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« Un livre de l’abbé Aulagnier »

publié dans nouvelles de chrétienté le 27 février 2013


« Paix liturgique » du 26 février 2013 fait une belle présentation  de mon livre « La réforme liturgique de Benoît XVI ».

Je l’en remercie vivement.

 

UN LIVRE DE L’ABBÉ AULAGNIER

Cette réflexion préliminaire ( sur le Conclave qui se prépare) rejoint parfaitement le propos de l’excellent petit livre écrit l’été dernier par l’abbé Paul Aulagnier : La réforme liturgique de Benoît XVI, État des lieux (Éditions Godefroy de Bouillon, 124 p., 12€). L’auteur y décrit de manière extrêmement pédagogique ce qui restera en effet la marque essentielle du pontificat de Benoît XVI : la tentative de restauration liturgique, au moyen de l’invitation, de l’exemple, de la sollicitation à aller dans un sens de resacralisation d’un culte qui s’était « mondanisé ».

L’abbé Aulagnier établit ainsi la nouveauté de la législation de Summorum Pontificum, qui a retourné l’interdiction de fait qui s’était abattue sur la messe traditionnelle, et qui a fait long feu en raison de ce que l’auteur appelle « la mâle réaction des catholiques » depuis la réforme de Paul VI, et dont il rappelle, une à une, les étapes. Jusqu’à ce que le Missel tridentin, sous le nom de « forme extraordinaire du rite romain », soit déclaré en 2007, par Benoît XVI, n’avoir été « jamais abrogé ». « C’est un droit, écrit l’abbé Aulagnier, purement et simplement affirmé en faveur de la messe tridentine. Ce n’est plus une “ concession ”. Ce n’est plus un “ privilège ”. C’est un droit. […] Ce droit vaut pour tout prêtre diocésain, pour tout prêtre religieux, pour tous les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique de droit pontifical. »

S’appuyant spécialement sur les écrits de Mgr Klaus Gamber, confrère aux facultés catholiques de Ratisbonne du professeur Joseph Ratzinger, l’abbé Aulagnier insiste sur le fait que les « deux rites » (lapsus ?) doivent rester bien distincts ou, plus précisément, que la forme extraordinaire ne doit pas être abâtardie, si l’on veut qu’elle « enrichisse » véritablement la forme ordinaire, laquelle pourrait s’enrichir de préfaces ad libitum, et de célébrations de nouveaux saints sous forme de commémorations.

Outre les rappels, dates, précisions qu’a rassemblés l’abbé Aulagnier de manière très synthétique, la visée de son ouvrage peut se résumer ainsi :

– la messe traditionnelle fait désormais à nouveau intégralement partie du paysage liturgique et cela ira croissant ;

– la messe nouvelle doit être « améliorée » (Mgr Gamber), si elle veut perdurer.

L’auteur rapporte – c’est un autre avantage de son ouvrage – les critiques théologiques de fond qui ont été faites depuis le premier jour à l’encontre de la réforme. Sur le plan liturgique, estime-t-il, « deux mondes s’affrontent ». Cette confrontation est désormais pacifique, grâce à Benoît XVI, mais elle demeure bel et bien. Il cite l’abbé Barthe : « Tout a contribué à faire (bien gauchement d’ailleurs) du culte divin une sorte de théâtralité accordée à la modernité, et donc à faire que la dramaturgie liturgique cesse largement d’être une réprobation de ce monde. […] On a ainsi concédé à la société moderne une atténuation de ce qu’il n’est plus en mesure d’entendre : la valeur de la messe comme Sacrifice offert pour les péchés. »

Ottaviani, Gamber, Dulac, Madiran, et bien d’autres : l’abbé Paul Aulagnier fait défiler la procession de « la mâle réaction », comme il la qualifie à deux reprises. Et puis vint Joseph Ratzinger le pacificateur. Sur lequel renchérit Mgr Athanasius Schneider. L’ouvrage s’achève en effet par le commentaire des propositions de Mgr Schneider (voir notre lettre 249 et suivantes), et spécialement de celle qui entend réintroduire dans le novus ordo les prières sacrificielles de l’offertoire traditionnel, que l’on retrouve sous des formes équivalentes dans tous les rites orientaux, en lieu et place de l’indigente « présentation des dons ». Ce serait le principal enrichissement que la forme traditionnelle devenue « archétype », selon l’abbé Aulagnier, pourrait apporter à la forme nouvelle en la transformant ainsi de l’intérieur.

Et l’abbé Aulagnier de résumer : « Voilà ! Tout est dit et bien dit. Voilà l’état des lieux de la vie liturgique dans l’Église. Il me semble fidèle à la réalité. Il constate le travail fait : il est admirable. C’est le droit de la messe tridentine aujourd’hui reconnu par Benoît XVI. C’est la reconnaissance du bien de cette messe tridentine comme étant l’archétype de toute réforme liturgique. Qui l’aurait affirmé hier ? Il contemple le travail à faire. La réforme de la réforme de Paul VI. La tâche est immense et difficile. Elle demande la collaboration de tous, in sinu Ecclesiae. »

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