. Et c’est dans cette pensée, de la vie éternelle, un jour possédée, que « vous tressaillez de joie », même s’il faut « encore pour un peu de temps être affligés par diverses épreuves »…Mais les épreuves, vous le savez, feront « votre gloire » lorsque pour vous l’heure de la manifestation de NSJC sera venue.</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque ce dimanche de l’Octave de la Nativité du Seigneur, tombe cette année le Ier janvier, premier jour de l’année, je voudrais en profiter vous présenter mes vœux, ceux de votre pasteur, que, la Providence a mis sur votre chemin sans que vous ni moi nous le voulions ni le prévoyons…</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour ce faire, je m’inspirerai de la première lettre de saint Pierre.</p>
<p style="text-align: justify;">Et tout d’abord, MBCF, mon premier vœu, c’est que vous croissiez dans l’amour de Dieu connu merveilleusement en Jésus-Christ et ses mystères, afin que vous tressaillez d’une joie ineffable «sûrs que vous êtes de remporter le prix de votre foi qui est le salut de vos âmes ». C’est bien là, chose primordiale, en effet, en raison de l’éternité de ce bien. C’est pourquoi, oh bien chers fidèles, «tenez ceint les reins de vos esprits », « tournez, chaque jour davantage, toute votre espérance vers ce salut, vers ce bien, vers cette grâce qui « vous sera apportée le jour où Jésus-Christ paraitra ».</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi ne vous conformez pas à ce monde sans Dieu, mais « soyez saints dans toute votre conduite », car le Seigneur que vous servez est saint. Aussi comme Abraham, vivez comme étrangers ici-bas, vous souvenant que vous avaient été sauvés de ce monde « non par des choses périssables, de l&#8217;argent ou de l&#8217;or, mais par un sang précieux, celui de l&#8217;Agneau sans défaut et sans tache, le sang du Christ, qui a été désigné dès avant la création du monde, pour cette œuvre de sanctification et qui a été manifesté dans la chair en la plénitude des temps à cause de vous, de nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà votre foi ! Voilà votre espérance en Dieu !</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà la raison de votre présence ici. Et c’est parce que vous êtes tous animés de cette même foi et de cette même espérance que vous vous aimez tous d’un « saint amour », d’un amour fraternel. Vous êtes tous « engagés, comme le dit saint Pierre, à un sincère amour fraternel ». « Aimez-vous ardemment les uns les autres, du fond du cœur, régénérés que vous êtes d&#8217;un germe non corruptible mais incorruptible, par la parole de Dieu vivante et éternelle ».</p>
<p style="text-align: justify;">Et si vous comprenez, toujours mieux, cela, cet amour du Christ « approchez-vous donc de lui, d’une manière toujours plus intense, par la charité, approchez vous de lui qui est la « pierre vivante, rejetée des hommes, il est vrai, mais choisie et précieuse devant Dieu ; et, (alors) vous-mêmes, comme des pierres vivantes, entrez dans la structure de l&#8217;édifice, (qu’est l’Eglise, qu’est l’église de Rolleboise), pour former un temple spirituel, un sacerdoce saint, afin d&#8217;offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus-Christ ». Alors notre liturgie « rolleboisienne » sera, comme l’Eglise l’aime et la veut : noble, ardente, adorante, pieuse, théologale, grégorienne, en un mot « flamboyante ». Et c’est bien le cas. Mais tout est fragile ici bas et tout dépend de la foi et de l’amour que nous portons à NSJC ainsi que de la pureté de nos cœurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà mon deuxième vœu. Que vous soyez vraiment « une race choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s&#8217;est acquis afin que vous annonciez les perfections de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière ; « vous qui autrefois n&#8217;étiez pas son peuple, et qui êtes maintenant le peuple de Dieu; vous qui n&#8217;aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde ».<br />
N’oubliez jamais que cette miséricorde vous a été donnée par le Christ en sa nature humaine assumée, cette nature humaine lui ayant permis de souffrir pour nous, de porter nos péchés en son corps sur le bois de la Croix.</p>
<p style="text-align: justify;">Et mes vœux pourraient également s’adresser aux foyers proprement dit, aux femmes tout d’abord. Mais là je parlerais sous la conduite de saint Pierre et sous sa protection…car le sujet est plus délicat dès lors que l’on parle de « parure » et de « docilité »….</p>
<p style="text-align: justify;">« Vous, femmes, soyez soumises, dit saint Pierre, à vos maris » et que « votre vie chaste et pleine de respect », que « votre conduite », encouragent vos maris à la ferveur ».</p>
<p style="text-align: justify;">« Que votre parure ne soit pas celle du dehors : les cheveux tressés avec art, les ornements d&#8217;or ou l&#8217;ajustement des habits; mais, soyez parés …par la pureté incorruptible d&#8217;un esprit doux et paisible : telle est la vraie richesse devant Dieu.<br />
C&#8217;est ainsi qu&#8217;autrefois se paraient les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises à leurs maris. Ainsi Sara obéissait à Abraham, le traitant de Seigneur; et vous êtes devenues ses filles, si vous faites le bien sans craindre aucune menace ».</p>
<p style="text-align: justify;">« Vous de votre côté, maris, conduisez-vous avec sagesse à l&#8217;égard de vos femmes…les traitant avec honneur, puisqu&#8217;elles sont avec vous héritières de la grâce qui donne la vie ».</p>
<p style="text-align: justify;">« Enfin qu&#8217;il y ait entre vous, union de sentiments, bonté compatissante, charité fraternelle, affection miséricordieuse, humilité ».</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà mes vœux plus spécifiques pour les foyers chrétiens de Rolleboise.</p>
<p style="text-align: justify;">Et d’une façon plus générale, je vous dirai avec saint Pierre : au cours de cette nouvelle année, « ne rendez point le mal pour le mal, ni l&#8217;injure pour l&#8217;injure; bénissez, au contraire; car c&#8217;est à cela que vous avez été appelés, afin de devenir héritiers de la bénédiction. &nbsp;&raquo; Celui qui veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu&#8217;il garde sa langue du mal, et ses lèvres des paroles trompeuses; qu&#8217;il se détourne du mal, et fasse le bien; qu&#8217;il cherche la paix et la poursuive. Car le Seigneur a les yeux sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leurs prières ; mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal. &nbsp;&raquo; Et qui pourra vous faire du mal, si vous êtes appliqués à faire le bien?</p>
<p style="text-align: justify;">Que si pourtant vous souffrez pour la justice, heureux êtes-vous! En effet, il vaut mieux souffrir, si Dieu le veut ainsi, en faisant le bien, qu&#8217;en faisant le mal.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ainsi que vous serez les vrais imitateurs du Christ Car « le Christ a souffert aussi une fois la mort pour nos péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous ramener à Dieu, ayant été mis à mort selon la chair, mais rendu à la vie selon l&#8217;esprit ».</p>
<p style="text-align: justify;">« Puis donc que le Christ a souffert [pour nous] en la chair, armez-vous, vous aussi, de la même pensée, savoir, que celui qui a souffert dans la chair a rompu avec le péché, pour vivre, pendant le temps qu&#8217;il lui reste à passer dans la chair, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;">« Vivez selon Dieu dans l&#8217;esprit et surtout ayez un ardent amour les uns pour les autres; car l&#8217;amour couvre une multitude de péchés. Exercez entre vous l&#8217;hospitalité sans murmurer. Que chacun mette au service des autres le don qu&#8217;il a reçu comme de bons dispensateurs de la grâce de Dieu, laquelle est variée. Si quelqu&#8217;un parle, que ce soit selon les oracles de Dieu; si quelqu&#8217;un exerce un ministère, qu&#8217;il le fasse comme par la vertu que Dieu donne, afin qu&#8217;en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui appartiennent la gloire et la puissance aux succès des siècles. Amen!<br />
Et comme saint Pierre, je terminerai par une exhortation pour ceux qu’il appelle les « anciens », les prêtres. « J&#8217;exhorte les anciens depaître le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré; non dans un intérêt sordide, mais par dévouement ; non en dominateurs des Églises, mais en devenant les modèles du troupeau. Et quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin à tous, je vous dis : « revêtez-vous d&#8217;humilité, car &laquo;&nbsp;Dieu, résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux humbles. &nbsp;&raquo; Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu&#8217;il vous élève au temps marqué; déchargez-vous sur lui de toutes vos sollicitudes, car lui-même prend soin de vous. Soyez sobres, veillez ; votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rode autour de vous, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que vos frères dispersés dans le monde, endurent les mêmes souffrances que vous.<br />
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.<br />
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen !</p>


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		<title>Noël 2011: la veillée de Noël. La messe de minuit. La messe du jour.</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 16:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A- La veilléed de Noël B- La messe  de Minuit. C- La messe du jour &#160; A- La veillée de Noël Méditons : les mystères joyeux Premier mystère : l’Annonciation. Fruit du mystère, l’humilité. Souvenons-nous du récit de l’Annonciation. Saint Luc le rapporte ainsi : « Au sixième mois, l&#8217;ange Gabriel fut envoyé par Dieu [...]

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<li><a href='http://www.revue-item.com/3979/veillee-pour-la-vie-naissante-homelie-de-benoit-xvi-le-27-novembre-2010/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Veillée pour la vie naissante : Homélie de Benoît XVI, le 27 novembre 2010'>Veillée pour la vie naissante : Homélie de Benoît XVI, le 27 novembre 2010</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/La_nativite1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5474" title="La_nativite" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/La_nativite1-300x244.jpg" alt="" width="300" height="244" /></a>A- La veilléed de Noël</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>B- La messe  de Minuit.</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>C- La messe du jour</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>A- La veillée de Noël</strong></span></p></blockquote>
<p><strong>Méditons : les mystères joyeux</strong></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>Premier mystère : l’Annonciation. Fruit du mystère, l’humilité.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Souvenons-nous du récit de l’Annonciation. Saint Luc le rapporte ainsi :<br />
« Au sixième mois, l&#8217;ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de<br />
Galilée appelée Nazareth, vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph; et le nom de la vierge était Marie.<br />
Etant entré où elle était, il lui dit : &nbsp;&raquo; Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous; [vous êtes bénie entre les femmes]. &nbsp;&raquo;<br />
Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que<br />
pouvait être cette salutation.<br />
L&#8217;ange lui dit : &nbsp;&raquo; Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n&#8217;aura point de fin. &nbsp;&raquo;<br />
Marie dit à l&#8217;ange : &nbsp;&raquo; Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point d&#8217;homme? &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;ange lui répondit : &nbsp;&raquo; L&#8217;Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C&#8217;est pourquoi l&#8217;être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu&#8217;Elisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l&#8217;on appelait stérile, car rien n’est impossible à Dieu. &nbsp;&raquo;<br />
Marie dit alors : &nbsp;&raquo; Voici la servante du Seigneur : qu&#8217;il me soit fait selon<br />
votre parole ! &nbsp;&raquo; Et l&#8217;ange la quitta »</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Par son humble fiat affirmé, l’humilité de ND, nous donna l’auteur de la Vie : NSJC. Comme jadis l’orgueil d’Eve – « vous serez comme des dieux » &#8211; donna le fruit de la mort. Eve fut ainsi à l’origine de la ruine du genre humain. ND, par son fiat humble à la parole de l’Ange, fut ainsi à l’origine de la restauration du genre humain en nous donnant le Sauveur, Celui qui restaurera toute chose en Dieu. « Un Sauveur vous est né » chantait l’ange de la nuit de Noël ». ND est ainsi la nouvelle Eve mais, cette fois, pour le bien, pour le bien éternel. Aussi sachons saluer le nom de ND des belles strophes de « Ave Maris stella » : Salut, étoile des mers, Auguste mère de Dieu, salut, o toujours Viège, heureuse porte du ciel…Vous qui avez agréé le salut de Gabriel, daignez, en changeant le nom d’Eva nous donnez l’ave de la paix ».</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Deuxième mystère : la visitation de ND à sa cousine Elizabeth. Fruit de ce mystère : la charité fraternelle</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">« En ces jours-là Marie partit et s&#8217;en alla en hâte vers la montagne, en une<br />
ville de Juda. Et elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Elisabeth.<br />
Or, quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l&#8217;enfant tressaillit<br />
dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit. Et elle s&#8217;écria à haute voix, disant: &nbsp;&raquo; Vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. Et d&#8217;où m&#8217;est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à moi? Car votre voix, lorsque vous m&#8217;avez saluée, n&#8217;a pas plus tôt frappé mes oreilles, que l&#8217;enfant a tressailli de joie dans mon sein. Heureuse celle qui a cru ! Car elles seront accomplies les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur ! &nbsp;&raquo;<br />
Et Marie dit : &nbsp;&raquo; Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur, parce qu&#8217;il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante.<br />
Voici, en effet, que désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses. Et son nom est saint, et sa miséricorde d&#8217;âge en âge, est pour ceux qui le craignent. Il a fait œuvre de force avec son bras; il a dissipé ceux qui s&#8217;enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur; il a renversé de leur trône les potentats, et il a élevé les humbles; il a rassasié de biens les affamés, et il a renvoyé les riches les mains vides. Il a pris soin d&#8217;Israël son serviteur, se ressouvenant de sa miséricorde, — ainsi qu&#8217;il l&#8217;avait promis à nos pères, — en faveur d&#8217;Abraham et de sa race, pour toujours. &nbsp;&raquo; Et Marie demeura avec elle environ trois mois, et elle s&#8217;en retourna chez elle. »</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Là aussi, merveilleux récit que cette Visitation. Tout est fait de délicatesse, de respect, d’humilité et de joie. Toutes ces paroles confessent la grandeur des personnages. Tout ce déroule sous le regard de Dieu, dans le respect de la majesté de Dieu. Tout est simple mais aussi solennel. Ce sont là les traits de la noblesse de cœur. Ce sont là des encouragements à la charité fraternelle. Ce sont là les caractéristiques de l’évangélique. Ce sont là les notes de la chrétienté. Tant il est vrai que notre Evangile, s’il est vécu, est civilisateur.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Troisième mystère : la nativité. Fruit de ce mystère : l’esprit de pauvreté</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">« Or, en ces jours-là, fut publié un édit de César Auguste, pour le recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville.<br />
Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville<br />
de David, qui s&#8217;appelle Bethléem, parce qu&#8217;il était de la maison et de la<br />
famille de David, pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu&#8217;ils étaient là, le temps où elle devait enfanter s&#8217;accomplit, et elle mit au monde son fils premier-né, l&#8217;emmaillota et le coucha dans une crèche, parce qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de place pour eux dans l&#8217;hôtellerie.<br />
Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et qui<br />
veillaient la nuit sur leur troupeau. Un ange du Seigneur parut auprès d&#8217;eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de clarté, et ils furent saisis d&#8217;une grande crainte. Mais l&#8217;ange leur dit : &nbsp;&raquo; Ne craignez point, car je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie : il vous est né aujourd&#8217;hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ Seigneur. Et voici ce qui vous en sera le signe : vous trouverez un nouveau-né<br />
emmailloté et couché dans une crèche. &nbsp;&raquo; Tout à coup se joignit à l&#8217;ange une troupe de la milice céleste, louant Dieu et disant : &nbsp;&raquo; Gloire, dans les hauteurs, à Dieu ! Et, sur terre, paix chez les hommes de bon vouloir ! &nbsp;&raquo; Lorsque les anges, s&#8217;en allant au ciel, les eurent quittés, les bergers se dirent entre eux : &nbsp;&raquo; Passons donc jusqu&#8217;à Bethléem, et voyons cet événement qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître. &nbsp;&raquo; Ils s&#8217;y rendirent en toute hâte, et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche ».</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« le nouveau-né couché dans la crèche »</strong></em> :</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Etonnant dépouillement de Celui qui est riche par nature. Lui qui est « le roi des siècles », le tout puissant n’est pas né dans un palais, n’ayant trouvé nulle place dans les hôtelleries de la ville…Le Fils de Dieu a voulu naître dans la nudité et coucher sur la paille. Il confond nos cupidités</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Quatrième mystère : la présentation de l’enfant Jésus au Temple : fruit du mystère : l’obéissance et la pureté.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">« Puis, lorsque les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de<br />
Moïse, ils le menèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon qu&#8217;il est écrit dans la loi du Seigneur : Tout mâle premier-né sera regardé comme consacré au Seigneur, et pour offrir en sacrifice, ainsi qu&#8217;il est dit dans la loi du Seigneur, une paire de tourterelles ou deux petites colombes. »</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Qu’est-ce qui nous a fait perdre la vie divine ? C’est l’orgueil d’Adam et d’Eve. En écoutant le démon, Ils crurent qu’ils seraient comme Dieu ; Ainsi se perdit l’amitié de Dieu. Le Christ nous rachète, nous ramène à Dieu par l’humilité de son Incarnation. « Bien qu’il soit Dieu, il s’est anéanti lui-même en prenant la condition de créature, en se rendant semblable aux hommes.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Qu’est-ce qui nous a perdus encore ? Notre refus d’obéir. Le Fils de Dieu, ainsi que Marie et Joseph, nous donne l’exemple d’une obéissance admirable.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Cinquième mystère joyeux : le recouvrement de l’enfant Jésus au Temple. Fruit de ce mystère : la recherche de Jésus en toutes choses</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">« Or ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem, pour la fête de la<br />
Pâque. Quand il eut douze ans, comme ils étaient montés selon la coutume de lafête, et qu&#8217;ils s&#8217;en retournaient, le temps étant passé, l&#8217;enfant Jésus resta à<br />
Jérusalem et ses parents ne le surent pas. Pensant qu&#8217;il était avec la caravane, ils marchèrent tout un jour, puis ils le cherchèrent parmi leurs parents et leurs connaissances. Ne l&#8217;ayant point trouvé, ils s&#8217;en retournèrent à Jérusalem en lerecherchant. Or, au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant; et tous ceux qui l&#8217;entendaient étaient ravis de son intelligence et de ses réponses. En le voyant, ils furent stupéfaits, et sa mère lui dit : &nbsp;&raquo; Mon enfant, pourquoi nous avez-vous fait cela? Voyez, votre père et moi, nous vous cherchions tout affligés. &nbsp;&raquo; Et il leur répondit : &nbsp;&raquo; Pourquoi me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu&#8217;ilme faut être dans les choses de mon Père? &nbsp;&raquo; Mais ils ne comprirent pas la parole qu&#8217;il leur dit. Et il descendit avec eux, et il vint à Nazareth, et il leur était soumis. Et sa mère conservait toutes ces choses en son cœur ».</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Incompréhension de Marie et de Joseph à la parole de Jésus enfant : « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux choses de mon Père ». Incompréhension…Mais nulle révolte, nulle rudesse. Mais au contraire réflexion intérieure, méditation. Essai de compréhension : « Et sa mère conservait toutes ces choses en son cœur ». Ah si cela pouvait être l’attitude de ceux qui recherche la vérité ! Il y aurait plus de conversion</strong></em>.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p align="center"><strong>Messe de minuit</strong></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><strong> </strong>«<span style="color: #cc0000;"><strong> Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur »</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"> </p>
<p style="text-align: justify;">Telles sont, MBCF, les paroles de l’ange aux bergers veillant, cette nuit, à la garde de leur troupeau. Cette nuit sera éternellement dite « la nuit de Noël », elle sera éternellement « la nuit de la naissance du Sauveur ». Cette phrase sera éternelle.</p>
<p style="text-align: justify;">« Un Sauveur vous est né ».</p>
<p style="text-align: justify;"> Ce Sauveur fut annoncé, vous le savez,  dès l’origine des temps, dès la consommation du péché originel. Il fut promis par Dieu aux Patriarches pour soutenir leur foi et leur espérance. Il fut annoncé par les prophètes. Il fut décrit sous mille figures, sous mille symboles. Avant même qu’il soit au milieu de son peuple, son histoire était connue, dans les Ecritures. Il naitrait d’une Vierge, il serait du lignage de David, il naitrait dans sa cité, Bethléem, « Et toi Bethléem…c’est de toi que sortira  pour moi, Celui qui doit être le dominateur en Israël dont l’origine est antique et remonte aux jours de l’éternité ». C’est Michée qui le prophétisait. (Michée 5 2-3) C’est là, du reste, à Bethléem, que les mages le trouveront selon ce que les Scribes et Pharisiens, scrutant encore les Ecritures, dirent à Hérode, qui s’inquiétait déjà de la royauté de cet enfant. Et Roi, il le sera, Cela fut annoncé. Il le confessera même, un jour, devant Pilate. Oui, aux disciples d’Emmaüs, il expliquera les Ecritures et « commençant par Moïse, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait » (Lc 24 27)</p>
<p style="text-align: justify;"> Tout cela vous le savez un peu mieux après les quatre homélies du Temps de l’Avent que vous avez entendu.</p>
<p style="text-align: justify;"> Vous savez également qu’il est le Sauveur. C’est ainsi que l’Ecriture nous présente cet enfant de la crèche. C’est ainsi que Zacharie, le père de Saint Jean Baptiste, le décrit dans son merveilleux cantique, le jour de la circoncision de Jean. C’est ainsi que Jean Baptiste, lui-même, le présente à ses propres disciples : « Ecce agnus Dei, ecce qui tollit peccata mundi ». C’est ainsi que le reçoit sainte Elizabeth en accueillant sa cousine, Notre Dame. C’est ainsi aussi que ND le confesse en réponse à la salutation d’Elisabeth. « Mon âme glorifie le Seigneur et mon esprit trésaille de joie en Dieu, mon Sauveur » (Lc 1 46). C’est ainsi que le prophète Siméon le reçut dans ses bras alors que ses parents le présentaient au Temple pour satisfaire à la loi juive.  Je peux m’en aller en paix « car mes yeux ont vu votre salut que vous avez préparé devant tous les peuples pour être la lumière qui éclairera les nations et la gloire de votre peuple d’Israël ».(Lc  2 31)</p>
<p style="text-align: justify;"> Mais en cette nuit de Noël essayons de pénétrer un peu le mystère de Noël. Essayons de comprendre en quoi il est notre Sauveur et comment il est notre Sauveur.</p>
<p style="text-align: justify;">En quoi est-il notre Sauveur ? Il est notre Sauveur parce que ayant assumé notre humanité, il nous confère sa divinité. C’est le but dela Nativité, du mystère de l’Incarnation.</p>
<p style="text-align: justify;"> En quoi est-il notre Sauveur ? Il est notre Sauveur parce qu’il a pris une chair passible et qu’en elle il pourra expier, mériter et satisfaire à la justice de Dieu. C’est ainsi que la chair du Christ qu’il assume en cette nuit, deviendra pour nous l&#8217;instrument de notre salut.</p>
<p style="text-align: justify;"> Répondons, cette nuit, à la première question : Jésus est notre Sauveur parce qu’il assuma notre nature humaine.</p>
<p style="text-align: justify;"> Transportons-nous à la grotte de Bethléem. Comme les bergers nous voyons qu’un enfant vient de naître. Il tient la vie d’une femme de Nazareth, du nom de Marie. C’est un fils d’Adam, comme nous. Nous connaissons sa généalogie. Saint Mathieu nous la donne. Saint Luc aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà ce qui apparaît aux sens. Bien des juifs n’ont voulu voir que cela. C’est le fils du charpentier. « Nonne hic est fabri filius » ?</p>
<p style="text-align: justify;"> Mais aux yeux de la foi, il possède aussi la vie divine. Cet enfant est le propre Fils de Dieu. Il est le Verbe, la seconde Personne dela Trinité. Ilestla Vie.  Jésusle confesse : « Sicut Pater habet vitam in semetipso, sic dedit et Filio habere vitam in semetipso ». Il possède la nature divine avec toutes ses perfections infinies. C’est à cette filiation divine que s’adresse notre adoration. La messe de minuit nous le fait entendre : « Dominus dixit ad me : Filius meus es tu, ego hodie genui te ».</p>
<p style="text-align: justify;"> Le Père contemple son Fils maintenant incarné. Le Fils pour s’être fait homme n’en reste pas moins Dieu. Devenu fils de l’homme, il demeure Fils de Dieu. Le Christ est égal et « consubstantiel au Père », « Dieu de Dieu, Lumière de lumière ». « Par Lui, toutes choses ont été faites et rien n’a été fait sans lui ». C’est Lui qui tira tout de son néant.</p>
<p style="text-align: justify;">Adorons ce Verbe incarné pour nous. « Christus natus est nobis, venité adoremus ».</p>
<p style="text-align: justify;"> Voilà ce que nous dit la foi.</p>
<p style="text-align: justify;">Soyons plus précis encore.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi il y a deux vies en cet enfant de la crèche. Deux vies indissolublement unies, unies d’une manière ineffable, car la nature humaine appartient au Verbe d’une appartenance telle qu’il n’y a qu’une seule personne, celle du Verbe.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette nature humaine est parfaite. Rien de ce qui touche à son essence ne lui manque. Il a une âme comme la notre, un corps semblable au notre ; des facultés, intelligence, volonté, imagination, sensibilité,  semblables aux notres. Il est bien l’un des nôtres. Seul le péché lui sera inconnu. Parfaite en elle-même, cette nature humaine gardera son activité propre. Entre la vie divine et la vie humaine, il n’y a ni mélange ni confusion. Le Verbe en devenant homme reste ce qu’il est. Ainsi le divin en lui n’absorbe pas l’humain, l’humain n’amoindrit pas le divin. Et l’union des deux natures est telle qu’il n’y a pourtant qu’une seule personne, la personne divine et que la nature humaine appartient au Verbe ;  elle est l’humanité propre du Verbe.</p>
<p style="text-align: justify;"> Tel est la foi de Chalcedoine. « <em>Suivant donc les saints Pères, nous enseignons tous unanimement que nous confessons un seul et même Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, le même parfait en divinité, et le même parfait en humanité, le même vraiment Dieu et vraiment homme (composé) d&#8217;une âme raisonnable et d&#8217;un corps, consubstantiel au Père selon la divinité et le même consubstantiel à nous selon l&#8217;humanité, en tout semblable à nous sauf le péché, avant les siècles engendré du Père selon la divinité, et aux derniers jours le même (engendré) pour nous et pour notre salut de la Vierge Marie, Mère de Dieu selon l&#8217;humanité, un seul même Christ, Fils du Seigneur, l&#8217;unique engendré, reconnu en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation, la différence des deux natures n&#8217;étant nullement supprimée à cause de l&#8217;union, la propriété de l&#8217;une et l&#8217;autre nature étant bien plutôt sauvegardée et concourant à une seule personne et une seule hypostase, un Christ ne se fractionnant ni se divisant en deux personnes, mais en un seul et même Fils, unique engendré, Dieu Verbe, Seigneur Jésus-Christ</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;"> Ainsi, selon la foi de Chalcedoine, il est vrai de dire que Dieu nous emprunte notre nature humaine pour se l’unir dans une union personnelle.</p>
<p style="text-align: justify;"> Mais que va nous donner Dieu en échange ?</p>
<p style="text-align: justify;"> Le Verbe, en retour, va nous donner une participation réelle et intime à sa nature divine. Il nous fait part de sa divinité. Il nous rend participant de sa nature divine.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans doute cette participation à la nature divine avait été donnée à Adam avec tout le cortège splendide des privilèges. Mais le péché d’Adam lui avait fait tout perdre et la grâce sanctifiante et les dons préternaturels, et pour lui et pour sa descendance.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pour rétablir cette participation divine que le Verbe s’est incarné. C’est pour nous rouvrir la route du ciel ; c’est pour nous rendre part à sa vie éternelle que le Verbe s’est fait homme. Cet enfant est la Vie.« <em>Ego sum Vita</em> ». C’est pour cela qu’Il vient : « <em>Ego veni <strong>ut</strong> vitam habeant</em> ». C’est pour nous que cet enfant est né. C’est à nous que le Fils est donné : « <em>Puer natus est nobis et Filius datus est Nobis ».  </em>Et en nous faisant participer de sa Vie, il nous rendra enfants de Dieu. C’est ce que confesse saint Paul : «<em> Lorsqu’est venu la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, formé d’une femme,  afin de nous conférer l’adoption divine</em> » (Gal 4 4-5). Ce que le Christ est par nature : Fils de Dieu, nous le sommes par grâce et miséricorde. «<em> Natus hodie Salvator mundi, divinae nobis generationis  est auctor</em> ». (Post. Com. De la messe du jour de Noël).</p>
<p style="text-align: justify;"> Ainsi le mystère de l’incarnation, c’est cela : Le Verbe nous emprunte notre nature pour nous communiquer sa divinité. Il prend une vie humaine pour nous donner part à sa vie divine. Saint Augustin dit merveilleusement : «<em> Factus est Deus homo, ut homo fieret Deux </em>».</p>
<p style="text-align: justify;"> Dès lors sa naissance humaine devient le moyen de notre naissance à la vie divine.</p>
<p style="text-align: justify;"> Et lors de la messe du jour, nous essaierons  de  mieux comprendre comment s’accomplit ce merveilleux échange : comment cet enfant qui est le Verbe incarné nous rend participants de sa nature divine ?  Et nous répondrons ici encore :  par son humanité, en tant que par son humanité, il nous rend Dieu visible et qu’il rend Dieu passible.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p align="center"><strong>Messe de Noël</strong></p>
<p align="center"><strong> </strong><span style="color: #cc0000;"><strong>Messe du jour.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"> « A tous ceux qui l&#8217;ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu à ce qui croient en son nom, Qui non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l&#8217;homme, mais de Dieu sont nés. Et le Verbe s&#8217;est fait chair, et il a habité parmi nous, (et nous avons vu sa gloire, gloire comme celle qu&#8217;un fils unique tient de son Père) tout plein de grâce et de vérité….et c&#8217;est de sa plénitude, que nous avons tous reçu, et grâce sur grâce; parce que la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.  Dieu, personne ne le vit jamais: le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c&#8217;est lui qui l&#8217;a fait connaître ».</p>
<p style="text-align: justify;"> Que ces phrases de saint Jean, dans son Prologue,  sont sublimes.</p>
<p style="text-align: justify;">Là, nous avons tout l’Evangile, sa substance, sa finalité, toute sa raison d’être. Là, nous est enseignée la mission du Fils, la mission du Verbe de Dieu fait chair : « A tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfant  de Dieu ». Quelle grâce ! D’ennemis de Dieu que nous étions, depuis la prévarication d’Adam,  nous voilà faits « enfants de Dieu », dans et par la foi en ce Fils unique de Dieu. Oui ! De sa plénitude, nous avons tout reçu « et grâce sur grâce ». Il nous a fait connaitre Dieu le Père – et ce n’est pas la moindre des grâces &#8211; nous permettant dès lors de marcher comme Dieu, de marcher sur les voies de la sainteté: « Dieu, personne ne le vit jamais: le Fils unique, qui est dans le sein du Père c&#8217;est lui qui l&#8217;a fait connaître ».</p>
<p style="text-align: justify;"> Telle est la finalité de l’Incarnation.</p>
<p style="text-align: justify;">- Nous faire renaître à la vie divine.  « A tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfant  de Dieu ».</p>
<p style="text-align: justify;">- Nous faire connaître Dieu et sa sainteté et ainsi les voies du salut.  « Dieu, personne ne le vit jamais: le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c&#8217;est lui qui l&#8217;a fait connaître ».</p>
<p style="text-align: justify;">Telles seront les deux idées que je voudrais développer devant  vous en cete messe.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette nuit nous avons affirmé cette finalité, cette renaissance à la vie divine. Maintenant il faut essayer de comprendre comment cet enfant qui est le Verbe incarné nous rend  participants de sa vie divine ?</p>
<p style="text-align: justify;">Nous vous avions suggéré la réponse en cette nuit de Noël. Comment ? Par son humanité. L’humanité que le Verbe nous emprunte va lui servir d’instrument pour nous communiquer sa divinité.</p>
<p style="text-align: justify;">Et cela pour deux raisons : </p>
<p style="text-align: justify;">-<span style="text-decoration: underline;">son humanité nous rend Dieu visible</span>. « Dieu, personne ne le vit jamais: le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c&#8217;est lui qui l&#8217;a fait connaître ».</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">-son humanité nous rend Dieu passible</span>, capable ainsi d’expier et de mériter pour nous<span style="text-decoration: underline;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">L</span>a première idée :</p>
<p style="text-align: justify;">L’humanité assumée par le Verbe nous rend Dieu visible. C’est ce qu’affirme saint Paul : « La grâce de Dieu notre Sauveur est apparue à tous les hommes », sa bénignité, son humanité, dira même saint Paul, sont apparues en cette nuit dans le Fils. Et saint Jean est aussi formel : « et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous ». L’Incarnation rend Dieu présent au milieu de nous. Saint Jean insiste : « Ce qui était dès le commencement  ce que nous avons entendu,  ce que nous avons vu de nos yeux,  ce que nous avons contemplé  et ce que nos mains ont touché, du Verbe de vie,  &#8211; carla Viea été manifestée, et nous l&#8217;avons vue,  et nous lui rendons témoignage,  et nous vous annonçonsla Vieéternelle,  qui était dans le sein du Père  et qui nous a été manifestée &#8211; ce que nous avons vu et entendu, nous nous l&#8217;annonçons,  afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous,  et que notre communion soit avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous vous écrivons ces choses, afin que votre joie soit complète ».</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle joie en effet est de voir Dieu se manifestant, non dans l’éclat de sa puissance – nous en pourrions être effrayés – mais sous le voile d’une humanité humble, pauvre, faible, que nous pouvons voir et toucher. Le vrai Dieu, c’est le Christ qui vient à nous dans la pauvreté, et l’humilité. Il est pourtant la « splendeur de la gloire du Père éternel ». En moi, vous apprendrez à connaître la sagesse de Dieu, à connaître sa miséricorde. C’est ainsi qu’il nous instruit sur Dieu, de Dieu. Nous aurons qu’à écouter ce Fils pour savoir ce que Dieu veut de nous. Notre sainteté. « Haec voluntas Dei, sanctificatio vestra ». Dieu le Père le confessera : « Voici mon Fils bien aimé, écoutez le. ». Il nous suffira d’entendre le Verbe fait chair pour connaître la volonté du Père. Il nous suffira  de voir le Verbe fait chair pour connaître l’exemplaire que nous devons suivre. Il est la voie, la vérité et la vie. « Ego sum via, et veritas et vita ». Il est la voie du salut… L’humanité du Christ est la voie du salut. Ecoutez le et vous vivrez.</p>
<p style="text-align: justify;"> L’humanité rend Dieu visible, disons-nous. Mais surtout,  elle rend Dieu passible</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ma deuxième idée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le péché originel qui a détruit la vie divine en nous,  exigeait une satisfaction, une expiation sans laquelle il était impossible que la vie divine  nous soit rendue.</p>
<p style="text-align: justify;">Simple créature, l’homme ne pouvait donner une satisfaction pour une offense d’une malice infinie. Or la malice du péché originel était infinie puisque la dignité offensée est infinie. Dieu. La malice d’une faute se prend de la dignité de la personne offensée. Plus la personne offensé est digne plus la malice est grande. Dieu étant d’une dignité infinie, tout péché contre Dieu est infini dans sa malice. D’autre part, la divinité ne peut ni souffrir ni expier. Mais Il faut que le péché soit effacé pour que Dieu puisse nous communiquer sa vie. Alors comment Dieu va-t-il résoudre le problème ? En envoyant son Fils unique dans la chair.  Considérez l’enfant de la crèche, c’est le Verbe fait chair.  Son humanité est passible. C’est elle qui souffrira, qui expiera. Ces souffrances, ces expiations qui sont toutes de la nature humaine, appartiendront, selon un certain aspect, au Verbe. Dès lors elles emprunteront à la personne divine une valeur infinie qui suffira  à détruire le péché, à satisfaire la justice de Dieu et à expier pour tous les péchés du monde. Le Verbe prend une nature humaine pour trouver en elle de quoi souffrir, de quoi expier, de quoi mériter, de quoi nous justifier. C’est par la chair que l’homme s’est détourné de Dieu. C’est en se faisant chair que Dieu délivre l’homme. La chair que revêt le Verbe de Dieu deviendra, pour toute chair, l’instrument du salut. Sans doute, il faudra attendre l’immolation du Calvaire pour que l’expiation soit complète ; mais c’est dès le premier instant de son Incarnation que le Christ a accepté d’accomplir la volonté de son Père et de s’offrir en victime pour le genre humain. C’est à la crèche qu’il inaugure cette existence de souffrance qu’il a voulu vivre pour notre salut. Le terme est le Golgotha. Voilà pourquoi on parle de l’incarnation rédemptrice. « <em>Et incarnatus est propter nostram salutem </em>», disons nous dans le Credo. Mais la crèche est déjà l’œuvre rédemptrice dans son principe. Voilà pourquoi, dans la solennité de Noël, l’Eglise attribue notre salut à la naissance du Fils de Dieu. : « O Seigneur, que la nouvelle naissance de votre Fils dans la chair nous délivre de l’ancienne servitude qui nous tenait captifs sous le joug du péché » (Oraison de la messe du jour). Voilà pourquoi dans le temps de Noël, il sera constamment parlé de « délivrance », de « rédemption », de « salut » «  de vie éternelle ». C’est par son humanité que le Christ est « pontife ». Il fait donc le pont entre Dieu et les hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, MBCF, si nous sommes attentifs à ce que nous venons de dire et que je voudrais résumer en terminant, nous comprendrons le <span style="text-decoration: underline;">comment de notre salut.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Comment sommes nous sauvés ? Je réponds : par l’humanité sainte assumée par le Verbe de Dieu. Cette humanité sert au Verbe de Dieu d’instrument, non seulement pour nous instruire et nous faire connaître la voie du salut et son mode, mais encore et surtout pour nous relever, pour nous vivifier et nous rendre en Lui, agréable à son Père, lui,  ayant expié pour nous en son humanité sainte.</p>
<p style="text-align: justify;"> Oh ! Merveilleuse Incarnation Oh ! Merveilleux plan divin. Oh ! Merveilleuse miséricorde qui nous donna un si grand rédempteur que j’adore.</p>
<p><strong> </strong></p>


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		<title>« Et toute chair verra le salut de Dieu »</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 21:19:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[4ème dimanche de l’Avent. « Et toute chair verra le salut de Dieu » Cette phrase de l’Evangile de Saint Luc me servira bien pour introduire mon propos de ce dimanche. Je voudrais en effet le centrer –ce propos- sur la notion de salut, de Sauveur. Nous arrivons tout près de Noël, tout près de [...]

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<li><a href='http://www.revue-item.com/5413/saint-jean-baptiste/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Saint Jean Baptiste'>Saint Jean Baptiste</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>4ème dimanche de l’Avent.</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>« Et toute chair verra le salut de Dieu »<a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/La_nativite.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5439" title="La_nativite" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/La_nativite-300x244.jpg" alt="" width="300" height="244" /></a></strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Cette phrase de l’Evangile de Saint Luc me servira bien pour introduire mon propos de ce dimanche. Je voudrais en effet le centrer –ce propos- sur la notion de salut, de Sauveur.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous arrivons tout près de Noël, tout près de la nativité de NSJC. Il est important de nous rappeler ce qui fait la raison de la joie de la Nativité, ce qui fait la joie de l’Eglise et des fidèles, en cette Nativité. Ce ne sont pas fondamentalement et d’abord les cadeaux que l’on offre légitimement. aux enfants et aux grands. Non ! Ces cadeaux sont seulement la conséquence de la joie de la Nativité. Ils veulent la manifester ! La raison de la joie de la Nativité, c’est essentiellement le Messie qui est le Sauveur. Jésus est le Messie. Il est au cœur du plan d’amour divin. Il fut annoncé par les patriarches, les prophètes. Il fut figuré dans l’Ancien Testament de différentes manières et tout particulièrement par la figure de l’Agneau pascal, comme nous avons pu le voir ces deux derniers dimanches. Si la joie est grande, c’est que la Messie est tout proche. La « plénitude des temps » est accomplie. L’heure est venue où tout ce qui fut annoncé par les prophètes doit s’accomplir.<br />
Eh bien ! En ce temps là, « la parole de Dieu se fit entendre à Jean Baptiste, fils de Zacharie, dans le désert ». « Il vint dans toute la région du Jourdain » et là, donna son témoignage.</p>
<p style="text-align: justify;">De ce témoignage, son père Zacharie en avait déjà précisé l’objet : « Et toi petit enfant…tu marcheras devant la face du Seigneur pour lui préparer les voies, pour donner à son peuple la connaissance du salut dans le pardon de ses péchés, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, par lesquelles le Soleil levant nous a visité d’en haut, pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort et pour diriger nos pas dans la voie de la paix » (Mt 1 76)<br />
Voilà ce que Saint Jean Baptiste annonça au peuple. Voilà ce qu’il nous dit de ce Messie qui vient. Et dimanche dernier, je me permettais de vous haranguer, Fidèles de Rolleboise, pour attirer votre attention, précisément sur la mission du Messie. Il est venu, il vient pour réaliser « le salut dans le pardon des péchés ». Le « pardon » est donc là, à nos portes. Ce salut vient tout droit « des entrailles de la miséricorde de notre Dieu », que ce Sauveur, est comme « le Soleil levant – oriens ex alto &#8211; qui, en conséquence, éclaire « ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort » et peut ainsi « diriger nos pas dans la voie de la paix ».<br />
C’est lui, le Baptise qui porte témoigner que la lumière et la vérité ont enfin paru sur la terre. Ce que dit saint Jean, l’Apôtre : « Il y eut un homme, envoyé de Dieu; son nom était Jean. Celui-ci vint en témoignage, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui: non que celui-ci fût la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière ». « Ut testimonium perhiberet de lumine ».<br />
Et c’est pourquoi, à la différence de tous les autres prophètes, seul, lui, saint Jean Baptiste, le désignera du doigt. Sa mission est très claire: il doit « montrer du doigt l’Agneau de Dieu ». « Voici l’Agneau de Dieu ». Voici celui qui est l’objet de nos désirs : parce qu’il doit effacer les péchés du monde : « Ecce Agnus Dei qui tollit peccata mundi».<br />
« Vous ne le connaissez pas encore, quoiqu’il soit, déjà, au milieu de vous ». « Il est plus grand que moi, car il était avant moi ; il est si grand que je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure ; si grand que j’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et se reposer sur Lui ; je l’ai vu et je rends témoignage que c’est Lui qui est le Fils de Dieu » (Jn 1 26-27, 32 et 34) Que dira-t-il encore ? « Il vient du ciel, il est au dessus de tous ; et ce qu’il a vu et entendu, il en rend témoignage ; celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas son Esprit avec mesure ; le Père aime le Fils et il a remis toutes choses entre ses mains. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la Vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jn 3 31)<br />
Ce sont les dernières paroles du Précurseur, avant qu’il ne reçoive le coup mortel. Il affirme que ce Messie, ce Jésus, cet « Agneau de Dieu » a la vie en lui-même, mieux est la vie et qu’il donne la vie, la vie éternelle à qui croit en Lui.. Mais cette vie éternelle, c’est le salut.<br />
Voilà pourquoi saint Luc citant le prophète Isaïe, affirme que « toute chair verra le salut de Dieu ». Voilà Noël. Voila le sens de Noël. Noël c’est le sauveur qui est là vivant dans la crèche, visible dans la crèche.<br />
Et voilà pourquoi ND, Jésus en son sein, chante dans son Magnificat ces très belles strophes : « Mon âme glorifie le Seigneur et mon esprit trésaille de joie en Dieu, mon Sauveur…son nom est saint et sa miséricorde se répand d’âge en âge sur ceux qui le craignent ; il a pris soin d’Israël, son serviteur, se ressouvenant de sa miséricorde, de sa miséricorde envers Abraham et sa race, pour toujours ». (Lc 1, 47…54). Et cette miséricorde s’exprime en l’Agneau pascal. Nous avons dit avec Zacharie : Ce salut vient tout droit « des entrailles de la miséricorde de notre Dieu ».<br />
Et voilà pourquoi, le vieillard Siméon , prenant l’enfant Jésus dans ses mains, alors que ses parents étaient venu au Temple pour accomplir toute loi, dit : bénissant Dieu: « C’est maintenant, Seigneur, que, selon votre parole vous laissez votre serviteur s’en aller en paix; car mes yeux ont vu le salut, que vous avez préparé à la face de tous les peuples, lumière qui doit éclairer les nations et gloire d&#8217;Israël, votre peuple ».(Lc 2 29-32)<br />
« Mes yeux ont vu le salut ».<br />
Si donc il en est ainsi, quelle attitude convient-il d’avoir devant cet enfant de la crèche, devant « cet Agneau de Dieu » qui nous donne le salut? Rien d’autre que celle que les élus du Ciel ont devant l’Agneau. A savoir l’adoration, la louange. Ecoutez : « Et je vis, et voici qu&#8217;au milieu du trône et des quatre animaux, et au milieu des vieillards, un Agneau était debout: il semblait avoir été immolé; il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu envoyés par toute la terre. Il vint, et reçut le livre de la main droite de Celui qui était assis sur le trône. Quand il eut reçu le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l&#8217;Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d&#8217;or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : &nbsp;&raquo; Vous êtes digne de recevoir le livre et d&#8217;en ouvrir les sceaux; car vous avez été immolé et vous avez racheté pour Dieu, par votre sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ; et vous les avez faits rois et prêtres, et ils régneront sur la terre. &nbsp;&raquo; Puis je vis, et j&#8217;entendis autour du trône, autour des animaux et des vieillards, la voix d&#8217;une multitude d&#8217;anges, et leur nombre était des myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d&#8217;une voix forte : &nbsp;&raquo; L&#8217;Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l&#8217;honneur, la gloire et la bénédiction. &nbsp;&raquo; Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre et dans la mer, et toutes les choses qui s&#8217;y trouvent, je les entendis qui disaient : &nbsp;&raquo; A Celui qui est assis sur le trône et à l&#8217;Agneau, louange, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles! » Et les quatre animaux disaient : &nbsp;&raquo; Amen ! &nbsp;&raquo; Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent [Celui qui vit aux siècles des siècles].<br />
Mais encore :<br />
« Après cela, je vis une foule immense que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue. Ils étaient debout devant le trône et devant l&#8217;Agneau, vêtus de robes blanches et tenant des palmes à la main. Et ils criaient d&#8217;une voix forte, disant : « Le salut vient de notre Dieu qui est assis sur le trône, et a l&#8217;Agneau ! » Et tous les anges se tenaient autour du trône, autour des vieillards et des quatre animaux; et ils se prosternèrent sur leurs faces devant le trône, en disant : « Amen! La louange, la gloire, la sagesse, l&#8217;action de grâces, l&#8217;honneur, la puissance et la force soient à notre Dieu, pour les siècles des siècles! » « Alors un des vieillards, prenant la parole me dit: &nbsp;&raquo; Ceux que tu vois revêtus de ces robes blanches qui sont-ils, et d&#8217;où sont-ils venus? « Je lui dis : « Mon Seigneur, vous le savez ». Et il lui dit &nbsp;&raquo; Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l&#8217;Agneau. C&#8217;est pour cela qu&#8217;ils sont devant le trône de Dieu et le servent jour et nuit dans son sanctuaire. Et Celui qui est assis sur le trône les abritera sous sa tente; ils n&#8217;auront plus faim, ils n&#8217;auront plus soif; l&#8217;ardeur du soleil ne les accablera plus, ni aucune chaleur brûlante; car l&#8217;Agneau qui est au milieu du trône sera le pasteur et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. ».<br />
Est-ce assez, MBCF, pour vous encourager à nourrir de tels sentiments dans vos cœurs à l’approche de Noël.</p>


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		<title>Saint Jean Baptiste</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Dec 2011 16:07:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[Troisième dimanche de l’Avent. Saint Jean Baptiste Dimanche dernier, nous avons contemplé la belle figure de « l’Agneau pascal ». Et nous vous avons dit que parmi toutes les figures de l’AT qui annonçaient le Messie, &#8211; comme celle du serpent d’airain, celle du bouc émissaire, &#8211; il y en avait une qui surpassait toutes [...]

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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>Troisième dimanche de l’Avent.</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>Saint Jean Baptiste</strong></span></p>
<p><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/Saint-Jan-Baptiste-de-Léonard-de-Vinci.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5416" title="Saint Jan Baptiste de Léonard de Vinci" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/Saint-Jan-Baptiste-de-Léonard-de-Vinci.jpg" alt="" width="200" height="255" /></a>Dimanche dernier, nous avons contemplé la belle figure de « l’Agneau pascal ». Et nous vous avons dit que parmi toutes les figures de l’AT qui annonçaient le Messie, &#8211; comme celle du serpent d’airain, celle du bouc émissaire, &#8211; il y en avait une qui surpassait toutes les autres figures, c’était celle de l’ « Agneau pascal ».</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le peuple hébreu est en esclavage en Egypte, avions nous rappelé. Dieu prend pitié des souffrances que supporte son peuple par un Pharaon injuste. Il décide de l’en délivrer. Il commande à Moïse : que « chacun prenne un agneau par famille et par maison ». Cet agneau doit être « sans tache ». Vous prendrez de son sang et vous le mettrez sur « le haut des portes des maisons ». « Je passerai cette nuit-là par l’Egypte ; je frapperai dans le pays des égyptiens tous les premiers-nés depuis l’homme jusqu’aux bêtes, moi qui suis le Seigneur ». « Et le sang dont seront marquées les maisons où vous demeurerez servira de signe à votre égard. Je verrai ce sang et je passerai vos maisons et la plaie de mort ne vous touchera point lorsque je frapperai toute l’Egypte » (Ex 12)</p>
<p style="text-align: justify;">C’est donc au sang de l’agneau immolé, disions nous, et non à leur propre mérite que les hébreux doivent vie et liberté.</p>
<p style="text-align: justify;">Innocence de l’agneau ! Immolation de l’agneau! C’est à ces derniers titres surtout que l’agneau a mérité d’être le symbole du Christ. Lui est l’innocence même. Il est « sans tache » ! « Qui de vous me convaincra de péché ». Et il s’immola lui-même. Et son sang, comme celui de l’agneau pascal, libérera son peuple de ses péchés.<br />
Il est, Lui, parce que le Christ, parce que l’unique Fils de Dieu fait homme dans le sein de la Vierge Marie, Il est le véritable « Agneau pascal ». C’est ce que confesse merveilleusement l’évêque de Sardes, Méliton de Sardes, dans son merveilleux poème sur la Pâque :<br />
« Conduit comme un agneau et immolé comme une brebis, il nous a délivrés de l&#8217;idolâtrie du monde comme de la terre d&#8217;Egypte; il nous a libérés de l&#8217;esclavage du démon comme de la puissance de Pharaon; il a marqué nos âmes de son propre Esprit, et de son sang les membres de notre corps.<br />
« C&#8217;est lui qui a plongé la mort dans la honte et qui a mis le démon dans le deuil, comme Moïse a vaincu Pharaon. C&#8217;est lui qui a frappé le péché et a condamné l&#8217;injustice à la stérilité, comme Moïse a condamné l&#8217;Egypte.<br />
« C&#8217;est lui qui nous a fait passer de l&#8217;esclavage à la liberté, des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, de la tyrannie à la royauté éternelle, lui qui a fait de nous un sacerdoce nouveau, un peuple choisi, pour toujours. C&#8217;est lui qui est la Pâque de notre salut.<br />
« C&#8217;est lui, (le Christ), l&#8217;agneau muet; c&#8217;est lui, l&#8217;agneau égorgé; c&#8217;est lui qui est né de Marie, la brebis sans tache ; c&#8217;est lui qui a été pris du troupeau, traîné à la boucherie, immolé sur le soir, mis au tombeau vers la nuit. Sur le bois, ses os n&#8217;ont pas été brisés; dans la terre, il n&#8217;a pas connu la corruption; il est ressuscité d&#8217;entre les morts et il a ressuscité l&#8217;humanité gisant au fond du tombeau ».<br />
Voilà la belle figure de l’Agneau pascal.<br />
Voilà son rôle, un rôle surtout de libérateur. Libérateur de la terre d’Egypte. Libérateur du péché et de l’esclavage de Satan.<br />
Voilà ce qui sera annoncé, expliqué par saint Jean-Baptiste, le Précurseur, d’une manière merveilleuse. Il le montrera du doigt, en disant à la foule : « Voici l’Agneau de Dieu, voici, Celui qui efface le péché du monde » (Jn 1 29) et libère de l’esclavage de Satan.<br />
C’est ce que qu’il nous faut voir aujourd’hui.<br />
Nous avons dit que Dieu qui avait, dès la chute originel, promis un Sauveur prépara dans le temps, la venue de ce Sauveur, de ce Messie. C’est toute la raison de l’AT. Par une économie pleine de sagesse et de miséricorde, Dieu n’a dévoilé cet ineffable mystère du Messie que petit à petit. Il révéla ses traits, sa figure, son rôle, d’abord par la bouches des Patriarches, puis par celles des Prophètes, puis par la multiplicité des symboles. Quand l’humanité fut suffisamment préparée, par tout cela, et que « la plénitude des temps » fut arrivée, le Verbe de Dieu apparut lui-même pour nous instruire. C’est ce que dit explicitement saint Paul aux Hébreux : « Après avoir à plusieurs reprises et en diverses manières, parlé autrefois à nos pères par les Prophètes, Dieu dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils» (Hb 1-2).<br />
Quand cette plénitude des temps est arrivée, Dieu couronna toutes ses préparations par l’envoi de saint Jean Baptiste, le dernier des prophètes, le plus grand. C’est ce que NSJC confessa lui-même devant les Juifs. « Jésus se mit à dire aux foules au sujet de Jean : « Qu&#8217;êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité par le vent? Qu&#8217;êtes-vous donc allé voir? Un homme vêtu d&#8217;habits somptueux? Mais ceux qui portent des habits somptueux se trouvent dans les demeures des rois. Mais qu&#8217;êtes-vous allés (voir)? Un prophète? Oui, vous dis-je, et plus qu&#8217;un prophète ». Plus grand qu’Abraham, plus grand que Moise, plus grand que David. Il est le plus grand de tous les enfants des hommes. C’est ce que dit Jésus : « En vérité, je vous le dis, parmi les fils de la femme, il ne s&#8217;en est pas levé de plus grand que Jean le Baptiste ».<br />
Pourquoi cela ?<br />
Parce que Dieu veut en faire le héraut par excellence, le propre précurseur de son Fils bien aimé. C’est ce que confesse son père Zacharie qui parle sous l’influence du Saint Esprit : « Et toi petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; car tu marcheras devant la face du Seigneur pour lui préparer les voies, pour donner à son peuple la connaissance du salut dans le pardon de ses péchés, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, par lesquelles le Soleil levant nous a visité d’en haut, pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort et pour diriger nos pas dans la voie de la paix » (Mt 1 76)<br />
Voilà ce que Saint Jean Baptiste aura à annoncer au peuple. Voilà ce qu’il nous dit de ce Messie qui vient. Avez-vous entendu, Fidèles de Rolleboise ? Peut-il y avoir plus belle description de la mission du Messie ? Peut-il y avoir plus grande mission pour Saint Jean Baptiste ? Il doit faire connaître « le salut dans le pardon des péchés » ; Il doit faire connaître que le « pardon » est là, à nos portes. Il doit faire comprendre que c’est ce Messie dont il est le précurseur qui porte ce salut. Il doit faire comprendre que ce salut vient tout droit « des entrailles de la miséricorde de notre Dieu », « in remissionem peccatorum eorum per viscera misericordiae Dei nostri », que ce Sauveur, est comme « le Soleil levant – oriens ex alto &#8211; qui, en conséquence, éclaire « ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort » et peut ainsi « diriger nos pas dans la voie de la paix ».<br />
C’est donc lui, Jean Baptise qui doit témoigner que la lumière et la vérité ont enfin paru sur la terre. Ce que dira saint Jean : « Il y eut un homme, envoyé de Dieu; son nom était Jean. Celui-ci vint en témoignage, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui: non que celui-ci fût la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière ». « Ut testimonium perhiberet de lumine ».<br />
Et c’est pourquoi si les prophètes antérieurs n’ont vu le Messie que de loin, lui, Baptiste, le pourra désigner du doigt. C’est pourquoi toutes les peintres représenteront Saint Jean Baptiste avec le doigt montrant « l’agneau de Dieu ». C’est le cas en particulier du saint Jean Baptiste de Léonard de Vinci qui se trouve au Louvres. Il a le doigt dirigé vers l’Agneau. C’est parfaitement théologique. Sa mission est très claire: « montrer l’Agneau de Dieu ». « Voici l’Agneau de Dieu ». Voici celui qui est l’objet de tous les désirs de la race humaine parce qu’il doit effacer les péchés du monde : « Ecce Agnus Dei ».<br />
« Vous ne le connaissez pas encore, quoiqu’il soit au milieu de vous » Medius vestrum stetit quem vos nescitis ; « Il est plus grand que moi, car il était avant moi ; il est si grand que je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure ; si grand que j’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et se reposer sur Lui ; je l’ai vu et je rends témoignage que c’est Lui qui est le Fils de Dieu » (Jn 1 26-27, 32 et 34) Que dira-t-il encore ? « Il vient du ciel, il est au dessus de tous ; et ce qu’il a vu et entendu, il en rend témoignage ; celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas son Esprit avec mesure ; le Père aime le Fils et il a remis toutes choses entre ses mains. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la Vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jn 3 31)<br />
Ce sont les dernières paroles du Précurseur, avant qu’il ne reçoive le coup mortel. Les croyez-vous Fidèles de Rolleboise. Oui ! Alors je me réjouis et j’en rends grâce à Dieu.</p>


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		<title>L&#8217;Agneau pascal</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Dec 2011 17:58:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>
		<category><![CDATA[agneau pascal]]></category>
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		<description><![CDATA[Deuxième dimanche de l’Avent L’Agneau Pascal Nous avons dit, dimanche dernier, que l’Avent est le temps de l’attente, de l’attente du Messie, de l’attente de la venue du Fils de Dieu. L’Avent est donc le temps de l’attente du mystère de l’Incarnation, de l’attente de la venue du Rédempteur. Et pourquoi l’Avent est-il le temps [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/2268/le-triduum-pascal/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Le Triduum pascal'>Le Triduum pascal</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/651/mons-pascal-nkoue-eveque-de-natitingou-au-benin/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Mons. Pascal N&#8217;Koué, évêque de Natitingou au Benin'>Mons. Pascal N&#8217;Koué, évêque de Natitingou au Benin</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5413/saint-jean-baptiste/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Saint Jean Baptiste'>Saint Jean Baptiste</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="center"><span style="color: #cc0000;"><strong>Deuxième dimanche de l’Avent</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color: #cc0000;"><strong>L’Agneau Pascal</strong></span></p>
<p><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/lagneau-pascal.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5382" title="l'agneau pascal" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/12/lagneau-pascal.jpg" alt="" width="228" height="221" /></a>Nous avons dit, dimanche dernier, que l’Avent est le temps de l’attente, de l’attente du Messie, de l’attente de la venue du Fils de Dieu. L’Avent est donc le temps de l’attente du mystère de l’Incarnation, de l’attente de la venue du Rédempteur.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Et pourquoi l’Avent est-il le temps de l’attente du mystère de l’Incarnation, du Rédempteur ?</p>
<p style="text-align: justify;">Permettez-moi une explication théologique !</p>
<p style="text-align: justify;">Parce que le péché d’Adam ne fut pas un péché qui ne toucha qu’Adam, qui ne toucha que lui et lui-seul.</p>
<p style="text-align: justify;">Non ! Le péché d’Adam  est un péché héréditaire, qui se transmet  par génération. Toute l’humanité a péché en Adam. Saint Paul l’affirme : « Par un seul homme, le péché est entré dans le  monde  et par le péché, la mort, et ainsi la mort a passé dans tous les hommes, <span style="text-decoration: underline;">tous ayant péché en lui</span> » (Rom 5 12). C’est pourquoi l’Eglise lance l’anathème, au Concile de Trente,  à celui qui soutiendrait, à Dieu ne plaise,  que la prévarication d’Adam n’a nui qu’à lui seul et non  à toute sa descendance et qu’il perdit la sainteté et la justice reçues de Dieu, pour lui seul et non aussi pour tous.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi ce péché d’Adam, même s’il est « un par son origine », « est propre à chacun » parce qu’il se transmet à tous par propagation héréditaire et non pas seulement par imitation.</p>
<p style="text-align: justify;">Or ce péché, qui est propre à chacun, est infini en malice. Il a une certaine infinité de malice, nous dit saint Thomas, parce qu’il s’oppose à une personne d’une dignité infinie –Dieu. L’offense se prend de l’offensé. Plus l’offensé est grand, plus l’offense est grande. Dieu étant infini, l’offense est infinie. Dès lors nulle créature humaine, seulement humaine, ne pourra jamais poser un acte capable de réparer l’offense, de réparer, de compenser  l’infinité de malice de l’offense qu’est le  péché originel. Tous les actes humains, même posés par la plus sainte des créatures humaines, fut-ce la sainte Vierge, ne pourront, parce que humains, et donc limités et finis, ne pourront équiparer l’infinie malice de l’offense originel.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi ce péché originel « propre à chacun » ne pourra jamais être enlevé, « par les forces de la (seule) nature humaine », comme le confirme toujours le même Concile de Trente. Il nous faut, avons-nous dit, dimanche, un acte théandrique, qui soit à la fois divin et humain. Il nous faut un Dieu-Homme. Voilà comment l’Incarnation est nécessaire pour le salut du genre humain. Le Concile de Trente le confirme encore lorsqu’il dit que ce péché originel ne peut être enlevé que par « les mérites de l’unique médiateur, notre Seigneur Jésus-Christ », vrai Dieu et vrai Homme. Dès lors il est juste de dire que NSJC est « celui qui nous a réconcilié avec Dieu dans son sang ». Il est devenu « pour nous, justice, réconciliation et rédemption » comme le dit Saint Paul aux Corinthiens (1 Co 1 30). C’est la foi de l’Eglise. C’est la foi de Pierre qui déclare dans son premier sermon : « Il n’est pas d’autre nom sous le ciel qui ait été donné aux hommes par lequel nous devons être sauvés » (Act 4 12) D’où cette parole, que nous récitons avec beaucoup de dévotion à la fin de notre messe, juste avant de recevoir NSJC, dans l’Eucharistie : « Voici l’agneau de Dieu ; voici celui qui ôte les péchés du monde » (Jn 129)</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors si nous retrouvons la justice, dans le baptême, c’est grâce à Lui, le Sauveur.</p>
<p style="text-align: justify;">Si d’enfants de colère, nous devenons enfants de Dieu, enfants bien aimés, , c’est grâce à Lui, le Rédempteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Si nous retrouvons la paix d’avec Dieu, c’est grâce à Lui. Si le « Gloria in Excelsis Deo » est véridique et si nous pouvons dire « paix sur la terre aux hommes de bonne volonté », c’est par Lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Si nous retrouvons l’héritage céleste perdu, c’est grâce à Lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Si nous pouvons chanter à Dieu « tout honneur et toute gloire, c’est «par Lui avec Lui et en Lui ».</p>
<p style="text-align: justify;">Et Dieu, dans sa sagesse, savait très bien qu’il en était ainsi : qu’un  Sauveur, qu’un Rédempteur nous était nécessaire. Et c’est pourquoi, dès le péché originel commis, parce qu’il est infiniment bon, et que le propre de la bonté est de donner, et même de se donner, et même de se sacrifier – c’est pourquoi le pélican est le symbole parfait du Sauveur qui donne jusqu’à son sang -  Oui !  Parce que le propre de l’amour est de se donner, Dieu annonça le Sauveur et formula en Lui-même  le merveilleux projet « « d’envoyer son propre Fils en ce monde pour racheter la race humaine » (Gal 4 4) perdu par le péché d’Adam. « <em>Je mettrai une inimitié entre toi et la femme et ta race et la sienne, elle t’écrasera la tête</em> » (Gen 13 15).</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi ce Fils de Dieu  incarné sera le Messie, l’envoyé. On comprend qu’il puisse être tellement  attendu des patriarches, des prophètes, de tous les justes de l’AT. Tous supplieront : « Que les cieux envoient leur rosée » ! « <em>Rorate caeli desuper et nubes pluant justum</em> » ! « Que la terre s’entr’ouve et nous donne le Sauveur » «<em> Aperiatur terra et germinet salvatorem</em> ». (Is 45 8) </p>
<p style="text-align: justify;">Et Dieu prit soin de décrire, par ses prophètes, les caractéristiques de  ce Sauveur pour nourrir la foi et l’espérance des anciens. C’est ce que nous avons vu plus particulièrement dimanche dernier. En survolant l’enseignement du prophète David et du prophète Isaïe. Nous  vous avons  fait remarquer que l’un et l’autre donnaient à ce Messie des prérogatives dont un Dieu seul peut se prévaloir mais également que tout deux décrivaient des souffrances qui font éclater son côté humain, trop humain</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons dit qu’Isaïe proclame par exemple « <em>inénarrable </em>» sa génération <em>« la génération de ce Messie qui la racontera », </em> lui donnant  des noms tous divins : « <em>On l’appellera l’Admirable, le Dieu fort, le Père du siècle avenir, le Prince de la paix. Il sera nomme Emmanuel, Dieu avec nous ». </em>Mais il affirme tout également qu’il sera « l’homme des douleurs », des souffrances l’accableront, des humiliations l’anéantiront, il sera regardé comme un lépreux, abîmé sous les opprobres, mis au rang des scélérats, enfin mené à la mort comme une brebis à la boucherie, parce que le Seigneur a voulu l’écraser dans l’infirmité.</p>
<p style="text-align: justify;">Or ces souffrances culmineront en intensité dans le sacrifice du Golgotha, sur le bois de la Croix.Etcette Croix, ce   sang seront également préfigurées dans l’AT. Trois grands symboles signifient dans l’AT les souffrances du Christ et sa Croix : le <span style="text-decoration: underline;">serpent d’airain,</span> le <span style="text-decoration: underline;">bois en forme de croix</span> sur lequel l’agneau pascal immolé devait être exposé au feu et le<span style="text-decoration: underline;"> thau</span> préservateur lors de la première destruction de Jérusalem. Jésus lui-même fit allusion au <span style="text-decoration: underline;">serpent d’airain</span> : « Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit en lui, ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ». Vous trouvez cette phrase mystérieuse  dans Saint Jean 3 14-15. Je dis que cette phrase reste mystérieuse pour celui qui ne connaît pas  l’histoire du serpent d’airain que Moïse leva dans le désert : il  suffisait pour tout hébreux de lancer un regard sur ce serpent d’airain levé en Croix pour être guéri des serpents venimeux. Ainsi de tous aujourd’hui : pour connaître le salut et être libéré de nos faites, faut-il regarder, dans la foi, ce bois dela Croix où repose le Christ.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il y a une figure de l’AT qui surpasse toutes les autres figures, c’est celle de l’Agneau pascal. Le peuple hébreu est en esclavage en Egypte. Dieu prend pitié des souffrances que supporte son peuple par un Pharaon injuste. Il décide de l’en délivrer. Il commande à Moïse : que « chacun prenne un agneau par famille et par maison ». Cet agneau doit être « sans tache ». Vous prendrez de son sang et vous le mettrez sur « le haut des portes des maisons ». « Je passerai cette nuit-là par l’Egypte ; je frapperai dans le pays des égyptiens tous les premiers-nés depuis l’homme jusqu’aux bêtes, moi qui suis le Seigneur ». «  Et le sang dont seront marquées les maisons où vous demeurerez servira de signe à votre égard. Je verrai ce sang et je passerai vos maisons et la plaie de mort ne vous touchera point lorsque je frapperai toute l’Egypte » (Ex 12)<br />
C’est au sang de l’agneau immolé et non à leur propre mérite que les hébreux doivent vie et liberté.</p>
<p style="text-align: justify;">Innocence de l’agneau ! Immolation de l’agneau! C’est à ces deux titres surtout que l’agneau a mérité d’être le symbole du Christ. Lui est l’innocence même. Il est « sans tache » ! « Qui de vous me convaincra de péché ». Et il s’immola lui-même. Et son sang, comme celui de l’agneau pascal, libérera son peuple de ses péchés.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors sera réalisée l’annonce de Jean-Baptiste, son Précurseur, qui le montrera du doigt, en disant à la foule : « Voici l’Agneau de Dieu, voici, Celui qui efface le péché du monde » (Jn 1 29) et ;libère de l’esclavage de Satan.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce  que nous verrons mieux dimanche prochain.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>


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<li><a href='http://www.revue-item.com/651/mons-pascal-nkoue-eveque-de-natitingou-au-benin/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Mons. Pascal N&#8217;Koué, évêque de Natitingou au Benin'>Mons. Pascal N&#8217;Koué, évêque de Natitingou au Benin</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5413/saint-jean-baptiste/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Saint Jean Baptiste'>Saint Jean Baptiste</a></li>
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		<title>L&#8217;Avent est le temps de l&#8217;attente</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Nov 2011 22:34:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[Premier dimanche de l’Avent  L’Avent est le temps de l’attente  L’Avent est le temps du désir, MBCF. Il est le temps de l’attente, de l’attente de la venue du Fils de Dieu, l’attente du mystère de l’Incarnation. L’Avent un temps d’attente ! Et s’il en est ainsi, c’est parce que Dieu dans sa Sagesse et sa [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/1225/predication-sur-le-mystere-de-la-nativite/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Prédication sur le Mystère de la Nativité'>Prédication sur le Mystère de la Nativité</a></li>
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<li><a href='http://www.revue-item.com/4179/il-vous-est-ne-aujourd%e2%80%99hui%e2%80%a6un-sauveur-qui-est-le-christ-seigneur/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Il vous est né aujourd’hui…un Sauveur qui est le Christ Seigneur.'>Il vous est né aujourd’hui…un Sauveur qui est le Christ Seigneur.</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><span style="color: #cc0000;"><strong>Premier dimanche de l’Avent</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color: #cc0000;"><strong> </strong><strong>L’Avent est le temps de l’attente</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><strong> </strong>L’Avent est le temps du désir, MBCF. Il est le temps de l’attente, de l’attente de la venue du Fils de Dieu, l’attente du mystère de l’Incarnation. L’Avent un temps d’attente !</p>
<p style="text-align: justify;">Et s’il en est ainsi, c’est parce que Dieu dans sa Sagesse et sa grande Bonté – car le propre de la bonté, c’est de se donner et l’Incarnation promise est le don même que Dieu fait de lui-même à l’humanité pécheresse &#8211; oui Dieu dans sa bonté a formé ce grand projet, merveilleux projet, « d’envoyer son propre Fils en ce monde pour racheter la race humaine » (Gal 4 4) perdue par le péché d’Adam et d’Eve et pour lui redonner tous ses droits à l’héritage céleste. En effet, vous vous souvenez que seul un acte théandrique, divin et humain tout à la fois, peut réparer, en toute justice, si toutefois la justice le requiert,  l’infinie malice du péché originel. L’Incarnation, un Dieu-Homme, était donc requise pour le salut du genre humain. C’est ce qu’on appelle  l’économie du salut. Or cette économie de salut, pensée en Dieu,  est restée « cachée pendant des siècles dans les profondeurs des secrets divins », ainsi que s’exprime saint Paul : « Sacramentum absconditum a saeculis in Deo » (Ephes 39) ;</p>
<p style="text-align: justify;">Ce salut ne pouvait se réaliser dès le péché originel commis, car il était convenable, nous dit saint Thomas, dans la Somme(III I 5),  que les hommes, qui avaient péché par orgueil  &#8211; <em>vous serez comme des dieux</em> – fassent l’expérience un peu prolongée de leur faiblesse et de l’étendue de leur misère et soient ainsi mis dans l’obligation de reconnaître le besoin impérieux d’un Sauveur, d’un Rédempteur et puissent ainsi aspirer de toutes leurs fibres à cette venue précieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est pourquoi toute la religion de l’Ancien Testament se résume dans ce cri des Patriarches, des prophètes et des justes : « Que les cieux envoient leur rosée » ! « <em>Rorate caeli desuper et nubes pluant justum</em> » ! « Que la terre s’entr’ouve et nous donne le Sauveur » «<em> Aperiatur terra et germinet salvatorem</em> ». (Is 45 8)  Voilà le désir du temps de l’Avent. Il le fut d’abord du temps de l’Ancien Testament.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les rites, tous les symboles, tous les sacrifices de l’Ancien Testament figurent et annoncent ce Sauveur. Il est figuré dans le sacrifice d’Isaac, Il est signifié dans la noble personne de Joseph. Il est le Moïse, des temps modernes, Moïse fut le libérateur  de son peuple de l’esclavage du Pharaon, Lui, le nouveau Moïse, le Messie, le sera, de l’esclavage du péché. Il sera « l’Agneau pascal ». Le « sacrifice du bouc émissaire » le symbolise. Il sera « l’homme des douleurs » annoncé par le prophète Isaïe. Tous cela, nous dit Saint Paul, ne sont que figures et symboles qui nous décrivent le Messie, le Sauveur. Comme le dit saint Augustin, je crois, tout l’Ancien Testament portait « le Christ dans ses flancs ». Oui l’Ancien Testament est la religion de l’attente du Messie libérateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi, MBCF, nous nous plongerons dans l’enseignement divin. Nous nous plongerons dans l’Ancien Testament pour découvrir les grands personnages de l’Avent, certains, du moins. Ce sera l’objet de la prédication de ces deux prochains dimanches. Nous réserverons les autres dimanches à Jean-Baptiste, le Précurseur. Puis à la Vierge Marie, celle qui a attendu Jésus et l’a donné au monde et enfin à  Jésus lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous savez que c’est dès le lendemain du péché de nos premiers parents, que Dieu a commencé à révéler le mystère de l’Incarnation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le péché vient d’être  commis par Adam et Eve. Ils ont entendu  et suivi la parole fatale du démon: « <em>Vous serez comme des dieux ».</em> Ils sont dans la honte et le désespoir de leur chute. Ils n’osent plus regarder vers le ciel. Et voici qu’avant même de prononcer la sentence de l’expulsion du parais terrestre, Dieu leur fait entendre les premières paroles de pardon qui nourrira leur espérance. Au lieu d’être chassés et maudits pour toujours de la présence de Dieu, comme les anges rebelles, ils auront un Rédempteur. C’est lui qui brisera la puissance que le démon vient d’acquérir sur eux. Et puisque leur chute a commencé par la prévarication d’une femme, ce sera également par une femme que le Rédempteur sera donné. « <em>Je mettrai une inimitié entre toi et la femme et ta race et la sienne, elle t’écrasera la tête</em> » (Gen 13 15). C’est ce qu’on appelle le protévangile, le premier mot du salut. C’est la première promesse de la rédemption. Après l’œuvre de la création, c’est la première révélation de l’amour de Dieu, de sa miséricorde. Dieu veut le salut de tous. C’est la première annonce de la venue de la Lumière, le premier rayon de Lumière, celle qui doit illuminer tout homme venant en ce monde. L’Incarnation est déjà mise en relation avec le péché. C’est ce que nous confessons dans notre Credo : «<em> Et incanatus est propter nostram salutem </em>»</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis cette promesse, toute la religion de la race humaine, toute la religion du peuple élu se concentrera autour de « ce rejeton de la femme », de ce « <em>semen mulieris ». </em>Et c’est pour cela que cette femme,la Nouvelle Eve, sera tant aimée parce qu’elle sut donner la vie àla Vie, à l’auteur dela Vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps passa…Et c’est alors que Dieu précise sa promesse. Il assure  aux Patriarches, Abraham, Isaac et Jacob que c’est de leur race que sortira le rejeton béni : « <em>Et benedicentur in semine tuo omnes gentes terrae</em> ». Abraham le crut, et cela lui fut compter en justice.  A Jacob mourant, il montre que c’est dans la tribu de Juda que surgira «<em> celui qui doit venir, l’objet de tous les soupirs des peuples </em>». A son peuple, choisi en Abraham, il rappellera les promesses, les renouvellera, les rendra plus claires et plus abondantes. Ce sera l’œuvre des prophètes.</p>
<p style="text-align: justify;">Et si vous parcourez les œuvres des Prophètes, vous serez frappés des contrastes avec lesquels ils décrivent la personne du  Messie. C’est saisissant. Parfois ils attribuent au Rédempteur des prérogatives qui ne peuvent convenir qu’à une Dieu, tantôt ils prédisent à ce Messie, une somme d’humiliation, de contradictions, d’infirmités, de souffrances.  C’est à peine croyable. </p>
<p style="text-align: justify;">Vous relèverez constamment ce frappant contraste.</p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple, voici David, le roi cher au cœur de Dieu, avec son beau psautier. Le Messie sera de la famille royale de David. Dieu le fait voir à David comme « <em>son fils et son Seigneur</em> » (Ps 109 1), son fils par l’humanité, qu’il empruntera un jour d’une vierge de sa famille, son Seigneur par la divinité. David le « contemple « <em>dans les splendeurs saintes, engendré éternellement avant que se lève l’aurore ; pontife suprême à l’exemple de Melchisédech, sacré pour régner sur nous par sa douceur, sa vérité et sa justice</em> » ; en un mot, « <em>Fils de Dieu lui-même, auquel toutes les nations seront données en héritage </em>» : «<em> Dominus dixit ad me : Filius meus es tu, ego hodie genui te ; postula a me et dabo tibi gentes hereditatem tuam »(</em>Ps 109 2 7-8) Saint Paul fait remarquer aux hébreux que ce sont là des prérogatives dont un Dieu seul peut se prévaloir (Hb 1 13)</p>
<p style="text-align: justify;">Mais David contemple aussi « <em>ses mains et ses pieds percés, ses habits partagés, sa robe jeté au sort ; il le voit abreuvé de fiel et de vinaigre</em> » (Ps 68 22). Puis voici de nouveau les attributs divins : « <em>Il ne sera pas atteint par la corruption du tombeau ; mais vainqueur de la mort, il s’assoira à la droite de Dieu »</em> (Ps 15 10)</p>
<p style="text-align: justify;">Nous verrons la même chose dans les prophéties d’Isaïe. Il proclame « <em>inénarrable </em>» la génération de ce Messie : <em>« la génération de ce Messie qui la racontera ».</em> Il lui donne des noms tous divins : « <em>On l’appellera l’Admirable, le Dieu fort, le Père du siècle avenir, le Prince de la paix. Il sera nomme Emmanuel, Dieu avec nous ». </em>Il le voit rendre la vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds. Il entend Dieu promettre par serment que « <em>devant ce Sauveur tout genou fléchira et que toute langue confessera sa Puissance</em> ». Et cependant ce Rédempteur, dont le prophète exalte ainsi sa gloire, des souffrances l’accableront, des humiliations l’anéantiront, il sera regardé comme un lépreux, abîmé sous les opprobres, mis au rang des scélérats, enfin mené à la mort comme une brebis à la boucherie, parce que le Seigneur a voulu l’écraser dans l’infirmité.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrastes saisissants…Grandeur ! Souffrances ! Anéantissement ! Vous pourrez le voir cher tous les prophètes.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà donc comment Dieu, en ces Prophètes, nous décrit le Messie qu’on attend ardemment et qu’on aime. Voilà comment Dieu préparait les esprits  à la révélation et à la réception du mystère ineffable du Messie, de l’Homme-Dieu. C’est ainsi qu’il s’est révélé à Saint Jean Baptiste. Et il eut foi en Lui, C’est ainsi qu’il fut présenté par l’ange Gabriel à Notre Dame. Elle eut foi en Lui. «<em> Voici que vous enfanterez un fils. Il sera grand ; on l’appellera le Fils du Très haut : le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son Père ; il règnera éternellement sur la maison de Jacob et son règne n’aura pas de fin</em> ». C’était les paroles mêmes du Roi David. Marie eut foi en la parole de l’ange. Elle dit alors : « <em>Voici la servante du Seigneur</em> ». C’est ainsi que nous l’ont reçu les Apôtres. Ils ont eu foi en Lui. C’est ainsi qu’il s’est présenté à nous. C’est ainsi que nous le recevrons, nous aussi, dans la foi.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p align="center"><strong> </strong></p>


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		<title>Le 17 octobre 1971, je recevais le sacerdoce</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 14:14:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[24ème dimanche après la Pentecôte Mon sacerdoce MBCF, c’est donc le 17 octobre 1971, en Suisse, dans le Valais, dans la petite église de Riddes, desservie à l’époque par M le curé Epinay qui, pour l’occasion, avait enlevé son autel face au peuple, &#8211; il ne le remit jamais plus -, que je reçus le [...]

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<li><a href='http://www.revue-item.com/3723/le-tres-saint-rosaire-anniversaire-de-mon-sacerdoce/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Le Très Saint Rosaire. Anniversaire de mon sacerdoce'>Le Très Saint Rosaire. Anniversaire de mon sacerdoce</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/2279/semaine-sainte-2010-le-jeudi-saint-le-sacerdoce/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Semaine sainte 2010. Le Jeudi Saint. Le sacerdoce'>Semaine sainte 2010. Le Jeudi Saint. Le sacerdoce</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>24ème dimanche après la Pentecôte</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>Mon sacerdoce</strong></span></p>
<p><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/11/le-sacerdoce.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5324" title="le sacerdoce" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/11/le-sacerdoce.jpg" alt="" width="250" height="291" /></a>MBCF, c’est donc le 17 octobre 1971, en Suisse, dans le Valais, dans la petite église de Riddes, desservie à l’époque par M le curé Epinay qui, pour l’occasion, avait enlevé son autel face au peuple, &#8211; il ne le remit jamais plus -, que je reçus le sacrement de l’ordre des mains de Mgr Lefebvre.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">C’est Dieu qui mène toute chose dans l’existence d’un chacun. Aucun événement n’est fortuit. Il faut y être attentif.</p>
<p style="text-align: justify;">17 octobre. Je devenais prêtre en la fête de sainte Marguerite Marie, religieuse au couvent de la Visitation de Paray Le Monial, la grande voyante du 17ème siècle, la confidente de NSJC, celle qui a eu, mieux que tout autre saint ou sainte, la révélation du Sacré Cœur de Jésus, symbole de l’immense charité qui anima la vie du Seigneur.</p>
<p style="text-align: justify;">Or il se trouve aussi que j’ai répondu à l’appel du Seigneur au Sacerdoce lors d’une retraite de saint Ignace, en juillet 1964, prêchée par le chanoine Roustand dans la maison du Sacré Cœur qui était juste en face de la chapelle de la Visitation où NSJC montra son cœur, ses plaies, son côté transpercé par la lance à sa bien aimé religieuse et qui lui fit entendre sa souffrance devant le mépris dont les hommes entourent sa charité brulante manifestée en sa Passion.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi j’ai toujours pensé qu’il fallait que ma vie sacerdotale, ma vie spirituelle soit dominée par la charité du Christ Jésus, que cette charité divine soit comme le leitmotiv de ma vie intérieure, de ma prédication. Que je la contemple. Que je la prêche. Que je la médite. Que j’en vive. Qu’elle anime mon sacerdoce…</p>
<p style="text-align: justify;">Et cela d’autant plus que celui qui me conférait le sacerdoce, cette évêque bien aimé et inoubliable, ce géant de la foi et de la fermeté dans ce XXème siècle en perdition, à la dérive, Mgr Lefebvre, avait comme devise épiscopale « Credidimus caritate ». « Nous avons cru à la charité » du Christ.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi ai-je toujours été très sensible à la phrase de saint Jean, phrase qui est un résumé merveilleux de notre évangile: « Dieu a tellement aimé le monde qu’il envoya son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle ». Cette phrase résonne dans mon cœur d’une manière particulière. Elle résume, vous dis-je, notre évangile. Elle affirme que la Charité de Dieu est la raison, le principe, je dirais la cause efficiente du mystère de l’Incarnation, et donc de tous les mystères, la Rédemption, la Passion, la sainte Eucharistie, la fondation de l’Eglise, raison du choix des Apôtres. C’est alors que je comprends que l’élan missionnaire de l’Eglise prend son principe dans la charité de Dieu. C’est parce que les missionnaires sont animés de la foi en cette immense charité de Dieu qu’ils vont et sont allés jadis prêcher cette Evangile. Cette phrase johannique me fait comprendre aussi que la cause finale de toutes choses, de la possession de la béatitude future, c’est encore le fruit de la charité de Dieu : « afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle ». Le Bien, de soi, se diffuse, se communique, se donne tout lui-même. Ainsi de la mère de famille. Ainsi de Dieu. Dieu se communique in fine par le don de la vie éternelle. Car qu’est-ce que la vie éternelle ? Sinon le bien même qu’est Dieu possédé pour toujours, sans crainte d’être perdu par l’âme élevée en gloire. Oui vraiment ! La charité de Dieu est au principe de toutes choses dans l’Eglise, dans son enseignement.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi ne suis-je pas étonné que le sacerdoce catholique fut institué lors de l’ultime Cène célébrée par le Seigneur entouré de ses apôtres. En effet Saint Jean nous fait comprendre que le sacerdoce est sorti du cœur de NSJC, de sa charité. En effet ne dit-il pas, ne met-il pas en exergue de tout son récit de la Passion, ces phrases merveilleuses : «Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu&#8217;à la fin » &#8211; Jusqu’au bout, totalement, absolument &#8211; , Saint Jean nous fait comprendre, oui vraiment, que l’institution du sacerdoce catholique est un effet de sa charité, tout comme l’œuvre de sa Passion, tout comme l’institution de la sainte Eucharistie, tout come le don de sa Sainte Mère : « Jean voici ta Mère », tout comme le lavement des pieds de ses disciples. Tout s’éclaire dans notre sainte religion de la charité de Dieu. Ce doit être la lumière de nos cœurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi le prêtre, qui est un « alter Christus », doit-il vivre de cette charité.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle a éclaté, oh combien, en la Passion du Christ. Aussi doit-il aimer sa messe, la messe qui perpétue sacramentellement cette Passion . Doit-il aimer la célébrer. C’est ma plus grande joie de contempler ce mystère de la Rédemption et de le célébrer sur l’autel au milieu de vous dans le silence de l’adoration. J’aime entendre, oui entendre, le silence contemplatif de votre charité à l’élévation de la sainte hostie, du saint calice…A ce silence, je conclus que la participation de vos âmes à ce mystère rédempteur est grande et fructueuse. C’est la plus belle joie du prêtre. Alors je comprends, comme le dit l’enseignement conciliaire, reprenant la pensée de Pie XII de son Encyclique « Immortale Dei » – c’est assez rare pour être une fois noté &#8211; que « la liturgie est le sommet vers lequel tend toute l’action de l’Église ». Là, dans ce silence, je sens, que vous ne faites, comme le dit encore le Concile, « qu’un seul cœur dans la piété», vivant de la « charité pressante du Christ ». Il faut absolument garder ce silence dans notre liturgie. Il permet le recueillement, l’union à Dieu, la réflexion intérieur, le don de soi pour le salut des âmes, l’union des cœurs. L’union des cœurs, fruit de la charité du Christ partagée ! Oui. C’est le cardinal Ratzinger lui-même, qui le dit dans son petit livre, « L’esprit de la liturgie » : « le silence lui-même peut souder la communauté devant Dieu » (p. 169). Que c’est vrai ! Tous les dimanches, nous en faisons l’expérience. « Il n’est pas vrai, écrivait-il, qu’il faille réciter à haute voix l’intégralité de la Prière eucharistique pour obtenir la participation de tous à cet acte central de la messe »(p. 169) … « C’est pourquoi ce n’est pas un hasard si déjà très tôt, à Jérusalem même, certaines parties du Canon étaient priées en silence et qu’en Occident la récitation silencieuse du Canon, en partie couverte par le chant méditatif, soit devenue la norme » (p 169). De cela, vos prêtres en sont les témoins « Quiconque a fait l’expérience d’une communauté unie dans la prière silencieuse du Canon sait ce que représente un silence véritable » (p. 170)</p>
<p style="text-align: justify;">Le prêtre « sait ce que représente un silence véritable ». Il représente l’union des cœurs. Il représente la charité ardente de la communauté, puisée, là encore, à la source de la Vraie Charité du Christ.</p>
<p style="text-align: justify;">17 octobre, ai-je dit. Il faut que j’ajoute 17 octobre 1971. Le 17 octobre 1971 était aussi le jour de la béatification du bienheureux Kolbe, aujourd’hui élevé sur nos autels. Mais le Père Kolbe, c’est pour moi le hérault de la Vierge Marie. Il propagea, développa en Pologne, plus particulièrement le culte au Cœur Immaculée de Marie, avec la création et la diffusion de sa « Milice mariale». Mais le Père Kolbe est aussi le saint qui se dressa contre les puissances du mal, contre les puissances communistes et du national-socialisme, &#8211; il en fut la victime à Auschwitz, le 14 août 1941 – la veille de la fête de l&#8217;Assomption – Il se dressa contre les « idéologies du mal », comme le dit Jean Paul II.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette date me fit comprendre que je devais cultiver en mon cœur de prêtre la dévotion à Notre Dame. Qu’elle était plus particulièrement ma mère : « Jean voici ta mère » Aussi, tout comme saint Jean, « Il la prit chez lui », « in sua », je comprenais que je devais la prendre chez moi, avec moi, vivre dans son intimité, dans sa contemplation. Par cette phrase et ce don de NSJC, n’est-elle pas constituée la « mère du prêtre » tout autant que « la mère de l’Eglise ». Aussi ai-je toujours rêvé avoir une dévotion mariale, grande et fervente, celle d’un enfant à l’égard de sa mère, comme celle du Père Kolbe qui écrivit une belle prière de consécration à l’Immaculée Conception: « Immaculée-Conception, Reine du ciel et de la terre, Refuge des pécheurs et Mère très aimante, à qui Dieu voulut confier tout l&#8217;ordre de la Miséricorde, me voici à tes pieds, moi N&#8230; pauvre pécheur. Je t&#8217;en supplie, accepte mon être tout entier comme ton bien et ta propriété; agis en moi selon ta volonté, en mon âme et mon corps, en ma vie et ma mort et mon éternité.</p>
<p style="text-align: justify;">Dispose avant tout de moi comme tu le désires, pour que se réalise enfin ce qui est dit de toi : « La Femme écrasera la tête du serpent » et aussi « Toi seule vaincras les hérésies dans le monde entier ». Qu&#8217;en tes mains toutes pures, si riches de miséricorde, je devienne un instrument de ton amour, capable de ranimer et d&#8217;épanouir pleinement tant d&#8217;âmes tièdes ou égarées. Ainsi s&#8217;étendra sans fin le Règne du Cœur divin de Jésus. Vraiment, ta seule présence attire les grâces qui convertissent et sanctifient les âmes, puisque la Grâce jaillit du Cœur divin de Jésus sur nous tous, en passant par tes mains maternelles ».</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin saint Kolbe reste pour moi un modèle, le modèle du prêtre qui sans peur et sans reproche sait se lever contre les puissances du mal, contre le monde moderne et son apostasie, contre les puissances occultes, contre la FM expressément nommée dans son enseignement. C’est d’elle que naitra l’antéchrist qui se dressera et se dresse peut-être déjà contre l’Eglise cherchant à la détruire,<br />
-en refusant toutes certitudes, tout absolu. Mais l’Eglise est fondée sur les certitudes, sur l’absolu qu’est Dieu…<br />
-en développant les seules valeurs du naturalisme, de l’humanisme refusant tout dogmatisme…voulant « casser les rigidités pour instaurer un espace de liberté, hors des tabous et des index de l’époque »…La FM nie le surnaturel, le révélé …Mais l’Eglise est fondée sur l’ordre surnaturel. Elle est dogmatique ou elle n’est rien….<br />
-en affirmant, comme seuls valeurs républicaines, les principes de 1789, c&#8217;est-à-dire, les droits de l’homme sans Dieu, et parmi les droits de l’homme sans Dieu, faut-il aussi compter le droit à l’avortement et aux unions libres…Mais l’Eglise se dressera de toutes ses forces contre de telles prétentions…Fut-ce jusqu’au martyr…<br />
-en développant le mystère d’iniquité, le culte du diable en son sein et en ses membres et par cela, en cherchant l’anéantissement à tout jamais du catholicisme. C’est son but caché mais réelle. Qui ne comprend que la FM, c’est l’antithèse de l’Eglise, qui est mystère de charité…<br />
-en répandant le doute systématiquement. La liberté de douter est au cœur de la FM…L’Eglise, elle, se lève, en disant le Vrai…<br />
-en répandant enfin la corruption. « Faites des cœurs vicieux et vous n’aurez plus de catholiques ».<br />
Voilà ce contre quoi le Père Kolbe s’est dressé en sa vie sacerdotale. Voilà un bel exemple. C’est cela que j’ai aussi appris auprès de Mgr Lefebvre. Voilà ce que je veux prêcher et transmettre auprès de jeunes « lévites » qui viennent recevoir le sacerdoce dans l’IBP.</p>


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		<title>Que votre charité abonde de plus en plus</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 14:30:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[22ème dimanche après la Pentecôte. « Et ce que je demande, c’est que votre charité abonde de plus en plus en connaissance et en intelligence ». Telle est la prière que saint Paul exprime pour ses fidèles de Philippes. Telle est ma prière pour vous tous et pour moi. « Que notre charité, la charité [...]

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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>22ème dimanche après la Pentecôte.</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>« Et ce que je demande, c’est que votre charité abonde de plus en plus en connaissance et en intelligence ».</strong></span></p>
<p><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/11/la-charité1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5333" title="la charité" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/11/la-charité1.jpg" alt="" width="184" height="274" /></a>Telle est la prière que saint Paul exprime pour ses fidèles de Philippes.<br />
Telle est ma prière pour vous tous et pour moi.<br />
« Que notre charité, la charité en NSJC, abonde de plus en plus, magis et magis, en nos âmes, en connaissance et en intelligence ».</p></blockquote>
<p>Et comme hier, il me fut donné la grâce de participer à la consécration d’une de vos familles au Sacré Cœur de Jésus, j’ai cru bon de relire les révélations de sainte Marguerite Marie, la grande sainte de Paray le monial, la sainte de la Visitation, la grand sainte du Sacré Cœur, celle qui, par l’ordre divin, diffusa, au 17ème siècle, avec l’aide du Bienheureux Père de la Colombière, dans l’Eglise et particulièrement en France, la dévotion au Sacré Cœur, source de charité. Aussi me parait-il heureux puisque la charité est un des thèmes de ce dimanche, de nous rappeler ses révélations</p>
<p>C&#8217;était le 27 décembre 1673, fête de saint Jean l&#8217;Évangéliste, Sœur Marguerite-Marie, ayant un peu plus de loisir qu&#8217;à l&#8217;ordinaire, priait devant le saint Sacrement. Avec une force indicible, elle se sentit toute investie de la divine présence. Voici comment elle décrit la scène : « Je m&#8217;oubliai de moi-même et du lieu où j&#8217;étais et je m&#8217;abandonnai à ce divin Esprit, livrant mon [cœur] à la force de son amour. Il me fit reposer fort longtemps sur sa divine poitrine, où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son sacré Cœur, ( Ce fut la position de saint Jean lors de la Sainte Cène d’où il découvrit mieux qu’aucun autre apôtre les merveilles de la charité de Dieu) qu&#8217;il m&#8217;avait toujours tenus cachés jusqu&#8217;alors, qu&#8217;il me l&#8217;ouvrit pour la première fois, mais d&#8217;une manière si effective et sensible, qu&#8217;il ne me laissa aucun lieu d&#8217;en douter, pour les effets que cette grâce produi[sit] en moi, qui crains pourtant toujours de me tromper en tout ce que je dis se passer en moi ». Et voici comment cette effusion d’amour s’est passée : « Il me dit : — Mon divin Cœur est si passionné d&#8217;amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu&#8217;il les répande par ton moyen, et qu&#8217;il se manifeste à eux, pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre, et qui contiennent les grâces sanctifiantes et salutaires nécessaires pour les retirer de l&#8217;abîme de perdition ; et je t&#8217;ai choisie comme un abîme d&#8217;indignité et d&#8217;ignorance pour l&#8217;accomplissement de ce grand dessein, afin que tout soit fait par moi. —</p>
<p>« Après, il me demanda mon cœur, lequel je le suppliai de prendre, ce qu&#8217;il fit, et le mit dans le sien adorable, dans lequel il me le fit voir comme un petit atome, qui se consommait dans cette ardente fournaise, d&#8217;où le retirant comme une flamme ardente en forme de cœur, il [le] remit dans le lieu où il l&#8217;avait pris, en me disant : — Voilà, ma bien-aimée, un précieux gage de mon amour » etc…</p>
<p>Dans une deuxième révélation, Sœur Marguerite-Marie va voir de nouveau ce cœur divin. Et ce sera tel qu&#8217;elle l&#8217;aura vu et qu&#8217;elle le dépeindra, que nous aimerons dans la suite le contempler.</p>
<p>« Ce Cœur divin me fut représenté », dit-elle, « comme dans un trône tout de feu et de flammes, rayonnant de tous côtés, plus brillant que le soleil et transparent comme un cristal. La plaie qu&#8217;il reçut sur la Croix y paraissait visiblement. Il y avait une couronne d&#8217;épines autour de ce divin Cœur et une croix au-dessus. Mon divin Maître me fit entendre que ces instruments de sa Passion signifiaient que l&#8217;amour immense qu&#8217;il a eu pour les hommes avait été la source de toutes ses souffrances; que, dès le premier instant de son Incarnation, tous ces tourments lui avaient été présents, et que ce fut dès ce premier moment que la croix fut, pour ainsi dire, plantée dans son Cœur ; qu&#8217;il accepta, dès lors, toutes les douleurs et humiliations que sa sainte Humanité devait souffrir pendant le cours de sa vie mortelle, et même les outrages auxquels son amour pour les hommes l&#8217;exposait jusqu&#8217;à la fin des siècles, dans le saint Sacrement. Il me fit connaître ensuite que le grand désir qu&#8217;il avait d&#8217;être parfaitement aimé des hommes lui avait fait former le dessein de leur manifester son Cœur, et de leur donner, dans ces derniers siècles, ce dernier effort de son amour, en leur proposant un objet et un moyen si propre pour les engager à l&#8217;aimer, et à l&#8217;aimer solidement, leur ouvrant tous les trésors d&#8217;amour, de miséricorde, de grâce, de sanctification et de salut qu&#8217;il contient, afin que tous ceux qui voudraient lui rendre et lui procurer tout l&#8217;honneur et l&#8217;amour qui leur serait possible, fussent enrichis avec profusion des divins trésors dont il est la source féconde et inaltérable.<br />
« Il m&#8217;a encore assuré qu&#8217;il prenait un singulier plaisir d&#8217;être honoré sous la figure de ce Cœur de chair, dont il voulait que l&#8217;image fût exposée en public, afin, ajouta-t-il, de toucher le cœur insensible des hommes, me promettant qu&#8217;il répandrait avec abondance sur le cœur de tous ceux qui l&#8217;honoreront tous les trésors de grâces dont il est rempli et que partout où cette image serait exposée, pour y être singulièrement honorée, elle y attirerait toutes sortes de bénédictions. « Mais, voici cependant ce qui [me] causa une espèce de supplice, qui me fut plus sensible que toutes les autres peines dont j&#8217;ai parlé : c&#8217;est lorsque cet aimable Cœur me fut présenté, avec ces paroles: — J&#8217;ai une soif ardente d&#8217;être honoré des hommes dans le saint Sacrement, et je ne trouve presque personne qui s&#8217;efforce, selon mon désir, de me désaltérer, usant envers moi de quelque retour».</p>
<p>Ce « sacré cœur » va encore se manifester à elle dans une nouvelle lumière et un nouvel éclat. Ecoutons son témoignage. C’était un premier vendredi « ce divin Maître m&#8217;enseignait ce qu&#8217;il voulait de moi, et me découvrait les secrets de cet aimable Cœur. Et une fois que le saint Sacrement était exposé, après m&#8217;être sentie retirée toute au-dedans de moi-même, par un recueillement extraordinaire de tous mes sens et puissances, Jésus-Christ, mon doux Maître, se présenta à moi, tout éclatant de gloire, avec ses cinq plaies, brillantes comme cinq soleils, et de cette sacrée Humanité, sortaient des flammes de toute part, mais surtout de son adorable poitrine, qui ressemblait une fournaise, et, s&#8217;étant ouverte, me découvrit son tout aimant et tout aimable Cœur, qui était la vive source de ces flammes. Ce fut alors qu&#8217;il me découvrit les merveilles inexplicables de son pur [amour] et jusqu&#8217;à quel excès il l&#8217;avait porté d&#8217;aimer les hommes, dont il ne recevait que des ingratitudes et méconnaissances. — Ce qui m&#8217;est beaucoup plus sensible, me dit-il, que tout ce que j&#8217;ai souffert en ma Passion; d&#8217;autant que s&#8217;ils [me] rendaient quelque retour [d']amour, j&#8217;estimerais peu tout ce que j&#8217;ai fait pour eux, et voudrais, s&#8217;il se pouvait, en faire encore davantage. Mais ils n&#8217;ont que des froideurs et du rebut pour tous mes empressements à leur faire du bien. Mais, du moins, donne-moi ce plaisir de suppléer à leurs ingratitudes autant que tu en pourras être capable. — Et lui remontrant mon impuissance, il me répondit: —Tiens, voilà de quoi suppléer à tout ce qui te manque. — Et en même temps ce divin Cœur s&#8217;étant ouvert, il en sortit une flamme si ardente que je pensai en être consommée ; car j&#8217;en fus toute pénétrée et ne pouvais plus la soutenir, lorsque je lui demandai d&#8217;avoir pitié de ma faiblesse. — Je serai ta force, me dit-il, ne crains rien, mais sois attentive à ma voix et à ce que je te demande pour te disposer à l&#8217;accomplissement [de] mes desseins.</p>
<p>Premièrement; tu me recevras dans le saint Sacrement, autant que l&#8217;obéissance te le voudra permettre, quelque mortification et humiliation, qui t&#8217;en doivent arriver, lesquelles tu dois recevoir comme des gages de mon amour.</p>
<p>Tu communieras, de plus, tous les premiers vendredis de chaque mois. Et toutes les nuits du jeudi au vendredi je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j&#8217;ai bien voulu sentir au jardin des Olives, et laquelle tristesse te réduira, sans que tu la puisses comprendre, à une espèce d&#8217;agonie, plus rude à supporter que la mort. Et pour m&#8217;accompagner dans cette humble prière que je présentai alors à mon Père parmi toutes mes angoisses, tu te lèveras entre onze heures et minuit, pour te prosterner pendant une heure avec moi, la face contre terre, tant pour apaiser la divine colère, en demandant miséricorde pour les pécheurs, que pour adoucir en quelque façon l&#8217;amertume que je sentais de l&#8217;abandon de mes apôtres, qui m&#8217;obligea à leur reprocher qu&#8217;ils n&#8217;avaient pu veiller une heure avec moi, et pendant cette heure, tu feras ce que je t&#8217;enseignerai ».</p>
<p>Telle est l&#8217;origine de la sanctifiante pratique de la dévotion au premier vendredi du mois et de l&#8217;Heure Sainte, qu&#8217;on peut bien affirmer avoir été instituée par Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même, et demandée à sa servante, en cette apparition célèbre.</p>
<p>Voilà enfin venue l’heure de la dernière des grandes révélations. Le saint jésuite de la Colombière y recevra sa part de l&#8217;héritage du Sacré Cœur. C’est l’institution de la fête en l’honneur du Sacré Cœur.</p>
<p>C&#8217;est à genoux qu&#8217;il conviendrait d&#8217;écouter le récit de cette magnifique apparition du Cœur de Jésus à sa servante. Le fait appartient à l&#8217;histoire.</p>
<p>« Étant une fois devant le saint Sacrement, un jour de son octave, » écrit la Sainte, je reçus de mon Dieu des grâces excessives, de son amour, et me sentis touchée du désir de quelque retour et de lui rendre amour pour amour. Et il me dit : —Tu ne m&#8217;en peux rendre un plus grand qu&#8217;en faisant ce que je t&#8217;ai déjà tant de fois demandé. — Alors, me découvrant son divin Cœur : — Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu&#8217;il n&#8217;a rien épargné jusqu&#8217;à s&#8217;épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour; et pour reconnaissance, je ne reçois dé la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu&#8217;ils ont pour moi dans ce sacrement d&#8217;amour. Mais ce qui m&#8217;est encore le plus sensible, est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. C&#8217;est pour cela que je te demande que le premier vendredi d&#8217;après l&#8217;octave du saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en communiant ce jour-là, et en lui faisant réparation d&#8217;honneur, par une amende honorable, pour réparer les indignités qu&#8217;il a reçues pendant le temps qu&#8217;il a été exposé sur les autels. Je te promets aussi que mon Cœur se dilatera, pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur, et qui procureront qu&#8217;il lui soit rendu. — Et répondant à cela que je ne savais comme pouvoir accomplir ce qu&#8217;il désirait de moi depuis tant de temps, il me dit de m&#8217;adresser à son serviteur, qu&#8217;il m&#8217;avait envoyé pour l&#8217;accomplissement de ce dessein. »</p>
<p>Et c’est ainsi que nous avons eu dans l’Eglise l’instauration de la fête du Sacré Cœur.<br />
N’oublions pas en souvenir de ces révélations de sainte Marguerite Marie de grandir dans la charité. Pour ce faire, méditons toujours mieux le Sacré Cœur de Jésus. C’est là que nous trouvons la source de la charité. Et pour ceux qui non pas encore consacrés leur famille au Sacré Cœur, je suis à leur disposition.</p>


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		<title>Revétez-vous de l&#8217;armure de Dieu</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Nov 2011 16:48:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[21ème dimanche après la Pentecôte. &#171;&#160;Revêtez-vous de l&#8217;armure de Dieu&#160;&#187; Les temps sont mauvais, MBCF. Qui pourrait le nier. Les forces démoniaques semblent triompher dans le monde. Le mal nous entoure de toutes parts, en tous domaines, dans les lettres, les arts, l’art cinématographique tout particulièrement. Dans cette turbulence, &#8211; comme disent les hôtesses de [...]

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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>21ème dimanche après la Pentecôte.</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>&laquo;&nbsp;Revêtez-vous de l&#8217;armure de Dieu&nbsp;&raquo;</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les temps sont mauvais, MBCF.<br />
Qui pourrait le nier. Les forces démoniaques semblent triompher dans le monde. Le mal nous entoure de toutes parts, en tous domaines, dans les lettres, les arts, l’art cinématographique tout particulièrement. Dans cette turbulence, &#8211; comme disent les hôtesses de l’air &#8211; que devient notre beau pays de France ? Elle perd la foi, elle perd le goût du beau, du bien. Elle perd son espérance, elle perd la charité, l’amour de Dieu, l’amour et le respect du prochain, l’amour du bien. Elle s’enfonce dans la violence, dans la haine, dans l’ « ordurier ». Il faut nous rappeler ce que disait JP II dans son fameux texte : « Ecclesia in Europa »</p>
<p style="text-align: justify;">Notre pays, comme bien des pays d’Europe, est « souvent tenté par l&#8217;obscurcissement de l&#8217;espérance ». Il expliquait : « le temps que nous vivons, avec les défis qui lui sont propres, apparaît comme une époque « d&#8217;égarement ». Beaucoup d&#8217;hommes et de femmes semblent « désorientés », « incertains », « sans espérance », et même « de nombreux chrétiens partagent ces états d&#8217;âme ». Nombreux sont les « signes préoccupants » qui, au début du troisième millénaire, troublent l&#8217;horizon des pays d’Europe et tout particulièrement de la France. Et comme signes préoccupants, il mentionnait « la perte de la mémoire et de l&#8217;héritage chrétiens ». Il constatait de développement de « l’agnosticisme pratique » et « de l’indifférentisme religieux ». Et c’est ainsi que beaucoup de nos compatriotes vivent « sans terreau spirituel et comme des héritiers qui ont dilapidé le patrimoine qui leur a été légué par l&#8217;histoire ». Et c’est là, MBCF, une de nos forces, c’est cette volonté &#8211; qui nous animent tous ici &#8211; du maintien de notre héritage liturgique, de notre chant grégorien, de nos chants polyphoniques inspirés de la contre Réforme. Et face à nous, contre nous, se développent des forces hostiles maçonniques qui tentent « de donner à la France un visage qui exclut son héritage religieux », et surtout qui cherchent à façonner une législation humaine nullement « greffée sur le tronc irrigué par la sève vitale du christianisme ».</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, « les prestigieux symboles de la présence chrétienne ne manquent pas » dans notre France, &#8211; nous pouvions en admirer un, samedi dernier dans la belle collégiale de Mantes La Jolie, &#8211; « mais avec l&#8217;expansion lente et progressive de la sécularisation, ils risquent de devenir un pur vestige du passé » n’inspirant plus l’étonnement. Etonnement qui est au principe de l’admiration. Beaucoup de nos concitoyens « n&#8217;arrivent plus à intégrer le message évangélique dans l&#8217;expérience quotidienne ». « Il est de plus en plus difficile de vivre la foi en Jésus dans un contexte social et culturel où le projet chrétien de vie est continuellement mis au défi et menacé ». Dans de nombreux milieux de vie, « il est plus facile de se dire athée que croyant ». « On a l&#8217;impression que la non-croyance va de soi tandis que la croyance a besoin d&#8217;une légitimation sociale qui n&#8217;est ni évidente ni escomptée ».</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi il n’est pas étonnant de constater que « cette perte de la mémoire chrétienne s&#8217;accompagne d&#8217;une sorte de peur d&#8217;affronter l&#8217;avenir ». Cet avenir apparaît, sans la foi et sans Dieu, « pâle et incertaine ». Face à l&#8217;avenir, on ressent plus de peur que de désir. C’est « le vide intérieur qui tenaille de nombreuses personnes » parce que, sans la foi et sans Dieu, « on perd nécessairement le sens de la vie ». On est créé par Dieu pour le louer, le servir et l’aimer et par ce moyen sauver son âme. Ce discours laisse aujourd’hui indifférent. Alors pourquoi donner la vie ? Et c’est une des raisons pour laquelle, on assiste, dans notre pays, à cette « dramatique diminution de la natalité », qui va de pair avec la diminution du nombre de mariage, du nombre de familles, à la disparition du concept même de famille et de la baisse des vocations sacerdotales. Pourquoi se consacrait à la prédication de l’Evangile puisque l’agnosticisme règne ?</p>
<p style="text-align: justify;">A cette perte du sens de la vie, se joint « une sensation de solitude qui contribue au développement « d’attitudes égocentriques qui enferme les personnes et les groupes sur eux-mêmes »,</p>
<p style="text-align: justify;">A cette perte du sens de la vie en Dieu, se joint bien évidemment « la croissance d&#8217;une indifférence éthique générale et de la crispation excessive sur ses propres intérêts et privilèges ».</p>
<p style="text-align: justify;">Et parallèlement à l&#8217;expansion de l&#8217;individualisme, on note « un affaiblissement croissant de la solidarité entre les personnes ». Disparaît peu à peu « le sens de la solidarité ».</p>
<p style="text-align: justify;">Plus profondément encore, il faut dire qu’à la racine de la perte de l&#8217;espérance en France et en Europe, se trouve la tentative – menée sournoisement par les forces occultes &#8211; de faire prévaloir une anthropologie sans Dieu et sans le Christ ». L&#8217;homme est pensé alors comme « le centre absolu de la réalité, lui faisant occuper faussement la place de Dieu ». « On oublie alors que ce n&#8217;est pas l&#8217;homme qui fait Dieu, mais c’est Dieu qui fait l&#8217;homme ». Et soyons-en convaincu, « l&#8217;oubli de Dieu conduit toujours à l&#8217;abandon de l&#8217;homme », à la perte du sens de l’homme, de sa dignité. Que de preuves pourrions nous citer seulement en ce vingtième siècle avec le national socialisme et le communisme Et dans ce contexte, il n&#8217;est pas surprenant que se développent largement « le nihilisme en philosophie, le relativisme en gnoséologie et en morale, et le pragmatisme, voire un hédonisme cynique, dans la manière d&#8217;aborder la vie quotidienne ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi la culture européenne donne l&#8217;impression d&#8217;une « apostasie silencieuse » de la part de l&#8217;homme comblé qui vit comme si Dieu n&#8217;existait pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes là devant l&#8217;apparition d&#8217;une nouvelle culture, pour une large part influencée par les médias, dont les caractéristiques et le contenu sont contraires non seulement à l&#8217;Évangile, mais même à la dignité de la personne humaine. C’est le développement d’une « culture de mort » engendrée par cet agnosticisme religieux et le relativisme moral qui cause, à son tour, la perte de la vérité sur l’homme.</p>
<p style="text-align: justify;">Oh jeunesse ici présente! prenez garde !. Prenons garde tous ? Cavete</p>
<p style="text-align: justify;">Vous ne résisterez pas à ce nihilisme actuel par la seule recherche des réalités mondaines. Elles sont éphémères et fragiles. Elles sont surtout fermées à la transcendance. La science ne vous suffira pas pour étancher la soif de l’absolu qui est en vous. La technique, non plus. Ce sont là de faux paradis. N’oubliez pas la spiritualité ! Ne vous laissez pas gagner non plus par des « formes diverses de messianisme ». Ne croyez pas « au bonheur de nature hédoniste procuré par le consumérisme ou au bonheur imaginaire et artificiel produit par des stupéfiants ». On veut « s’éclater » comme disent les jeunes. Vaine perspective ! Ne croyez pas non plus à certaines formes de millénarisme, à l&#8217;attrait des philosophies orientales, à la recherche de formes de spiritualité ésotériques, aux divers courants du New Age. Tout cela est faux, de fausses voies. Tout cela se révèle profondément illusoire et incapable de satisfaire la soif de bonheur qui est en votre cœur.</p>
<p style="text-align: justify;">Votre seule voie, Votre seul bonheur, votre seule espérance, votre seul paradis c’est le Christ. C’est l’Eglise, C’est Dieu. Voilà pourquoi il est heureux, celui qui entend le langage de Saint Paul de ce dimanche qui nous demande de nous attacher solidement à Dieu, à son Christ, a son enseignement : « Au reste, frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans sa vertu toute-puissante. Revêtez-vous de l&#8217;armure de Dieu, afin de pouvoir résister aux embûches du diable. Car nous n&#8217;avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans l&#8217;air.<br />
C&#8217;est pourquoi prenez l&#8217;armure de Dieu, afin de pouvoir résister au jour<br />
mauvais, et après avoir tout surmonté, rester debout. Soyez donc fermes, les reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de justice, et les sandales aux pieds, prêts à annoncer l&#8217;Evangile de paix. Et surtout, prenez le bouclier de la foi, par lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin. Prenez aussi le casque du salut, et le glaive de l&#8217;Esprit, qui est la parole de<br />
Dieu. Faites en tout temps par l&#8217;Esprit toutes sortes de prières et de<br />
supplications; et pour cela, veillez avec une persévérance continuelle et priez<br />
pour tous les saints, et pour moi, afin qu&#8217;il me soit donné d&#8217;ouvrir les lèvres et de prêcher avec liberté le mystère de l&#8217;Evangile, à l&#8217;égard duquel je fais fonction d&#8217;ambassadeur dans les chaînes, et afin que j&#8217;en parle avec assurance comme il convient ». (Eph 6 10-17)</p>


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		<title>Fête de la Toussaint</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 21:08:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[Fête de la Toussaint « Et ils se prosternèrent devant le trône sur leurs visages et adorèrent Dieu, disant : Amen ! Bénédiction, gloire, sagesse, action de grâces, honneur, puissance et force à notre Dieu dans tous les siècles des siècles ». C’est fête, MBCF, aujourd’hui au ciel. Essayons de nous unir à cette fête [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/3813/la-toussaint/' rel='bookmark' title='Permanent Link: la Toussaint'>la Toussaint</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/5438/et-toute-chair-verra-le-salut-de-dieu/' rel='bookmark' title='Permanent Link: « Et toute chair verra le salut de Dieu »'>« Et toute chair verra le salut de Dieu »</a></li>
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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>Fête de la Toussaint</strong></span></p></blockquote>
<p>«<em><strong> Et ils se prosternèrent devant le trône sur leurs visages et adorèrent Dieu, disant : Amen ! Bénédiction, gloire, sagesse, action de grâces, honneur, puissance et force à notre Dieu dans tous les siècles des siècles ».</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/10/la-toussaint.bmp"><img class="alignleft size-full wp-image-5299" title="la toussaint" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/10/la-toussaint.bmp" alt="" /></a>C’est fête, MBCF, aujourd’hui au ciel.<br />
Essayons de nous unir à cette fête du Ciel en en épousant les sentiments.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous venons de lire l’Epître qui cite un passage de l’Apocalypse de saint Jean.<br />
Des foules innombrables de toutes nations, de tous peuples, de toutes races entourent le trône de Dieu et de l’Agneau, avec les anges et les archanges, tous les élus du Ciel, les martyrs, les confesseurs, les vierges, tous ceux qui, par leur soumission à la volonté de Dieu, chantent la gloire de Dieu. Et n’oublions pas de voir, au milieu de tous, Notre Dame, la Vierge Marie. Elle est celles qui, mieux que les anges, mieux que tous les saints, mieux que quiconque, s’est appliquée à la volonté de Dieu, a vécu dans la soumission de Dieu. Son Fils, NSJC, la souvent confessé lui-même. Alors qu’un jour, il enseignait la foule dans une maison, on vient lui dire que sa mère et ses frères i.e. sa parenté, l’attendaient à l’extérieur. Alors il éleva la voix et dit « qui est ma mère et qui sont mes frères ? » Puis promenant ses regards sur ceux qui étaient assis autour de lui, il dit : « voici, ma mère et mes frères. Car quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur et ma mère ». Non point que Jésus, par ses paroles, mésestime sa Mère, la méprise. Bien au contraire. Il la magnifie. Il la loue Il veut faire comprendre que sa mère est grande, plus parce qu’elle fit toujours la volonté du Père, que parce qu’elle fut sa mère. , elle est plus grande par son fiat, « Voici la servante du Seigneur », que par sa fonction de mère. Elle est magnifiée parce qu’elle a toujours accomplie la volonté de Dieu. De faite, si elle est sa Mère, c’est parce qu’elle prononça son « Fiat » en une totale obéissance à la parole de l’Ange. Jésus loue sa Mère plus parce qu’elle a accomplie, la volonté de son Père que parce qu’elle fut sa mère et qu’elle l’a allaité. Elle fut sa Mère parce qu’elle sut d’abord prononcer son « Fiat » et accomplir la volonté du Père.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #cc0000;"><strong>Retenons cette vérité essentielle : c’est par leur soumission à la volonté de Dieu que les élus du Ciel, Notre Dame, en premier, ont conquis la couronne de la gloire.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Et là, ils chantent tous la gloire de Dieu avec ferveur. On le sent à la lecture du texte inspiré. Ils chantent avec ferveur, avec ardeur, avec joie, avec une allégresse extrême : gloire, honneur, paix, sagesse, force, puissance, o Dieu, pour les siècles des siècles.</p>
<p style="text-align: justify;">Saint Jean, dans son Apocalypse, surtout dans les derniers chapitres, nous décrit ce chant céleste. Il ne faut pas craindre de les lire en cette fête : « Après cela, j&#8217;entendis dans le ciel comme une grande voix d&#8217;une foule immense qui disait ; &nbsp;&raquo; Alléluia ! Le salut, la gloire et la puissance appartiennent à notre Dieu, parce que ses jugements sont vrais et justes… Et les vingt-quatre vieillards et les quatre animaux se prosternèrent et adorèrent Dieu assis sur le trône, en disant &nbsp;&raquo; Amen ! Alléluia! &nbsp;&raquo; Et il sortit du trône une voix qui disait : &laquo;&nbsp;Louez notre Dieu, vous tous ses serviteurs, et vous qui le craignez, petits et grands ! &nbsp;&raquo; Et j&#8217;entendis comme la voix d&#8217;une foule immense, comme le bruit des grandes eaux, comme le fracas de puissants tonnerres, disant: &laquo;&nbsp;Alléluia! Car il règne, le Seigneur notre Dieu, le Tout-Puissant ! Réjouissons-nous, tressaillons d&#8217;allégresse et rendons-lui gloire; car les noces de l&#8217;Agneau sont venues, et son épouse s&#8217;est préparée, et il lui a été donné de se vêtir de lin fin, éclatant et pur. &nbsp;&raquo; &#8211; Ce fin lin, ce sont les vertus des saints »</p>
<p style="text-align: justify;">Si le ciel est le lieu du chant fervent à la louange de Dieu et de l’Agneau, le ciel est aussi le lieu de la joie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le ciel, c’est le lieu de la joie</strong> : Et l&#8217;ange me dit : « Ecris : Heureux ceux qui sont invités au festin des noces de l&#8217;Agneau! ». Et il ajouta : « Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu. »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Ciel, c’est le lieu où éclate la royauté du Verbe de Dieu</strong> : « Puis je vis le ciel ouvert, et il parut un cheval blanc; celui qui le montait s&#8217;appelle Fidèle et Véritable; il juge et combat avec justice. Ses yeux étaient comme une flamme ardente; Il avait sur la tête plusieurs diadèmes, et portait un nom écrit que nul ne connaît que lui-même ; il était revêtu d&#8217;un vêtement teint de sang : son nom est le Verbe de Dieu. Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues de fin lin, blanc et pur. De sa bouche sortait un glaive affilé [à deux tranchants], pour en frapper les nations ; c&#8217;est lui qui les gouvernera avec un sceptre de fer, et c&#8217;est lui qui foulera la cuve du vin de l&#8217;ardente colère du Dieu tout-puissant. Sur son vêtement et sur sa cuisse, il portait écrit ce nom : Roi des rois et Seigneur des seigneurs ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le ciel, c’est aussi le lieu du festin avec Dieu</strong> : « Et je vis un ange debout dans le soleil ; et il cria d&#8217;une voix forte à tous les oiseaux qui volaient par le milieu du ciel: &nbsp;&raquo; Venez, rassemblez-vous pour le grand festin de Dieu ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le ciel, nous l’avons dit, c’est encore le lieu de rassemblements des fidèles du Christ</strong> : « Puis je vis, des trônes, où s&#8217;assirent des personnes à qui le pouvoir de juger fut donné, et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et ceux qui n&#8217;avaient point adoré la bête ni son image, et qui n&#8217;avaient pas reçu sa marque sur leur front et sur leur main. Ils eurent la vie, et régnèrent avec le Christ pendant [les] mille ans ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le ciel, c’est le lieu des saints dont le nom est inscrit dans le livre de vie</strong> : « Et je vis les morts, grands et petits, debout devant le trône. Des livres furent ouverts ; on ouvrit encore un autre livre, qui est le livre de la vie; et les morts furent jugés, d&#8217;après ce qui était écrit dans ces livres, selon leurs œuvres….Quiconque ne fut pas trouvé inscrit dans le livre de la vie fut jeté dans l&#8217;étang de feu ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le ciel, c’est la Jérusalem céleste.</strong> Mais quelle est cette Jérusalem céleste, quelle est son Maître ?<br />
Ecoutez : « Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et il n&#8217;y avait plus de mer. Et je vis descendre du ciel, d&#8217;auprès de Dieu, la ville sainte, une Jérusalem nouvelle, vêtue comme une nouvelle mariée parée pour son époux.<br />
Et j&#8217;entendis une voix forte qui disait : &nbsp;&raquo; Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes : il habitera avec eux, et ils seront son peuple; et lui-même il sera le Dieu avec eux, il sera leur Dieu. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n&#8217;y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. &nbsp;&raquo; Et Celui qui était assis sur le trône, dit: &laquo;&nbsp;Voici que je fais toutes choses nouvelles. &nbsp;&raquo; Et il ajouta : &nbsp;&raquo; Ecris, car ces paroles sont sûres et véritables. &nbsp;&raquo; Puis il me dit: &nbsp;&raquo; C&#8217;est fait! Je suis l&#8217;alpha et l&#8217;oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai gratuitement de la source de l&#8217;eau de la vie ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour gagner ce ciel, nous sommes appelés au combat.</strong> C’est la vie chrétienne. Et cette vie chrétienne a une loi, un chemin. Ce sont les commandements de Dieu et les Béatitudes. Il faut savoir qu’on ne va pas au ciel en carrosse : « Celui qui vaincra possédera ces choses; je serai son Dieu et il sera mon fils ». Les commandements vous les connaissez. Les Béatitudes aussi. Elle sont décrites tout au long de cette Evangile de ce jour : « Bienheureux les pauvres en esprit…Bienheureux les doux…Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice…C&#8217;est-à-dire Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la sainteté de Dieu et de sa gloire…Bienheureux ceux qui ont le cœur pur…Bienheureux les pacifiques…Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice…Croyez vous que les traditionnalistes n’ont pas leur lot en cette matière…Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la cause du Christ et de son Eglise…leur récompense est grande dans le ciel. Commandements et Béatitudes, les pratiquer c’est le chemin du Ciel. Car en eux est la volonté de Dieu et en la volonté de Dieu est le salut éternel du Ciel.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je terminerai en citant sain Jean, la conclusion de son Apocalypse : « Que la grâce du Seigneur Jésus [Christ] soit avec [vous] tous! [Amen!]</p>


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		<title>&#171;&#160;Je suis, moi, le salut du peuple&#160;&#187; dit le Seigneur</title>
		<link>http://www.revue-item.com/5289/je-suis-moi-le-salut-du-peuple-dit-le-seigneur/</link>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 12:16:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[19ème dimanche après la Pentecôte. Dimanche pour les missions « Je suis, moi, le salut du peuple » « Salus populi ego sum » « Je suis moi le salut du peuple », dit le Seigneur. C’est cette affirmation, c’est cette conviction profonde, c’est cette foi, MBCF, qui est la raison de la mission de [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/3242/%c2%ab-et-vous-qui-dites-vous-que-je-suis/' rel='bookmark' title='Permanent Link: « Et vous, qui dites-vous que je suis ?'>« Et vous, qui dites-vous que je suis ?</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/4497/4497/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Dévotion à Saint Joseph'>Dévotion à Saint Joseph</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/739/%c2%ab-la-ou-l%e2%80%99eucharistie-est-celebree-le-ciel-est-reellement-present-les-anges-sont-reellement-presents-%c2%bb/' rel='bookmark' title='Permanent Link: « Là où l’eucharistie est célébrée, le ciel est réellement présent, les anges sont réellement présents »'>« Là où l’eucharistie est célébrée, le ciel est réellement présent, les anges sont réellement présents »</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>19ème dimanche après la Pentecôte.</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Dimanche pour les missions</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>« Je suis, moi, le salut du peuple »</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>« Salus populi ego sum »</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">« Je suis moi le salut du peuple », dit le Seigneur.<br />
C’est cette affirmation, c’est cette conviction profonde, c’est cette foi, MBCF, qui est la r<a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/10/Le-beau-Jésus-de-Riems.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5290" title="Le beau Jésus de Riems" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/10/Le-beau-Jésus-de-Riems.jpg" alt="" width="112" height="149" /></a>aison de la mission de l’Eglise, de son élan missionnaire.<br />
Saint Pierre dira lui aussi un jour qu’ « il n’y a pas d’autre nom sous le ciel par lequel nous puissions être sauvé ». Il le confessera alors qu’il venait de guérir l’infirme à l’entrée du Temple de Jérusalem et que ses juges accusateurs, le Sanhédrin, lui demandait des comptes, la raison de ce miracle.<br />
Souvenez-vous des paroles extraordinaires de Pierre que j’aime particulièrement et qu’il faut se rappeler en ce dimanche des missions :</p>
<p style="text-align: justify;">« Le lendemain, les Anciens et les scribes de Jérusalem s&#8217;assemblèrent, ainsi que Anne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui<br />
étaient de famille pontificale. Et les ayant fait comparaître devant eux, (Jean et Pierre) ils leur demandèrent : &nbsp;&raquo; Par quel pouvoir et au nom de qui avez-vous fait cela? » « Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : « Chefs du peuple et Anciens, puisqu&#8217;on nous interroge aujourd&#8217;hui sur un bienfait (accordé) à un infirme, (pour savoir) comment cet homme a été guéri, sachez-le bien, vous tous, et tout le peuple d&#8217;Israël : C&#8217;est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, que Dieu a ressuscité des morts, c&#8217;est par lui que cet homme est présent devant vous en pleine santé. C&#8217;est lui, la pierre rejetée par vous les constructeurs, qui est devenue tête d&#8217;angle. Et le salut n&#8217;est en aucun autre, car il n&#8217;est sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés ».</p>
<p style="text-align: justify;">C’est parce que l’Eglise sait que le Christ est le seul Sauveur, l’unique Sauveur, qu’elle est missionnaire et que ses missionnaires vont de par le monde depuis le début de l’Eglise jusqu’à aujourd’hui, prêcher l’Evangile du Christ, prêcher cette bonne Nouvelle : que le salut de nos âmes est en Jésus-Christ. « Je suis moi le salut du peuple ». Voilà un article de la foi. Voilà la raison de notre élan missionnaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi est-il très important que nous soyons, nous, convaincus de cette vérité pour que nous soyons missionnaires dans nos relations familiales, l’époux vis-à-vis de son épouse, l’épouse vis-à-vis de son époux, tous les deux vis-à-vis de leurs enfants, et toute la famille dans ses relations amicales, sociales, professionnelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Permettez-moi de considérer quelques instants cette grande vérité : le Christ est le seule Sauveur possible de l’humanité.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est la foi de l’Eglise ;</p>
<p style="text-align: justify;">C’est la foi de Zacharie, le père de Jean Baptiste, le précurseur de Jésus.<br />
Souvenez-vous de sa belle prière lors de la naissance de son enfant, Jean Baptiste. C’est le chant du « benedictus » que l’Eglise chante tous les matins à laudes : « Et Zacharie, son père, fut rempli de l&#8217;Esprit-Saint, et il prophétisa, en<br />
disant : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d&#8217;Israël, parce qu&#8217;il a visité et racheté son peuple et qu&#8217;il a suscité pour nous un puissance Sauveur, dans la maison de David, son serviteur, ainsi qu&#8217;il l&#8217;a promis par la bouche de ses saints prophètes, dès les temps anciens, — pour nous sauver de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent, afin d&#8217;exercer sa miséricorde envers nos pères et de se souvenir de son pacte saint, du serment qu&#8217;il fit à Abraham, notre père,<br />
de nous accorder que, sans crainte, affranchis de la main de nos ennemis,<br />
nous le servions, avec sainteté et justice devant lui, tous les jours de notre (vie).<br />
Quant à toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant la face du Seigneur pour lui préparer les voies, afin d&#8217;apprendre à son peuple à reconnaître le salut dans la rémission de leurs péchés, par l&#8217;effet de la tendre miséricorde de notre Dieu, par laquelle nous visitera une lumière d&#8217;en haut pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et l&#8217;ombre de la mort,<br />
pour diriger nos pas dans la voie de la paix ».</p>
<p style="text-align: justify;">Et de fait, MBCF, c’est ce que Jean Baptiste confessera lui-même lorsqu’il aura reconnu Jésus-Christ, lors de son baptême dans les eaux du Jourdain : « Le lendemain, Jean vit Jésus qui venait vers lui, et il dit: &laquo;&nbsp;Voici l&#8217;agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde. C&#8217;est de lui que j&#8217;ai dit: un homme vient après moi, qui est passé devant moi, parce qu&#8217;il était avant moi. Et moi, je ne le connaissais pas, mais c&#8217;est afin qu&#8217;il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser dans l&#8217;eau. Et Jean rendit témoignage en disant: &laquo;&nbsp;J&#8217;ai vu l&#8217;Esprit descendre du ciel comme une colombe, et il s&#8217;est reposé sur lui. Et moi je ne le connaissais pas; mais celui qui m&#8217;a envoyé baptiser dans l&#8217;eau m&#8217;a dit: Celui sur qui tu verras l&#8217;Esprit descendre et se reposer, c&#8217;est lui qui baptise dans l&#8217;Esprit-Saint. Et moi j&#8217;ai vu et j&#8217;ai rendu témoignage que celui-là est le Fils de Dieu. Le lendemain, Jean se trouvait encore là, avec deux de ses disciples. Et ayant regardé Jésus qui passait, il dit: &laquo;&nbsp;Voici l&#8217;Agneau de Dieu ». Les deux disciples l&#8217;entendirent parler, et ils suivirent Jésus ».</p>
<p style="text-align: justify;">C’est de ces deux témoignages que l’Eglise tire sa foi en le salut du Christ.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais plus encore, j’ai en mémoire le témoignage de Notre Dame. Elle est venue rendre service à sa cousine Elizabeth qui, précisément attendait la naissance de Jean Baptiste. Après la salutation de sa cousine Elisabeth, Notre Dame entonne son si beau chant du Magnificat. Elle aussi confesse que le salut est la volonté expresse de Dieu : « Et Marie dit : « Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur ».</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le ciel corrobore aussi cette confession de la foi des hommes sur la terre. C’est au jour de la Nativité. Qu’entendons-nous dans le chant de l’ange venant surprendre les bergers le jour de Noël à la garde de leurs troupeaux ? Précisément cela : « Un Sauveur vous est né ». Souvenez vous : Or, pendant qu&#8217;ils (Marie et Joseph) étaient là, le temps où elle devait enfanter s&#8217;accomplit, et elle mit au monde son fils premier-né, l&#8217;emmaillota et le coucha dans une crèche, parce qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de place pour eux dans l&#8217;hôtellerie. Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et qui veillaient la nuit sur leur troupeau. Un ange du Seigneur parut auprès d&#8217;eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de clarté, et ils furent saisis d&#8217;une grande crainte. Mais l&#8217;ange leur dit : &nbsp;&raquo; Ne craignez point, car je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie : il vous est né aujourd&#8217;hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ Seigneur. Et voici ce qui vous en sera le signe : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une crèche. Tout à coup se joignit à l&#8217;ange une troupe de la milice céleste, louant Dieu et disant : « Gloire, dans les hauteurs, à Dieu ! Et, sur terre, paix chez les hommes de bonne volonté ! »<br />
On ne peut pas confesser plus clairement que Jésus, l’enfant de la crèche, est le Sauveur, hier promis aux anciens, Abraham, Isaac et Jacob, et aujourd’hui venu et reconnu de tout âme humble</p>
<p style="text-align: justify;">Mais c’est aussi la confession du prophète Siméon dans le Temple, c’est son « Nunc dimittis » que l’Eglise reprend dans son chant des Complies : « Or, il y avait à Jérusalem un homme nommé Siméon; c&#8217;était un homme juste et pieux, qui attendait la consolation d&#8217;Israël, et l&#8217;Esprit-Saint était sur lui. L&#8217;Esprit-Saint lui avait révélé qu&#8217;il ne mourrait point avant d&#8217;avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint donc dans le temple, poussé par l&#8217;Esprit. Et comme ses parents amenaient l&#8217;enfant Jésus pour observer les coutumes légales à son égard, lui-même le reçut en ses bras, et il bénit Dieu en disant : Maintenant, ô Maître, vous congédiez votre serviteur en paix, selon votre parole; car mes yeux ont vu le salut, que vous avez préparé à la face de tous les peuples, lumière qui doit éclairer les nations et gloire d&#8217;Israël, votre peuple….Et Siméon les, (Marie et Joseph) bénit, et il dit à Marie, sa mère : &nbsp;&raquo; Voici qu&#8217;il est placé pour la chute et le relèvement d&#8217;un grand nombre en Israël, et pour être un signe en butte à la contradiction, — vous-même, un glaive transpercera votre âme, — afin que soient révélées<br />
les pensées d&#8217;un grand nombre de cœurs. &nbsp;&raquo; Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanouel, de la tribu d&#8217;Aser; elle était fort avancée en âge, ayant vécu, depuis sa virginité, sept ans avec son mari, et veuve jusqu&#8217;à quatre-vingt-quatre ans. Elle ne quittait point le temple, servant Dieu nuit et jour par des jeûnes et des prières. Survenant à cette heure, elle se mit à louer Dieu et à parler de l&#8217;enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem ».</p>
<p style="text-align: justify;">C’est clair, MBCF, tous ces textes inspirés de l’Ecriture Sainte, nous affirment que Jésus est vraiment le Sauveur.<br />
C’est du reste le sens de son nom : Jésus.</p>
<p style="text-align: justify;">Souvenez-vous de l’enseignement de l’ange à Joseph. Nous sommes au tout début de l’Evangile. L’annonciation a eu lieu. Marie donna son consentement à la parole de l’ange. Elle conçoit en son sein le Fils de Dieu. Après son long séjour chez Elizabeth, sa cousine, elle revient à Nazareth, Joseph s’aperçoit de sa maternité. Etonné, il veut la renvoyer discrètement. Il y pense. C’est alors que dans un songe, l’ange l’informe du mystère : « Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, il se trouva, avant qu&#8217;ils eussent habité ensemble, qu&#8217;elle avait conçu par la vertu du Saint-Esprit. Joseph, son mari, qui était juste et ne voulait pas la diffamer, se proposa de la répudier secrètement. Comme il était dans cette pensée, voici qu&#8217;un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit : &nbsp;&raquo; Joseph, fils de David, ne craint point de prendre chez toi Marie ton épouse, car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit. Et elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. »</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà, MBCF, quelques rappels utiles pour fonder notre foi dans le salut apporté par NSJC. Il est le Sauveur. Il n’y a pas d’autre nom sous le ciel par lequel nous pussions être sauvés. C’est là que nous devons puiser notre élan missionnaire pour aller à la conquête de nos frères, de ceux qui sont proches de nous. Et ce rappel n’est pas inutile aussi pour éviter de tomber à notre tour dans le syncrétisme actuel, l’indifférentisme religieux. Il n’y a qu’un Sauveur, NSJC</p>
<p style="text-align: justify;">:</p>


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		<title>Fête du Très Saint Rosaire</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 19:55:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 17ème dimanche après la Pentecôte Fête du Très Saint Rosaire Je voudrais cette année, en cette fête du Très Saint Rosaire, porter mon attention sur un point historique, sur l’histoire de cette dévotion qui est très chère à l’Eglise. Je m’inspirerai de l’encyclique de Léon XIII : « Supremi Apostolatus Officio » (Le devoir [...]

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</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>Le 17ème dimanche après la Pentecôte</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>Fête du Très Saint Rosaire</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/10/le-saint-rosaire.jpg"><img class="size-medium wp-image-5238" title="le saint rosaire" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/10/le-saint-rosaire-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais cette année, en cette fête du Très Saint Rosaire, porter mon attention sur un point historique, sur l’histoire de cette dévotion qui est très chère à l’Eglise. Je m’inspirerai de l’encyclique de Léon XIII : « Supremi Apostolatus Officio » (Le devoir du suprême apostolat) des premiers mots de l’Encyclique du pape, sa première encyclique mariale. Léon XIII fut le pape du Rosaire dans l’Eglise, comme saint Dominique en fut « l’initiateur ». Léon XIII ne consacra pas moins de 12 encycliques sur le Très Saint Rosaire au cours de son long Pontificat, un des plus longs de l’Eglise, jusqu&#8217;en 1903.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il constate tout d’abord qu’en ce début du XXième siècle, l’Eglise est menacée de « nombreuses calamités » et « dangers » Ce sont ses expressions. Que dirait-il aujourd’hui. Mais quels dangers, quelles calamités ? Je pense au combat de la laïcité en France, laïcité républicaine qui voulut annihiler l’Eglise comme société parfaite. Aussi chercha-t-elle à la réduire à une simple société de droit commun ; cette laïcité se dressa aussi contre les institutions écclésiales, les monastères, Solesmne, contre les nombreux collèges dispensant un enseignement religieux. Contre ces « calamités », contre ces « dangers », le pape lutte  de toutes ses forces.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais sentant sa propre faiblesse, il se tourne vers le Ciel et tout particulièrement vers notre Dame. Vers Notre Dame, il écrit : A cette fin, Nous estimons que rien ne saurait être plus efficace et plus sûr que de Nous rendre favorable la sublime Mère de Dieu, la Vierge Marie, par la pratique religieuse de son culte». Aussi en chante-t-il tout d’abord les vertus. Il implore son secours car elle est « dépositaire souveraine de toute paix et dispensatrice de toute grâce ». Elle « a été placée par son divin Fils au faîte de la gloire et de la puissance, afin d’aider du secours de sa protection les hommes s’acheminant, au milieu des fatigues et des dangers, vers la Cité Eternelle ».C’est pourquoi, il veut que « cette dévotion soit l’objet d’une attention toute particulière dans le monde catholique ». Il veut qu’elle soit honorée comme « Vierge Souveraine, afin que, par son intercession, nous obtenions de son divin Fils un heureux adoucissement et un terme à nos maux ».</p>
<p style="text-align: justify;">Cette dévotion à la Vierge Marie et au très Saint Rosaire est dans l’Eglise ancienne et constante. Léon XIII nous dit : « Ce fut toujours le soin principal et solennel des catholiques de se réfugier sous l’égide de Marie et de s’en remettre à sa maternelle bonté dans les temps troublés et dans les circonstances périlleuses. Cela prouve que l’Eglise catholique a toujours mis, et avec raison, en la Mère de Dieu, toute sa confiance et toute son espérance ».</p>
<p style="text-align: justify;">De cette dévotion mariale, il en rappelle tout d’abord la raison théologique puis il l’illustre de quelques faits historiques et enfin rappelle que de nombreux papes avant lui en ont recommandé la pratique.</p>
<p style="text-align: justify;">La raison théologique : Elle est la Mère de NSJC qui est le Fils de Dieu et à ce seul titre, elle jouit auprès de son Fils d’une grande faveur et d’une grande puissance. Aussi intervient-elle facilement auprès de Lui dès lors qu’on le lui demande. Il lui est « doux et agréable par-dessus toute chose d’accorder son secours et son assistance à ceux qui les lui demandent ». Elle s’empresse même « d’accueillir les vœux » de ceux qui la supplient. Et voilà pourquoi l’Eglise dans sa liturgie la salue volontiers des qualificatifs suivants « Auxiliatrice », « Bienfaitrice », « Consolatrice des chrétiens », « Reine des armées » et « Dispensatrice de la victoire et de la paix ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les faits historiques, anciens et modernes justifient également cette dévotion mariale du Rosaire. L’Eglise en effet et la chrétienté ont trouvé dans cette dévotion du Rosaire « la paix et la tranquillité publiques ».</p>
<p style="text-align: justify;">Et le pape de citer tout d’abord la crise albigeoise à la fin du XII siècle. Cette hérésie manichéenne s’étendait dans le sud de la France et dans les pays latins ; elle s’étendait par la force des armes, les meurtres, elle ne laissait derrière elle que ruines et souffrances. « Contre ce fléau, Dieu a suscité, dans sa miséricorde, l’insigne père et fondateur de l’Ordre dominicain. Ce héros, grand par l’intégrité de sa doctrine, par l’exemple de ses vertus, par ses travaux apostoliques, s’avança contre les ennemis de l’Eglise catholique, animé de l’Esprit d’en haut; non avec la violence et avec les armes, mais avec la foi la plus absolue en cette dévotion du Saint Rosaire que le premier il a divulguée et que ses enfants ont portée aux quatre coins du monde. Il prévoyait, en effet, par la grâce divine, que cette dévotion, comme un puissant engin de guerre, mettrait en fuite les ennemis et confondrait leur audace et leur folle impiété. Et c’est ce qu’a, en effet, justifié l’événement. Grâce à cette nouvelle manière de prier, acceptée et ensuite mise régulièrement en pratique, par l’institution de l’Ordre du saint Père Dominique, la piété, la bonne foi, la concorde commencèrent à reprendre racine, et les projets des hérétiques, ainsi que leurs artifices, à tomber en ruines. Grâce à elle encore, beaucoup d’égarés ont été ramenés à la voie droite; et la fureur des impies a été réfrénée par les armes catholiques qui avaient été levées pour repousser la force par la force ».</p>
<p style="text-align: justify;">Premier fait historique pour justifier la force du saint Rosaire : la fin de l’hérésie albigeoise</p>
<p style="text-align: justify;">Le pape cite aussi les menaces de l’envahissement de l’Europe par les armées islamiques turques au XVI siècle : « L’efficacité et la puissance de cette prière &#8211; le rosaire &#8211; ont été aussi expérimentées au XVIe siècle, alors que les armées innombrables des Turcs étaient à la veille d’imposer le joug de la superstition et de la barbarie à presque toute l’Europe. (Je vous prie de bien vouloir remarquer les qualificatifs que donne le Pontife de cette « force étrangère»). Dans ce temps, le Souverain Pontife saint Pie V, après avoir réveillé chez tous les princes chrétiens le sentiment de la défense commune, s’attacha surtout et par tous les moyens à rendre propice et secourable au nom chrétien la toute-puissante Mère de Dieu, en l’implorant par la récitation du Rosaire. Ce noble exemple, offert en ces jours à la terre et aux cieux, rallia tous les esprits et persuada tous les cœurs. Aussi les fidèles du Christ, décidés à verser leur sang et à sacrifier leur vie pour le salut de la religion et de leur patrie, marchaient sans souci du nombre aux ennemis massés non loin du golfe de Corinthe ; pendant que les invalides, pieuse armée de suppliants, imploraient Marie, saluaient Marie, par la répétition des formules du Rosaire et demandaient la victoire de ceux qui combattaient. La Souveraine ainsi suppliée ne resta pas sourde, car l’action navale s’étant engagée auprès des îles Echinades (Curzolaires) la flotte des chrétiens, sans éprouver elle-même de grandes pertes, remporta une insigne victoire et anéantit les forces ennemies ».</p>
<p style="text-align: justify;">C’est la fameuse victoire de Lépante.</p>
<p style="text-align: justify;">« C’est pourquoi le même Souverain et saint Pontife, en reconnaissance d’un bienfait si grand, a voulu qu’une fête en l’honneur de Marie Victorieuse, consacrât la mémoire de ce combat mémorable. Grégoire XIII a consacré cette fête en l’appelant fête du Saint Rosaire ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le pape cite enfin au XIX siècle, les succès importants remportés sur les forces turques, soit à Temesvar, en Pannonie, soit à Corcyre, qui coïncidèrent, fait-il remarquer, avec des jours consacrés à la Sainte Vierge Marie et avec la clôture des prières publiques célébrées par la récitation du Rosaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pape enfin, de ces faits notables et historiques, en tire la conclusion évidente : « Par conséquent, puisqu’il est bien reconnu que cette formule de prière – le Rosaire &#8211; est particulièrement agréable à la Sainte Vierge, et qu’elle est surtout propre à la défense de l’Eglise et du peuple chrétien en même temps qu’à attirer toutes sortes de bienfaits publics et particuliers », il faut garder jalousement cette dévotion qui fut, de plus, encouragé par de nombreux papes</p>
<p style="text-align: justify;">Et le pape Léon XIII de citer lui-même : Urbain IV, « Urbain IV a attesté que, chaque jour, le Rosaire procurait des avantages au peuple chrétien » ; Sixte IV, « Sixte IV a dit que cette manière de prier est avantageuse à l’honneur de Dieu et de la Sainte Vierge, et particulièrement propre à détourner les dangers menaçant le monde »; Léon X : « Léon X a déclaré qu’elle a été instituée contre les hérésiarques et les hérésies pernicieuses »; et Jules III : « Jules III l’a appelée la gloire de l’Église » ; Saint Pie V : « Saint Pie V a dit aussi, au sujet du Rosaire, que, dans la divulgation de cette sorte de prières, les fidèles ont commencé à s’échauffer dans la méditation, à s’enflammer dans la prière, puis sont devenus d’autres hommes; les ténèbres de l’hérésie se sont dissipées, et la lumière de la foi catholique a brillé de tout son éclat » ; enfin, Grégoire XIII : « Grégoire XIII a déclaré à son tour que le Rosaire avait été institué par Saint Dominique, pour apaiser la colère de Dieu et implorer l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, MBCF, fort de la raison théologique rappelé : la Vierge Marie est toute puissante auprès du Fils de Dieu parce qu’elle en est la mère ; fort de ces faits historiques et notables, la fin de l’hérésie albigeoise au XII ème siècle avec le Rosaire de saint Dominique, la victoire de Lépante, au XVI siècle, fort de ses victoires contre l’empire ottoman au XIX siècles, fort de la recommandation de tant de papes, il faut se décider de garder jalousement cette dévotion au Très Saint Rosaire…d’autant que les jours ne sont pas bons et l’islam menaçant…Amen</p>


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		<title>Fête patronale de la saint Michel</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 21:34:35 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>16ème dimanche après la Pentecôte</strong></span><br />
<span style="color: #cc0000;"><strong>Fête patronale de la saint Michel</strong></span></p>
<p><a href="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/09/Saint-Michel.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5177" title="Saint Michel" src="http://www.revue-item.com/wp-content/uploads/2011/09/Saint-Michel-172x300.jpg" alt="" width="172" height="300" /></a>Et les bons anges à la tête desquels se trouve saint Michel archange et les élus du ciel chantent à l’adresse du Sauveur, de l’Agneau immolé: « Sanctus, Sanctus, Sanctus ». Ils honorent, adorent, louent leur souverain Sauveur et Maître</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">En raison de la faute originelle, le Fils de Dieu, dans le Conseil trinitaire, a résolu de s’incarner et de s’offrir à son Père, en son sacrifice, pour racheter les hommes du péché originel et de leurs péchés personnels. Il a voulu ce sacrifice pour nous rendre de nouveau la vie divine. C’est, certes, mystérieux. Mais c’est ainsi. C’est tout l’Evangile. La charité divine n’a pas voulu abandonner à jamais après le péché originel, sa créature. Elle a conçu un plan, un plan de salut, fruit de la charité, et ce plan comprend essentiellement l’incarnation et la rédemption, Bethléem et le Golgotha. « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle » (Jn 3 16). Comme vous le voyez, tout est centré sur le Fils de Dieu fait homme, sur le Sauveur qui est le seul Sauveur Voilà ce qu’on appelle l’économie rédemptrice. C’est la pensée de Dieu conçue de toute éternité. Dans la pensée du Père, tout est dans les mains du Fils, tout est en son autorité. Dès lors, avant comme après l’Incarnation, il faut se soumettre « à l’autorité du Christ » (Apoc 12), au Christ à venir ou au Christ venu.</p>
<p style="text-align: justify;">Or ce plan divin fut l’occasion d’un grand conflit dans le ciel : pour le Christ, contre le Christ. Il est aujourd’hui encore l’occasion, mieux la cause d’une lutte profonde sur cette terre, toujours le même : pour le Christ, contre le Christ. C’est le combat de ce que j’appelle : le combat de la Révolution contre le Christ qui se résume d’un mot, celui que l’on trouve dans les correspondances échangées entre les soi disant Philosophes des Lumières : « Ecraser l’Infâme »</p>
<p style="text-align: justify;">Et sachez, MBCF, que votre combat politique se situe en plein cœur de ce combat qui est fait de la haine contre NSJC. Ceux qui ne le comprennent pas, seront, nécessairement, un jour du nombre de la « cinquième colonne », qui, sans le savoir, peut-être, travaillent pour la Révolution qui s’oppose à « l’autorité du Christ », comme jadis, au Ciel, Lucifer s’opposa au Christ Seigneur, et donc à ce plan du salut.</p>
<p style="text-align: justify;">La liturgie nous éclaire. Souvenez-vous de la deuxième antienne des Vêpres de la fête de saint Michel : « Et tandis que l’archange Michel luttait contre le dragon, on entendit la voix de ceux qui disaient : «le Salut est à notre Dieu ».<br />
Les bons anges se soumirent, eux, au plan divin de salut. Qui pourrait contester la sagesse de Dieu dans le déroulement de ce salut ?</p>
<p style="text-align: justify;">Saint Michel prit le parti de Dieu. Dieu, après avoir créé les anges, leur proposa à croire le mystère de l’Incarnation du Verbe dans le sein d’une femme sans égale, l’Immaculée, Notre Dame. C’est du moins l’opinion générale. Il leur donna l’ordre d’honorer le Verbe incarné comme leur Roi et de l’adorer comme leur Dieu : « Et que tous les anges l’adorent », lisons nous dans l’Epître aux Hébreux (Hb 1 6). Ils reçurent aussi l’ordre d’honorer et de vénérer la Mère du Fils de Dieu, créature pourtant non angélique et seulement humaine, Mais ils devaient la vénérer comme leur Reine et leur Souveraine : « Ave Regina Coelorum, Ave, Domina Angelorum ». Salut, Reine des Cieux ! Salut, Souveraine des Anges » chantons nous à Complies du 2 février.</p>
<p style="text-align: justify;">Le salut par le Christ Jésus qui est le fruit de la Vierge Marie : tel est le plan de Dieu pour réparer la faute originelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus grand nombre des anges se soumit au décret divin et fut confirmé en grâce, obtenant la béatitude parfaite de la vison de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Lucifer, le premier des Anges, pourtant l’ange de Lumière, refusa de se soumettre au décret divin. Il considéra comme un déshonneur de s’incliner devant une nature inférieure, la nature humaine et du Fils, en tant qu’Homme et de Marie, en tant que mère de Dieu. C’est alors qu’Il prit la tête d’une redoutable rébellion, entraînant à sa suite un tiers des anges. Michel prit l’étendard de la fidélité et lui cria : « Quis ut Deux », pour se permettre de contester ses décrets.</p>
<p style="text-align: justify;">Ecoutez ! C’est le fameux chapitre 12 de l’Apocalypse :</p>
<p style="text-align: justify;">« Puis il parut dans le ciel un grand signe : une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Elle était enceinte, et elle criait, dans le travail et les douleurs de l&#8217;enfantement.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre signe parut encore dans le ciel : tout à coup on vit un grand dragon rouge ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes, sept diadèmes; de sa queue, il entraînait le tiers des étoiles du ciel, et il les jeta sur la terre. Puis le dragon se dressa devant la femme qui allait enfanter afin de dévorer son enfant, dès qu&#8217;elle l&#8217;aurait mis au monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà le combat des mauvais anges. Voilà le combat, sur la terre, en la politique, des suppôts des mauvais anges.</p>
<p style="text-align: justify;">« Or, elle donna le jour à un enfant mâle, qui doit gouverner toutes les nations avec un sceptre de fer; et son enfant fût enlevé auprès de Dieu et auprès de son trône, et la femme s&#8217;enfuit au désert, où Dieu lui avait préparé une retraite, afin qu&#8217;elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours.</p>
<p style="text-align: justify;">« Et il y eut un combat dans le ciel. Michel et ses anges combattaient contre le dragon; et le dragon et ses anges combattaient; mais ils ne purent vaincre, et leur place même ne se trouva plus dans le ciel. Et il fût précipité, le grand dragon, le serpent ancien, celui qui est appelé le diable et Satan, le séducteur de toute la terre, il fût précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. Et j&#8217;entendis dans le ciel une voix forte qui disait :</p>
<p style="text-align: justify;">« Maintenant le salut, la puissance et l&#8217;empire sont à notre Dieu, et l&#8217;autorité à son Christ ; car il a été précipité, l&#8217;accusateur de nos frères, celui qui les accuse jour et nuit devant notre Dieu. Eux aussi l&#8217;ont vaincu par le sang de l&#8217;Agneau et par la parole à laquelle ils ont rendu témoignage, et ils ont méprisé leur vie jusqu&#8217;à mourir.».</p>
<p style="text-align: justify;">« Et j&#8217;entendis dans le ciel une voix forte qui disait : « Maintenant le salut, la puissance et l&#8217;empire sont à notre Dieu, et l&#8217;autorité à son Christ »</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà la voix de saint Michel, son témoignage, voilà son testament qu’il crie du haut du ciel : « Maintenant le salut, la puissance et l&#8217;empire sont à notre Dieu, et l&#8217;autorité à son Christ ».</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà l’enseignement de Saint Michel.<br />
Voilà l’enseignement de l’Eglise.<br />
Voilà votre foi, MBCF, qui vous fait confesser que « le salut, la puissance et l’empire sont à notre Dieu et l’autorité à son Christ ». Vous voulez vous soumettre à cette autorité. Cette soumission est votre gloire, votre désir, votre pensée, pour certains, encore, seulement en leurs réflexions tant il est vrai que la lumière de l’Evangile éclaire peu à peu les ténèbres. Et vous voyez tout un monde qui s’organise en dehors de l’autorité du Christ, non seulement en dehors mais même et plus encore « contre cette autorité », « celle du Christ »…et cela depuis des générations. Et ce fut la séparation de l’Eglise et de l’Etat…Et ce fut les lois anticléricales et c’est aujourd’hui la publication de lois contrenatures. A l’enseignement du Christ enseignant que l’homme ne doit pas séparer ce que Dieu a uni » se dresse la législation sur le divorce. A l’enseignement du Christ disant que la vie doit être respectée : « tu ne tueras pas », se dresse la loi sur l’avortement. Et d’une façon plus générale, contre le Christ, c’est la proclamation de la primauté de la loi laïque sur la loi naturelle. C’est dire que l’homme se fait Dieu puisqu’il légifère comme Dieu et le plus souvent contre Dieu<br />
Vous au contraire, comme saint Michel et ses anges, vous voulez vous soumettre à l’autorité de ce Christ. Qui est aussi l’autorité de l’Eglise. Vous voulez chanter, comme eux dans le ciel, la sainteté de Dieu, sa grandeur. Vous voulez, vous aussi, confesser ce plan divin, tout centré sur le Christ, lequel est tout centré sur son sacrifice. Et c’est pourquoi vous aimez tellement le dimanche qui vous conduit à la sainte messe. Là en union avec les anges, vous chantez votre « Sanctus, Sanctus, Sanctus », vous chantez la gloire de Dieu et sa puissance, que vous aimez et qui est votre lumière. Vous vous désirez « tout instaurer dans le Christ », comme le dit Saint Paul et comme le reprend Saint Pie X dans sa première encyclique.</p>


<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/3702/en-l%e2%80%99honneur-de-saint-michel-archange/' rel='bookmark' title='Permanent Link: En l’honneur de Saint Michel Archange'>En l’honneur de Saint Michel Archange</a></li>
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		<title>Jésus-Christ et la Vie Eternelle</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 14:40:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[15ème dimanche après la Pentecôte. Jésus-Christ et la vie éternelle. « Celui qui sème dans l’esprit moissonnera de l’esprit, la vie éternelle » MBCF, Cet enseignement de saint Paul est pour moi l’occasion de vous parler de nouveau de la vie éternelle. Ce point est tellement important. Notre vie terrestre doit se développer, s’épanouir en [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/3138/le-salaire-du-peche-c%e2%80%99est-la-mort-la-grace-de-dieu-c%e2%80%99est-la-vie-eternelle-en-jesus-christ/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Le salaire du péché, c’est la mort.La grâce de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ'>Le salaire du péché, c’est la mort.La grâce de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/4474/jesus-christ-notre-sauveur-le-peche-originel/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Jésus-Christ, notre Sauveur. Le péché originel'>Jésus-Christ, notre Sauveur. Le péché originel</a></li>
<li><a href='http://www.revue-item.com/3468/la-foi-en-jesus-christ-et-la-nouvelle-alliance/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La foi en Jésus-Christ et la nouvelle Alliance.'>La foi en Jésus-Christ et la nouvelle Alliance.</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>15ème dimanche après la Pentecôte.</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>Jésus-Christ et la vie éternelle.</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>« Celui qui sème dans l’esprit moissonnera de l’esprit, la vie éternelle »</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">MBCF, Cet enseignement de saint Paul est pour moi l’occasion de vous parler de nouveau de la vie éternelle. Ce point est tellement important. Notre vie terrestre doit se développer, s’épanouir en vie éternelle. La vie terrestre est limitée dans le temps. Elle est fugitive. Elle passera. Ce temps fugitif nous est donné pour « mériter » le ciel, la vie éternelle. Le ciel, la vie éternelle, c’est un lieu et un temps définitif…Aussi, de grâce, ne le manquons pas. Faisons tout pour l’obtenir. Faisons tout pour gagner notre ciel, C’était jadis le langage de nos grand-mères.</p>
<p style="text-align: justify;">Je connais le moyen unique, exclusif de tout autre, le moyen impératif que je veux aujourd’hui encore vous rappelez : ce moyen unique, exclusif, nécessaire, c’est NSJC. C’est mon devoir de vous le rappeler souvent et toujours…Nous sommes tellement oublieux des choses du ciel accaparés que nous sommes, bien légitimement du reste, des choses de la terre.</p>
<p style="text-align: justify;">Permettez-moi tout d’abord d’en appeler à<strong> l’autorité de NSJC,</strong> lui-même, à son enseignement.<br />
<strong>Il ne cesse d’enseigner cette vérité.</strong><br />
<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il l’enseigne à Marthe, la sœur de Lazare</strong> qui vient de mourir et qui, depuis, quatre jours déjà est dans son tombeau. Jésus arrive à Bethanie. Mathe l’apprenant se précipite vers lui : « Marthe dit à Jésus: &laquo;&nbsp;Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je sais que tout ce que vous demanderez à Dieu, Dieu vous l&#8217;accordera. Jésus lui dit: &laquo;&nbsp;Votre frère ressuscitera.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Je sais, lui répondit Marthe, qu&#8217;il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour; Jésus lui dit: &laquo;&nbsp;Je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra; Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra point pour toujours. Le croyez-vous?&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Oui, Seigneur&nbsp;&raquo;, lui dit-elle, &laquo;&nbsp;je crois que vous êtes le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir en ce monde ».</p>
<p style="text-align: justify;">Oh merveilleux enseignement ! Retenons de ce sublime dialogue que Jésus est « la résurrection et la vie » ; que « celui qui croit en lui, fût-il mort, vivra ». Voilà la première leçon à retenir. Mais retenons encore le deuxième enseignement de NSJC : la foi en NSJC et en sa divinité est la condition nécessaire pour obtenir la vie éternelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il faut également se rappeler le dialogue merveilleux entre Jésus et Nicodème.</strong> Il est tout centré, vous vous en souvenez, sur le baptême qu’il nous faut recevoir pour revivre à la vie divine et être introduit dans le Royaume de Dieu : « <em>En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s&#8217;il ne renaît de l&#8217;eau et de l&#8217;Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».</em> Alors Jésus ayant dit cela élève la voie et dit : «<em> Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l&#8217;homme soit élevé, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse point, mais qu&#8217;il ait a vie éternelle. »</em> Ici Jésus affirme toujours la même vérité qu’il est principe de vie éternelle. Mais il précise l’objet de la foi qui ouvre le chemin de la vie éternelle : c’est la foi en sa Croix, en son sacrifice. C’est bien en effet ce qu’il veut dire dans l’expression <em>« il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé</em> ». La foi qui sauve, c’est la foi en son Sacrifice. Retenons ce deuxième enseignement. : Le Christ est Sauveur dans son sacrifice. La foi en son sacrifice est la voie royale de la vie éternelle.<br />
Voilà le bel enseignement de l’Evangile et NSJC le confirme immédiatement après lorsqu’il dit cette phrase magnifique, une phrase de synthèse : « En <em>effet, Dieu a tellement aimé le monde, qu&#8217;il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais ait la vie éternelle. Car Dieu n&#8217;a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu&#8217;il n&#8217;a pas cru au nom du Fils unique de Dieu ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est alors que Saint Jean Baptiste donnera ce témoignage sur NSJC: «<em> Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie; mais la colère de Dieu demeure sur lui. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">On ne peut pas ne pas citer dans <strong>le chapitre 5 de saint Jean</strong> ces magnifiques phrases de Jésus se comparant à son Père : «<em> le Fils ne peut rien faire de lui-même, mais seulement ce qu&#8217;il voit faire au Père; et tout ce que fait le Père, le Fils aussi le fait pareillement….Ainsi comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, aussi le Fils donne la vie à qui il veut…En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m&#8217;a envoyé a la vie éternelle, et n&#8217;encourt point la condamnation, mais il est passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité, je vous le dis, l&#8217;heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l&#8217;auront entendue vivront.</em><br />
<em>Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d&#8217;avoir la vie en lui-même; Et il lui a aussi donné le pouvoir de juger, parce qu&#8217;il est Fils de l&#8217;homme. Ne vous en étonnez pas; car l&#8217;heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix. Et ils en sortiront, ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie; ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de condamnation ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">MBCF, on ne peut exprimer plus clairement que l’espérance de la vie éternelle est en NSJC. Il a la vie en lui-même. Il est le principe de la vie éternelle. Profitez de l’audition de ces paroles de Jésus pour dire dans votre cœur en votre intime : « Oui Seigneur, je croix qu’en vous est la vie éternelle. Je crois en vous pour avoir la vie éternelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce sujet, <strong>il faut également citer l’enseignement de NSJC après la multiplication des pains.</strong> La foule avait rejoint Jésus à Capharnaüm. ET là Jésus leur dit : «<em>Je suis le pain de vie: celui qui vient à moi n&#8217;aura jamais faim, et celui qui croit en moi n&#8217;aura jamais soif&#8230;Car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m&#8217;a envoyé. Or, la volonté de celui qui m&#8217;a envoyé, est que je ne perde aucun de ceux qu&#8217;il m&#8217;a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Car c&#8217;est la volonté de mon Père qui m&#8217;a envoyé, que quiconque voit le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle; et moi je le ressusciterai au dernier jour….En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle. Je suis le pain de vie. Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts. Voici le pain descendu du ciel, afin qu&#8217;on en mange et qu&#8217;on ne meure point. Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu&#8217;un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c&#8217;est ma chair, pour le salut du monde.&nbsp;&raquo; Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant: &laquo;&nbsp;Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger?&nbsp;&raquo; Jésus leur dit: &laquo;&nbsp;En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils </em><em>de l&#8217;homme, et ne buvez son sang, vous n&#8217;avez point la vie en vous-mêmes.</em><br />
<em>Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour….Celui qui mange de ce pain vivra éternellement ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce langage ayant surpris, plus d’un juif le quittèrent, Jésus s’adresse alors aux 12 disciples : «<em> Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? » Simon-Pierre lui répondit: &laquo;&nbsp;Seigneur, à qui irions-nous? Vous avez les paroles de la vie éternelle. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Merveilleuses paroles toutes centrées sur la Sainte Eucharistie que NSJC me demande de croire comme étant, tout comme la foi en la Croix, principe de vie éternelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Fort de cet enseignement du Maître étonnez-vous alors de <strong>la deuxième prédication de Saint Pierre au lendemain de la Pentecôte</strong>. Souvenez-vous de ce merveilleux discours, tout enflammé, au sujet de Jésus seul et unique Sauveur. Il vient de guérir au nom de NSJC ce « boiteux de naissance » mendiant à la porte du Temple : «<em>Regarde-nous. Et il tenait (les yeux) sur eux, s&#8217;attendant à recevoir d&#8217;eux quelque chose. Mais Pierre (lui) dit : &nbsp;&raquo; Je n&#8217;ai ni argent ni or; mais ce que j&#8217;ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, marche ! » « Et le prenant par la main droite, il le souleva. A l&#8217;instant les plantes de ses </em><em>pieds et ses chevilles devinrent fermes; d&#8217;un bond il fut debout, et il marchait, et il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant et louant Dieu ».</em><br />
Alors les princes du peuple leur font mille tracas. Ils sont emprisonnés. On leur demande la raison de ce miracle :<em> « Par quel pouvoir et au nom de qui avez-vous fait cela?</em> »<br />
Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : « <em>Chefs du peuple et Anciens, puisqu&#8217;on nous interroge aujourd&#8217;hui sur un bienfait (accordé) à un infirme, (pour savoir) comment cet homme a été guéri, sachez-le bien, vous tous, et tout le peuple, d&#8217;Israël : C&#8217;est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, que Dieu a ressuscité des morts, c&#8217;est par lui que cet homme est présent devant vous en pleine santé. C&#8217;est lui, la pierre rejetée par vous les constructeurs, qui est devenue tête d&#8217;angle. Et le salut n&#8217;est en aucun autre, car il n&#8217;est sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>MBCF, Croyez cela et vous vivrez éternellement.</strong></p>


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		<title>« Nul ne peut servir deux maîtres ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre » ou la laïcité républicaine</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Sep 2011 20:17:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[paroisse saint michel]]></category>

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		<description><![CDATA[14ème dimanche après la Pentecôte. « Nul ne peut servir deux maîtres ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre » ou la laïcité républicaine Cette parole de NSJC me parait terriblement réaliste. Le chrétien en est convaincu. A la suite de son Maître, il dit ou Dieu [...]

<ul><li><a href='http://www.revue-item.com/5130/de-la-laicite-republicaine/' rel='bookmark' title='Permanent Link: de la laïcité républicaine'>de la laïcité républicaine</a></li>
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<li><a href='http://www.revue-item.com/451/la-franc-maconnerie-ses-valeurs-et-la-crise/' rel='bookmark' title='Permanent Link: La franc-maçonnerie, ses valeurs et la crise'>La franc-maçonnerie, ses valeurs et la crise</a></li>
</ul>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><span style="color: #cc0000;"><strong>14ème dimanche après la Pentecôte.</strong></span></p>
<p><span style="color: #cc0000;"><strong>« Nul ne peut servir deux maîtres ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre » ou la laïcité républicaine</strong></span></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Cette parole de NSJC me parait terriblement réaliste. Le chrétien en est convaincu. A la suite de son Maître, il dit ou Dieu ou Mamon.<br />
Et il choisit Dieu parce que<br />
-d’abord il a goûté, comme le dit l’introït de ce dimanche « la suavité » du Seigneur : « Videte quoniam suavis est Dominus »<br />
- ensuite parce qu’il sait qu’Il est son protecteur. C’est toujours l’Introït qui nous l’enseigne : Dieu prend soin de nous. C’est l’enseignement de l’Epître de saint Paul,<br />
-parce que Dieu est la joie du chrétien, le principe de sa joie, de sa paix et de sa patience,<br />
-parce qu’il est la mansuétude même, la bonté, la longanimité, la douceur,<br />
-parce qu’il engendre, dans l’âme qui le choisit, la modestie.<br />
Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, le chrétien choisit résolument Dieu pour l’aimer et s’efforce de fuir le monde et ses principes.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais je connais un courant de pensée, très actuel, très influent, sur beaucoup, courant de pensée qui a pris résolument le parti de mépriser Dieu et qui le haït très franchement. Je veux parler, MBCF, du « laïcisme », ou si vous préférez de la « laïcité républicaine ». Elle a choisi. Elle le dit. Elle l’affirme. Elle a choisi la haine de Dieu. « Nul ne peut choisir deux maîtres, ou il haïra l’un et aimera l’autre ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre ».</p>
<p style="text-align: justify;">La laïcité républicaine, durant tout le cours du XXème siècle et encore au 21ème siècle, s’est dressée, s’est attaquée, avec tout son cortège de lois contre les Congrégations, et les écoles catholiques, s’est attaquée à la religion de NSJC parce qu’elle aspirait à en être une autre, « supérieur », « meilleur ». Ce fut l’enjeu des grandes batailles, de 1880 à 1905-1906 qui ont tellement secoué le pays. Fort de ces victoires, la Laïcité républicaine s’établissait en notre pays comme une sorte de religion d’Etat, excluant le christianisme de tout l’espace public et réduisant le culte catholique à une affaire privée, à « une croyance subjective et muette », comme le dit très justement Jean Madiran dans son livre « La laïcité dans l’Eglise », page 3.<br />
C’est bien cela. La laïcité républicaine c’est bien le dogme d’une religion d’Etat qui non seulement s’oppose à l’Eglise, par haine de Dieu, mais a même réussi à intégrer l’Eglise pour essayer de la corrompre. Sa haine de Dieu est si grande… Jean Madiran parlera alors d’ « un entrisme de la laïcité républicaine dans l’Eglise ». J’en donnerai la preuve dans un instant.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au préalable, permettez-moi de rappeler ce qu’est le laïcisme ou la laïcité républicaine.<br />
Littré et Renan nous en donneront les principes.<br />
Littré, d’abord.<br />
Il nous dit : « c’est la conception politique et sociale impliquant la séparation de la religion et de la société civile ».<br />
« ..impliquant la séparation de la religion et de la société civile ». Pour l’Eglise ces deux pouvoirs, le spirituel et le temporel, sont distincts, l’un n’est pas l’autre, ce qui ressort clairement de l’enseignement de NSJC : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Mais s’ils sont « distincts », ils ne sont pas « séparés » Ils sont « distincts » mais non « séparés », non « opposés ». Ils doivent être invités, au contraire, à « coopérer ».<br />
Mais Littre, lui, lorsqu’il parle de la laïcité, de la laïcité républicaine parle d’une conception politique et sociale qui implique « la séparation de la religion et de la société civile ».<br />
Vous remarquerez que Littré parle non pas du « pouvoir temporel ». Mais il utilise l’expression « société civile ». Ce terme est très large. Il ne se limite pas au seul pouvoir politique. Il s’étend à tout ce qui n’est pas la société ecclésiastique. Et donc pour Littré, « séparer la religion de la société civile », c’est séparer l’Etat de l’Eglise, mais plus encore, c’est séparer la religion de toute l’étendue de la vie publique, la réduire à rester enfermée dans la vie privée. Dieu ne peut plus posséder la moindre parcelle de son propre domaine. Rien ne relève plus de Lui. Le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir administratif, le pouvoir éducatif, ne relève plus de Dieu. Ils ne relèvent que de l’Etat qui ne relève que de sa propre raison, raison qui, par principe, refuse Dieu et sa lumière. Ils ne relèvent que de l’idéologie rationaliste, que « du libre débat » et du « consensus social ». Le seul dogme que reconnait la laïcité républicaine, c’est qu’il n’y a rien d’antérieur et de supérieur à l’humain et à sa propre pensée. Dieu n’a pas son mot à dire. Tout relève de l’homme. « Il n’y a pas de loi morale antérieur à la loi civile » disait Jacques Chirac, alors président de la République. La vie publique, les mœurs publics ou privés ne relèvent plus en rien du domaine divin. Ils sont autonomes et propres. C’est donc l’affirmation du « refus de quoi que soit qui soit supérieur à l’arbitraire humain ». Le laïcisme ne vous demande pas d’abjurer publiquement la foi en Dieu, comme au temps du pouvoir romain impérial. Il vous demande et vous impose de la garder en silence. « Dieu est interdit en public, il est interdit en politique. Il est interdit dans les problèmes de société. Il est interdit dans « la démocratie des mœurs »<br />
Démocratie des mœurs » qu’est-ce à dire ? Autrefois, la démocratie, c’était le régime politique où le suffrage universel permettait la nomination du personnel politique. Aujourd’hui, ce n’est plus seulement cela. La « démocratie des mœurs », c’est la démocratie dans laquelle la « règle ne peut naître que du libre débat » et qui veut que « toute référence à un principe soit elle-même soumise à la discussion », au seul consensus populaire. C’est donc par principe l’exclusion de toute référence aux lois éternelles du Décalogue divin. Ce n’est pas nécessairement son exclusion, mais c’est la libre discussion des principes divins. Aucune autorité supérieure à l’humain n’est admissible, Dieu compris. La laïcité républicaine, c’est le refus laïc ou la libre discussion jusqu’à l’exclusion de toute loi religieuse ou naturelle supérieur à l’homme. La haine de Dieu et de l’Eglise est totale. C’est un anthropocentrisme absolu qui refuse toute lumière divine. C’est pourquoi ce régime ne peut qu’engendrer, in fine, l’anarchie mentale et sociale et le nihilisme intellectuel puisque sa philosophie, la seule qu’il admette, c’est de se libérer de tout dogme et du Décalogue. Et c’est pourquoi elle est capable de faire la promotion, par exemple, de choses tellement contre nature, ce qui est le signe d’une rupture totale avec le Dieu créateur et les lois de sa création.</p>
<p style="text-align: justify;">Et Renan, dans son discours pour la réception de Pasteur à l’académie, le 27 avril 1882, parlait bien lui aussi au sujet de la laïcité républicain e de « neutralité » et de « tolérance » envers les religions mais il ajoutait un point fondamentale. C’est le régime qui force l’Eglise à lui obéir sur ce point capital.<br />
Ce point est en effet capital. Avec la laïcité, il ne peut y avoir un pouvoir « confessionnel ». Mais la laïcité veut plus. Elle ne se contente pas d’avoir un Etat séparé de l’Eglise, neutre et tolérant. Elle veut que cet Etat, au nom de la tolérance et de la neutralité « force l’Eglise à lui obéir » et donc l’oblige à reconnaître cette séparation du temporel d’avec Dieu, qu’elle le confesse même en doctrine, qu’elle reconnaisse que le pouvoir temporel est autonome, qu’il n’a pas à être soumis à une loi morale qui lui soit supérieur. Et parce que la laïcité républicaine veut que l’Eglise se taise et lui obéisse sur ce point, elle exige de l’Eglise qu’elle accepte et reconnaisse la supériorité de la loi civile sur l’ordre moral chrétien.</p>
<p style="text-align: justify;">Le temps passa…Et le Président de l’épiscopat, le 30 janvier 2004, donna une grande interview au Figaro et dans cette interview, nous lisons : « Toutes les composantes religieuses doivent avoir droit de cité, publiquement, à condition de savoir aussi donner leur place aux autres et de ne pas se mettre en contradiction avec les grands principes de la République ».<br />
On croit rêver ! Et voilà que Mgr Ricard se met à reconnaître la légitimité « des composantes religieuses », y compris l’Eglise catholique, dans la fidèle docilité « aux grands principes de la République ». Relisons. Conditions pour qu’une religion ait droit à l’existence dans la République française : ne pas se mettre en contradiction avec « les grands principes de la République ». Mais ces grands principes…ce sont les droits de l’homme sans Dieu et parmi eux, c’est le droit à l’avortement, c’est l’éducation morale des enfants arrachée aux familles. Demain, peut-être parmi ces grands principes, on verra figurer le droit de l’euthanasie, le mariage homosexuel et Dieu sait quoi encore ! Plus fondamentalement encore, quelles que soient les suites de l’évolution fantaisistes des « grands principes de la République », le droit de cité de l’Eglise catholique ne peut dépendre de la conformité à une loi politique, fut-ce constitutionnelle. La seule légitimité de l’Eglise, c’est la mission qu’elle reçut de son Maître Jésus : « allez enseigner toutes les nations »<br />
Et Jean Madiran de conclure dans son livre « La laïcité dans l’Eglise : « Et ce fut un jour sombre, annonciateur de grands malheurs, ce jour du 30 janvier 2004 où le Président de l’Episcopat français situa la légitimité de l’Eglise ailleurs que dans sa mission divine » ( p. 80)</p>


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