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l’application en Allemagne d’Amoris laetitia

publié dans nouvelles de chrétienté le 23 avril 2018


L’épiscopat allemand divisé sur l’accè
s à la communion des non-catholiques
Le pape François , à travers, notamment, l’exhortation apostolique Amoris Laetitia qui, entre autres, ouvre la possibilité d’accéder à la communion à des couples divorcés et remariés, a ouvert une boîte de Pandore ou, si l’on préfère, a entraîné une réaction en chaîne. En effet, ce qui, aux yeux du pape, permet
cette « ouverture », c’est, d’une part, qu’ elle est seulement pastorale et nullement doctrinale – l’indissolubilité du mariage demeurant inchangée, assure-t-il – et, d’ autre part, qu’elle n’est possible qu’au « cas par cas » ; il n’érige donc pas une nouvelle règle universelle. Or, partant de ces deux considéra
tions, la Conférence épiscopale allemande a autorisé le conjoint protestant à communier à l’eucharistie catholique en même temps que son mari ou son épouse catholique.
Le texte publié par les évêques , précisent ces derniers, n’est qu’un « simple document pastoral » car, disent-ils, ils ne veulent pas « changer la doctrine. »
Au demeurant, l’autorisation de communier ne sera accordée qu’au « cas par cas » et ce « à l’issue d’un profond discernement avec un prêtre ou un autre travailleur pastoral. » C’est le décalque de ce que propose François pour les divorcés remariés.
Le président de la Conférence épiscopale allemande, le cardinal Marx (ça ne s’invente pas !) est le plus ardent partisan de cette prétendue avancée œcuménique . C’est à propos de ce même cardinal que le 4 février dernier le site officiel de Radio Vatican (rebaptisé Vatican News !) titrait : « Marx : la bénédiction des couples homosexuels est possible dans des cas individuels. »
C’est le « cas par cas » à tout faire pour liquider la morale catholique. Rappelons que le cardinal Marx a été choisi par François pour être membre du « C9 », le conseil de cardinaux chargé de conseiller le pape sur la réforme de la Curie et le gouvernement de l’Eglise.
Si la directive sur la communion ouverte au conjoint non catholique a été approuvée par les trois-quarts des évêques d’outre-Rhin, cela signifie que
les autres ne l’approuvent pas . Sept d’entre eux ont donc fait appel à Rome. En leur nom, le cardinal Rainer Woelki , archevêque de Cologne, a écrit à Mgr Luis Ladaria, et au cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens pour leur demander leur« aide »et « des éclaircissements » autour de ce texte dont ils estiment qu’il outrepasse les compétences d’une conférence épiscopale. On notera que le « non-catholique » souhaitant communier est géné ralement un luthérien, principale confes sion protestante là-bas, mais le document ne le précise pas, ce peut être aussi
bien un adventiste du 7è jour qu’un mormon, bien plus éloignés de la foi catholique qu’un protestant d’une confession historique.
Le vaticaniste généralement bien informé , Edward Pentin, de l’hebdomadaire américain National Catholic Register , a affirmé sur son blog que la Congrégation pour la doctrine de la foi avait rejeté la proposition des évêques allemands « avec l’approbation du pape François » qui aurait toutefois demandé que la décision demeure secrète. On se de- mande pourquoi ce secret sur une décision publique de l’épiscopat allemand.
On attend donc la décision du pape.
Que ce texte, quoique qualifié de seulement « pastoral »,soit contraire à la doctrine catholique , il suffit de rappeler les conditions limitatives qui permettent à un non-catholique de communier à la sainte messe et que les évêques allemands ne rappellent jamais.
La première , qui est essentielle, est que celui qui veut y participer professe la foi catholique sur l’eucharistie. Il faut également qu’il soit en danger de mort, ou dans une situation désespérée, et qu’il ne puisse avoir recours à un ministre de sa confession. Et quelle est donc la raison que donnent les évêques pour admettre le conjoint à la communion eucharistique ? Aucune de celles-là mais l’argument que le refus d’accorder cette communion… pourrait mettre le mariage en péril. Ils écrivent en effet : « Dans des cas individuels, la faim spirituelle de recevoir la communion ensemble, dans les  couples interconfessionnels , peut-être si forte [que son refus] pourrait compromettre le mariage et la foi du conjoint. »
P.R.
(Source Bulletin d’André Noël)

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