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Fête de l’Assomption.

publié dans paroisse saint michel le 14 août 2012


Fête de l’Assomption.
Le 15 août.

« De Maria nunquam satis » affirme saint Bernard. Ce qui veut dire que nous ne pourrons jamais assez louer ND, nous ne pourrons jamais assez chanter ses merveilles, nous ne pourrons jamais assez en comprendre la grandeur, la beauté, le rôle salvifique.
Essayons toutefois de balbutier quelques grandeurs de Marie pour la mieux louer.
La grandeur de Marie se trouve en sa maternité divine. Sa maternité divine est la raison de sa grandeur, de ses merveilles, de ses privilèges. Si elle est conçue sans péché, si elle est immaculée, c’est en raison de sa Maternité Divine. Il fallait qu’elle soit la digne Mère de Dieu, la Mère de NSJC qui est vrai Dieu et vrai homme, qui est toute sainteté, toute perfection. Parce que celui qui est né d’elle par l’opération du Saint Esprit, est la sainteté même, sans péché, – qui de vous me convaincra de pêcher -, il fallait que celle qui le recevait en son sein soit également sans péché. Et parce qu’elle est sans péché, elle ne put connaître la corruption du tombeau, Et c’est pourquoi, Pie XII put définir le dogme de l’Assomption : elle est monté au ciel en son corps et en son âme et est couronnée légitiment comme la Reine des Cieux, la Reine des Anges, la Reine du Paradis, la Reine des Apôtres. Elle est dans la gloire auprès de son Fils, lui aussi exalté dans la gloire en raison de la justice du Père qui a voulu l’exalter parce qu’Il fut admirable en Passion qu’Il a accomplie dans une parfaite docilité à la volonté de son Père, réparant ainsi la désobéissance d’Adam et Eve..
Nous aimons par-dessus toutes choses, le Fils de Dieu, le Verbe fait chair parce qu’il a accompli la Rédemption, notre Rédemption et nous a sauvé du péché originel, nous faisant fils de Dieu par grâce, et par cette filiation divine, nous ouvrant ainsi les portes du Ciel. « Si nous sommes fils, nous sommes aussi héritiers de Dieu, cohéritiers du Christ», confesse saint Paul. Pour tout cela, nous devons aimer le Fils. Comment garder un cœur de pierre à l’égard de NSJC ? Ce serait être indigne, ce serait avoir un cœur indigne, ce serait garder la vérité cachée en son cœur et rester indignement muet.
Et parce que « c’est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ
est venu au monde », c’est par elle, grâce à elle, que nous avons tous ces biens. C’est par elle, par son intermédiaire, par son « fiat », que nous avons la Rédemption, la filiation divine et le ciel. C’est donc bien là encore par elle que nous possédons le Fils, c’est donc bien en raison de sa maternité divine que nous possédons le Fils et tout ses biens surnaturels.
Voilà la raison de notre dévotion à l’égard de ND. Voilà pourquoi nous aimons la chanter, la glorifier. Elle le prédisait dans son Magnificat : «toutes les générations me diront bienheureuse ». Et de faite, comme le dit Grignon de Montfort « Tous les jours, d’un bout de la terre à l’autre, dans le plus haut des cieux, dans le plus profond des abîmes, tout prêche, tout publie l’admirable Marie. Les neuf chœurs des anges, les hommes de tous sexes, âges, conditions, religions, bons et mauvais, sont obligés de l’appeler bienheureuse, bon gré, mal gré, par la force de la vérité. Tous les anges dans les cieux lui crient incessamment, comme le dit saint Bonaventure: Sancta, sancta, sancta Maria, Dei Genitrix et Virgo; et lui offrent des millions de millions de fois tous les jours la Salutation des anges: Ave, Maria, etc., en se prosternant devant elle, et lui demandant pour grâce de les honorer de quelques-uns de ses commandements. Jusqu’à saint Michel [qui], dit saint Augustin, quoique le prince de toute la cour céleste, est le plus zélé à lui rendre et à lui faire rendre toutes sortes d’honneurs, toujours en attente pour avoir l’honneur d’aller, à sa parole, rendre service à quelqu’un de ses serviteurs ».
« Toute la terre est pleine de sa gloire, particulièrement chez les chrétiens où elle est prise pour tutélaire et protectrice en plusieurs royaumes, provinces, diocèses et villes. Plusieurs cathédrales consacrées à Dieu sous son nom. Point d’église sans autel en son honneur: point de contrée ni canton où il n’y ait quelqu’une de ses images miraculeuses, où toutes sortes de maux sont guéris et toutes sortes de biens obtenus. Tant de confréries et congrégations en son honneur! Tant de religions sous son nom et sa protection! Tant de confrères et de sœurs de toutes les confréries et tant de religieux et religieuses de toutes les religions qui publient ses louanges et qui annoncent ses miséricordes! Il n’y a pas un petit enfant qui, en bégayant l’Ave Maria, ne la loue; il n’y a guère de pécheurs qui, en leur endurcissement même, n’aient en elle quelque étincelle de confiance. »
Comprenons le donc. La raison de cette dévotion à l’égard, c’est que Dieu a voulu commencer son plus grand ouvrage – l’incarnation – par la Très Sainte Vierge Marie. Dieu le Père n’a donné son Unique au monde que par Marie, il n’y a eu que Marie qui l’ait mérité et trouvé grâce devant Dieu par la force de ses prières et la hauteur de ses vertus. Dieu l’a donné à Marie afin que le monde le reçût par elle. Le Fils de Dieu s’est fait homme pour notre salut, mais en Marie et par Marie. Jésus-Christ est formé en Marie par l’opération du Saint Esprit , mais après qu’elle eut donné son consentement à l’Ange Gabriel. C’est ainsi et pas autrement que Marie est devenue la Mère de Dieu, la Mère de Jésus-Christ et des membres de son Corps Mystique : « Femme voici votre fils », lui dit-il sur la Calvaire alors qu’il allait expirer. C’est elle qui l’a allaité, nourri, entretenu, élevé et sacrifié pour nous. C’est d’elle, c’est par Marie que NSJC a voulu commencer ses miracles. Il a sanctifié saint Jean dans le sein de sa mère sainte Elisabeth, par la parole de Marie; aussitôt qu’elle eût parlé, Jean fut sanctifié, et c’est son premier et plus grand miracle de grâce. Il changea, aux noces de Cana, l’eau en vin. à son humble prière, et c’est son premier miracle de nature.
Et c’est ainsi que Dieu l’a choisie pour qu’elle soit la dispensatrice de toutes les grâces. Ce qu’il fit dès le début, il le continue dans le temps. Dieu ne change pas. Elle est donc dispensatrice de toutes les grâces qu’elle distribue à qui elle veut, autant qu’elle veut, comme elle veut et quand elle veut. Il ne se donne aucun don céleste aux hommes qui ne passe par ses mains virginales. Parce que tout vient du Fils dont elle est la Mère et que le Fils n’est venu que par Marie.
C’est pourquoi Tous les vrais enfants de Dieu et prédestinés ont Marie pour Mère. Ils reçoivent tous de Marie

On doit conclure évidemment de ce que je viens de dire:

Premièrement, que Marie a reçu de Dieu une grande domination dans les âmes des élus:
Secondement, que la Très Sainte Vierge est, sous un certain rapport, nécessaire à notre salut, puisqu’elle est le canal de toutes les grâces. « Et c’est une marque infaillible de réprobation, de n’avoir pas de l’estime et de l’amour pour la
Sainte Vierge, et qu’au contraire, c’est une marque infaillible de prédestination de lui être entièrement et véritablement dévoué ou dévot ». Voilà ce que dit Saint Grignon de Montfort.
« Vous être dévot, ô Sainte Vierge, dit saint Jean Damascène, est une arme de salut que Dieu donne à ceux qu’il veut sauver ».
Et saint Grignon de Montfort affirme « je ne crois pas qu’une personne puisse acquérir une union intime avec Notre-Seigneur et une parfaite fidélité au Saint-Esprit, sans une très grande union avec la Très Sainte Vierge et une grande dépendance de son secours.
« Jésus est partout et toujours le fruit et le Fils de Marie; et Marie est partout l’arbre véritable qui porte le fruit de vie, et la vraie mère qui le produit ».
« Les plus grands saints, les âmes les plus riches en grâce et en vertus, sont les plus assidus à prier la Très Sainte Vierge et à l’avoir toujours présente comme leur parfait modèle pour l’imiter, et leur aide puissante pour les secourir » (Grignon de Montfort).
Qu’il en soit ainsi pour tous et chacun de nous..

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