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Sur les propos du Pape François sur les unions civiles entre personnes du même sexe, Mgr Schneider réagit très fortement et très justement:

publié dans magistère du pape François, nouvelles de chrétienté le 24 octobre 2020


Déclaration de Mgr Schneider au pape François sur les unions civiles entre personnes du même sexe

Copia de The Great Reset 4 1024x536 - Déclaration de Mgr Schneider au pape François sur les unions civiles entre personnes du même sexe

Attaques anti-chrétiennes: Assez des paroles, des actes! Exigez des présidents de l’Assemblée nationale du Sénat une loi contre la christianophobie . Cliquez ici.

«Très Saint-Père, pour le salut de votre propre âme immortelle, pour le bien de l’âme de toutes ces personnes qui, par votre approbation des unions homosexuelles, offensent gravement Dieu par leurs actes sexuels et exposent leur âme à la danger d’être éternellement perdu, convertissez-vous, retirez votre approbation et proclamez avec tous vos prédécesseurs l’enseignement immuable de l’Église.
***

Les unions civiles entre personnes de même sexe et la foi catholique

La foi catholique, par la voix du Magistère pérenne, par le sens de la foi des fidèles (sensus fidelium) ainsi que par le bon sens rejette clairement toute union civile entre deux personnes du même sexe, une union qui n’a pour but que la recherche mutuelle du plaisir sexuel. Même si des personnes vivant dans de telles unions ne devraient pas s’engager dans le plaisir sexuel mutuel — ce qui en réalité s’est avéré tout à fait irréaliste — de telles unions représentent un grand scandale, une reconnaissance publique des péchés de fornication contre nature et une occasion de péché immédiate et continuelle. Les partisans de l’union civile entre personnes du même sexe sont donc également coupables de créer une sorte de structure de péché, en l’occurrence la structure juridique de la fornication habituelle contre nature, puisque les actes homosexuels appartiennent aux péchés qui crient au ciel, comme le dit le Catéchisme de l’Église catholique (n. 1867). Ceux qui prônent les unions civiles entre personnes de même sexe sont en définitive injustes et même cruels envers les personnes qui vivent dans ces unions, parce qu’elles seront confirmées dans le péché mortel, solidifiées dans leur dichotomie psychologique intérieure, puisque leur raison leur dit que les actes homosexuels sont contre la raison et contre la volonté explicite de Dieu, Créateur et Rédempteur des hommes.

Tout vrai catholique, tout vrai prêtre catholique, tout vrai évêque catholique doit, avec une profonde tristesse et un cœur en larmes, regretter et protester contre le fait inouï, que le pape François, pontife romain, successeur de l’apôtre Pierre, vicaire du Christ sur terre, ait exprimé son soutien aux unions civiles entre personnes de même sexe dans le film documentaire «?Francesco?», présenté en première le 21 octobre 2020 dans le cadre du festival du film de Rome. Un tel soutien du pape signifie le soutien à une structure de péché, à un style de vie contraire au sixième commandement du Décalogue, écrit avec les doigts de Dieu sur des tables de pierre au Sinaï (Ex. 31:18) et délivré aux hommes par les mains des Anges (Gal. 3 h 19). Ce que Dieu a écrit de sa main, ni même un pape ne peut l’effacer ni le réécrire de sa main ou de sa langue. Le pape ne peut pas se comporter comme s’il était Dieu ou une incarnation de Jésus-Christ, en modifiant les paroles du Seigneur : «Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras point d’adultère. Mais Moi Je vous dis que quiconque aura regardé une femme pour la convoiter a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur» (Mt 5, 27-28). Disons, en paraphrase: «vous avez entendu qu’il a été dit : “Tu ne commettras point d’adultère”; “si un homme couche avec un homme comme avec une femme, ils ont tous deux commis une abomination” (Lév. 20,13)?; “les efféminés… n’hériteront pas du royaume de Dieu” (1 Cor. 6,9)?; “la pratique de l’homosexualité est contraire à la saine doctrine” (1 Tim. 1,10). Mais je vous dis que pour les personnes qui ressentent une attirance pour le même sexe, “nous devons créer une loi sur l’union civile. De cette façon, elles sont légalement couvertes”.

Chaque pasteur de l’Église et surtout le Pape devraient toujours rappeler aux autres ces graves paroles de Notre Seigneur : “Celui qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux” (Mt 5, 19). Chaque pape doit prendre très à cœur ce que le Concile Vatican I a proclamé : “Le Saint-Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi” (Constitution dogmatique Pastor aeternus, chap. 4).

La préconisation d’une union juridique afin qu’un style de vie contraire au Commandement explicite de Dieu, à la nature humaine et à la raison humaine soit légalement couvert, est une nouvelle doctrine, qui  « coud des coussinets pour tous les coudes, et qui font des oreillers pour la tête des personnes » (Ez. 13:18), une nouvelle doctrine qui « pervertit la grâce de notre Dieu en plaisir sexuel changent la grâce de notre Dieu en luxure » (Jude 4), une doctrine qui est évidemment contraire à la Révélation divine et l’enseignement pérenne de l’Église de tous les temps. Une telle doctrine conspire avec le péché, et constitue donc une mesure des plus anti-pastorales. Promouvoir un style de vie juridique de péché va contre le cœur même de l’Évangile, puisque les personnes qui se trouvent dans des unions homosexuelles, par leurs actes sexuels, offensent gravement Dieu. Notre-Dame de Fatima a lancé un appel maternel à l’humanité tout entière pour qu’elle cesse d’offenser Dieu, qui est déjà trop offensé.

Voici des voix du Magistère qui font fidèlement écho à la voix de Jésus Christ, notre divin Maître, à la Vérité éternelle, et à la voix de l’Église et des papes de tous les temps :

  • “S’il arrive aux dirigeants d’édicter des lois ou de prendre des mesures contraires à cet ordre moral et par conséquent, à la volonté divine, ces dispositions ne peuvent obliger les consciences” (Jean Paul II, encyclique Evangelium vitae, 72)
  • “Les législations favorables aux unions homosexuelles sont contraires à la droite raison, car elles confèrent des garanties juridiques, analogues à celles de l’institution matrimoniale, à l’union entre deux personnes du même sexe. Étant donné les valeurs en jeu, l’État ne peut légaliser ces unions sans manquer au devoir de promouvoir et de protéger le mariage, institution essentielle au bien commun” (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles, n. 6)
  • “On peut demander comment peut être contraire au bien commun une loi qui n’impose aucun comportement particulier, mais qui s’en tient à rendre légale une réalité de fait qui apparemment ne semble comporter aucune injustice envers personne. À ce propos, il convient de réfléchir d’abord à la différence qui existe entre le comportement homosexuel comme fait privé, et le même comportement comme relation sociale prévue et approuvée par la loi, au point de devenir une des institutions du système juridique. Non seulement le second phénomène est plus grave, mais il revêt une portée beaucoup plus vaste et plus profonde, et il finirait par entraîner un changement de l’organisation sociale tout entière, qui deviendrait contraire au bien commun. Les lois civiles sont des principes structurants de la vie de l’homme au sein de la société, pour le bien ou pour le mal. Elles « jouent un rôle de grande importance et parfois déterminant dans la formation des mentalités et des habitudes ». Les formes de vie et les modèles qui y sont représentés, non seulement façonnent extérieurement la vie sociale, mais tendent à modifier la compréhension et l’évaluation des comportements dans les nouvelles générations. La légalisation des unions homosexuelles aurait donc comme résultat l’obscurcissement de la perception de certaines valeurs morales fondamentales et la dévaluation de l’institution matrimoniale” (ibid.)
  • “Les relations sexuelles sont humaines lorsque et en tant qu’elles expriment et promeuvent l’aide mutuelle des sexes dans le mariage et restent ouvertes à la transmission de la vie” (ibid., n. 7).
  • “En mettant sur un plan analogue l’union homosexuelle, le mariage ou la famille, l’État agit arbitrairement et entre en contradiction avec ses propres devoirs” (ibid., n. 8)
  • “Ne pas attribuer le statut social et juridique de mariage aux formes de vie qui ne sont pas et ne peuvent être matrimoniales ne s’oppose pas à la justice. C’est elle — la justice — au contraire, qui l’exige.… Il y a de bonnes raisons pour affirmer que de telles unions sont nuisibles pour le juste développement de la société humaine, et qu’elles lui nuiraient dans la mesure où augmenterait leur incidence effective sur le tissu social” (ibid.)
  • “Ce serait par contre une injustice grave que de sacrifier le bien commun et le droit de la famille, pour obtenir des biens qui pourraient et devraient être protégés par des moyens non nocifs pour l’ensemble du corps social” (ibid., n. 9)
  • “Le danger existe toujours ‘qu’une législation qui fait de l’homosexualité une base pour avoir des droits puisse de fait encourager une personne qui a des tendances homosexuelles à déclarer son homosexualité ou même à chercher un partenaire dans le but de profiter des dispositions de la loi’” (Congrégation pour la doctrine de la foi, Quelques considérations concernant la réponse aux propositions de loi sur la non-discrimination des personnes homosexuelles, 24 juillet 1992, n. 14).

Tous les catholiques, qu’ils soient de fidèles laïcs tels que petits enfants, jeunes hommes et jeunes femmes, pères et mères de famille, ou personnes consacrées comme religieuses cloîtrées, prêtres et évêques, gardent inviolablement et “combattent pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes” (Jude 3), et qui sont pour cette raison méprisés et marginalisés dans vie de l’Église de nos jours, devraient pleurer et crier à Dieu pour que, par la puissante intercession du Cœur immaculé de Marie, qui dit à Fatima que les gens devraient cesser d’offenser Dieu, qui est déjà trop offensé, le Pape François puisse se convertir et retirer formellement son approbation des unions civiles de même sexe, afin de confirmer ses frères, comme le Seigneur le lui a ordonné (Luc 22:32).

Tous les petits dans l’Église (enfants, jeunes gens, jeunes femmes, pères et mères de famille, religieuses cloîtrées, prêtres, évêques) diraient sûrement au Pape François : Très Saint-Père, pour le salut de votre âme immortelle, pour les âmes de toutes les personnes qui, par votre approbation des unions de même sexe, offensent gravement Dieu par leurs actes sexuels et exposent leurs âmes au danger de la damnation éternelle, convertissez-vous, retirez votre approbation et proclamez, avec tous vos prédécesseurs, l’enseignement immuable de l’Église :

“L’Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles” (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles, n. 11).

“Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l’humanité. L’Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société” (ibid., n. 11).

A cause de l’incroyable approbation des unions de même sexe par le pape, tous les vrais enfants de l’Église se sentent orphelins, n’entendant plus la voix claire et sans ambiguïté du pape, qui devrait inviolablement garder et exposer fidèlement la Révélation, le dépôt de la Foi, délivrés par les Apôtres.

Les vrais enfants de l’Église de notre temps pourraient utiliser ces mots du Psaume 137, en disant : « Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion, nous souvenant de l’enseignement lumineux et limpide comme le cristal des papes, de notre Sainte Mère l’Église. Pourtant, nous croyons inébranlablement aux paroles de Notre Seigneur : que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre son Église. Le Seigneur viendra, même s’Il vient tard, seulement à la quatrième veille de la nuit, pour calmer la tempête au sein de l’Église, pour calmer la tempête au sein de la papauté de notre temps, et Il dira : « Ayez courage, c’est moi. N’ayez pas peur. Hommes de peu de foi, pourquoi avez-vous douté ? Et quand ils sont montés dans la barque, le vent a cessé » (Mt. 14, 27; 32-33) Notre Seigneur dira aussi au pape François : « Que sert à l’homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? ou qu’est-ce que l’homme donnera en échange de son âme ? Car le Fils de l’homme viendra dans la gloire de Son Père avec Ses Anges, et alors Il rendra à chacun selon ses œuvres »(Mt. 16, 26-27) ; et Notre Seigneur dira en outre au pape François : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, lorsque tu seras converti, affermis tes frères. » (Luc 22, 32)

Le 22 octobre 2020

+ Athanasius Schneider,

Évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana

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