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Le souverainisme et le pape François

publié dans magistère du pape François le 3 septembre 2019


Pour le pape, le souverainisme « ressemble aux discours d’Hitler en 1934 » !Si le pape François déploie une grande subtilité dialectique et casuistique dans Amoris laetitia pour justifier l’accès à la communion des divorcés remariés, on ne saurait dire qu’il manifeste la même subtilité pour évoquer le sou-verainisme. Il n’y va pas à la pointe de ses escarpins mais avec de gros sabots… qu’il n’a pas ! Dans une interview accordée à la Stampa, en juillet, il n’hésite pas à établir une comparaison à la fois hardie et insultante : « Le souverainisme est une attitude d’isolement. Je suis préoccupé parce qu’on entend des discours qui res-semblent à ceux d’Hitler en 1934. » C’est assimiler le souverainisme – la simple volonté pour un pays d’être maître chez lui – au fascisme, au nazisme et, en conséquence, ses défenseurs à des émules d’Adolphe Hitler. En termes de théologie morale, cela s’appelle une calomnie qui doit être réparée, ce que le souverain pontife n’a manifestement pas l’intention de faire. Parallélisme mensonger et anachronique : dans le souverainisme, il n’y a aucune trace d’antisémitisme ; dans son projet politique, il n’est pas question d’ouvrir des camps de la mort. Mais, ayant vécu la seconde guerre mondiale en Argentine, le jeune Bergoglio n’a eu qu’une vision lointaine de la réalité du nazisme sur le Vieux Continent d’où sa comparaison avec un mouvement qu’on ne saurait lui assimiler. Il continue ainsi : « Nous d’abord. Nous… nous: ce sont des pensées qui font peur. » Il ne se rend pas compte que, chez les fidèles qui, désormais, comme leurs autres concitoyens, en France et en Italie – entre autres – votent majoritai-rement pour les souverainistes, ce qui leur fait peur, c’est le discours du pape sur les migrants que l’on peut résumer ainsi « Eux d’abord. Eux… eux. » Il ajoute : « Le souverainisme est une exagération qui finit toujours mal : elle mène à la guerre. » Quelle réponse alors ? Le renforcement de l’Union européenne ! Car l’Europe, qui représente « l’unité »,« ne doit pas se dissoudre. Elle s’est affaiblie avec les années, aussi en raison de quelques problèmes de gouvernance, de dissensions internes. Mais il faut la sauver. Après les élections, j’es-père qu’un processus de relance va commencer. » Comme les politiques socialistes et libéraux, dont il reprend le discours, le pape est éloigné de la réalité vécue pas les peuples d’Europe. Comment peut-il réduire la crise de légitimité qui ébranle l’Union à « quelques problèmes de gouver-nance » et de « dissensions internes » subalternes, autrement dit des dérèglements sans importance ? Sans doute parce que pour lui les millions de migrants qui veulent s’établir chez nous et y réussissent souvent, ne sont pas un problème mais une bénédiction… pour eux et non un malheur pour les indigènes que nous sommes et dont François ne se soucie pas. Interrogé sur « le populisme », il a estimé qu’il s’agissait « du même discours. Les populismes nous mènent aux souverainismes : ce suffixe en « isme » ne fait jamais du bien », a-t-il assené. Ah, bon ? Tous les « ismes » ? Y compris le catholicisme, le christianisme ou le thomisme, Saint Père ? P.R.

(Source: Le bulletin d’ Andre Noël)

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