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Analyse du discours du Pape François au Congrès des Etats-Unis et à la suite le discours lui-même

publié dans regards sur le monde le 30 septembre 2015


Discours du pape François au Congrès des Etats-Unis, choix et omissions : une analyse

26 septembre 2015 14 h 10 min·

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Ce qui ressort des commentaires sur le discours du pape François au Congrès des Etats-Unis tient en quelques mots : l’approbation et les applaudissements de la salle, bondée, qui multiplia les ovations debout, et la divergence extrême des avis sur les choix et les omissions du Souverain Pontife. Ce qui domine, tout de même, c’est l’idée d’un « pape rouge » (comme le dit The Guardian, journal de gauche), même si d’aucuns y voient un moyen de bousculer et de séduire la gauche en lui montrant qu’elle devrait être « pro-vie » face à l’unique préoccupation d’enrichissement individuel de la droite libérale. Comme souvent avec le pape François, l’analyse peut aller dans toutes les directions.

Le discours intégral du pape est disponible en français ici.

Mais ces mots que je viens d’écrire sont ceux de catégories caricaturales. Et trompeuses. La gauche, avec son option préférentielle pour les travailleurs, les exclus, l’étranger, détruit le travail, favorise la culture de mort, accélère la disparition des frontières et des inégalités naturelles et protectrices. Le capitalisme, avec ses abus, n’en est pas moins le cadre des libertés concrètes. Toutes deux pèchent par matérialisme : or ce qui aura le plus manqué dans le discours du pape, ce n’est pas tant la référence à tel ou tel combat provie, encore qu’il ait déçu les nombreux et courageux défenseurs de toute vie innocente aux Etats-Unis, qu’une mise en perspective et en ordre des raisons des engagements catholiques, au nom de Jésus-Christ.

François, premier pape à faire un discours au Congrès

Cela ne veut pas dire qu’il ait tenu un discours sans profondeur et sans vérité. Le pape a rappelé aux élus américains quelle est leur tâche : « Vous êtes chargés de protéger, à travers la loi, l’image et la ressemblance de Dieu façonnées en chaque visage humain. »

Mais les opinions très contrastées sur ce discours sont une nouvelle fois témoins de la confusion que le pape François ne semble pas vouloir lever. On peut dire sans exagérer cependant que la gauche et le monde laïque ont été plus sensibles au ton que les catholiques – même si John Boehner, président de la Chambre des représentants, a essuyé moult larmes, avant et pendant la visite pontificale entre ses murs. Il est vrai qu’il vient d’annoncer sa démission du Congrès, au 30 octobre, pour le bien de l’institution et du parti républicain…

Qu’attendaient les catholiques américains les plus traditionnels ? Ce qu’ils ont eu, un peu, grâce à la visite impromptue du pape aux Petites Sœurs des Pauvres qui mènent une courageuse bataille judiciaire contre l’Obamacare qui les oblige à financer la contraception pour leurs employés. Mais dans un pays qui compte des centaines de milliers d’avortements par an, où le scandale du Planning familial a révélé un mépris de l’être humain digne de l’ère nazie, où le relativisme s’impose contre toute vérité et toute morale stable, les silences du pape au Congrès ont été perçus comme des abandons par beaucoup.

Les choix du pape François : pourfendre le fondamentalisme, promouvoir le dialogue

On en entendu le pape François dénoncer le « fondamentalisme » : « Nous savons qu’aucune religion n’est exempte de formes d’illusion individuelle ou d’extrémisme idéologique ». Il a plaidé contre une division du monde entre bons et méchants : « Il y a une autre tentation dont nous devons spécialement nous prémunir : le réductionnisme simpliste qui voit seulement le bien ou le mal ; ou, si vous voulez, les justes et les pécheurs. (…) Imiter la haine et la violence des tyrans et des meurtriers est la meilleure façon de prendre leur place. »

Y avait-il là une critique des interventions des Etats-Unis dans le monde, et particulièrement au Proche-Orient ? C’est possible. Ou peut-être pas. On sait seulement que si le pape n’a pas parlé de manière plus directe à ce sujet ce n’est pas pour des raisons diplomatiques, comme nous le verrons plus loin.

C’est dans une pleine adhésion à la politique d’Obama que le pape « Latino » a plaidé pour l’accueil de tous les immigrés. « Nous ne devons pas reculer devant leur nombre, mais plutôt les voir comme des personnes, en regardant leurs visages et en écoutant leurs histoires, en essayant de répondre le mieux possible à leur situation, de répondre d’une manière toujours humaine, juste et fraternelle. »

Une fois de plus, il semble y avoir confusion : entre le devoir de chaque homme de souvenir toujours de la « Règle d’Or : “Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour les autres aussi” (Mt 7, 12) » et le devoir humain et politique de préserver le bien commun de la famille, du groupe, de la société, de la nation. Encore que le pape propose de semer la « sécurité », la « vie », les « opportunités » : la tâche propre de l’Occident chrétien à l’égard des peuples qui ne connaissent pas Jésus-Christ ? Ce n’est pas dit.

Omissions : le pape a bien davantage parlé de la peine de mort que de l’avortement

A ce moment clef du discours, le pape François a déclaré : « La Règle d’Or nous rappelle aussi notre responsabilité de protéger et de défendre la vie humaine à chaque étape de son développement. » Applaudissements à droite, airs gênés à gauche… Mais la conclusion qu’il en a tirée sans transition a jeté une sorte de froid parmi ceux qui s’attendaient à la dénonciation des crimes contre les innocents :

« Cette conviction m’a conduit, depuis le début de mon ministère, à défendre, à différents niveaux, la cause de l’abolition totale de la peine de mort. Je suis convaincu que ce chemin est le meilleur, puisque chaque vie est sacrée, chaque personne humaine est dotée d’une dignité inaliénable, et la société ne peut que bénéficier de la réhabilitation de ceux qui sont reconnus coupables de crimes. Récemment, mes frères Evêques, ici aux Etats-Unis, ont renouvelé leur appel pour l’abolition de la peine de mort. Non seulement je les soutiens, mais aussi j’apporte mes encouragements à tous ceux qui sont convaincus qu’une juste et nécessaire punition ne doit jamais exclure la dimension de l’espérance et l’objectif de la réhabilitation. »

Habileté de judoka, qui prend les partisans de l’avortement au mot et leur fait comprendre qu’ils ne peuvent plaider pour la vie du coupable sans rien faire pour celle de l’enfant à naître ou du vieillard sans défense ? Les plus bienveillants l’affirment. Le propos confirme en tout cas que le pape ne comptait pas se soumettre aux exigences de la fine diplomatie qui interdit d’appeler les choses par leur nom.

Les catholiques américains attendaient beaucoup du discours au Congrès

Ou était-ce une manière de répéter ce qu’il a dit au début de son pontificat au P. Spadaro : « Nous ne pouvons pas insister sur les seuls problèmes liés à l’avortement, au mariage gay, à l’utilisation de contraceptifs » ? Comme si c’étaient là des thèmes souvent entendus dans les paroisses… En parlant le plus de la peine de mort dans le contexte du respect de la vie, le pape a-t-il voulu signifier aux catholiques rigoureux (fondamentalistes, peut-être ?) qu’ils doivent s’engager sur d’autres terrains ? Cela lui ressemblerait, et c’est ainsi que les médias de gauche l’ont compris.

Reste la réalité de la situation. Celle d’un massacre d’innocents massif, légal, sans précédent. Qu’eût-on dit si Pie XII, reçu avec les honneurs dans l’Allemagne nazie, se fût retourné contre ses hôtes en leur donnant une leçon de choses du genre : « Traitez mieux les criminels dans vos prisons », alors que les camps d’extermination tournaient à bloc ?

Le pape François passa rapidement à autre chose : la défense de l’environnement, la lutte contre les « effets les plus graves de la détérioration environnementale causée par l’activité humaine ». Citant largement Laudato si’, il s’est attardé sur l’un des sujets-pivot de sa visite aux Etats-Unis. C’était à prévoir. En passant, il a dénoncé le « commerce des armes ».

Sur les quatre figures américaines qui ont servi de trame au discours du pape François devant le Congrès, il y aurait beaucoup à dire. Les noms d’Abraham Lincoln et de Martin Luther King ne pouvaient que faire vibrer l’assemblée devant laquelle il s’exprimait. Ceux de Thomas Merton, le converti devenu moine, est certainement moins connu de l’Américain moyen ; quant à Dorothy Day, son histoire de militante de la cause ouvrière passée par toutes sortes d’illusions malsaines avant sa conversion la rend pour le moins controversée.

Le pape François présente une analyse succincte d’une figure controversée : Dorothy Day

Elle qui a rompu avec le marxisme pour devenir très proche du distributisme à la manière de Chesterton (qui était favorable au capitalisme pourvu qu’il y eût beaucoup de capitalistes !), elle qui a embrassé toutes les vérités de la foi en même temps qu’elle a fondé le Mouvement des Travailleurs catholiques est au cœur de beaucoup de malentendus. La presse voit en elle une égérie gauchiste, à tort. Les commentaires du pape François sur Dorothy Day sont passés à côté de ces questions.

De Thomas Merton, l’admirable converti qui a raconté son chemin vers Dieu dans La nuit privée d’étoiles, le pape en a dit un peu plus, saluant en lui le contemplatif et l’homme de prière – mais aussi et peut-être surtout ce qui fut la passion de ses dernières années, le dialogue interreligieux : « un penseur qui a défié les certitudes de son temps et ouvert de nouveaux horizons pour les âmes et pour l’Eglise », dit le pape.

Pour conclure, il a parlé de la famille, « menacée, peut-être comme jamais auparavant, de l’intérieur comme de l’extérieur » : « Les relations fondamentales sont en train d’être remises en cause, comme l’est la base même du mariage et de la famille. Je peux seulement rappeler l’importance et, par-dessus tout, la richesse et la beauté de la vie familiale. »

C’est beaucoup et c’est peu. Le discours est resté à bien des égards laïque, sociologique – de l’avis même des médias. Et bien des catholiques américains sont restés sur leur faim.

Anne Dolhein

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VOYAGE APOSTOLIQUE DU PAPE FRANÇOIS
À CUBA, AUX ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE
ET VISITE AU SIÈGE DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES 

(19-28 SEPTEMBRE 2015)

VISITE AU CONGRÈS DES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE

DISCOURS DU SAINT-PÈRE
À LA SESSION CONJOINTE DU CONGRÈS DES ÉTATS-UNIS

Capitole des États-Unis, Washington, D.C.
Jeudi 24 septembre 2015


Monsieur le Vice-Président,
Monsieur le Président,
Honorables Membres du Congrès,
Chers amis,

Je suis très reconnaissant pour votre invitation à m’adresser à cette Session conjointe du Congrès dans « le pays des hommes libres et dans la maison des hommes courageux ». Je crois que la raison de cette invitation est que, moi aussi, je suis fils de ce grand continent, dont nous avons tous tant reçu et vis-à-vis duquel nous partageons une responsabilité commune.

Chaque fils ou fille d’un pays a une mission, une responsabilité personnelle et sociale. Votre responsabilité en tant que membres du Congrès est de permettre à ce pays, à travers votre activité législative, de prospérer en tant que nation. Vous êtes le visage de ce peuple, ses représentants. Vous êtes appelés à défendre et à préserver la dignité de vos concitoyens dans la recherche inlassable et exigeante du bien commun, car c’est le principal objectif de toute politique. Une société politique perdure, si elle cherche, comme vocation, à satisfaire les besoins communs en stimulant la croissance de tous ses membres, spécialement ceux qui sont en situation de plus grande vulnérabilité ou de risque. L’activité législative est toujours fondée sur la protection du peuple. C’est à cela que vous avez été invités, appelés et convoqués par ceux qui vous ont élus.

Votre tâche est un travail qui m’inspire une double réflexion sur la figure de Moïse. D’une part, le patriarche et législateur du peuple d’Israël symbolise le besoin des peuples de maintenir vivant leur sens d’unité au moyen d’une juste législation. D’autre part, la figure de Moïse nous conduit directement à Dieu et ainsi à la dignité transcendante de l’être humain. Moïse nous donne une bonne synthèse de votre travail : vous êtes chargés de protéger, à travers la loi, l’image et la ressemblance de Dieu façonnées en chaque visage humain.

Aujourd’hui, je ne voudrais pas seulement m’adresser à vous, mais à travers vous, au peuple des Etats-Unis tout entier. Ici, avec ses représentants, je voudrais saisir cette occasion pour dialoguer avec les milliers d’hommes et de femmes qui s’efforcent chaque jour d’accomplir un honnête travail, pour apporter à la maison le pain quotidien, pour épargner de l’argent et – étape par étape – bâtir une vie meilleure pour leurs familles. Ce sont des hommes et des femmes qui ne sont pas concernés simplement par le paiement de leurs impôts, mais qui, individuellement, de façon discrète, soutiennent la vie de la société. Ils génèrent la solidarité par leurs actions, et ils créent des organisations qui tendent une main secourable à ceux qui sont le plus dans le besoin.

Je voudrais aussi entrer en dialogue avec les nombreuses personnes âgées qui sont un dépôt de sagesse forgée par l’expérience, et qui cherchent de diverses façons, spécialement à travers le travail bénévole, à partager leurs histoires et leurs visions. Je sais que beaucoup d’entre elles, bien qu’étant à la retraite, sont encore actives ; elles continuent de travailler pour construire ce pays. Je voudrais aussi dialoguer avec tous les jeunes qui travaillent pour réaliser leurs grandes et nobles aspirations, et qui ne se laissent pas séduire par la facilité. Ces jeunes affrontent des situations difficiles, résultant souvent de l’immaturité de beaucoup d’adultes. Je voudrais dialoguer avec vous tous, et je voudrais le faire à travers la mémoire historique de votre peuple.

Ma visite a lieu à un moment où des hommes et des femmes de bonne volonté célèbrent les anniversaires de plusieurs illustres Américains. Malgré les complexités de l’histoire et la réalité de la faiblesse humaine, ces hommes et ces femmes, au-delà de leurs nombreuses différences et limites, ont été capables grâce à l’effort et au sacrifice – certains au prix de leur vie – de bâtir un avenir meilleur. Ils ont forgé des valeurs fondamentales qui vont perdurer dans l’esprit du peuple américain. Un peuple doté de cet esprit peut traverser beaucoup de crises, des tensions et des conflits, tout en trouvant toujours des ressources pour avancer, et pour le faire dans la dignité. Ces hommes et ces femmes nous offrent une façon de voir et d’interpréter la réalité. En honorant leur mémoire, nous sommes inspirés, même au milieu de conflits, et dans l’ici et le maintenant de chaque jour, à puiser dans nos réserves culturelles les plus profondes.

Je voudrais mentionner quatre de ces Américains : Abraham Lincoln, Martin Luther King, Dorothy Day et Thomas Merton.

Cette année marque le 150ème anniversaire de l’assassinat du Président Abraham Lincoln, le gardien de la liberté, qui a travaillé sans relâche en sorte que ‘‘cette nation, sous Dieu, [puisse] avoir une nouvelle naissance de liberté’’. Bâtir un avenir de liberté demande l’amour du bien commun et la coopération dans un esprit de subsidiarité et de solidarité.

Nous sommes tous conscients de l’inquiétante situation sociale et politique du monde aujourd’hui, et nous en sommes préoccupés. Notre monde devient de plus en plus un lieu de violent conflit, de haine et d’atrocités brutales, perpétrées même au nom de Dieu et de la religion. Nous savons qu’aucune religion n’est exempte de formes d’illusion individuelle ou d’extrémisme idéologique. Cela signifie que nous devons faire spécialement attention à tout type de fondamentalisme, qu’il soit religieux ou de n’importe quel autre genre. Un équilibre délicat est nécessaire pour combattre la violence perpétrée au nom d’une religion, d’une idéologie ou d’un système économique, tout en sauvegardant aussi la liberté religieuse, la liberté intellectuelle et les libertés individuelles. Mais il y a une autre tentation dont nous devons spécialement nous prémunir : le réductionnisme simpliste qui voit seulement le bien ou le mal ; ou, si vous voulez, les justes et les pécheurs. Le monde contemporain, avec ses blessures ouvertes qui affectent tant de nos frères et sœurs, exige que nous affrontions toute forme de polarisation qui le diviserait en deux camps. Nous savons qu’en nous efforçant de nous libérer de l’ennemi extérieur, nous pouvons être tentés de nourrir l’ennemi intérieur. Imiter la haine et la violence des tyrans et des meurtriers est la meilleure façon de prendre leur place. C’est quelque chose qu’en tant que peuple vous rejetez.

Notre réponse doit au contraire être une réponse d’espérance et de guérison, de paix et de justice. Nous sommes appelés à unir le courage et l’intelligence pour résoudre les nombreuses crises géopolitiques et économiques actuelles. Même dans le monde développé, les effets de structures et d’actions injustes sont trop visibles. Nos efforts doivent viser à restaurer l’espérance, à corriger ce qui va mal, à maintenir les engagements, et ainsi promouvoir le bien-être des individus et des peuples. Nous devons aller de l’avant ensemble, unis, dans un esprit renouvelé de fraternité et de solidarité, en coopérant généreusement pour le bien commun.

Les défis qui nous attendent aujourd’hui appellent un renouvellement de cet esprit de coopération, qui a accompli tant de bien tout au long de l’histoire des Etats-Unis. La complexité, la gravité et l’urgence de ces défis exigent que nous mettions en commun nos ressources ainsi que nos talents et que nous essayions de nous soutenir les uns les autres, dans le respect de nos différences et de nos convictions dictées par la conscience.

Dans ce pays, les diverses dénominations religieuses ont énormément contribué à construire et à renforcer la société. Il est important qu’aujourd’hui, comme par le passé, la voix de la foi continue d’être entendue, car c’est une voix de fraternité et d’amour, qui essaie d’exprimer le meilleur dans chaque personne et dans chaque société. Une telle coopération est une ressource puissante dans le combat pour éliminer les nouvelles formes d’esclavage, nées de graves injustices qui peuvent être vaincues seulement grâce à de nouvelles politiques et de nouvelles formes de consensus social.

Ici, je pense à l’histoire politique des Etats-Unis, où la démocratie est profondément enracinée dans l’esprit du peuple américain. Toute activité politique doit servir et promouvoir le bien de la personne humaine et être fondée sur le respect de sa dignité. « Nous tenons pour évidentes ces vérités, que tous les hommes sont créés égaux, qu’ils sont dotés par leur Créateur de droits inaliénables, que parmi ceux-ci, figurent la vie, la liberté et la recherche du bonheur » (Déclaration de l’Indépendance, 4 juillet 1776). Si la politique doit vraiment être au service de la personne humaine, il en découle qu’elle ne peut être asservie à l’économie et aux finances. La politique est, en effet, une expression de notre impérieux besoin de vivre unis, en vue de bâtir comme un tout le plus grand bien commun : celui de la communauté qui sacrifie les intérêts particuliers afin de partager, dans la justice et dans la paix, ses biens, ses intérêts, sa vie sociale. Je ne sous-estime pas la difficulté que cela implique, mais je vous encourage dans cet effort.

Ici, je pense aussi à la marche que Martin Luther King a conduite de Selma à Montgomery, il y a cinquante ans, dans le cadre de la campagne pour réaliser son ‘‘rêve’’ de pleins droits civils et politiques pour les Afro-américains. Ce rêve continue de nous inspirer tous. Je suis heureux que l’Amérique continue d’être, pour beaucoup, un pays de ‘‘rêves’’. Des rêves qui conduisent à l’action, à la participation, à l’engagement. Des rêves qui réveillent ce qu’il y a de plus profond et de plus vrai dans la vie d’un peuple.

Au cours des derniers siècles, des millions de gens sont venus dans ce pays pour poursuivre leur rêve de bâtir un avenir de liberté. Nous, le peuple de ce continent, nous n’avons pas peur des étrangers, parce que la plupart d’entre nous était autrefois des étrangers. Je vous le dis en tant que fils d’immigrés, sachant que beaucoup d’entre vous sont aussi des descendants d’immigrés. Tragiquement, les droits de ceux qui étaient ici longtemps avant nous n’ont pas été toujours respectés. À ces peuples et à leurs nations, du cœur de la démocratie américaine, je souhaite réaffirmer ma plus haute estime et mon appréciation. Ces premiers contacts ont été souvent mouvementés et violents, mais il est difficile de juger le passé avec les critères du présent. Cependant, quand l’étranger parmi nous nous sollicite, nous ne devons pas répéter les péchés et les erreurs du passé. Nous devons nous résoudre à présent à vivre de manière aussi noble et aussi juste que possible, alors que nous éduquons les nouvelles générations à ne pas tourner le dos à nos ‘‘voisins’’, ni à rien autour de nous. Bâtir une nation nous demande de reconnaître que nous devons constamment nous mettre en relation avec les autres, en rejetant l’esprit d’hostilité en vue d’adopter un esprit de subsidiarité réciproque, dans un constant effort pour faire de notre mieux. Je suis confiant que nous pouvons le faire.

Notre monde est confronté à une crise de réfugiés d’une ampleur inconnue depuis la Seconde Guerre Mondiale. Cette crise nous place devant de grands défis et de nombreuses décisions difficiles. Dans ce continent aussi, des milliers de personnes sont portées à voyager vers le Nord à la recherche d’une vie meilleure pour elles-mêmes et pour leurs proches, à la recherche de plus grandes opportunités. N’est-ce pas ce que nous voulons pour nos propres enfants ? Nous ne devons pas reculer devant leur nombre, mais plutôt les voir comme des personnes, en les regardant en face et en écoutant leurs histoires, en essayant de répondre le mieux possible à leur situation, de répondre d’une manière toujours humaine, juste et fraternelle. Nous avons besoin d’éviter une tentation fréquente de nos jours : écarter tout ce qui s’avère difficile. Souvenons-nous de la Règle d’Or : « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour les autres aussi » (Mt 7, 12).

Cette règle nous indique une direction claire. Traitons les autres avec la même passion et compassion avec lesquelles nous voulons être traités. Cherchons pour les autres les mêmes possibilités que nous cherchons pour nous-mêmes. Aidons les autres à prospérer, comme nous aimerions être aidés nous-mêmes. En un mot, si nous voulons la sécurité, donnons la sécurité ; si nous voulons la vie, donnons la vie ; si nous voulons des opportunités, offrons des opportunités. La mesure que nous utilisons pour les autres sera la mesure que le temps utilisera pour nous. La Règle d’Or nous rappelle aussi notre responsabilité de protéger et de défendre la vie humaine à chaque étape de son développement.

Cette conviction m’a conduit, depuis le début de mon ministère, à défendre, à différents niveaux, la cause de l’abolition totale de la peine de mort. Je suis convaincu que ce chemin est le meilleur, puisque chaque vie est sacrée, chaque personne humaine est dotée d’une dignité inaliénable, et la société ne peut que bénéficier de la réhabilitation de ceux qui sont reconnus coupables de crimes. Récemment, mes frères Evêques, ici aux Etats-Unis, ont renouvelé leur appel pour l’abolition de la peine de mort. Non seulement je les soutiens, mais aussi j’apporte mes encouragements à tous ceux qui sont convaincus qu’une juste et nécessaire punition ne doit jamais exclure la dimension de l’espérance et l’objectif de la réhabilitation.

En ces temps où des préoccupations sociales sont si importantes, je ne peux pas ne pas mentionner la Servante de Dieu Dorothy Day, qui a fondé le Mouvement des Travailleurs Catholiques. Son activisme social, sa passion pour la justice et pour la cause des opprimés étaient inspirés par l’Evangile, par sa foi et par l’exemple des saints.

Que de progrès ont été réalisés dans ce domaine dans de nombreuses parties du monde ! Que de choses accomplies durant ces premières années du troisième millénaire pour sortir les peuples de l’extrême pauvreté ! Je sais que vous partagez ma conviction que beaucoup reste encore à faire, et qu’en temps de crise et de difficultés économiques, l’esprit de solidarité globale ne doit pas se perdre. En même temps, je voudrais vous encourager à vous souvenir de tous ces peuples autour de nous, enlisés dans le cycle de la pauvreté. Ils ont besoin eux aussi qu’on leur donne l’espérance. La lutte contre la pauvreté et la faim doit être menée constamment et sur plusieurs fronts, spécialement en prenant en considération leurs causes. Je sais qu’aujourd’hui beaucoup d’Américains, comme par le passé, travaillent pour résoudre ce problème.

Il va de soi qu’une part de ce grand effort est la création et la distribution de la richesse. La juste utilisation des ressources naturelles, la convenable application de la technologie et l’exploitation de l’esprit d’entreprise sont des éléments essentiels d’une économie qui vise à être moderne, inclusive et durable. « L’activité d’entreprise, qui est une vocation noble orientée à produire de la richesse et à améliorer le monde pour tous, peut être une manière très féconde de promouvoir la région où elle installe ses projets ; surtout si on comprend que la création de postes de travail est une partie incontournable de son service du bien commun » (Laudato Si’, n. 129). Ce bien commun inclut aussi la terre, un thème central de l’Encyclique que j’ai écrite récemment afin « d’entrer en dialogue avec tous au sujet de notre maison commune » (Ibid, n. 3). « Nous avons besoin d’une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous » (Ibid, n. 14).

Dans Laudato si’, j’ai invité à un effort courageux et responsable pour « repréciser le cap » (Ibid, n. 61), et pour inverser les effets les plus graves de la détérioration environnementale causée par l’activité humaine. Je suis certain que nous pouvons faire la différence et je n’ai aucun doute que les Etats-Unis – et ce Congrès – ont un rôle important à jouer. C’est le moment d’actions et de stratégies courageuses, visant à mettre en œuvre une « culture de protection » (Ibid, n. 231) et « une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserver la nature » (Ibid, n. 139). « La liberté humaine est capable de limiter la technique, de l’orienter » (Ibid, n. 112) ; cela « interpelle notre intelligence [à] reconnaître comment nous devrions… cultiver et limiter notre pouvoir » (Ibid, n. 78) ; et à mettre la technologie « au service d’un autre type de progrès, plus sain, plus humain, plus social, plus intégral » (Ibid, n. 112). A ce sujet, je suis confiant que les remarquables institutions académiques et de recherches américaines peuvent apporter une contribution vitale dans les années à venir.

Il y a un siècle, au début de la Grande Guerre, que le Pape Benoît XV a qualifiée de « massacre inutile », naissait un autre illustre Américain : le moine cistercien Thomas Merton. Il demeure la source d’une inspiration spirituelle et un guide pour beaucoup de personnes. Dans son autobiographie, il a écrit : « Je suis venu dans le monde. Libre par nature, à l’image de Dieu, j’ai été cependant prisonnier de ma propre violence et de mon propre égoïsme, à l’image du monde dans lequel je suis né. Ce monde était l’image de l’Enfer, plein d’hommes comme moi, aimant Dieu et le haïssant néanmoins ; né pour l’aimer, vivant toutefois dans la peur de faims contradictoires désespérées ». Merton était avant tout un homme de prière, un penseur qui a défié les certitudes de son temps et ouvert de nouveaux horizons pour les âmes et pour l’Eglise. Il était aussi un homme de dialogue, un promoteur de paix entre les peuples et les religions.

Dans cette perspective de dialogue, je voudrais reconnaître les efforts réalisés au cours des derniers mois pour aider à surmonter les différences historiques liées à de déplorables épisodes du passé. C’est mon devoir de bâtir des ponts et d’aider tous les hommes et toutes les femmes, de toutes les manières possibles, à faire de même. Lorsque des pays qui avaient été en désaccord reprennent le chemin du dialogue – un dialogue qui aurait pu avoir été interrompu pour des raisons les plus légitimes – de nouvelles opportunités s’offrent pour tous. Cela a demandé, et demande, courage et hardiesse, qui ne sont pas synonymes d’irresponsabilité. Un bon dirigeant politique est quelqu’un qui, ayant à l’esprit les intérêts de tous, saisit le moment dans un esprit d’ouverture et de pragmatisme. Un bon dirigeant politique choisit toujours d’initier des processus plutôt que d’occuper des espaces (cf. Evangelii gaudium, n. 222-223).

Etre au service du dialogue et de la paix signifie aussi être vraiment déterminé à réduire et, sur le long terme, à mettre fin aux nombreux conflits armés dans le monde. Ici, nous devons nous demander : pourquoi des armes meurtrières sont-elles vendues à ceux qui planifient d’infliger des souffrances inqualifiables à des individus et à des sociétés ? Malheureusement, la réponse, comme nous le savons, est simple : pour de l’argent ; l’argent qui est trempé dans du sang, souvent du sang innocent. Face à ce honteux et coupable silence, il est de notre devoir d’affronter le problème et de mettre fin au commerce des armes.

Trois fils et une fille de ce pays, quatre individus et quatre rêves : Lincoln, la liberté ; Martin Luther King, la liberté dans la pluralité et la non-exclusion ; Dorothée Day, la justice sociale et les droits des personnes ; et Thomas Merton, la capacité au dialogue et l’ouverture à Dieu.

Quatre représentants du peuple américain.

Je terminerai ma visite dans votre pays à Philadelphie, où je prendrai part à la Rencontre Mondiale des Familles. Je souhaite qu’à travers ma visite la famille puisse être un thème récurrent. Que la famille a été importante pour la construction de ce pays ! Et combien elle demeure digne de notre soutien et de notre encouragement ! Cependant, je ne peux cacher ma préoccupation pour la famille, qui est menacée, peut-être comme jamais auparavant, de l’intérieur comme de l’extérieur. Les relations fondamentales sont en train d’être remises en cause, comme l’est la base même du mariage et de la famille. Je peux seulement rappeler l’importance et, par-dessus tout, la richesse et la beauté de la vie familiale.

En particulier, je voudrais attirer l’attention sur ces membres les plus vulnérables des familles : les jeunes. Devant beaucoup d’entre eux s’ouvre un avenir plein d’innombrables possibilités, cependant beaucoup d’autres semblent désorientés et sans but, piégés dans les dédales désespérants de la violence, des abus et du désespoir. Leurs problèmes sont nos problèmes. Nous ne pouvons pas les éviter. Il nous faut les affronter ensemble, échanger à ce sujet et chercher des solutions efficaces au lieu de nous enliser dans des discussions. Au risque de simplifier à l’extrême, nous pourrions dire que nous vivons dans une culture qui pousse les jeunes à ne pas fonder une famille, parce qu’il n’y a pas de perspectives d’avenir. Par ailleurs, la même culture offre à d’autres tant d’options qu’ils sont aussi dissuadés de créer une famille.

Une nation peut être considérée comme grande quand elle défend la liberté comme Lincoln l’a fait, quand elle promeut une culture qui permet aux personnes de ‘‘rêver’’ de droits pléniers pour tous leurs frères et sœurs, comme Martin Luther King a cherché à le faire ; quand elle consent des efforts pour la justice et la cause des opprimés, comme Dorothée Day l’a fait par son travail inlassable, fruit d’une foi devenue dialogue et semence de paix dans le style contemplatif de Thomas Merton.

A travers ces réflexions, j’ai cherché à présenter quelques-unes des richesses de votre héritage culturel, de l’esprit du peuple américain. Je souhaite que cet esprit continue de se développer et de croître, en sorte que le plus de jeunes possible puissent en hériter et le perpétuer dans un pays qui a inspiré le rêve de tant de personnes.

Que Dieu bénisse l’Amérique !


Adresse improvisée du Saint-Père de la terrasse du Congrès américain

Bonjour à vous tous! Je vous remercie pour votre accueil et pour votre présence. Je remercie les personnalités les plus importantes qui se trouvent ici, les enfants. Je voudrais demander à Dieu de vous bénir. Seigneur, Père de nous tous, bénis ce peuple, bénis chacun de ses membres, bénis leurs familles, donne-leur ce dont ils ont le plus besoin. Et je vous demande, s’il vous plaît, de prier pour moi et, si parmi vous il y en a qui ne croient pas et ne peuvent pas prier, je leur demande – s’il vous plaît – me souhaiter du bien. Merci. Merci beaucoup. Et que Dieu bénisse l’Amérique !

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Une analyse de Jérôme Bourbon – Rivarol Bergoglio agent actif du mondialisme

SOURCE - Jérôme Bourbon – Rivarol – 1er octobre 2015


Si certains naïfs avaient encore quelque doute sur la personnalité et les véritables objectifs du successeur de Josef Ratzinger, la « visite triomphale » (dixit Le Parisien) de Jorge Mario Bergoglio aux Etats-Unis devrait achever de les éclairer. Obama et tout ce que l’Amérique compte de gauchistes, d’immigrationnistes se sont bruyamment réjouis des discours prononcés par François. Il faut dire que l’homme en blanc a fait fort, reprenant point par point tous les mots d’ordres des organisations mondialistes. Dans son long discours à New York devant l’Assemblée générale des Nations unies, ainsi que dans son intervention au Congrès de Washington, l’un et l’autre salués par des applaudissements debout et à tout rompre (on est loin là des enseignements du Christ selon lesquels ses vrais disciples, ceux qui Le serviront en justice et en vérité, seront haïs et persécutés par le monde) Bergoglio, reprenant tous les poncifs maçonniques et mondialistes, a appelé « les Etats du monde entier à bâtir un ordre économique mondial », a fait part de sa vive inquiétude quant au changement climatique et à la pollution (faudra-t-il ajouter un onzième commandement : « La Terre ne pollueras et contre le réchauffement climatique lutteras » pour être dans les petits papiers du chef de l’église conciliaire ?). François a demandé des « accords fondamentaux » à la prochaine conférence de Paris pour le climat, insistant beaucoup sur ses priorités pour la sauvegarde de la « maison commune », qu’il avait exposées dans son “encyclique” « Laudato si’ » (Loué sois-tu »). François, quatrième occupant du siège de Pierre à se rendre à l’ONU après Paul VI, Jean Paul II (deux fois) et Benoît XVI, estime qu’il « existe un véritable droit de l’environnement » (sic !) qui doit être mieux reconnu: « la crise écologique peut mettre en péril l’existence même de l’humanité ». « Dans toutes les religions, l’environnement est un droit fondamental », a-t-il fait remarquer dans cet hémicycle maçonnique.
Lors de son discours au Congrès, il a souhaité que les Etats-Unis reviennent à l’esprit de leurs pères fondateurs, ce qui est particulièrement choquant quand on sait qu’ils étaient tous des francs-maçons protestants profondément anti-catholiques et cela en dit long une nouvelle fois sur la pensée, la personnalité et les convictions de l’homme en blanc. Lequel s’est également prononcé explicitement contre la peine de mort, pour les assassins, bien sûr, pas pour les victimes. Comme l’écrit Christian Daisug, le correspondant permanent aux Etats-Unis d’un quotidien du matin« Réchauffement climatique : (Bergoglio) a montré d’un doigt accusateur l’industriel blanc américain. Excès du capitalisme : il n’a dit mot de l’argent vagabond ni de la corruption de Wall Street. Armes à feu : il a dénoncé celles qui tuent sans mentionner celles qui sauvent. Peine de mort : la compassion fut pour les monstres considérés comme tous récupérables ».
François a également tenu à se recueillir devant l’un des bassins du mémorial du 11-Septembre, avant une cérémonie œcuménique au cœur du musée souterrain, là même où se trouvaient les tours du World Trade Center. Bergoglio a plaidé pour le respect des différences lors d’une cérémonie réunissant des représentants de confessions juive, musulmane, sikh, orthodoxe, hindou… « Votre présence ici, leur a-t-il dit, est un signe puissant de nos volontés de partager et de réaffirmer le désir d’être des forces de réconciliation ».
Mais c’est sur la question de l’immigration que Bergoglio s’est montré le plus insistant : «Comme fils d’une famille d’immigrés, je suis heureux d’être un hôte en ce pays, qui a été en grande partie bâti par de semblables familles », a ainsi déclaré François dès son arrivée à la Maison-Blanche, lors de la cérémonie protocolaire. Tout au long de son séjour, dans ses discours à l’ONU, au Congrès, devant les “évêques” américains, dans ses “homélies”, le successeur de Benoît XVI a insisté lourdement sur la nécessité de l’accueil obligatoire, sans réserve et sans conditions, des déferlantes de clandestins, ce qui est, selon lui, la seule option morale possible. Or il ne s’agit pas pour les pays blancs et occidentaux d’accueillir charitablement une poignée d’allogènes mais d’ouvrir les bras à des millions d’envahisseurs et de remplaçants. Il s’agit de bouleverser de manière, espère-t-on, définitive la substance ethnique et confessionnelle de pays entiers. Par conséquent, se faire le promoteur de cette invasion, comme il le fait aussi bien en Italie (de plus en plus envahie) qu’aux Etats-Unis et partout où il passe, est inacceptable et prouve qu’il est un agent actif du mondialisme, qu’il travaille main dans la main avec l’ONU pour en finir avec la civilisation blanche, européenne et chrétienne, car l’immense majorité des immigrés venant à l’assaut des pays occidentaux sont de religion mahométane.
Fourrier de l’immigration-invasion, Bergoglio participe tout aussi activement à la destruction de la famille. On se souvient de sa célèbre formule « qui suis-je pour juger un gay ?», de son récent soutien apporté à un éditrice lesbienne promouvant dans ses ouvrages la théorie du genre, de son appui à des prêtres ouvertement homosexuels et travaillant pour les « droits des gays », sa réception chaleureuse le er septembre de “Mgr ” Jacques Gaillot, ancien “évêque” d’Evreux qui a affirmé en sortant de l’entrevue au Vatican que Bergoglio avait approuvé non seulement son action en France en faveur des “migrants” mais aussi la bénédiction religieuse qu’il donne régulièrement à des “couples” homosexuels.
L’indissolubilité du mariage est également foulée au pied, et l’on s’oriente vers un “divorce catholique”, à l’instar des anglicans, des orthodoxes et des protestants qui peuvent divorcer et se marier plusieurs fois, mais un divorce qui ne dit pas son nom. Comme d’habitude depuis Vatican II on feint de rappeler les principes pour mieux les transgresser allègrement : on rappelle en théorie l’indissolubilité du mariage mais en pratique on la nie. Par deux “Motu proprio”, Mitis Iudex Dominus Iesus (« Le Seigneur Jésus, juge clément ») et Mitis et misericors Iesus (« Jésus doux et miséricordieux ») rendus publics le 8 septembre, François a ainsi voulu rendre plus rapide et accessible la procédure judiciaire à engager pour les causes de nullité de mariage. Désormais, une seule sentence suffit pour annuler un mariage, contre deux auparavant. Il demande désormais la gratuité de la procédure qui est simplifiée et accélérée, ce qui augmentera de manière exponentielle les demandes d’annulation. Par ailleurs, à partir du 4 octobre et jusqu’au 25, le synode sur la famille — dont la première partie a eu lieu l’année dernière à la même époque et qui avait déjà ouvert la voie à la reconnaissance des “couples” homosexuels et à la possibilité de l’accès aux sacrements pour les divorcés remariés — risque d’achever le démantèlement de la morale familiale et conjugale. Et ainsi de favoriser le confusionnisme, le relativisme moral et doctrinal et au final l’apostasie générale, rendant les nations et peuples d’Europe encore plus vulnérables face à toutes les entreprises de dissolution interne et d’invasion externe, à tous les poisons moraux et contre-nature (drogue, homosexualisme, pornographie, avortement et euthanasie de masse) et à la déferlante d’une immigration mahométane de conquête et de remplacement.
Editorial de Jérôme BOURBON, RIVAROL 3104 du jeudi 1er octobre 2015.

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