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PMA-GPA

publié dans regards sur le monde le 5 avril 2018


En organisant lundi 26 mars à Sciences Po la première séance parisienne des États généraux de la bioéthique, consacrée à la procréation médicalement assistée (PMA), avant la révision programmée de la loi de bioéthique, les organisateurs étaient sûrs de leur coup. Dans l’antre de l’élite de la gauche, le grand amphi de Sciences Po, ç’allait être un succès médiatique incontestable prouvant que le peuple français est, comme annoncé par des sondages précédents, favorable à la PMA et à la GPA.

D’ailleurs, les « experts » retenus pour parler à la tribune avaient été choisis avec « une grande neutralité » puisque trois sur quatre était notoirement acquis à la PMA et à la GPA, le quatrième n’étant autre que le professeur Jean Leonetti, rapporteur des lois de bioéthique en 2011, favorable au maintien du cadre actuel, qui réserve ces techniques aux couples hétérosexuels infertiles.

Il était prévu que les orateurs parleraient à tour de rôle et que leurs exposés une fois terminés, seraient suivis de questions et interventions de la salle, laquelle était bourrée. « On aurait pu recevoir 3.000 personnes », selon l’organisateur Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale à la Faculté de médecine de l’Université Paris-Sud 11, tant il avait fallu refuser de monde. Il annonça d’entrée le refus de venir du professeur Jacques Testart, à l’origine de la première fécondation in vitro française, farouchement défavorable aux dérives politiques de la PMA et de la GPA que soutient le gouvernement actuel sous la pression du puissant lobby LGBT. Jacques Testart avait sans doute subodoré qu’on l’avait invité pour le massacrer puisqu’il est hostile à l’extension de la PMA aux couples homos.

Le professeur René Frydman, gynécologue, une juriste et une psychanalyste, tous trois militants affichés de la PMA et de la GPA tentèrent, comme il le leur avait été recommandé, de présenter de façon « neutre et institutionnelle » leurs convictions. Ce qui donna un ton glacial à leurs exposés, faisant par exemple des spermatozoïdes, les cellules reproductrices sans lesquelles il n’y aurait pas d’humanité, « du matériel frais » à l’origine du produit bébé qui peut être ensuite mis à disposition sur le marché des amateurs désireux d’en acquérir un. C’est ce que le journaliste de L’Humanité a appelé dans son compte-rendu « des experts modérés ».

Assez contents de leurs interventions, les trois militants de la PMA et de la GPA furent douchés dès les premières interventions du public. Car, hormis quelques étudiants gauchistes de Science Po aux premiers rangs, il apparut vite que l’assistance était fortement mobilisée contre la PMA et la GPA. La totalité des interventions réalisées spontanément par les citoyens furent toutes orientées contre la PMA et la GPA.

Le Monde du 31 mars confirme que plus de 11.000 personnes ont déjà participé aux débats des États généraux, mais que « les partisans d’une ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules peinent à se faire entendre ».

Que valent donc les sondages précédents qui donnent les Français favorables de 70 à 90% à la PMA et à la GPA ? Parce que là, on a bien un sondage à l’échelon national qui ne porte pas sur un « panel » d’une centaine de personnes sans doute préalablement triées pour leurs convictions, mais sur plus de 11.000 citoyens libres de dire ce qu’ils pensent en bien ou en mal de la PMA et de la GPA.

Il est clair que les Français veulent que le bébé soit le fruit de l’amour d’un homme et d’une femme, pas le produit de « matériel frais » décongelé dans une éprouvette et inséminé à une esclave d’origine tropicale payée comme une ouvrière à la tâche sans souci de ce qu’il lui adviendra ensuite. « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? » disait Pierre Bergé, oubliant que les pouponnières d’êtres formatés pour faire les citoyens parfaits d’un monde nouveau sont une invention des nazis qui sélectionnaient les plus costauds des SS pour n’inséminer que des grandes et belles aryennes.

Le Monde est catastrophé : « Les prises de position s’enchaînent. Chacun se présente par son prénom. Margaux, étudiante en rhétorique à la Sorbonne, lit un extrait du Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley, œuvre d’anticipation où les enfants sont conçus en laboratoire. Christelle, qui travaille dans le développement durable, affirme que « l’empreinte écologique de ces techniques [de procréation] est déplorable », Gwenaël craint qu’elles fassent « basculer la procréation dans le marché », Christophe s’inquiète d’une « filiation sans père »… Une partie de la salle applaudit à tout rompre, l’autre hue ». « Réacs mobilisés » titre L’Humanité pour qui si l’on est contre la PMA et la GPA, c’est forcément qu’on est « réac ». (Je ne cite que Le Monde et L’Huma pour une raison simple : je n’ai trouvé sur Internet aucun autre compte-rendu de journaux, ou alors ils ne font que reprendre des extraits de ces deux-là).

Pourtant les pros-PMA étaient présents. La séance avait commencé par un happening lesbien LGBT avec une immense banderole « Nous ne sommes pas votre sujet de débat » et un militant LGBT, bardé de piercings, au troisième rang, avait tenté de prendre la parole, très vite conspué par la salle. Une femme, comptable de métier et adoptée, s’insurgea qu’on ne parle pas des enfants et du traumatisme de ces derniers tandis qu’une autre, se revendiquant écologiste, demanda des comptes sur le coût de la GPA, de la PMA et de toutes ces pratiques que l’on veut mettre à la charge des contribuables, uniquement pour satisfaire l’envie d’enfant d’une infime minorité de français qui ont la phobie d’être touchés ou de toucher un être du sexe opposé et refusent de faire l’enfant qu’ils désirent par les voies naturelles gratuites. Un autre soulignait enfin la dérive marchande et esclavagiste de telles mesures. « À chaque fois, un tonnerre d’applaudissement retentissait aux cris de « bravo », accompagnant ce refus formel, massif et réitéré de ces pratiques ». Du coup, l’avocate Caroline Mecary, militante de la cause LGBT, n’osa même pas prendre la parole pour soutenir ses copines.

L’Humanité signale avec horreur l’intervention suivante : « Pourquoi autoriser la PMA alors qu’il y a une réserve d’enfants disponibles avec les 220.000 avortements effectués chaque année en France ? » a osé un homme, se qualifiant de « citoyen de base et père de famille ». Et rappelle la protestation des militantes lesbiennes de l’association FièrEs, qui avaient, elles aussi, investi discrètement l’amphi, organisation « féministe radicale et révolutionnaire » créée en 2013 pour défendre lesbiennes, bi et trans. « Nos familles existent, que vous le vouliez ou non » ont-elles expliqué dans un communiqué, contestant « la légitimité de ces “débats citoyens” », « mascarade » jetant « nos familles en pâture » et « donnant lieu à une libération de la parole lesbophobe et sexiste ».

« On l’a vu, votre banderole, on l’a photographiée. Maintenant, vous pouvez la baisser, sinon ça va vous faire mal au bras », invitait, paternel, Emmanuel Hirsch, avant que les importunes ne soient boutées hors des lieux par des appariteurs un poil vexés. (L’Huma qui titre « lesbiennes expulsées » !)

Comme quoi la démocratie a encore bien des progrès à faire en France quandL’Huma et les gouines homophobes dénient la légitimité de la prise de parole du peuple français quand, enfin, il a l’occasion de s’exprimer.

Il nous appartiendra de surveiller aussi l’évolution du projet Crispr-Cas9, un nom barbare qui cache un procédé génétique très simple, peu coûteux et aux conséquences très diverses : créer des plantes OGM 2, soigner les vaches tuberculeuses, fabriquer des cochons donneurs d’organes « humano-compatibles », mais aussi procéder à la modification génétique d’embryons humains pour obtenir, via la GPA, les être parfaits et dociles dont rêvent tous les régimes totalitaires.

Si vous voulez peser dans le débat, allez sur le site https://etatsgenerauxdelabioethique.fr. Tout y est dit sur comment intervenir. Allez aussi aux réunions régionales… si le gouvernement les maintient après la claque qu’il vient de prendre, car nous pouvons être certains qu’il ne risquera pas un référendum sur le sujet qui signerait la fin des projets de PMA et GPA promis par Macron aux LGBT. Le pays réel a clairement rappelé qu’il est en opposition formelle avec ces dérives dangereuses pour l’humanité.

 

L’Imprécateur

(Source Minurne Résistance)

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