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Le 2 février: présentation de l’enfant Jésus au Temple

publié dans paroisse saint michel le 31 janvier 2012


Dimanche de la septuagésime.

Solennité de la purification

La présentation de NSJC au Temple et la purification de Marie.

La loi de l’Incarnation est une loi aussi de souffrance. NSJC fut l’homme des douleurs et c’est par ses souffrances qu’il a racheté le monde. Sa Passion ne fut un mystère détaché du reste de sa vie, elle en fut seulement la fin, le dénouement convenables. Le Calvaire ne fut pas différent de Bethléem et de Nazareth : il les surpassa en puissance, mais il ne pouvait en différer en nature. Les trente trois années toutes entières furent passées dans une souffrance continuelle, quoique variée dans son espèce et dans son intensité. Cette même loi de souffrance qui appartient à Jésus touche tous ceux qui l’approches, elle les enveloppe en proportion de leur sainteté. Les Saints Innocents n’étaient dans les conseils de Dieu que les contemporains de NSJC et cette ressemblance suffit pour les plonger dans une mer de souffrances. C’est pour cela qu’ils durent périr si jeunes dans les bras de leurs mères. Magnifique fortune cependant, le ciel. La même loi enveloppe chacun des Apôtres…Ce sera une Croix pour Pierre et son frère, une épée pour Paul, des pierres pour Jacques et pour Jean l’huile bouillante. La croix marchait avec eux sur les routes romaines. Ils étaient apôtres, ils devaient ressembler à leur Maître. La même loi a environné les martyrs de tous les siècles. Leurs passions ont été à l’instar de la grande Passion…Il en est ainsi de tous les saints : une grâce les a toujours atteint sous la forme d’une épreuve. Que devons nous penser de la Mère de Dieu, qui, de toutes les créatures s’approcha de plus près de lui ?
Il n’y a pas lieu de s’étonner si Marie souffrit plus que personne après Jésus.

C’est le grand mystère de l’Incarnation.

L’étendue des souffrances de Marie mesurera la magnificence de l’amour de son Fils pour elle. La profondeur de ses peines sera le plus sûr moyen de sonder l’abîme de son amour pour son Fils. C’est la hauteur de sa sainteté, de sa divine maternité qui élèvera ses souffrances jusqu’à celles de la divine Passion. L’union de la Mère avec le Fils rendra inséparable la compassion de Marie. Nous devons dès lors nous préparer à trouver une immensité de douleurs en ND

L’immensité des souffrances de Marie

C’est aux douleurs de Marie que l’Eglise applique ces paroles de Jérémie (Lament 1 et 2) : « Vous tous qui passez, voyez et considérez s’il y a une douleur semblable à ma douleur. Qui comparerai-je avec toi, o fille de Jérusalem ? A qui t’égalerai-je pour te consoler, o, fille de Sion ? Car ta douleur est grande comme la mer. Qui est-ce qui te guérira ?

La prophétie de Siméon :

Quarante jours s’étaient écoulés depuis la nuit où les anges avaient fait entendre leurs chants. Le deuxième jour de février était arrivé. Joseph et Marie avec l’Enfant montèrent au temple de Jérusalem. Ils avaient deux offrandes avec eux : Marie portait son Enfant et Joseph portait la paire de tourterelle ou de jeunes colombes pour la purification. Plusieurs les virent passer. Mais il n’y avait rien de singulier en eux, rien qui put attirer l’attention et les regards. D’autres personnes s’approchaient du Temple pour les sacrifices du matin. Parmi elles, se trouvait le vieillard Siméon…Il avait reçu la Promesse du saint Esprit qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir contemplé le Christ Seigneur…Il y avait aussi une autre personne dans le Temple, une veuve âgée de 84, la fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. L’esprit de prophétie demeurait en elle. Elle ne quittait jamais le Temple. Elle servait Dieu nuit et jour
Voici que le Verbe de Dieu incarné arrive. Marie fit ses offrandes et « accomplit tout ce qui était ordonné par la loi du Seigneur ». Elle obéit à la loi de Dieu dans la cérémonie de la purification et avec empressement…. Elle plaça Jésus dans les bras du vieux prêtre Siméon et une lumière extraordinaire brilla dans l’âme de Siméon. C’est le Christ du Seigneur qu’il porte ! Que de prophéties s’accomplissent en ce moment. Ce que les patriarches, les rois, les prophètes ont pendant tant de siècles désiraient voir, c’était cet enfant, ce Chri.Les souffles de l’inspiration remplissent son âme et au milieu du silence du Temple, il chante son « Nunc dimitis », comme Zacharie avait chanté son Benedictus et Marie son Magnificat.
Tous les siècles chrétiens répéteront ce cantique qui renferme toute la poésie chrétienne de l’âme à la fin d’une vie. Joseph et Marie s’émerveillèrent. Ils savaient mieux que personne que cet enfant était la lumière du monde. Marie s’agenouille pour recevoir la bénédiction du vieux prêtre.
Mais quelle étrange bénédiction. C’est une sombre bénédiction que le Saint Esprit inspire à Siméon : « Cet enfant est né pour la ruine et pour la résurrection de plusieurs en Israël et pour être en butte à la contradiction. Et toi, une épée transpercera ton âme afin que la pensée de plusieurs soient dévoilées ». Une vision claire et détaillée de toutes ses douleurs, spécialement de la Passion, se grava dans son cœur. De la clarté du soleil de Bethléem, Marie se trouve tout à coup transportée au milieu du Clavaire. Elle demeura calme, avec une dignité sans étonnement. Elle entendit venir Anne et reconnaître Jésus comme son Dieu. Elle entendit les paroles que la veille prophétesse dit sur lui à ceux qui attendaient la rédemption d’Israël. Elle revint ensuite vers Nazareth….

Elle revint avec le glaive tranchant dans son cœur.
Elle venait de faire à Dieu un don égal à lui-même. Jamais une telle offrande n’avait été faite depuis la création du monde et il ne pourra jamais y en avoir une semblable. Par là, Marie avait surpassé toutes les adorations des anges… et malgré cela, Marie recevait un glaive en son cœur… ou à cause de cela…
Jésus était devenu ainsi le principe de sa souffrance. Le cours du temps devenait amertume pour elle car elle voyait Gethsémani et le Calvaire. La Passion était devenue pour Marie une inévitable vision. Elle était toujours devant elle.
Telle devait être la vie de Marie, celle de la Mère de Dieu. La souffrance ! Sa cause en était dans une étroite union avec Jésus.

Pensez ! Une cause de sa douleur : dans l’offrande que Marie avait faite à Dieu, elle avait offert Jésus à la mort, de sa libre et propre volonté. Etrange effet de la grandeur de l’amour d’une mère. Cependant c’était par amour qu’elle avait fait cette offrande : c’est par amour pour Dieu, par l’amour le plus saint, le plus pur, le plus désintéressé. Car Celui qui était son Fils était Dieu aussi et celui qui était Dieu était aussi victime. Elle le savait mieux que personne. Quarante jours s’étaient écoulés et voilà qu’elle le donnait, quelle le livrait à la mort et le glaive de Siméon était entré profondément dans son cœur. Elle ne pouvait plus le posséder tranquillement comme une mère son enfant. Elle ne pouvait empêcher la Passion. Jésus appartenait aux pécheurs ; il appartenait à la justice de son Père. Il était une victime qu’elle avait à garder jusqu’à ce que l’heure du sacrifice fût venue. Quel office à remplir pour une mère ! C’est là ce qui résultait pour Marie de sa qualité de Mère de Dieu, de Mère de la Victime Sainte.

Et les contradictions ! Il serait en but à la contradiction. Son Fils ! Siméon avait parlé de contradictions. C’est donc que le monde entier ne serait pas à ses pieds. S’il faut qu’il meurt…au moins que jusqu’à sa mort, les hommes soient suspendus à ses paroles ; ils le suivront partout pour entendre sa merveilleuse doctrine. Quand il aura expié sur la Croix, au moins sa royauté sera-t-elle confessée !
Non, il ne devait pas en être ainsi. Elle le savait. Mais qui avait-il donc à contredire en Jésus ? Il était la beauté même. Il était la vérité même. Il était l’amour, il était la douceur même ? Qui voudrait être irrespectueux envers lui ? Qui voudrait contredire la vérité, la vérité éternelle ?
Et Marie voyait que tout cela allait arriver. Le martyr des saints innocents le lui, avait fait comprendre. La Passion et les moqueries et les hurlements retentissaient déjà dans son cœur. Les hommes ne voulurent pas apprécier l’oblation de son Fils. Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu.
Et c’est pourquoi ce sacrifice ne serait pas efficace pour tous. Il eut mieux valu pour certains qu’il ne fut pas venu. O pensée cruelle, la plus cruelle de toutes. Il était terrible pour Marie de penser que son enfant devait être en un certain sens pour quelques uns et même pour beaucoup une sentence de mort. Entre Dieu et le monde, il y avait une grave affaire engagée Et Jésus était une pierre de touche. Les hommes avaient à choisir pour l’un ou pour l’autre, pour Dieu ou pour le monde ! Le glaive de Marie n’était que plus acéré ! Il vient avec l’unique intention d’aimer et voilà que la conséquence immédiate de sa venue est la contradiction qui se termine avec par la perte éternelle de plusieurs, plus la dévastation de sa patrie par les Romains, plus la dispersion de son peuple choisi.
O Mère infortuné !
Vous avez offert votre Fils à la mort. Son apparition sera le signal de contradictions sans nombre qui s’élèveront contre lui. Il est établi pour la ruine totale de plusieurs. A cause de lui, la contrée et le peuple seront maudits. Il rendra les hommes capables de profaner la gloire de Dieu plus que toutes les générations l’ont fait auparavant. O Mère de douleurs !

Ah retenons de cette douleur de Marie prophétisée par Siméon : que l’affliction est la récompense de la sainteté et que Jésus en est la cause. Mystère !

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