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La Christianophobie en Arabie Saoudite

publié dans flash infos le 9 janvier 2017


PUBLIÉ PAR ABBÉ ALAIN ARBEZ LE 8 JANVIER 2017

 

En Arabie Saoudite vivent 1’500’000 immigrés catholiques qui proviennent du Liban, de Syrie, d’Egypte, d’Irak, de l’Inde, des Philippines, du Sri Lanka…

Même chiffre et même profil dans les Émirats et autres sultanats de la Péninsule. Ces ouvriers travaillent dur sur des chantiers permanents de construction gigantesques, ils se situent tout en bas de l’échelle sociale du pays. Les concepteurs des buildings pharaoniques sont tous des Occidentaux, la plupart chrétiens, et les ouvriers du bâtiment bénéficiant de titres de séjours pour les construire (dans des conditions éprouvantes) le sont également.

Ainsi, en raison des besoins illimités dans la construction et les travaux publics des pays de la Péninsule arabique, des quantités impressionnantes d’étrangers étiquetés « infidèles » s’activent sur ce territoire dont le prophète avait pourtant dit avant de mourir : « deux religions ne doivent pas coexister sur la terre sacrée de l’islam ! » (Il avait déjà bien préparé le terrain en massacrant, en convertissant ou en assujettissant juifs et chrétiens autochtones travailleurs et établis bien avant lui dans les oasis d’Arabie).

 

Paradoxalement, en ce 21e siècle, il y a donc davantage d’étrangers que d’autochtones en Arabie.

Par exemple, à Dubaï, il y a 85% d’étrangers ! Plus globalement, la moitié du total des catholiques du Moyen-Orient se situe en Arabie.

Certains états d’Arabie tolèrent plus ou moins la présence des chrétiens, l’Arabie saoudite réprime non seulement les droits religieux mais aussi les droits sociétaux que l’Europe accorde généreusement à ses immigrés (aides sociales, regroupement familial, droits d’association, etc). Concrètement, en Arabie saoudite, il y a interdiction formelle d’importer une simple bible, interdiction de construire une église et interdiction de célébrer une messe.

Sur le même registre des prescriptions religieuses, si un chrétien est amputé d’une jambe à l’hôpital ou opéré d’une partie du corps, les résidus organiques de l’infidèle doivent être exportés hors de la terre d’islam qui ne supporte aucune pollution sur son sol sacré (décret officiel du régime saoudien).

Pour l’Arabie saoudite et les Emirats du Golfe, deux vicaires apostoliques sont en charge de ces communautés catholiques nombreuses : un missionnaire italien Mgr Camillo Ballin, et un capucin suisse Mgr Paul Hinder. Dans des conditions diversifiées, ils gèrent leur ministère comme ils le peuvent en fonction des prérogatives locales. Ils ont chacun le souci de ces millions de catholiques, surtout asiatiques, qui sont là pour gagner durement la vie de leurs familles restées au pays. Ces immigrés vivent dans des conditions de travail éprouvantes et dans un isolement affectif et spirituel.

Mgr Hinder, responsable des communautés des Emirats, du Sultanat, du Yémen de Bahreïn, du Qatar et de l’Arabie saoudite remarque qu’en Suisse il y 200 mosquées pour une population musulmane cinq fois inférieure au nombre de chrétiens dans son vaste Vicariat, qui ne dispose au total que de 20 églises !

A Bahreïn et Oman, les églises existent mais ne doivent pas offrir de signe distinctif à l’extérieur (pas de croix), les cloches sont interdites, et l’accès évidemment prohibé aux passants musulmans.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez prêtre, pour Dreuz.info.

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