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Vers une réforme de la Curie

publié dans flash infos le 20 avril 2013


Vers une réforme de la Curie

 

Selon le témoignage de plusieurs cardinaux, lors des congrégations générales qui ont précédé l’ouverture du conclave, de nombreux intervenants ont évoqué la nécessité d’une réforme de la Curie. Le cardinal Ortega, archevêque de La Havane, a publié récemment le texte de l’intervention faite par le cardinal Bergoglio lors d’une de ces congrégations générales. Le futur pape avait évoqué, sans entrer dans le détail, « les changements et les réformes possibles qu’il est nécessaire de faire pour sauver les âmes ».

Juste après l’élection du cardinal Bergoglio au Souverain Pontificat, le cardinal slovène Rodé – il l’a raconté lui-même – a suggéré au nouveau pape de prendre le nom d’Adrien VII. Il donnait deux raisons. Adrien VI, au XVIe siècle, fut le dernier pape non-italien avant l’élection de Jean-Paul II, quelque quatre cent cinquante ans plus tard. Alors que Luther avait déjà commencé à ravager l’Eglise, il fut aussi un pape qui voulait engager une vaste réforme (il mourut prématurément, en septembre 1523, avant d’avoir pu la mettre en œuvre).

La réaction du cardinal Bergoglio a été significative. Il a répondu au cardinal Rodé : « Il ne faut pas aller trop vite en besogne. » Et il a choisi de s’appeler François.

Une commission cardinalice

La réforme de la Curie – c’est-à-dire des organes centraux de gouvernement de l’Eglise sous l’autorité du Pape – ne serait pas une nouveauté. Pour s’en tenir au XXe siècle, tous les papes ont procédé à des modifications de l’organigramme curial : créant ou supprimant des congrégations, créant d’autres organes (commissions et conseils pontificaux). Les réformes de la Curie les plus amples ont été celles menées par saint Pie X et par Paul VI.

Le 12 avril dernier, près d’un mois après son élection, le pape François a réuni l’ensemble du personnel de la Secrétairerie d’Etat (soit environ 300 personnes, prêtres, religieux et laïcs). Le bulletin officiel Vatican Information Service a simplement indiqué : « Après le salut introductif du cardinal Bertone, qui a déclaré que ces services constituaient bel et bien le secrétariat du pape, le Saint-Père a remercié la communauté de son accueil, mais aussi pour le surplus de travail assumé ces derniers temps. Avant la bénédiction concluant cette visite informelle de 50 minutes, il a salué un à un les membres du personnel. »

Cette visite du pape François à la Secrétairerie d’Etat est-elle le prélude à la nomination proche d’un nouveau secrétaire d’Etat ? La presse italienne cite déjà certains noms : Mgr Pietro Parolin, ancien sous-secrétaire pour les relations avec les Etats, actuellement nonce apostolique au Venezuela ; Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique en France ; Mgr Lorenzo Baldisseri, secrétaire de la Congrégation pour les Evêques, secrétaire du collège cardinalice et qui fut aussi secrétaire du conclave qui a élu le pape François.

On est là dans le jeu des rumeurs et des pronostics. En revanche, dès le lendemain de la visite du pape, la Secrétairerie d’Etat a publié un communiqué pour annoncer : « Reprenant une suggestion émise durant les congrégations générales d’avant conclave, le pape François a constitué un groupe de prélats chargé de le seconder dans le gouvernement de l’Eglise universelle et de travailler à un projet de révision de la constitution apostolique Pastor Bonus, relative à l’architecture et au fonctionnement de la Curie Romaine. »

D’ores et déjà, le nom des membres de ce « groupe » a été rendu public. Il s’agit de huit cardinaux, appartenant à différents continents : les cardinaux Bertello, président du Governorat de l’Etat de la Cité du Vatican ; Errázuriz Ossa, archevêque émérite de Santiago du Chili ; Gracias, archevêque de Bombay ; Marx, archevêque de Munich ; Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa ; O’Malley, archevêque de Boston ; Pell, archevêque de Sydney ; Rodríguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa, au Honduras. Mgr Marcello Semeraro, évêque d’Albano (Italie), fera fonction de secrétaire de ce groupe.

Même si on comprend bien que chacun des membres de ce groupe peut se mettre au travail, dès maintenant, par des consultations, des suggestions, des rencontres régulières avec le pape, ce « groupe » (qui n’a pas encore de nom officiel) ne tiendra sa première réunion collégiale qu’en octobre prochain.

YVES CHIRON

Article extrait de Présent du n° 7838
du Samedi 20 avril 2013

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