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L’enseignement de l’Arabe à l’école primaire.

publié dans regards sur le monde le 1 juin 2020


La croisade de Blanquer en faveur de l’ enseignement de l’arabe à l’école
Pendant le confinement, les différents ministres et le Parlement n’ont pas traité que de la pandémie.
La majorité a continué à déployer ses projets dits « sociétaux ».
Nous avons déjà dénoncé l’allongement du délai pour avorter passant de sept semaines à neuf pour les « IVG » médi-camenteux, ou encore la pression des députés LREM, appuyés par la gauche, pour que soit adoptée, toutes affaire cessantes, la « PMA pour tous ». Il nous faut ajouter la loi Avia contre « la haine en ligne » qui prévoit qu’à partir du mois de juillet les plateformes et moteurs de recherche auront l’obligation de retirer sous 24 heures les contenus « manifestement » illicites. En cas de non-respect de cette loi, des amendes jusqu’à 1,25 million d’euros peuvent être dressées. Sont visées les inci-tations à la haine, la violence, les injures à caractère raciste ou encore religieux.
Ce qui revient à une censure confiée à des organismes privés qui ne s’en priveront pas ; dans le doute ils censureront pour ne pas régler cette lourde amende. On notera que les trois-quarts des députés Républicains qui, dès l’annonce du projet, l’a-vaient pourtant dénoncé comme liberticide, ont voté en faveur de la loi ! Ce sont des « opposants » en carton-pâte…
On notera également que Mme Avia en croisade contre la haine est elle-même poursuivie par d’anciens collaborateurs (qu’elle menait à la baguette) pour « humiliations à répétition » et des « propos à connotation sexiste, homophobe et raciste. » L’arroseur arrosé…
A ces réformes non abandonnées, contrairement à celle des retraites, il faut ajouter la dernière initiative du ministre de l’Education nationale qui, le 30 avril, a signé un décret pour faciliter, c’est-à-dire propager, l’enseignement de la langue arabe dans le primaire.
On pouvait supposer qu’en plein confinement des parents, des élèves, des enseignants, Jean-Michel Blanquer avait d’autres priorités et d’autres soucis ! Eh bien, non ! Il lui fallait en urgence se préoccuper de l’enseignement de l’arabe dans les écoles françaises. Ils s’y sont mis à deux puisque le texte est co-signé par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’a-gissant d’un accord entre la France et la Tunisie (pour l’instant !) dans le domaine de l’enseignement.
En effet, ce sont des pro-fesseurs étrangers, en l’espèce Tunisiens, qui assureront les cours de la langue arabe pour les élèves du CE1 (cours élémen-taire première année) et le CM2 (cours moyen deuxième année), seul le cours préparatoire est donc exclu pour le moment.
On notera que si une initiation à l’anglais est prévue dans le primaire quoique rarement assurée par manque d’institu-teurs spécialisés, là on ne recrute pas de professeurs en Grande-Bretagne pour pallier cette pénurie. La langue de Mahomet ap-paraît donc nécessaire et prioritaire pour les enfants, en tout cas plus que la langue de Shakespeare.
Tel est bien le projet du ministre qui a déclaré souhaiter développer l’apprentissage de l’arabe à l’école et « lui donner du prestige. »
Pourquoi cette langue-là devrait-elle être plus prestigieuse qu’une autre, en France ? Qu’elle le soit dans des pays arabophones, on le comprend comme le français devrait l’être en France et dans les nations francophones. Il est à l’unisson de l’inusable Jack Lang qui vient de publier un ouvrage dont le titre est accablant et éloquent La langue arabe, trésor de France. L’année dernière,pour les collèges et lycées de l’Académie de Rouen, un concours du « parler ara-be », a été patronné par la Cimade – organisme protestant d’aide aux immigrés – et approuvé par l’Inspection académique. Le concours est présenté comme « orienté vers tous les élèves du secondaire et tourné sur le nombre considérable de mots arabes dans notre langue parce que ces mots : près de 500 (oui, 500 mots !) sont plus nombreux que les mots gaulois ! Ces mots sont comme ces hommes qui dorment dans nos rues, nous ne les voyons pas, incapables que nous sommes de les reconnaître ».
Et la Cimade de poursuivre : il s’agit de « rendre à la langue arabe ce qui lui appartient et de montrer comment une langue, tout comme un peuple, se constitue avec les apports du monde extérieur. […]De surcroît, ce concours permettait de rendre à nos élèves arabes cette fierté de savoir combien leur langue est riche et créative ».
Revenons aux professeurs d’arabe tunisiens. On est d’autant plus étonnés qu’il y a quatre moisle chef de l’Etat avait an-noncé pour la rentrée 2020, la suppression « partout sur le sol de la République » des ELCO, ces enseignements de langue et de culture d’origines diverses assurés par des maîtres étrangers dans les écoles primaires. Les voilà de retour. Nous nous étions fait l’écho à l’époque de cette heureuse initiative, expliquant qu’à l’origine, la formule avait pour objectif que les élèves n’oublient pas leur langue maternelle quand ils retourneraient au pays. Or, ils n’y retournent pas, sauf pour les vacances, ils restent chez nous. C’est toujours vrai aujourd’hui, bien sûr. Jean-Michel Blanquer a donc trouvé une nouvelle justification : «Qu’ils apprennent l’arabe à l’école plutôt qu’à la mosquée », c’est donc une prévention de la radicalisation et donc du terrorisme.
Rappelons que cela relève du ministère de l’Intérieur et non celui de l’Education nationale ! La contribution de cette dernière devrait l’être dans son champ de compétence. Pour lutter contre l’islamisation et la radicalisation il appartient à l’école de le République d’enseigner l’histoire glorieuse de la France, sa langue, sa culture, sa littérature classique, souvent d’inspiration chrétienne, afin de développer chez tous les élèves, quelle que soit leur origine, l’amour de la France et du français et non pas de l’arabe

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Entretien par Novopress le 17/07/2011

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