La Revue Item - « La Tradition sans peur »
Abonnements
Newsletter

Entrez votre adresse email

« Et vous, qui dites-vous que je suis ?

« Et vous, qui dites-vous que je suis ?

publié dans paroisse saint michel le 3 juillet 2010


Prédication pour le 6éme dimanche après la Pentecôte.
Solennité des SS Pierre et Paul

« Et vous, qui dites-vous que je suis ?
Simon Pierre, prenant la parole dit : Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant ».
Jésus lui répondit : Tu est bienheureux Pierre…Et moi je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l’enfer ne prévaudront contre elle »

C’est sur cette affirmation « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant » que NSJC fonda son Eglise. Ce sera dès lors la prédication essentielle et unique de l’Eglise. Affirmer que Jésus est « le Christ, le Fils du Dieu vivant ».
Qui confesse cela, à savoir l’humanité et la divinité du Christ, est catholique, appartient à l’Eglise catholique. Qui le nie n’est pas catholique, n’appartient pas à l’Eglise. Est un antéchrist.

Antéchrist ainsi celui qui nie que Jésus soit Dieu.
Antéchrist, celui qui nie que Jésus soit homme.
Antéchrist, celui qui nie que Jésus soit Dieu et homme tout ensemble.

Celui-là est un antéchrist, dit saint Jean, qui nie le Père puisqu’en niant le Père, il nie le Fils : « Hic est antichristus qui negat Patrem et Filium (1Jn 2 22) En effet il n’y a pas d’antichristianisme plus radical que celui qui nie la divinité à sa source, à son principe. Comment le Christ serait-il Dieu, s’il n’y a pas de Dieu ?
Antéchrist donc tout athéisme, tout panthéisme.
Antéchrist tout laïcisme, tout enseignement laïc qui nie l’existence de Dieu et veut que la jeunesse, assis sur ses bancs, vivent comme si Dieu n’existait pas. Or ce laïcisme remplit les livres scolaires, inspire les leçons que les enfants lisent des heures durant. Devant cette situation, je n’ai qu’un avis à vous donner : Prenez garde à l’antéchrist ». Unum moneo : cavete antichristum ».

Saint Jean poursuit : « Quiconque nie le Fils, n’a point le Père et il n’a pas la vie. Celui qui croit dans le Fils de Dieu a pour soi le témoignage de Dieu. Celui qui ne croit pas au Fils, rend Dieu menteur, parce Qu’Il ne croit pas au témoignage que Dieu a donné de son Fils » (1 Jn 2 23 ; 5 10-12). « Beaucoup de séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus-Christ soit venu dans la chair : quiconque nie cela est un séducteur et un antéchrist » (2 Jn 7).

N’est-ce pas la situation aujourd’hui ?
On ne vous accordera pas que le Fils de Marie soit le Fils de Dieu fait en qui réside corporellement la plénitude de la divinité et pour tout dire, l’Homme-Dieu.
Non seulement on ne vous l’accordera pas. Mais on le combattra. On lui fait une guerre absolue. Ainsi jadis du communisme. Ainsi du national-socialisme hitlérien. Ainsi du régime socialiste espagnol actuel qui fait une guerre à mort au seul nom chrétien. Ainsi de l’Union Européenne qui fait une guerre à mort à la simple « croix » du Christ pendue dans les tribunaux et dans les salles de classes ? Celui par qui tout a fait, le Verbe de Dieu ne doit plus régner sur un arpent de ce qui est son royaume. Ainsi de cette République qui se définit laïque, une et indivisible.
Dès lors antéchrist, tout communisme.
Antéchrist le national-socialisme hitlérien
Antéchrist, le chef de gouvernement espagnol.
Antéchrist, l’Union Européenne qui refusa, de fait, que dans sa constitution, le nom du Christ et de sa civilisation, la civilisation chrétienne qui a fait l’Europe soit seulement, simplement, nommé.
Epouvanté de ces blasphèmes qui sont le renversement du credo catholique, « je n’ai qu’une chose a vous dire : Prenez garde à l’antéchrist.

Que dirai-je encore ?

Antéchrist, celui qui nie le miracle. Oui car le Christ a établi plus par ses miracles que par sa parole sa divinité. Il a donné à ses apôtres, comme moyen de persuasion et de conquête, la puissance du miracle. Et le miracle par excellence n’est-ce pas l’union de la nature humaine et de la nature divine en la personne unique du Verbe de Dieu. Dès lors supprimer le miracle, c’est supprimer tout l’ordre surnaturel et chrétien. Ici encore prenez garde à l’antéchrist.

Antéchrist, celui qui nie la divine institution et la divine mission de l’Eglise. Car le terme des œuvres du Christ, surtout sa Passion, ç’a été la fondation de l’Eglise. « Jésus-Christ a aimé son Eglise, et il s’est livré pour elle afin de la sanctifier, après l’avoir lavée dans le baptême d’eau par la parole de vie, pour la faire paraître devant lui, pleine de gloire, n’ayant ni tache ni ride, ni quoi que ce soit de défectueux, mais étant sainte et irrépréhensible » (Eph 5 25-27). Ainsi l’Eglise n’est pas une simple institution terrestre, elle n’est pas une institution de droit commun. Elle est plus que cela, elle est que le « corps mystique de NSJC ». Elle n’est pas une école de philosophie ou de philanthropie. L’Eglise est divine. « Rejeter la divinité de l’œuvre, c’est rejeter la divinité de l’ouvrier ».
Ainsi antéchrists, ceux qui s’attaquent à l’Eglise, au Souverain Pontife.

Oui ! Antéchrist, celui qui nie la suprême autorité de Pierre. En effet, Jésus-Christ, après avoir regardé cet homme au visage, lui dit : « Simon, Tu es Pierre et sur cette Pierre je bâtirai mon Eglise, et les puissances de l’enfer ne prévaudront point contre elle ; et je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre, sera lié dans le ciel ; et tout ce que tu délieras sur la terre, sera délié dans le ciel » (Mt 16 18-19). ET le même Jésus lui a encore dit : » Simon, Simon voici que Satan vous a demandés tous pour vous cribler comme un froment. Mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi quand tu seras converti, confirme tes frères » (Lc 22 31-32).
Ces paroles font inéluctablement de Pierre le roc immuable de la vérité, l’oracle infaillible de la foi. Toucher à Pierre, c’est toucher à la tête vivante, au chef invisible de l’Eglise chrétienne, qui subsiste en Lui.
Ainsi antéchrists, ces cohortes d’impureté, véritablement infernales, plus dignes de Sodome et Gomorrhe, indignes de nos cités chrétiennes, et qui viennent de circuler, hier, encore à Rome et de s’en prendre méchamment au Souverain Pontife. Antéchrist, ce gouvernement belge qui vient de s’en prendre lui aussi au collège épiscopal de Belgique et d’exercer une insupportable « inquisition » de 9 heures, comme si ce collège d’évêques n’était qu’une institution de simple droit commun. Aussi Rome a-t-elle prononcé une vigoureuse protestation. Mais rien ne doit nous surprendre d’un gouvernement, d’une assemblée nationale qui voulait condamner le Pape pour les propos justes qu’il tenait dans l’avion alors qu’il se dirigeait vers l’Afrique. Antéchrist, une telle attitude.

Antéchrist, celui qui nie la supériorité du christianisme sur les temps et les pays infidèles ou les temps ou les pays païens ou idolâtres et sur l’Islam. Car c’est le Christ et lui seul qui est la lumière et qui a donné le trésor de la vérité et de la grâce. Et c’est cette lumière et cette grâce qui ont enrichi le monde et qui ont fait de l’occident et de la France en particulier, cette terre d’élégance, de finesse, de culture, de politesse, de savoir vivre, cette terre de respect et d’estime de la femme, parce que future mère, cette terre aux institutions politiques et sociales nobles et supérieures aux institutions des pays païens. Car cet Evangile qui fait le salut des hommes, est bien digne aussi et capable de procurer le véritable progrès des peuples. Nier cela, c’est nier le bienfait du règne social de NSJC sur toutes les nations qui lui font l’hommage, l’honneur de leur soumission. Dieu ne peut faire le malheur temporel des peuples. Affirmer cela, c’est nier la divinité de NSJC. Et lorsque l’on voit toute une politique nier le Christ et sa loi, nier les commandements de Dieu, la loi naturelle et affirmer que les lois votées par les Assemblées peuvent s’affranchir, du seul fait de « l’opinion générale », de la volonté de Dieu, je jette ce cri d’alarme : « prenez garde à l’antéchrist », prenez garde à l’antichristianisme.

Demeurez donc fermes dans la foi antique et invariable de la sainte Eglise.
Persévérez dans la foi. Tenez vigoureusement à NSJC. Il est Dieu. Il est la Lumière. Il est le roc. Ayez les yeux toujours attachés sur le Christ, sur l’enfant Dieu, de l’étable de Bethléem, sur Celui qui étant riche par nature, s’est fait pauvre pour nous enrichir, sur celui qui sera un jour notre juge. Tenez les yeux sur l’enseignement de l’Eglise. Amen.

Revue-Item.com

article précédent

Le testament spirituel du prieur du monastère de Tibhirine

article suivant

Le salaire du péché, c’est la mort.La grâce de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ

 

 

articles liés

Imprimer cet article Imprimer cet article

partager cette page

bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark

 

Videos
Entretien par Novopress le 17/07/2011

Entretien par Franck Abed le 01/02/2011
Rechercher

Actualités RSS