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Le pape François de moins en moins populaire

publié dans magistère du pape François le 20 mars 2018


Le pape François de moins en moins populaire
La cote de popularité
du pape François
est à la baisse
parmi les Français, selon
le sondage BVA publié par Le Figaro
. Avec 78%
de bonnes opinions, elle est encore confortable et
plus d’un homme politique
serait ravi d’en être là
!
Il n’empêche :
il perd 9 points par rapport à 2013
, au début de son pontificat. Et l’on constate que plus les sondés sont pratiquants,
plus il perd en popularité. Il réunit 90% de «
bonnes opinions
» chez les non-pratiquants (-4%), 86% ch
ez les pratiquants occasionnels et le
même taux chez les pratiquants réguliers,
mais s’il perd 8 points chez les premiers
, il en abandonne 12 chez les seconds. On no
tera, au pas-
sage qu’un sondage analogue pratiqué
aux Etats-Unis donne à peu près
le même résultat
.
Evidemment, un sondage de popularité appliqué au pape est
en soi contestable
,
voire inconvenant
, dans la mesure où, contrairement à
un homme politique soucie
ux de sa réélection,
le souverain pontife n’a pas à se préoccuper de sa popularité
; son but n’est pas d’être popu-
laire mais de garder le dépôt de la foi et de «
paître
» le troupeau que le Seigneur lui a confié.
Mais, désormais, aucune personne publique n’é-
chappe aux sondages, le pape comme les autres. Néanmoins, puisque l’action et la prédication du pape François depuis son électi
on ont pour
but de rapprocher de l’Eglise ceux qui s’en sont éloignés, ou qui n’en ont jamais été, il est intéressant, à l’occasion de cett
e étude, de dresser un
premier bilan cinq ans après son accession au trône de Pierre, sans perdre de vue que le bilan ultime d’un pontificat est à éva
luer à son terme et
même au-delà, sachant aussi que le bilan spirituel échappe à nos humaines mesures.
Dès le début
, il a voulu gommer ou, à tout le moins, atténuer ce qui, à ses yeux, éloigne les gens de l’Eglise, sa prétendue richesse, son
attitude à l’égard des divorcés remariés, de
s homosexuels ou des autres religions, toutes
choses qui ne sera
ient pas en phase a
vec les attentes de
la société moderne.
D’où ses discours et ses actes
, en faveur des migrants, de l’écologie et l’assouplissement, si ce n’est l’abolition, de la disci-
pline eucharistique en faveur des divorcés
remariés. Sans doute, ceux qui ne fréque
ntent pas l’Eglise et qui considèrent qu’il
serait temps qu’elle se modernise, dans le domaine des mœurs notamment, sont-ils satisfaits, au moins en partie, du pape François. Néanmoins,
sa popularité
baisse dans cette
catégorie-là aussi
probablement parce qu’ils voudraient qu’il aille plus loin et souhaiteraient que des hommes mariés puis-
sent être ordonnés prêtres, de même que les femmes et les homosexuels, comme dans certaines confessions protestantes.
Justement,
évoquons ces communautés protestantes
qui ont voulu, elles aussi, être plus
proches des attentes supposées de nos
contemporains et qui ont fini par aligner la morale sur les mœ
urs ambiantes. C’est le cas des Anglicans qui, depuis toujours, o
nt un clergé marié
et ont accepté il y a quelques décennies l’ordination des femmes et des homosexuels et qui, par ailleurs, laissent aux fidèles
la liberté de choix
pour l’avortement et la contraception. Voilà qui devrait faire s’y précipiter ceux qui, à cause de sa morale, sont loin de l’Eg
lise
! Non seulement
il n’en est rien mais depuis 1970
la confession anglicane a perdu 40% de ses fidèles
, certains rejoignant l’Eglise catholique, d’autres les évan-
géliques et d’autres enfin n’allant plus nulle part. Le scénario
s’est reproduit de la même manière dans l’église luthérienne s
uédoise.
La baisse la plus spectaculaire de la popularité du pape François est parmi les pratiquants réguliers, ceux qui sont les plus e
ngagés,
les plus motivés et qui font vivre les paroisses. Cette baisse ne traduit pas un rejet, car
ces pratiquants ont toujours grand respect et dévotion
pour le vicaire du Christ
, mais elle traduit, pour le moins, une
incompréhension et un désenchantement dont on ne sait jusqu’où ils iront.
Constatons simplement aujourd’hui que ce que dit et ce que fait le souverain pontife n’a pas permis de faire revenir à l’Eglise
ceux
qui s’en étaient éloignés mais qu’en revanc
he son attitude a engendré une prise de dist
ance des croyants pratiquants. Un autre
indice signifi-
catif montre que le renouveau que souhaitait François n’est pas au rendez-vous en France.
Tous les ans, dans notre pays, sous Benoît XVI – pendant 8 ans, donc –, environ 130 jeunes gens entraient au séminaire ; depuis
l’a-
vènement de son successeur, ils ne sont plus que 100 chaque an
née. Peut-être que certains jeunes croyants sont prêts à donner l
eur vie pour
la foi catholique mais plus réticents s’il s’agit de faire cause commune avec les «
migrants
»
? Le cardinal Ratzinger, avant qu’il n’accède au
pontificat, eut une recommandation qui pourrait nourrir la
réflexion de son successe
ur pour les années à venir
: «
L’Eglise peut précisément
être moderne en étant antimoderne,
en s’opposant à l’opinion commune
.
»

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