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De la PMA à la GPA

publié dans regards sur le monde le 21 septembre 2017


La PMA aujourd’hui, la GPA demain

 

Ceux qui croyaient, du côté de la droite libérale entre autres, qu’ils pouvaient voter en faveur du « mariage » pour tous en pensant que l’on en resterait-là, faisant confiance à Mme Taubira qui prétendait que ni la PMA (procréation mé- dicalement assistée), ni la GPA (grossesse pour autrui) n’y étaient impliquées, doivent se rendre à l’évidence : ils ont été piégés. Tout comme leurs prédécesseurs qui ont voté en faveur du Pacs parce que le garde des Sceaux d’alors, Elisabeth Guigou, les assurait, la main sur le cœur, qu’il n’était pas du tout une étape vers le « mariage homosexuel. » Aujourd’hui, alors que Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de « l’égalité entre les femmes et les hommes, » annonce que « la PMA pour toutes » serait instaurée dès l’année prochaine pour mettre fin à une « forme de discrimination à l’égard des femmes lesbiennes et célibataires », l’Elysée explique que le président reste opposé à la GPA.

Qui peut le croire ?

Le « mariage » pour tous, comme la PMA pour toutes, se réclament de l’égalité entre les individus, quel que soit leur sexe ou leur « orientation sexuelle. » Dès lors que les femmes homosexuelles ont « droit à l’enfant », au nom de cette égalité, on ne voit pas pourquoi les hommes homosexuels en seraient privés et, pour eux, la PMA n’étant pas possible, la nature – homophobe ? – s’y opposant, il ne reste donc que la GPA.

Et cela viendra plus rapidement qu’on ne le pense.

En effet, pendant la campagne électorale, Emmanuel Macron avait déclaré : « Ma conviction personnelle est qu’il faut étendre la PMA, au nom de l’égalité hommes femmes et du droit à l’accès à une prestation médicale. Mais je respecterai l’avis attendu du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) et regarderai aussi l’état de la société et des débats qui s’y jouent pour agir de manière apaisée. » L

e CCNE s’y est déclaré favorable mais une forte minorité de plus d’un quart de ses membres y étaient hostiles en rappelant le danger « d’institutionnaliser, d’organiser en toute connaissance de cause des naissances sans pères. » Toutefois, bien que l’état de la société montre qu’il n’y a pas de consensus pour cette PMA pour les lesbiennes et les célibataires et que le débat n’a rien d’apaisé, puisque « la Manif pour tous » mobilise déjà, on nous annonce cette réforme pour l’année prochaine.

Le lobby homosexuel vient d’exiger qu’elle soit mise en œuvre tout de suite ! Macron n’attendra pas pour la GPA.

Il est possible qu’il n’y soit pas favorable dans le tabernacle de sa conscience, lui seul le sait.

Mais, politiquement, il a besoin d’annoncer la PMA et de préparer la GPA pour rassembler la gauche autour de lui ; ces questions sociétales sont fédératrices, le PC, le PS, les écolos, En marche, bien sûr, seront derrière lui pour défendre ces lois contre la « réaction » et la Manif pour tous.

Le chef de l’Etat, au moment où sa popularité décline à un rythme inquiétant pour lui, espère au moins restaurer son image auprès de la gauche. Laquelle est sa vraie appartenance, les faits « poètent » plus haut que son luth électoraliste sur le « et de droite et de gauche ».

Pour ce qui est de la GPA, le processus est déjà enclenché sans que le chef de l’Etat, pas plus que le garde des Sceaux, ne réagissent. La Cour de Cassation, dans un arrêt rendu en juillet, a autorisé la reconnaissance légale des enfants nés d’une gestation pour autrui à l’étranger. Ce n’est qu’une première étape. Et cela au nom de l’intérêt de l’enfant. On voit le paradoxe : pour la PMA, nul ne se soucie de l’intérêt de l’enfant qui naîtra sans père et qui ne pourra donc pas avoir accès à ses origines ; en revanche, pour la GPA, on cautionne la violation de la loi française qui l’interdit,en transcrivant cette naissance sur les registres d’état-civil au nom du droit de l’enfant de connaître sa filiation ! C’est selon que cela arrange ou non ceux qui veulent bouleverser la loi naturelle ! On peut déceler un autre paradoxe scandaleux : au nom de l’égalité, il faudrait que les « couples » homosexuels bénéficient de la PMA comme les hétérosexuels. Mais on provoque une inégalité entre les enfants, ceux qui pourront dire, joyeusement « J’ai un papa !» et ceux qui devront reconnaître tristement « Je n’ai pas de papa … », je suis né sans. Alors que les arbres généalogiques fleurissent sur internet pour retrouver les racines familiales, on n’ose imaginer l’augmentation des consultations chez les psy. (Source Bulletin d’André Noël n° 2530)

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