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La prophétie de Siméon

publié dans paroisse saint michel le 28 décembre 2012


Dimanche dans l’Octave de Noël

La prophétie de Siméon

Et voici que dans la nuit de Noël, nos cœurs étaient tout naturellement dans la joie et ont acclamé la bonté du Seigneur, sa « bénignité », son « humanité ». « Un Sauveur nous est né » chantions-nous avec les anges de la crèche, avec les bergers, avec Marie et Joseph. C’était la joie. C’était bien légitime. C’était la nuit de Noël. Nous chantions le Sauveur.

Mais, dès ce dimanche, dans l’octave de Noël, le ton change avec le « Nunc dimittis » du prophète Siméon que nous venons de lire. .

Oui ! C’est le beau et sévère chant de Siméon, le prophète, qui se fait entendre dans le Temple de Jérusalem. Ils y sont venus pour accomplir les préceptes de la Loi de Moïse, concernant l’enfant « en tant que premier né » et pour la « purification de ND », sa Mère. Certes, lui aussi se réjouit profondément de la naissance de cet enfant. Il confesse, lui aussi, que cet enfant est « le salut » que Dieu a « préparé à la face de tous les peuples ». Il chante en conséquence la gloire de Dieu.

Mais tout de suite après, il affirme à Marie : « Voyez, cet enfant est établi pour la ruine et pour la résurrection d’un grand nombre en Israël et comme un signe qui excitera la contradiction et vous-même un glaive vous transpercera le cœur ».

Ce qui veut dire que certains seront pour Lui, d’autres contre Lui. Certains croiront en Lui, d’autres n’y croiront pas.

Il est venu, comme Sauveur, apporter la Vie éternelle. Certains le croiront et seront sauvés, d’autres ne le croiront pas et seront condamnés. Et cette Vie éternelle est promise à tous ceux qui le reçoivent, qui le confessent comme Fils de Dieu. C’est pourquoi il multiplia les signes, sa vie durant, pour convaincre qu’il vient du Père nous donner la Vie éternelle.

Et cette contradiction, cette opposition que connaîtra le Fils est aussi annoncée, vous le savez, dès le Prologue de saint Jean. Souvenez-vous : « .Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu…En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue… Il (le Verbe) était dans le monde, et le monde par lui a été fait, et le monde ne l’a pas connu. Il vint chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. .Mais quant à tous ceux qui l’ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom ». Et en cette filiation se fonde la vie éternelle

La vie, la vie éternelle, c’est le Fils, c’est le Verbe fait chair. C’est l’enfant de la Vierge. C’est l’enfant de la crèche.
Je le confesse avec l’Eglise, contre le monde et m’appuie sur les paroles de saint Jean dans sa Ière Epître. Je m’appuie sur les paroles de Jésus prononcées dans la Synagogue de Capharnaüm. Mais d’autres, le plus grand nombre aujourd’hui, plus par ignorance que par malice, le nient ou n’y attachent aucune importance: « Ecce positus est hic in ruinam et in resurrectionemem multorum in Israël ». Vous pensez que ces phrases ne méritent pas quelque attention !

Ecoutez les profondes paroles de saint Jean dans sa Première lettre. C’est époustouflant de grandeur et bien proche du langage du Prologue!
« Ce qui était dès le commencement ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et ce que nos mains ont touché, du Verbe de vie, – car la Vie a été manifestée, et nous l’avons vue,
et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la Vie éternelle,
qui était dans le sein du Père et qui nous a été manifestée – ce que nous avons vu et entendu, nous nous l’annonçons ». C’est bien la Vie éternelle qu’il annonce qui est l’œuvre du Fils et qui était dans le Père.Voilà l’enseignement de l’Eglise.

Et pour connaître la Vie éternelle, il faut confesser le Père qui envoie le Fils. Et malheur ! Tous ne confessent pas le Fils. « Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils, n’a pas non plus le Père ; celui qui confesse le Fils, a aussi le Père. Pour vous, que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurez aussi dans le Fils et dans le Père. Et la promesse que lui-même nous a faite, c’est la vie éternelle ».
Voilà ce que je dois vous écrire et vous dire en tant qu’intendant des mystères divins : la Vie éternelle est dans le Fils. Et l’antéchrist, à l’œuvre dans le monde, refuse ce langage. Défiez-vous de l’antéchrist ! « Cavete antechristum »

Alors « mes petits enfants, poursuit saint Jean, demeurez en lui, (en Jésus) afin que, lorsqu’il paraîtra, nous ayons de l’assurance, et que nous ne soyons pas, à son avènement, rejetés loin de lui avec confusion ».
Et cette Vie éternelle est liée à la filiation divine qu’il nous donne. C’est le chapitre 3 de l’Epître : « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, que nous soyons appelés enfants de Dieu, et que nous le soyons en effet! Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu. Mes bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons un jour n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons qu’au temps de cette manifestation, nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’il est. Quiconque a cette espérance en lui, se rend pur, comme lui-même est pur ».
Fils de Dieu. Vie éternelle. Filiation divine : voila encore ce que le monde refuse, tel l’antéchrist. Saint Jean le confesse dans le chapitre 4 : « Vous reconnaîtrez à ceci l’esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas ce Jésus n’est pas de Dieu : c’est celui de l’antéchrist; dont on vous a annoncé la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde ». Le Christ sera un signe de contradiction…
Mais l’Eglise qui est de Dieu a un tout autre langage, elle a celui de saint Jean : « Et nous, nous avons contemplé et nous attestons que le Père nous a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.
La perfection de l’amour en nous, c’est que nous ayons une confiance assurée au jour du jugement ; car tel est Jésus-Christ, tels nous sommes aussi dans ce monde. Il n’y a point de crainte dans l’amour ; mais l’amour parfait bannit la crainte, car la crainte suppose un châtiment ; celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. Nous donc, aimons Dieu, puisque Dieu nous a aimés le premier ».
Et l’Eglise n’est nullement troublée par le langage du monde et la négation qu’il porte en lui de Dieu le Père et de son Fils. Elle confesse au contraire comme le prophète Siméon dans le Temple : « Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage (de Dieu) en lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu, le fait menteur, puisqu’il n’a pas cru au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. Et voici ce témoignage, c’est que, Dieu nous a donne la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie ».
Suivent alors ces phrases époustouflantes: « Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu …Nous savons que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le vrai Dieu, et nous sommes en ce vrai Dieu, étant en son Fils Jésus-Christ. C’est lui qui est le Dieu véritable et la vie éternelle ».
Oh que ces paroles sont belles : « C’est Lui qui est le Dieu véritable et la vie éternelle ». Elles font un parfait écho aux paroles même de Jésus dans la Synagogue de Capharnaüm : « Oui, c’est la volonté de celui qui m’a envoyé : que quiconque voit le Fils et croit en Lui ait la vie éternelle et que je le ressuscite au dernier jour » (Jn 6 40) Combien aujourd’hui croit en cela ?

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