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Cet enfant est au monde pour la chute et la résurrection d’un grand nombre en Israël

publié dans paroisse saint michel le 6 février 2010


Prédication pour la fête
de la Purification de Marie
et de la Présentation de l’Enfant Jésus au Temple

 

« Cet enfant est au monde pour la chute et la résurrection d’un grand nombre en Israël »

 

Oh, MBCF, comme cette fête, toute à l’honneur de NSJC et de sa sainte Mère, est belle et réjouit mon cœur. Notre Dame est exaltée dans sa parfaite obéissance, Notre Seigneur, dans sa Royauté et sa puissance salvifique toute baignée de justice et de miséricorde. « Nous avons reçu, o Dieu, votre miséricorde, au milieu de votre Temple ». Voici que vient dans son Temple « le Dominateur » que le peuple cherche et désire. Et c’est ainsi que Siméon, ce saint vieillard, éclairé de Dieu, peut s’empresser auprès de l’enfant et chanter son merveilleux « Nunc dimittis » : « Maintenant Seigneur, vous laisserez votre serviteur s’en aller en paix, selon votre parole, puisque mes yeux ont vu le salut que vous avez préparé à la face de tout le peuple : Lumière pour éclairer les nations et gloire d’Israël votre peuple ». Et c’est pourquoi nous chantons votre louange comme nous l’avons chanté lors de la distribution des cierges, lors de la procession et dans l’Introït de la messe : « Votre louange s’étend jusqu’aux extrémités de la terre ». Puis Siméon se tourne vers Marie et lui dit ces phrases mystérieuses qui arrêteront en ce jour notre réflexion : « Cet enfant est au monde pour la chute et la résurrection d’un grand nombre en Israël, et pour être un signe en butte à la contradiction ; Vous-même, un glaive transpercera votre cœur et ainsi seront révélées les pensées cachées dans le cœur d’un grand nombre » (Lc 2 34).

 

Cet enfant est au monde pour la chute et le relèvement d’un grand nombre.
Le relèvement d’un grand nombre ! Qu’est-ce à dire ?

 

C’est en présage de la fondation de l’Eglise. Elle sera, cette Eglise fondée par NSJC, sur cette vigne florissante composée dès l’origine du peuple juif. Oui ! Juif, le tronc de l’arbre qui est l’Eglise. Juifs les Patriarches ; juifs les Prophètes, juif, Baptiste, le précurseur ; juif, saint Joseph ; juive la sainte Vierge, la mère de Dieu ; juif, notre adorable Sauveur, en qui sont bénies toutes les Nations ; Juif Saint Pierre. Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ; juif, saint Paul et quel juif ! Après avoir persécuté la primitive Eglise, terrassé sur le chemin de Damas, il devint le grand prédicateur, le grand missionnaire des Gentils. Juifs, les Apôtres et les Evangélistes. Juif, saint Etienne, le Protomartyr. Juifs, les premiers chrétiens de Jérusalem, convertis en une prédication enflammée de saint Pierre. Plus de 3000 juifs se firent baptiser en ce jour…Oui des juifs, du peuple juif, vient le salut. Il a été créé, élu pour cela, pour porter aux Nations le Christ Sauveur. Il est aujourd’hui dans les bras amoureux de Siméon qui confesse le salut annoncé et présenté. Le peuple juif, dans sa foi au Christ est appelé à être la racine et le tronc de l’olivier frondescent qu’est l’Eglise de Jésus-Christ. Quel peuple que ce peuple théologique, devenu le tronc de l’arbre qu’est l’Eglise. Devant cet Olivier, que valent les peuples gentils qui ne sont que pauvre olivâtre ? Que vaut la puissance de Rome ou la science des grecs… ? Tous leurs biens ne servent à rien pour le salut, dira saint Paul. Si les gentils, comme les grecs à leur tête, s’ils veulent entrer dans la voie du salut, ils le doivent par la foi au Christ Sauveur, profitant, comme le dit encore saint Paul dans son Epître aux Romains dans son fameux chapitre 11, du rejet de quelques juifs pour pouvoir être greffés. La chute d’une partie du peuple juif : « est devenue une occasion de salut pour les Gentils ». « Si quelques unes des branches ont été coupées, et si toi, peuple gentil, qui n’es qu’un olivâtre sauvage , as été greffé à leur place et fait participant de la sève qui monte de la racine de l’olivier, tu n’as pas à te glorifier à l’encontre les branches. Et si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi, qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte….Tu diras donc : Ces branches ont été retranchées, afin que moi je fusse enté. Cela est vrai; ils ont été retranchés à cause de leur incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi; garde-toi de pensées orgueilleuses, mais crains. Car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, crains qu’il ne t’épargne pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sa sévérité envers ceux qui sont tombés, et sa bonté envers toi, si tu te maintiens dans cette bonté; autrement toi aussi tu seras retranché ».

 

Ainsi, il faut dire avec Saint Paul que le peuple juif est l’unique lignage sacré de la terre. Et parce que lignage sacré, le seul qui doive se perpétuer à travers l’histoire comme un témoignage charnel de Celui en qui sont bénis tous les lignages de la terre. Il nous a apporté le Rédempteur. Mais le Rédempteur, placé comme pierre d’achoppement au monde, a été aussi achoppement pour ce lignage qui apporta son sang. Aussi, ceux de ce lignage qui ont cru dans le Christ sont devenus tronc et racine de l’Olivier frondescent qu’est l’Eglise. Ceux de ce lignage qui ont rejeté le Christ sont devenus cep et racine de la Vigne qui ne produit plus que des racines sauvages et des fruits amers. Ainsi de ceux qui, le dimanche 17 janvier 2010, ont reçu dans leur Synagogue le pape Benoît XVI.

 

Certes le salut vient des juifs. Mais le salut est aussi pour les juifs, il est même pour les Juifs. Le salut ce n’est ni les juifs, ni leur père Abraham. Le salut c’est le Christ et le Christ qu’il faut confesser. Alors malheur à ce peuple forgé et sanctifié pour apporter le salut. Alors au nom de son lignage, il crucifiera Celui qui constituait sa grandeur. Alors ce peuple, grand par Celui qui sort de son lignage, le Christ, deviendra misérable et pécheur par le rejet volontaire qu’il fera du Christ. Et si une partie du peuple rejeta le Christ par ignorance, dira saint Paul et saint Pierre, leur ignorance, dira saint Thomas, fut une ignorance volontaire « affectata » qui ne les excuse nullement, bien au contraire. Rien n’est plus grave que de refuser volontairement la vérité prouvée par des signes évidents. C’est le péché contre l’Esprit dans lequel tomba les grands du peuple juif du temps de Christ.

 

Alors misérable est ce peuple, ceux de ce peuple qui en viennent à répudier Celui qui est son salut. Alors il continuera à être le premier mais le premier dans l’iniquité. Judas, le traite, fut juif. Juifs Anne et Caïphe. Juif le peuple qui se réjouissait du sang du Seigneur et qui clamait : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ». Juifs, ceux qui lapidèrent Saint Etienne. Juifs, ceux qui donnèrent la mort à l’Apôtre saint Jacques de Jérusalem. Juifs tous ceux qui dressaient des embûches à la prédication des Apôtres. Le crime le plus grand de tous les temps, la mort de l’Homme Dieu, a été perpétrée par ce peuple qui mérita pour cela le nom de « perfide » : celui qui trahit sa mission. Elu par Dieu pour apporter le Salut, il livra le « Sauveur » à la gentilité pour sa crucifixion.

 

Où est la raison du péché et de la perversité du judaïsme ? Dans le fait qu’une partie de ce peuple » – et ceux qui ont reçu le Pontife Suprême, le Vicaire du Christ, en sont nécessairement les successeurs – a cru que les promesses faites aux juifs à cause du Christ qui devait naître d’eux, furent faites à sa chair, à sa généalogie. En d’autres termes, au lieu de s’apercevoir que si le peuple juif était le peuple de prédilection, il l’était par le Christ ; eux, dans leur aveuglement volontaire, crurent que ce fut le Christ qui eut de quoi se glorifier de sa descendance généalogique. Ainsi ce n’était pas du Christ, pensaient-ils, que venait la gloire du peuple juif mais de la chair d’Abraham. Aussi les Pharisiens du temps de Jésus, disaient –ils, pour ne pas accepter le Christ « Nous avons Abraham pour père ». C’est ce que répète aujourd’hui encore, le Grand Rabbin de Rome, M De Segni. C’est ce que répète encore M le Rabbin Eloi Toaff qui recevait en son temps Jean-Paul II, dans la même Synagogue. Leur péché consiste à rendre charnelles les divines promesses faites à Abraham. Du Messie, qui était Celui qu’on attendait pour apporter au monde la grâce et la vérité, ils en firent un dominateur politique, terrestre qui devait assurer et perpétuer la grandeur d’Israël sur toutes les nations. Et c’est pourquoi ils ne purent le reconnaître ni le recevoir comme Siméon, en ce jour de la purification, le reçut avec amour et foi.

 

Et nous qui avons eu la grâce de la foi, serons-nous hostiles et ennemis de ce « judaïsme » ennemi du Christ et de son Eglise ? Nourrirons-nous en notre sein « l’antisémitisme » ? Que non pas.

 

Car nous savons que « les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance », nous dit Saint Paul. Nous savons que ce peuple judaïque garde son caractère sacré et théologique. Le sceau de Dieu est sur lui à jamais. C’est pourquoi nous ne pouvons entretenir, malgré sa prévarication, ni haine ni combat. Ce n’est pas à base de persécutions que se résoudra le « problème juif ». C’est à base de prédication du mystère du Christ. Mais le Pape Benoît XVI pouvait-il le prêcher le 17 janvier 2010 dans l’après midi de ce jour ?

 

Aussi bien les Souverains Pontifes ont-ils protesté contre toute forme de haine contre les juifs renégats et ce sont dressé tout particulièrement contre la national-Socialisme, le régime d’Hitler. Honneur au Pontife Pie XII qui fut prudent, glorieux et fort dans ce combat.

 

N’oublions pas que l’antisémitisme fut condamné par l’Eglise en un décret du Saint-Office du 25 Mars 1928 en ces termes : « L’Eglise catholique a toujours eu l’habitude de prier pour le peuple juif, qui fut le dépositaire des promesses Divines jusqu’à Jésus-Christ, malgré l’aveuglement de ce peuple. Bien plus, il l’a fait à cause de cet aveuglement même. Règle de cette même charité, le Siège Apostolique a protégé ce peuple contre d’injustes vexations, et de même qu’il reprouve toutes les haines et toutes les animosités entre les peuples, de même il condamne la haine contre le peuple choisi par Dieu autrefois, cette haine que l’on désigne d’ordinaire sous le vocable antisémitisme ». Cette même condamnation sera reprise par l’Eglise au Concile Vatican II dans sa déclaration appelé Nostra Aetate.

 

Toutefois l’Eglise a toujours mis en garde les peuples chrétiens contre la « perfidie » du peuple juif judaïque qui, comme un jour s’opposa au Christ jusqu’à ce qu’Il soit cloué à la Croix, continue sa haine contre l’Eglise qui est le Christ continué dans le temps. Son ennemi, jusqu’à sa conversion totale, reste le christianisme.

 

Les Actes des Apôtres nous rapportent comment toutes les premières persécutions dressées contre les Apôtres et contre l’Eglise furent ourdies par les juifs. Ils menaçaient saint Pierre pour qu’il ne prêchât pas le Christ. Ils lapidèrent saint Etienne. Ils tiennent conseil pour tuer saint Paul qui est obligé d’en appeler à Rome comme citoyen romain parce que de Tarse. Ils fomentent des persécutions contre saint Paul à Iconium, à Lystres, à Thessalonique, à Corinthe, à Jérusalem. « Les synagogues des juifs, dit Tertulien, sont les sources de nos persécutions », comme aujourd’hui se fomentent dans les mosquées les persécutions de demain, à cause de la trahison des hommes politiques de la 5ème République et du silence dialoguant inconscient de nos autorités religieuses. Saint Paul est très clair lorsqu’il écrit aux Galates : « Mais comme alors celui qui était né selon la chair – Esaü – persécutait celui qui était selon l’esprit –Isaac – de même aussi maintenant » (Gal 4 29)

 

Mais en sera-t-il toujours ainsi ? Non point. Ecoutons pour terminer saint Paul, sa prédiction de la conversion des juifs à la fin de temps: « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux : c’est qu’une partie d’Israël est tombée dans l’aveuglement jusqu’à ce que la masse des Gentils soit entée…. Il est vrai, en ce qui concerne l’Evangile, ils sont encore ennemis à cause de vous; mais eu égard au choix divin, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance. Et comme vous-mêmes autrefois vous avez désobéi à Dieu, et que, par le fait de leur désobéissance, vous avez maintenant obtenu miséricorde, de même, eux aussi, ils ont maintenant désobéi, à cause de la miséricorde qui vous a été faite, afin qu’ils obtiennent également miséricorde. Car Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous. O profondeur inépuisable et de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies incompréhensibles ! Car  » qui a connu la pensée du Seigneur ou qui a été son conseiller?  » Ou bien  » qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour? De lui, par lui et pour lui sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen !

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