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Le voyage de Benoît XVI au Rayaume-Uni(2)

Le voyage de Benoît XVI au Rayaume-Uni(2)

publié dans nouvelles de chrétienté le 27 septembre 2010


L’enjeu œcuménique du voyage de Benoît XVI au Royaume-Uni.(2)

Le « Successeur de Pierre » en terre anglicane
Laurent Dandrieu

 

Au Royaume-Uni, Benoît XVI s’est félicité des progrès du dialogue œcuménique, tout en posant ses nécessaires limites.

Venu pour béatifier une figure éminente du monde anglican converti au catholicisme, le cardinal Newman (1801-1890), le pape était naturellement, durant ce voyage, attendu sur la question des rapports avec l’anglicanisme, un an près la publication par le Vatican, le 4 novembre 2009, de la constitution apostolique Anglicanorum coetibus qui proposait aux anglicans désireux de rejoindre le giron du catholicisme de bénéficier d’un statut particulier. Durant son séjour en terre britannique, Benoît XVI n’aura pas évoqué cette constitution, si ce n’est durant sa rencontre avec les évêques catholiques, où il les a exhortés à l’appliquer avec générosité, et l’a qualifié de « geste prophétique qui peut contribuer à développer de manière positive les relations entre anglicans et catholiques ». Ce fut aussi l’occasion pour le pape de rappeler « le but ultime de toute activité œcuménique : la restauration de la pleine communion ecclésiale au sein de laquelle l’échange mutuel des dons de nos patrimoines spirituels respectifs nous permet à nous tous d’être enrichis ». Et, ne manquant pas une occasion de rappeler qu’il est le « Successeur de Pierre », Benoît XVI marquait ainsi que c’est naturellement autour du pape que doit se constituer cette « pleine communion ».

Si les rencontres avec Rowan Williams, primat de l’église anglicane, que ce soit dans sa résidence de Lambeth Palace ou lors d’une cérémonie à l’abbaye de Westminster, ont été empreintes d’une grande cordialité, Benoît XVI n’a pas manqué d’en profiter pour rappeler ce but ultime du dialogue œcuménique, « en vue d’un unique témoignage à la vérité du salut qu’est la Parole de Dieu », mais aussi d’en rappeler les nécessaires limites – on a pu ainsi remarquer que, durant la cérémonie œcuménique de Westminster, le pape avait poussé le souci du détail jusqu’à revêtir une étole de Léon XIII, qui fut en son temps (1896) l’auteur d’une bulle apostolique (Apostolica Curae) réaffirmant que les ordinations anglicanes « sont absolument nulles et sans valeur ». « Nous reconnaissons, a-t-il dit dans son adresse à l’archevêque de Canterbury, que l’Église est appelée à être compréhensive, jamais toutefois au détriment de la vérité chrétienne. D’où le dilemme auquel sont confrontés tous ceux qui sont engagés de manière authentique sur les chemins de l’œcuménisme. » Une phrase qui est sans doute à entendre dans un double sens : rappel que le dialogue avec les anglicans doit se faire en vérité, elle peut être lue aussi comme une pique envers ceux-ci, trop prompts à accepter sans discernement, aux yeux de l’Église catholique, toutes les évolutions de la société – attitude par trop « compréhensive » qui constitue, selon Benoît XVI, un obstacle considérable sur la voie de l’unité.

Laurent Dandrieu

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