La Revue Item - « La Tradition sans peur »
Abonnements
Newsletter

Entrez votre adresse email

13 nouveaux cardinaux

publié dans nouvelles de chrétienté le 28 octobre 2016


 

consistory1

Point de vue – Consistoire – Des choix partisans ?

Commentaire de Sandro Magister sur son blog Settimo Cielo, reproduit en traduction par notre confrère diakonos.be (extrait) :

«  TREIZE NOUVEAUX CARDINAUX PLUS QUATRE.

(…) Lors des précédents consistoires, le refus du pape Maria Bergoglio de créer cardinal Mgr Léonard malgré l’importance de sa fonction et ses qualités personnelles avait fait couler beaucoup d’encre. On avait dit à l’époque que le nouveau pape ne souhaitait plus privilégier les diocèses qui fournissaient traditionnellement les cardinaux afin de favoriser davantage les « périphéries ». Mais avec la nomination de De Kesel, cet argument ne tient plus la route. Le principal mérite du nouveau cardinal est d’être le dauphin de Godfried Danneels, prédécesseur de Léonard et chef de file de la « mafia » – selon ses propres termes – de Saint-Gall, le lobby des électeurs de Bergoglio ayant échoué lors du conclave de 2005 avant de triompher lors de celui de 2013.

Mais cette annonce de la nomination de treize cardinaux plus quatre ayant dépassé l’âge de participer au conclave n’est pas le seul fait marquant annoncé par le Pape François à l’issue de l’angélus de ce dimanche 9 octobre.

Il est vrai qu’il y a quelques promotions en « périphérie » comme celle de l’archevêque de Bangui en Centrafrique, Dieudonné Nzapalainga, de l’archevêque de Dacca au Bangladesh, Patrick D’Rozario, de l’archevêque de Port-Louis à l’Île Maurice, Maurice Piat et de l’archevêque de Port Moresby en Papouasie-Nouvelle Guinée, John Ribat.

Mis à part ces quelques cas, il semblerait que certains diocèses traditionnellement cardinalices aient été à nouveau mis à l’honneur. Par exemple celui de Madrid, dont l’archevêque Carlos Osoro Sierra, nommé par le pape Bergoglio en personne a obtenu ses galons malgré qu’il ait laissé deux de ses évêques suburbicaires en pâture à la vindicte publique sans bouger le petit doigt après qu’ils aient critiqué l’idéologie du gender.

Mais ce qui est encore plus troublant, c’est la nomination du titulaire d’un autre grand diocèse traditionnellement cardinalice, celui de Chicago. Le nominé est Blase J. Cupich, c’est- à-dire l’homme sur lequel Bergoglio a misé pour renverser à son avantage l’équilibre des forces au sein de la conférence épiscopale américaine. De plus, il y a en tout trois américains parmi les nouveaux cardinaux dont Joseph W. Tobin, l’archevêque d’Indianapolis, qui vient d’obtenir sa revanche après avoir été en 2012 écarté de la curie vaticane où il était le numéro deux de la congrégation pour les religieux pour avoir ouvertement pris le parti de religieuses américaines ultra-progressistes.

Le troisième cardinal américain, bien qu’il soit d’origine irlandaise, c’est Kevin J. Farrell, récemment appelé à Rome pour prendre la tête du tout nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie créé par le Pape. A son sujet, on ne manquera pas de remarquer qu’il avait soufflé ce poste – et donc la barrette de cardinal – à Mgr Vincenzo Paglio, le numéro un de la Communauté Sant’Egidio qui est donc l’une des grandes perdantes de ce consistoire, tout comme l’Opus Dei dont l’archevêque le plus en vue, José Horacio Gómez, est l’évêque titulaire de Los Angeles – un autre diocèse historique – mais dont les positions sont diamétralement opposées à celle de son confrère ultrabergoglien Blase J. Cupich.

Parmi les autres promus, on ne manquera pas de s’étonner du fait que le Venezuela dispose à présent d’un second cardinal pour la première fois de son histoire, alors que d’autres pays d’Amérique latine n’en ont pas, sans doute pour contrebalancer la position dominante du Cardinal de Caracas, Jorge L. Urosa Savino qui était l’un des treize auteurs de la célèbre pétition qui irrita tant François au début du synode sur la famille d’octobre dernier.

La nomination de l’actuel nonce en Syrie, Mari Zanari est quant à elle plus consensuelle tout comme celle des vénérables Renato Corti, archevêque émérite de Novare, par le passé très proche du cardinal jésuite Carlo Maria Martini quand dernier était évêque de Milan. Ces deux derniers ont toutefois plus de quatre-vingt ans.

 

 

Source Belgicatho

Revue-Item.com

article précédent

La célébration du sacrifice « ad orientem »: Benoît XVI intervient de nouveau

article suivant

Élection à la Maison Blanche

 

 

articles liés

Imprimer cet article Imprimer cet article

partager cette page

bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark

 

Videos
Entretien par Novopress le 17/07/2011

Entretien par Franck Abed le 01/02/2011
Rechercher

Actualités RSS