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L’Angelus de Benoît XVI, le dimanche 9 août : les différences entre l’humanisme athée et l’humanisme chrétien

L’Angelus de Benoît XVI, le dimanche 9 août : les différences entre l’humanisme athée et l’humanisme chrétien

publié dans magistère de benoît XVI le 11 août 2009


Angelus de Benoît XVI : des saints, témoins de cette charité qui aime « jusqu’à la fin »

A 12h, le dimanche 9 août 2009, le Saint-Père Benoît XVI a récité la prière de  l’Angelus devant quelque milliers de fidèles et les pèlerins présents dans la Cour intérieure du Palais Apostolique de Castel Gandolfo et a cité l’exemple de saints, témoins de la charité qui aime « jusqu’à la fin ».

Chers frères et sœurs !

Comme dimanche dernier, aujourd’hui encore – dans ce contexte de l’Année Sacerdotale que nous célébrons – nous nous arrêtons pour méditer sur quelques Saints et Saintes que la liturgie rappellent ces derniers jours. Exceptée Claire d’Assise, vierge, ardente de l’amour divin dans son oblation quotidienne de la prière et de la vie commune, les autres sont des martyrs, dont deux ont été tués dans le camp de concentration d’Auschwitz : sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix – Edith Stein, qui, née dans la foi juive et conquise par le Christ dans l’âge adulte, devint une religieuse carmélite et scella son existence par le martyr ; et saint Maximilien Kolbe, fils de la Pologne et [spirituel] de saint François d’Assise, grand apôtre de Marie Immaculée. Nous rencontrerons ensuite d’autres figures splendides de martyrs de l’Église de Rome, comme le pape saint Ponziano, le prêtre saint Hippolyte  et le diacre saint Laurent. Quels merveilleux modèles de sainteté, l’Église nous propose ! Ces saints sont des témoins de cette charité qui aime « jusqu’à la fin », et ne tient pas compte du mal reçu, mais le combat par le bien (cfr 1 Cor 13.4-8). Nous pouvons apprendre d’eux, spécialement nous prêtres, l’héroïsme évangélique qui nous pousse, sans rien craindre, à donner notre vie pour le salut des âmes. L’amour vainc la mort !

Tous les saints, mais spécialement les martyrs, sont des témoins de Dieu, qui est Amour : Deus Caritas est. Les camps de concentration nazis, comme tout camp d’extermination, peuvent être considérés comme des symboles extrêmes du mal, de l’enfer qui s’ouvre sur la terre lorsque l’homme oublie Dieu et se substitue à lui, en lui usurpant le droit de décider ce qui est bien et ce qui est mal, de donner la vie et la mort. Malheureusement cependant, ce triste phénomène n’est pas limité aux camps de concentration. Ils sont plutôt le pic culminant d’une réalité vaste et diffuse, aux frontières souvent qui échappent. Les saints, dont nous nous sommes brièvement rappelés, nous font réfléchir sur les profondes divergences qui existent entre l’humanisme athée et l’humanisme chrétien ; une antithèse qui traverse toute l’histoire, mais qu’à la fin du second millénaire, avec le nihilisme contemporain, a atteint un point crucial, comme l’ont perçu de grands hommes de lettres et des penseurs, et comme les événements l’ont montré largement. D’une part, il y a des philosophies et des idéologies, mais de plus en plus aussi des manières de penser et d’agir, qui exaltent la liberté en tant qu’unique principe de l’homme, en alternative à Dieu, et qui, de cette manière, transforment l’homme en un dieu, qui fait de l’arbitraire leur propre système de comportement. De l’autre, nous avons justement les saints, qui, en pratiquant l’Évangile de la charité, donnent raison à leur espérance ; ils montrent le vrai visage de Dieu, qui est Amour, et, en même temps, le visage authentique de l’homme, créé à image et à la ressemblance divine.

Chers frères et sœurs, prions la Vierge Marie, pour quelle nous aide tous – en premier lieu nous prêtres – à être saint comme ces témoins héroïques de la foi et de leur dévouement jusqu’au martyre. C’est l’unique manière pour offrir aux questions humaines et spirituelles, que suscitent la crise profonde du monde contemporain, une réponse crédible et exhaustive : celle de la charité dans la vérité.

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