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Le Père Gérard Crespel

publié dans nouvelles de chrétienté le 10 septembre 2014


 Père Gérard Crespel 1936 – 2014

SOURCE - Ennemond – Le Forum Catholique – 7 septembre 2014

Belle figure sacerdotale que celle du Père Crespel! Issue d’une famille nombreuse d’industriels de La Bassée, dans le Nord de la France, il avait eu la peine de perdre sa mère dans son enfance, puis son père peu de temps après. C’est à la suite de ces tourments que Dieu lui a fait mesurer le sens de la vie et que le jeune Crespel lui a offert avec générosité la sienne. Rares sont les prêtres de sa génération, nés dans les années 1930 et dont les confrères étaient trop souvent épris de l’esprit de 68, qui eurent la force de demeurer fidèle au missel traditionnel. Il fut ordonné au cœur de la tourmente qui secouait l’Église et il bénéficia des largesses de Mgr Rupp, ce qui lui permit d’être incardiné à Monaco et de faire bénéficier de son celebret à travers la France, au cours d’une époque où ses jeunes confrères étaient proscrits au nom de la suspens ou de l’excommunication. Mais il exerça pour l’essentiel son ministère sur sa terre natale, notamment auprès du Père Revet, qu’il seconda pour lancer sa magnifique œuvre du village de Riaumont. Il enseignait avec sourire les enfants, sillonnait les routes pour rejoindre enthousiaste les différents camps. Si un service était à obtenir pour Dieu et le bien des âmes, il ne reculait devant rien, et il activa sans scrupule ni dédain l’aide de ses amis et cousins dont les noms rappelaient ceux des grandes firmes du Nord.
Vint le moment grave de 1988 et il choisit la fidélité à Mgr Lefebvre, son compatriote. Le Père Crespel fut un valeureux modèle pour les séminaristes que ce dernier formait. Prêtre ami, il présida un bon moment l’association Noël Pinot, et à ce titre célébra une des messes de clôture du pèlerinage de Pentecôte sur les pelouses de Montmartre. Tout en veillant à bien maintenir le sens de l’Église, il se dépensa sans compter à Liévin, à Carrières, à Tourcoing, puis à Éleu, cette œuvre qu’il avait crée de toutes pièces et qu’il a confiée il y a quelques temps aux dominicaines enseignantes de Brignoles qui étaient ses voisines lorsqu’il était à la « Maison Blanche » et qu’elles étaient implantées tout près de Riaumont. Ces derniers temps, un cancer vint l’interrompre dans toutes ses activités. Il le savait incurable et a su admirablement offrir ses souffrances. Les médecins lui indiquaient qu’il ne passerait pas le mois de juin. « Pas de pathos » prévenait-il, en annonçant son issue prochaine. Cela ne l’empêchait pas de s’assurer du devenir des œuvres qu’il laissait ici -bas. Retiré au Brémien, il a poursuivi son pèlerinage terrestre au cours de l’été, s’éteignant à l’âge de 78 ans ce samedi 6 septembre. Pour ma part, c’est le prêtre de mes premières années de catéchisme, auquel je dois les rudiments de la Foi. Que Dieu l’accueille dans la Demeure céleste et le récompense pour tout ce qu’il a su donner !

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