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Lu dans Présent du Samedi 8 août 2009: le drame de l’avortement

Lu dans Présent du Samedi 8 août 2009: le drame de l’avortement

publié dans flash infos le 7 août 2009


PRÉSENT — Samedi 8 août 2009
de Jeanne Smits

A qui cherche à comprendre pourquoi l’Eglise catholique – je ne parle pas de l’Eglise de France, jusqu’à ces dernières années – est à ce point hostile à l’avortement, un petit opuscule publié par l’association Choisir la Vie-Isère apporte une réponse aussi lumineuse que tragique.

L’avortement vu par un prêtre exorciste, en l’occurrence le frère franciscain Christian de la Vierge, dit en quelques exemples, quelques rappels doctrinaux et moins de cinquante pages le grand mal personnel, social et eschatologique que constitue le crime contre les enfants à naître, dans sa dimension spécifique.

Drame personnel : cet exorciste et confesseur a vu trop de femmes blessées – et spirituellement, lorsque l’avortement est demandé en pleine conscience, c’est une blessure à mort – pour ne pas les classer parmi les victimes de l’avortement aux côtés de l’enfant qu’elle n’ont pas voulu mener à la vie.

C’est d’expérience que cette souffrance se constate ; d’expérience que le Frère Christian a pu constater qu’une jeune adolescente avortée à son insu à la demande de sa famille ne souffre pas moins de ce vide et de ce meurtre dont son corps, et donc sa personne tout entière, porte la trace.

Et c’est encore en témoin qu’il peut rendre compte des multiples désordres et angoisses qui en découlent, au sein des couples mais aussi chez les frères et sœurs survivants.

Le frère Christian de la Vierge va jusqu’à dire que les enfants portés par une mère qui a déjà avorté ressentent dans son sein le souvenir du drame qui s’y est déroulé : « Il ignore ce qui s’est passé dans son berceau-cercueil, mais il en éprouve un sentiment de terreur et de mort, qui risque de le poursuivre toute sa vie, sans qu’il en connaisse le pourquoi. »

C’est face à ce genre de graves assertions que l’on reste un peu sur sa faim en raison du caractère succinct du texte : cela est-il possible ?
Pourquoi ? Ces sentiments et cette « réminiscence » sont-ils documentés ? Il n’empêche, quand on sait la souffrance que cause la perte d’un enfant ou même une fausse couche, on ne doute guère du sérieux de ce qui est avancé. Et comme le dit Mgr Cattenoz, préfacier de la plaquette, c’est justement « par sa concision et sa brièveté » qu’elle « pourra toucher les cœurs ». Et en touchant les cœurs, elle apporte un éclairage et une consolation possible aux mères qui souffrent d’avoir avorté ou qui risqueraient de s’engager dans cette voie de mort. Le point de vue est clairement catholique : il s’agit de montrer que si l’avortement est un mal qui ne se répare pas à vue humaine, il peut être pardonné, à condition que sa protagoniste puisse reconnaître la gravité de ce qu’elle a fait.

Avec beaucoup de bonté, l’auteur trace ce chemin vers la miséricorde et l’apaisement dans la vérité, soulignant que pour beaucoup le fait de nommer l’enfant qui n’est pas venu au monde est un passage obligé. Voilà pour la consolation ; il y a encore de magnifiques pages sur la dimension de ce crime contre les tout-petits qui dépasse le registre des expériences individuelles. Ici, c’est avant tout l’exorciste qui s’exprime : il montre dans les atteintes insensées à la vie des petits d’homme la marque de Satan qui hait la Femme par excellence, la Vierge Marie, portant dans son sein Celui qui l’a vaincu, et donc toutes les femmes, toute innocence, toute incarnation. Tout cela est à lire et encore plus à diffuser, puisque le drame de l’avortement ne se réglera que dans la vérité, la compassion et la guérison spirituelle de ceux qui s’y sont laissé enliser.

Jeanne Smits

L’avortement vu par un prêtre exorciste, frère Christian de la Vierge, ofm, Editions bénédictines.

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