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Revétez-vous de l’armure de Dieu

publié dans paroisse saint michel le 5 novembre 2011


21ème dimanche après la Pentecôte.

« Revêtez-vous de l’armure de Dieu »

Les temps sont mauvais, MBCF.
Qui pourrait le nier. Les forces démoniaques semblent triompher dans le monde. Le mal nous entoure de toutes parts, en tous domaines, dans les lettres, les arts, l’art cinématographique tout particulièrement. Dans cette turbulence, – comme disent les hôtesses de l’air – que devient notre beau pays de France ? Elle perd la foi, elle perd le goût du beau, du bien. Elle perd son espérance, elle perd la charité, l’amour de Dieu, l’amour et le respect du prochain, l’amour du bien. Elle s’enfonce dans la violence, dans la haine, dans l’ « ordurier ». Il faut nous rappeler ce que disait JP II dans son fameux texte : « Ecclesia in Europa »

Notre pays, comme bien des pays d’Europe, est « souvent tenté par l’obscurcissement de l’espérance ». Il expliquait : « le temps que nous vivons, avec les défis qui lui sont propres, apparaît comme une époque « d’égarement ». Beaucoup d’hommes et de femmes semblent « désorientés », « incertains », « sans espérance », et même « de nombreux chrétiens partagent ces états d’âme ». Nombreux sont les « signes préoccupants » qui, au début du troisième millénaire, troublent l’horizon des pays d’Europe et tout particulièrement de la France. Et comme signes préoccupants, il mentionnait « la perte de la mémoire et de l’héritage chrétiens ». Il constatait de développement de « l’agnosticisme pratique » et « de l’indifférentisme religieux ». Et c’est ainsi que beaucoup de nos compatriotes vivent « sans terreau spirituel et comme des héritiers qui ont dilapidé le patrimoine qui leur a été légué par l’histoire ». Et c’est là, MBCF, une de nos forces, c’est cette volonté – qui nous animent tous ici – du maintien de notre héritage liturgique, de notre chant grégorien, de nos chants polyphoniques inspirés de la contre Réforme. Et face à nous, contre nous, se développent des forces hostiles maçonniques qui tentent « de donner à la France un visage qui exclut son héritage religieux », et surtout qui cherchent à façonner une législation humaine nullement « greffée sur le tronc irrigué par la sève vitale du christianisme ».

Certes, « les prestigieux symboles de la présence chrétienne ne manquent pas » dans notre France, – nous pouvions en admirer un, samedi dernier dans la belle collégiale de Mantes La Jolie, – « mais avec l’expansion lente et progressive de la sécularisation, ils risquent de devenir un pur vestige du passé » n’inspirant plus l’étonnement. Etonnement qui est au principe de l’admiration. Beaucoup de nos concitoyens « n’arrivent plus à intégrer le message évangélique dans l’expérience quotidienne ». « Il est de plus en plus difficile de vivre la foi en Jésus dans un contexte social et culturel où le projet chrétien de vie est continuellement mis au défi et menacé ». Dans de nombreux milieux de vie, « il est plus facile de se dire athée que croyant ». « On a l’impression que la non-croyance va de soi tandis que la croyance a besoin d’une légitimation sociale qui n’est ni évidente ni escomptée ».

Aussi il n’est pas étonnant de constater que « cette perte de la mémoire chrétienne s’accompagne d’une sorte de peur d’affronter l’avenir ». Cet avenir apparaît, sans la foi et sans Dieu, « pâle et incertaine ». Face à l’avenir, on ressent plus de peur que de désir. C’est « le vide intérieur qui tenaille de nombreuses personnes » parce que, sans la foi et sans Dieu, « on perd nécessairement le sens de la vie ». On est créé par Dieu pour le louer, le servir et l’aimer et par ce moyen sauver son âme. Ce discours laisse aujourd’hui indifférent. Alors pourquoi donner la vie ? Et c’est une des raisons pour laquelle, on assiste, dans notre pays, à cette « dramatique diminution de la natalité », qui va de pair avec la diminution du nombre de mariage, du nombre de familles, à la disparition du concept même de famille et de la baisse des vocations sacerdotales. Pourquoi se consacrait à la prédication de l’Evangile puisque l’agnosticisme règne ?

A cette perte du sens de la vie, se joint « une sensation de solitude qui contribue au développement « d’attitudes égocentriques qui enferme les personnes et les groupes sur eux-mêmes »,

A cette perte du sens de la vie en Dieu, se joint bien évidemment « la croissance d’une indifférence éthique générale et de la crispation excessive sur ses propres intérêts et privilèges ».

Et parallèlement à l’expansion de l’individualisme, on note « un affaiblissement croissant de la solidarité entre les personnes ». Disparaît peu à peu « le sens de la solidarité ».

Plus profondément encore, il faut dire qu’à la racine de la perte de l’espérance en France et en Europe, se trouve la tentative – menée sournoisement par les forces occultes – de faire prévaloir une anthropologie sans Dieu et sans le Christ ». L’homme est pensé alors comme « le centre absolu de la réalité, lui faisant occuper faussement la place de Dieu ». « On oublie alors que ce n’est pas l’homme qui fait Dieu, mais c’est Dieu qui fait l’homme ». Et soyons-en convaincu, « l’oubli de Dieu conduit toujours à l’abandon de l’homme », à la perte du sens de l’homme, de sa dignité. Que de preuves pourrions nous citer seulement en ce vingtième siècle avec le national socialisme et le communisme Et dans ce contexte, il n’est pas surprenant que se développent largement « le nihilisme en philosophie, le relativisme en gnoséologie et en morale, et le pragmatisme, voire un hédonisme cynique, dans la manière d’aborder la vie quotidienne ».

Ainsi la culture européenne donne l’impression d’une « apostasie silencieuse » de la part de l’homme comblé qui vit comme si Dieu n’existait pas.

Nous sommes là devant l’apparition d’une nouvelle culture, pour une large part influencée par les médias, dont les caractéristiques et le contenu sont contraires non seulement à l’Évangile, mais même à la dignité de la personne humaine. C’est le développement d’une « culture de mort » engendrée par cet agnosticisme religieux et le relativisme moral qui cause, à son tour, la perte de la vérité sur l’homme.

Oh jeunesse ici présente! prenez garde !. Prenons garde tous ? Cavete

Vous ne résisterez pas à ce nihilisme actuel par la seule recherche des réalités mondaines. Elles sont éphémères et fragiles. Elles sont surtout fermées à la transcendance. La science ne vous suffira pas pour étancher la soif de l’absolu qui est en vous. La technique, non plus. Ce sont là de faux paradis. N’oubliez pas la spiritualité ! Ne vous laissez pas gagner non plus par des « formes diverses de messianisme ». Ne croyez pas « au bonheur de nature hédoniste procuré par le consumérisme ou au bonheur imaginaire et artificiel produit par des stupéfiants ». On veut « s’éclater » comme disent les jeunes. Vaine perspective ! Ne croyez pas non plus à certaines formes de millénarisme, à l’attrait des philosophies orientales, à la recherche de formes de spiritualité ésotériques, aux divers courants du New Age. Tout cela est faux, de fausses voies. Tout cela se révèle profondément illusoire et incapable de satisfaire la soif de bonheur qui est en votre cœur.

Votre seule voie, Votre seul bonheur, votre seule espérance, votre seul paradis c’est le Christ. C’est l’Eglise, C’est Dieu. Voilà pourquoi il est heureux, celui qui entend le langage de Saint Paul de ce dimanche qui nous demande de nous attacher solidement à Dieu, à son Christ, a son enseignement : « Au reste, frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans sa vertu toute-puissante. Revêtez-vous de l’armure de Dieu, afin de pouvoir résister aux embûches du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans l’air.
C’est pourquoi prenez l’armure de Dieu, afin de pouvoir résister au jour
mauvais, et après avoir tout surmonté, rester debout. Soyez donc fermes, les reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de justice, et les sandales aux pieds, prêts à annoncer l’Evangile de paix. Et surtout, prenez le bouclier de la foi, par lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin. Prenez aussi le casque du salut, et le glaive de l’Esprit, qui est la parole de
Dieu. Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de
supplications; et pour cela, veillez avec une persévérance continuelle et priez
pour tous les saints, et pour moi, afin qu’il me soit donné d’ouvrir les lèvres et de prêcher avec liberté le mystère de l’Evangile, à l’égard duquel je fais fonction d’ambassadeur dans les chaînes, et afin que j’en parle avec assurance comme il convient ». (Eph 6 10-17)

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