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Culte divin: l’hypothèse Marini

publié dans flash infos, nouvelles de chrétienté le 26 novembre 2014


 

Culte divin : l’hypothèse Marini

Risposte catholique du 9 novembre 2014

La défenestration de deux ratzinguériens, Mgr Juan Miguel Ferrer et le P. Antony Ward, sous-secrétaires de la Congrégation du culte divin, licenciés vendredi dernier, en fin de matinée, a causé une grosse commotion dans les bureaux de la Curie. À leur place s’installait le P. Corrado Maggioni, jusque-là chef de bureau dans la même Congrégation (voir notre article : « Purge à la Congrégation pour le Culte divin »). La brutalité de la mise à pied des deux anciens sous-secrétaires a surpris même ceux qui n’étaient pas de leur sensibilité. D’autant que rien ne pressait, puisque depuis la départ du cardinal Cañizares à Valence, la Congrégation n’a plus de Préfet.

Justement : la Congrégation en attente de chef est donc désormais composée de Mgr Roche, secrétaire, un « progressiste » relativement rangé, et du P. Maggioni, sous-secrétaire, grand ami, disais-je dans mon dernier article sur le sujet, de Piero Marini, professeur à l’Université Saint-Anselme, connu comme un bugniniste pur jus, tant pour ses idées que pour sa manière d’agir trèscombinazionante.

Il était donc normal que réapparaisse immédiatement la rumeur alarmiste qui veut que Mgr Piero Marini accède au siège de ses rêves et devienne « patron » de la liturgie de l’Église romaine et bientôt cardinal. On a cependant fait valoir qu’il a bientôt 72 ans, de sorte qu’il devrait remettre sa démission dans trois ans, ce qui constituerait une charge bien brève. Mais rien n’oblige le Pape à accepter la démission d’un chef de dicastère, et il est bien des exemples de préfets prolongés dans leurs fonctions au-delà de cet âge.

Pourtant, on a pourtant peine à croire que le Pape veuille se prêter à une telle provocation. Pourquoi ouvrirait-il gratuitement un front de polémique en livrant la liturgie – un domaine qui ne l’intéresse que très faiblement – à un homme à ce point contesté ? Plus plausible a priori paraît donc la nomination d’un préfet “classique” mais modéré, qui mettrait du baume sur le cœur des ratzinguériens, sans rien coûter. Il serait en effet bien encadré par des bugninistes vigilants, à la tête d’un dicastère qui a, hélas, largement démontré son impuissance dans la répression des abus.

Certes, mais le raisonnement vaut aussi, d’une autre manière, pour Marini : le Pape en le nommant donnerait à peu de frais une consolation symbolique aux hommes de la réforme liturgique qui se croient opprimés depuis les hommes de la « restauration » se sont installés à leur place dans le Temple de la liturgie réformée. La nomination du fils spirituel d’Annibale Bugnini serait en quelque sorte presque honorifique dans la mesure où on voit mal François se lancer aujourd’hui dans de nouvelles réformes des livres liturgiques. Elle serait tout de même le signe de la disparition définitive de Benoît XVI.

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