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Les élections aux USA

publié dans regards sur le monde le 14 novembre 2020


Michael Pakaluk (*), explique sur l’influent blog conservateur américain The Catholic Thing sur un ton volontairement non partisan [et c’est l’un des points forts de son article] toutes les bonnes raisons pour lesquelles « par souci de simple citoyenneté » on peut contester les résultats du scrutin de mardi dernier, dans le respect des institutions telles qu’elles sont définies par la Constitution . Et pourquoi de toute façon « ce n’est pas fini » pour Donald Trump – en tout cas (et puisqu’il y a contestation plus que légitime) jusqu’au moment où le Congrès réuni en session conjointe proclamera les résultats, le 6 janvier 2021″ -même si les médias en ont décidé autrement. Ce qui suppose de les remettre à leur place.

Ce n’est pas fini

Michael Pakaluk (*)
The Catholic Thing
10 novembre 2020
Ma traduction

Mon but est ici de dire quelques mots aux lecteurs qui sont troublés par l’élection, mais de le faire en partant de prémisses non partisanes, seulement catholiques. Je veux que ce que je dis puisse être adopté par tous les catholiques avec des critères solides.

En ce qui concerne l’élection : Il est important pour nous tous de reconnaître au moins un minimum le fait que, légalement, ce n’est pas fini. J’insiste sur ce point, non pas par souhait ou, pire, par ressentiment, mais par souci de simple citoyenneté.

L’élection se termine, lorsque le Congrès en session conjointe comptera les votes électoraux et proclamera les résultats, le 6 janvier 2021. C’est la loi. Avant cela, il y a deux dates limites importantes, le 14 décembre, lorsque les électeurs des états votent, et le 8 décembre, date limite dite de la « sphère de sécurité » (Safe Harbor), après laquelle, si les états suivent des procédures pour des élections contestées, le dépouillement des votes ne peut plus être contesté.

Pourquoi est-il important d’insister sur ce point? Parce que c’est notre procédure constitutionnelle. C’est la procédure par laquelle le rôle précieux du Collège électoral, que les Fondateurs ont délibérément mis en place, est honoré. Il est évident que la procédure honore également l’État de droit et l’autorité du Congrès.

Et, chose importante de nos jours, elle met les médias à leur place. Les médias ne « décident » pas l’élection, comme s’ils étaient des arbitres de première base [first base umpires, allusion au jeu de base-ball], et que ce qu’ils disent a force de loi. Ils font des projections et des prédictions. C’est tout. Sur ce point, même eux, du moins dans leur langue officielle, restent prudents et corrects : « AP projects » ou « FOX news predicts« .

Oui, je comprends qu’au bon vieux temps, les votes étaient comptabilisés le jour de l’élection et que le public américain aimait se coucher en sachant qui avait gagné. Les prédictions des médias jouaient alors un rôle précieux. Je comprends les statistiques, et la force de la nécessité que peuvent entraîner les grands nombres. Je comprends aussi que nous aimerions tous que l’élection soit réglée et que le fait de laisser délibérément ses résultats ouverts peut donner l’impression de ne pas accepter l’élection par mauvaise foi.

C’est sans doute pour cette dernière raison [??] que l’archevêque Gomez a publié vendredi dernier, au nom de l’USCCB, une déclaration qui a semblé précipitée à certains, disant que « le peuple américain s’est exprimé » et « nous reconnaissons que Joseph R. Biden a reçu suffisamment de voix pour être élu 46ème président ».

Mais ce n’est pas le bon vieux temps. Des millions de votes n’ont pas été comptés et n’ont pas pu l’être durant la nuit des élections. Les précautions prises pour le COVID ont affecté presque tout ce qui concernait l’élection.

De plus, les conditions de fraude étaient nombreuses. Je ne parle pas seulement des possibilités accrues cette année avec les votes de morts, le double comptage et la récolte des votes [vote harvesting]. Je veux dire aussi la présence agissante d’un animosité frénétique, parfois apparemment démoniaque, que beaucoup ont ressentie pour vaincre Trump. Il y a des gens qui agissent avec cet état d’esprit, oui.

Les experts comptables [/juricomptables, Forensic accountants , experts en documents juridiques et financiers qui sont embauchés pour examiner d’éventuels soupçons d’activité frauduleuse au sein d’une entreprise] en matière financière parlent du « triangle de fraude » : opportunité, incitation et rationalisation. Si vous ignorez ce « triangle », c’est à vos risques et périls. Lorsque les trois convergent, toute personne raisonnable pressent une fraude. Les deux premières, comme mentionné, semblent satisfaites pour cette élection. Qu’en est-il de la troisième? Il y a beaucoup de rationalisations à portée de main : « Trump a gagné en 2016 par un coup de chance ou une conspiration, il faut donc l’empêcher de recommencer » ; « Biden gagnera de toute façon de façon écrasante, donc cette intervention ne change rien » ; « Biden devrait gagner de façon écrasante, donc cette intervention fait en sorte que les choses se passent comme elles le devraient » ; « Tout ce qu’il faut pour vaincre un raciste, un fasciste, un xénophobe est justifié » . Et ainsi de suite.

Vous n’avez peut-être pas remarqué que les élites viennent de passer quatre ans à essayer de prouver que la dernière élection de Trump était illégitime, et quatre mois à nous marteler à l’oreille que Biden allait gagner haut la main.

Alors il semble y avoir suffisamment de preuves suggestives, à la fois statistiques et concrètes, pour justifier au moins une enquête. Mais nous savons que les grands médias ne sont pas enclins à enquêter sur des inquiétudes, même légitimes, mais qu’ils vont plutôt les étouffer (voir par exemple le Steele Dossier [le dossier Trump/Russie], l’affaire Hunter Biden/Tony Bobulinski [soupçons de corruption sur le fils de Bidden. Tony Bobulinski, qui se présente comme son ancien associé a affirmé devant la presse que Joe Biden avait été associé à des projets de son fils en Chine]). Leur instinct est en fait de les censurer. Le simple fait de soulever ces préoccupations, pensent-ils, remet en question de façon malveillante une élection légitime.

Parce qu’ils les éliminent, les craintes de fraude trouveront un débouché dans des sources extérieures au courant libéral dominant, comme LifeSite News et The Epoch Times, devenant alors une prophétie qui se réalise d’elle-même – une preuve supplémentaire que seuls des complotistes fous peuvent mettre en doute le total des votes.

Et pourtant, nous vivons dans une culture où, pour une personne raisonnable, l’enfant rejeté aux marges, disant que l’empereur n’a pas de vêtements, pourrait bien avoir raison. Ce sont les mêmes MSM [médias mainstream], rappelons-le, qui ne reconnaîtront pas que l’avortement tue un enfant à naître, et qui ne remettront jamais en question le fait que quelqu’un pense qu’Il est une femme, ou qu’ELLE est un homme. Disons simplement que, sur les grandes questions, on peut démontrer que la vérité n’est pas leur point fort.

Les lois et les procédures existent pour la bonne raison qu’elles sont, parfois, indispensables. Il semble que ce soit le cas aujourd’hui. Appuyons-nous sur elles, alors, et disons : Les médias ne « décident » pas les élections, et le peuple ne s’est pas exprimé avant que ses électeurs et ses représentants ne le fassent. Les personnes raisonnables qui disposent de critères solides ont de bonnes raisons de se méfier au moins du dépouillement des votes jusqu’à présent, alors que les principaux acteurs de notre société semblent si peu soucieux de la vérité, et si investis dans un résultat politique partisan, qu’ils ne peuvent prétendre à une confiance générale dans leur équité et leurs jugements.

Par conséquent, la meilleure voie à suivre pour cette élection, et pour l’intégrité perçue des élections futures, est de suivre impitoyablement les preuves de toutes les allégations d’irrégularités électorales, et de les corriger si elles sont découvertes – jusque-là, en retenant le jugement final.

–(Source: Benôit et moi)

(*) Michael Pakaluk, spécialiste d’Aristote et Professeur titulaire à l’Académie pontificale Saint Thomas d’Aquin, à Rome, enseigne égaleement à la Busch School of Business de l’Université catholique d’Amérique. Il vit aux Etats-Unis.

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