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L’Islam dans la police

publié dans regards sur le monde le 27 novembre 2017


Les infiltrations islamistes dans la police

 

Dans les media, dans la classe politique et surtout, dans la population, l’islam est une préoccupation chaque jour plus importante. On qualifie d’incidents des faits extrêmement graves en prétendant que ce sont des événements isolés venant d’individus déséquilibrés. Il n’en est rien. Nous avons évoqué la semaine dernière l’intrusion d’islamistes dans un carmel pour sommer les religieuses de se convertir à l’islam. La même semaine, nous avons appris que deux entraîneurs de l’équipe de football amateur de Lagny-surMarne étaient fichés « S », l’un d’entre eux étant assigné à résidence à … Lagny (77). Le maire est impuissant à s’y opposer en quoi que ce soit puisque le ministère de l’Intérieur, considérant que ce fichage est un simple outil administratif pour les services de police, il n’a pas à être connu au-delà. S’ils avaient été pédophiles, ils auraient interdiction de s’approcher des jeunes, mais, là, rien ! C’est à croire qu’il vaut mieux risquer de se faire égorger ! Or, il s’agit pour les islamistes d’une stratégie d’infiltration des milieux sportifs où ils peuvent rencontrer et influencer des jeunes. Mais ça ne se borne pas à ce secteur, l’infiltration se situant dans d’autres beaucoup plus stratégiques. C’est ainsi que l’on a signalé qu’un autre fiché « S » était élève de l’Ecole nationale supérieure d’application de la police nationale, à Toulouse, laquelle institution policière est chargée de la formation continue des gardiens de la paix et des officiers. On y enseigne notamment, les « techniques opérationnelles de filature et d’intervention » qui sont utilisées contre les djihadistes. Ce policier serait en arrêt-maladie, selon le ministère de l’Intérieur. Et après ? Un fiché « S » n’est pas un… délinquant ! Il n’est pas le seul! Il y aurait quelques dizaines de membres des forces de l’ordre radicalisés, fichés « S » ou non. On nous dira que c’est peu puisqu’il y a environ 150.000 policiers, mais on sait, depuis le 13 novembre 2015, qu’il suffit de peu d’individus pour semer la mort. Ils sont surveillés, paraît-il, ce qui est bien le moins, à défaut d’être révoqués! Une cellule au sein de l’IGPN (la police des polices) a été créée, il y a un an et demi pour les suivre. La cellule d’enquête a découvert, entre autres, une femme-policier verbalisée pour port du niqab, un gardien de la paix fervent des sites djihadistes tandis qu’un de ses collègues refuse de serrer la main des femmes. Sans oublier le beau-frère d’un des terroristes du 13 novembre 2015, qui était policier. Celui-là a été exclu de la police mais reste en liberté, on n’a pas pu établir de complicité effective. Il y aussi cette femme, policier, qui voulait se marier avec un fiché « S », sans qu’on y puisse quoi que ce soit. Un élève de l’école de police de Nîmes a fait circuler une vidéo de l’Etat islamique parmi ses camarades qui, choqués l’ont dénoncé. Ecarté, il a dû quitter la police. Depuis le début de l’année 2017, deux policiers ont été interpellés pour radicalisation islamique. Mamadou M est suspecté d’être devenu un partisan de l’Etat islamique. Issu d’une famille nombreuse d’Evry, connu pour sa fervente pratique religieuse – il avait une marque au front à force de prier – il avait aidé son frère mis en cause dans une filière de recrutement et de financement du djihad. Pour quelques-uns qui se font prendre ou dénoncer combien d’autres demeurent inconnus ? Ceux qui sont repérés sont les plus maladroits, les autres, plus aguerris, se terrent jusqu’à ce qu’ils sortent de l’ombre pour passer à l’action, forts de ce qu’ils ont appris dans la police pour déjouer filatures et échapper aux arrestations. Pour ce qui est de la seule région parisienne, une note de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) du 9 décembre 2015 rapportait 17 cas de fonctionnaires de police radicalisés à Paris entre 2012 et 2015. Outre les policiers, il y aurait une dizaine de gendarmes, des militaires, des douaniers et des surveillants de prison également radicalisés. Selon la sécurité militaire, depuis 2015, une dizaine de militaires français – le plus souvent originaires du Maghreb – a déserté pour rejoindre l’Etat islamique. L’Etat ne parvient pas à protéger nos frontières d’infiltrations de terroristes mais, en plus, il ne parvient pas non plus à circonvenir l’ennemi de l’intérieur, cette cinquième colonne islamiste qui tente de s’infiltrer partout.

 

(Source Bulletin d’André Noël)

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