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Sainte Rita (Suite)

publié dans regards sur le monde le 16 août 2016


 

Dieu ou Mammon – Combat pour Sainte-Rita

SOURCE - Anne Le Pape – Présent – 16 août 2016


Plus d’un demi-millier d’assistants à la procession, puis à la messe, devant l’église Sainte-Rita du XVe arrondissement parisien : le pari de l’abbé de Tanoüarn, pris lors d’un week-end prolongé en plein cœur du mois d’août, est largement gagné en cette Assomption 2016. La cérémonie, protégée par la police et un fort groupe de militaires de l’infanterie de marine, s’est déroulée dans le plus grand calme et dans un recueillement impressionnant.

Faisons avec l’abbé le point sur la situation de cette église dont Présent a fidèlement suivi les tribulations (pour mémoire, notamment, le long entretien avec l’abbé de Tanoüarn dans Présent du 2 janvier 2016).Procession de l’Assomption passant rue Lecourbe.
— Monsieur l’abbé, dans le dernier numéro de Minute, vous déclarez que l’affaire Sainte-Rita ne fait que commencer. Qu’entendez-vous par là ?
— Je veux dire que l’on pensait en finir en catimini en imaginant que, dans la moiteur de l’été, la prise de l’église par les CRS passerait en quelque sorte inaperçue, et on se rend compte aujourd’hui du contraire. En effet, de parisienne, cette affaire est devenue une affaire française, et une affaire qui parle profondément au cœur des Français. Je pense que cette médiatisation va empêcher, en réalité, la destruction de l’église. Le promoteur Lamotte a cru qu’en faisant occuper l’église par les CRS, il allait accélérer le processus de destruction, or c’est le contraire qui arrive.
— Vous parlez du scandale provoqué par « l’exercice policier de la violence légale, qui va réveiller les forces de ceux qui ne veulent pas que l’église soit détruite ». Quels signes en avez-vous déjà ? Avez-vous reçu des réactions aux nombreux articles de presse parus au sujet de l’expulsion des catholiques à Sainte-Rita ?
— Il y a eu effectivement les articles de presse, mais on a entendu aussi tous les politiques qui ont pris position. Vous avez eu Brigitte Bardot qui a pris position par rapport à Sainte-Rita, Yves Jégo, qui n’est pas un « bigot », a pris position pour la protection des églises et pour leur droit à être protégées. Il me semble que cette affaire fait avancer la cause de l’ensemble des églises menacées de destruction – elles sont quelque trois cents en ce moment – sur le territoire français.
— Vous concluez le même entretien dans Minute en disant que la destruction de Sainte-Rita est loin d’être une fatalité. Cela signifie-t-il qu’il y a un espoir de rachat ?
— Je crois que le promoteur a essayé la confrontation en mettant de son côté la force policière, ce qui était facile… Il reste éventuellement une autre possibilité qui n’a pas été étudiée, la conciliation : il faut pour cela se mettre à une table et faire en sorte que cette église trouve preneur pour être sauvée.
— Pas forcément des catholiques ? Il vous est arrivé d’évoquer des orthodoxes intéressés, par exemple ?
— Plusieurs acheteurs se trouvent sur les rangs, tous chrétiens. On me parle aussi de coptes, par exemple. En tout cas, selon l’argent réuni, le destin de l’église va certainement basculer.
— En tout état de cause, il existe des possibilités ?
— Sans aucun doute ! Ce qui compte surtout, c’est que le culte de Mammon ne l’emporte pas sur celui de Dieu.
—–
Propos recueillis par Anne Le Pape
N.B. : Prochaine messe devant Sainte-Rita dimanche 4 septembre à 11 heures.

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