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Aujourd’hui Mayotte, demain la Métropole

publié dans regards sur le monde le 20 mars 2018


Aujourd’hui, Mayotte, demain la métropole
Mayotte, c’est la… France
. Avant qu’elle ne le soit à part entière, devenant département français en 2014, ce fut une longue marche. Au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, les Comoriens furent consultés par referendum ; il y eut même deux referenda! Dans l’archipel, trois îles, finalement, se prononcèrent pour l’indépendance (Anjouan, la Grande Comore, Mohéli) et la quatrième, Mayotte, pour son… maintien dans la République française.
Or, l’ONU déclara que Mayotte devait être indépendante elle aussi puisque, d’une part, l’archipel était une entité politique et gé ographique unique et, d’autre pa rt, parce que les frontières d’ un nouvel état in- dépendant devaient épouser celles ex istant sous la colonisation.
La France a alors usé de son droit de veto pour que la résolution d’une ONU tiers-mondiste ne soit pas contraignante , permettant ainsi de maintenir Mayotte dans la République, mais lui refusant pendant longte mps un statut départemental pour ne pas insulter l’avenir au cas où la France serait finalement contrainte d’accorder l’indépendance à Mayotte comme l’exigeait l’ONU. Ce fut l’inverse! En 1997, les autorités politiques et la population d’Anjouan se soulevèrent contre le gouvernement central en demandant… le rattachement à la France – qui refusa –et, à défaut, l’indépendance. En vain aussi.
C’est ce qui explique en partie la situation dramatique actuelle de Mayotte où, depuis un mois, la grève est générale ; la population manifeste tous les jours; les routes, l’aéroport, tous les services publics sont bloqués. La récente visite du ministre des Outre-mer Annick Girardin, n’ayant pas grand-chose à offrir aux Mahorais pour remédier aux maux dont ils souffrent, n’y a rien changé.
Les Mahorais n’en peuvent plus. Ce dont ils pâtissent, c’est de l’immigration sauvage des îles voisines dont les habitants regrettent que leurs parents aient choisi l’indépendance il y a plus de quarante ans : ce fut la liberté de mourir de faim sous la coupe de tyrans corrompus.
Ce sont, tous les jours, des centaines d’hommes, de femmes enceintes et d’enfants venus des Comores voisines qui s’entassent sur des embarcations de  Une terre promise dans laquelle ils se voient un avenir meilleur, où de nombreuses mères viennent accoucher dans l’espoir que leurs enfants ob- tiendront la nationalité française, au nom du droit du sol, et éviter leurs expulsions.
Si bien que 40% des accouchements dans l’unique hôpital de Mayotte sont le fait d’immigrées irréguliè res, ce qui fait qu’il y a de moins en moins de places pour les femmes françaises. Il en est de même pour les Français qui doivent patienter sur des listes d attente tant sont nombreux les malades, parfois à un stade gravissime, venus des autr es îles. C’est une sorte de préférence antinationale qui s’instaure de fait. Il y a 30% d’habitants illégaux à Mayotte, vivant dans des bidonvilles. 26% des Mahorais étant au chômage (contre 9,2% en métropole) il n’y a donc évidemment pas de travail pour les clandestins, d’où la délinquance, qui vivent de rapines, de rackets, d’agressions contre les jeunes et les vieux, partout sur le terri
toire. Les témoignages sont nombreux. Saïd, 17 ans, lycéen : « Se lever pour aller en cours et se faire tabasser à coups de machette, est-ce cela la France ?
» Les plus redoutés sont les « coupeurs de route » qui font régner la terreur en instal lant des barrages sur les routes pour racketter les automobiliste
s. Ce qui n’empêche pas les cambriolages nocturnes qui sont monnaie courante. Porter plainte ? «A quoi bon! », répondent les Mahorais,
«On sait que les forces de l’ordre ne pourront pas y donner suite » , elles manquent de moyens pour arrêter et incarcérer toutes les bandes armées, «
 faute de places en prison», confie un policier. Les moyens manquent partout y compris pour la justice. La gendarmerie mar itime quand elle intercepte un bateau de fortune avec un passeur à son bord est impuissante à gérer la situation. Un gendarme constate :« Une fois interceptés, ils ne sont pas interpellés, faute de moyens et de réponse pénale. C’est donc sans aucun tr aitement judiciaire que ceux-ci sont renv oyés aux Comores quelques jours plus tard.»
Et tout cela se passe à 8.000 kilomètres de la métropole, donc très loin de nous. Mais on aurait tort de ne pas se sentir concernés.
D’abord, parce que ce sont des compatriotes qui souffrent et qui ont manifesté leur volonté de rester sous le drapeau tricolore , mais aussi et surtout parce que les maux qui affectent cette île sont ceux que risquent de connaître la Guyane et la métropole dans les année s à venir.
Nous en voyons déjà les manifestations dans l’Hexagone , même si les autorités les minimisent. Mayotte, c’est la France, pour le meilleur et pour le pire. Le pire, nos co mpatriotes lointains le vivent dès aujourd’hui: un envahissement permanent et massif d’étrangers que les forces de l’ordre sont impuissantes à endiguer et la justice à juger. Dérisoire est le nombre de clandestins qui sont expulsés;
d’ailleurs ils reviennent par le prochain bateau . Les citoyens français ne sont plus chez eux ; les autres, en raison de leur nombre, leur passent devant dans les services publics et sociaux. Les autocht ones restent terrés chez eux pour ne pas être agressés, dépouil lés, violés par des bandes de clandestins à l’affût de tout ce qui peut être l’objet de leurs convoitises.
Cela existe aussi en métropole dans certains quartiers et de plus en plus dans les gran des villes. Depuis un moment déjà, ce
sont les immigrés qui ont priorité pour l’obtention des logements sociaux, pa rce qu’ils sont considérés comme pauvres et qu’ils
ont de nombreux enfants. Des Algériennes, des Marocaines, des Tunisiennes, des Maliennes, etc. enceintes viennent toujours plus nombreuses avec un visa de tourisme pour accoucher en France accompagnées de leur mari et y demeurer.
Ne suffirait-il pas simplement de subs-tituer la loi du sang à la loi du sol et son corollaire sur le regroupement familial pour résoudre le problème ?
Mais tout cela est encore devant nous!
Stephen Smith, dans un ouvrage intitulé significativement La ruée vers l’Europe (Ed. Gras- set) nous livre quelques chiffres plus qu’inquiétants.
L’Afrique a 1,3 milliard d’habitants ; sa population devrait doubler d’ici 2050 ; si la France suivait cette évolution, notre
pays compte- rait en 2050 non pas 67 millions d’habitants comme aujourd’hui mais… 134 millions ! Les Africains émigreront en masse vers l’Europe et ce
d’autant plus qu’ils seront de plus en plus riches, le taux de croissance moyen est actuellement de 6% – avec il est vrai des disparités selon les
pays – et il est appelé à croître encore dans les décennies à venir. Or, contrairement à ce qu’on laisse croire, ce ne sont pas les plus pauvres qui
émigrent, explique l’auteur, car ils n’en ont pas les moyens ma is les plus instruits et les plus favorisés.
Aujourd’hui, Mayotte, demain la métropole
(Source Bulletin d’André Noël).

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