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Malgré l’insolent veto des anti-papistes

publié dans flash infos le 21 décembre 2009


Sous la plume de Jean Madiran, dans Présent n° 6994 du Mardi 22 décembre 2009, on lit cet excellent article. Il est difficile de faire une synthèse des deux pontificats, celui de Pie XII et de Jean-Paul II, en aussi peu de mots et avec autant de respect pour l’autorité pontificale.

« Pie XII et Jean-Paul II franchissent ensemble la porte qui vient de s’ouvrir vers leur béatification. En général, ce seuil une fois franchi, la béatification devient non pas automatique mais très probable, comme dans La Croix nous l’a expliqué dès vendredi dernier Isabelle de Gaulmyn avec l’habituel brio de son professionnalisme distingué. L’association de ces deux papes n’est certainement pas fortuite ; elle n’était pas évidente.

Benoît XVI passe donc outre à l’insolent veto des anti-papistes devant lequel il avait d’abord temporisé.

La pression anti-papiste exercée sur l’Eglise par voie de veto médiatique est d’un poids énorme. Elle a empêché la béatification d’Isabelle la Catholique. Elle a retardé jusqu’ici celle de Pie XII. Et elle en fait bien d’autres. Son poids ne lui vient pas seulement du fait que les anti-papistes occupent une place souvent dominante aujourd’hui dans la presse et la télévision, dans l’édition, dans la vie politique et dans le système bancaire. Il lui vient en outre de l’écho complice qu’il rencontre, par voie de persuasion ou par voie d’intimidation, dans une partie notable du clergé, de sa hiérarchie et de l’opinion publique catholique. Cela aussi est un résultat désastreux de l’« esprit du concile » désavoué par Benoît XVI.

Jean-Paul II vénérable, c’est en revanche une affaire intérieure au catholicisme. Les objections auxquelles on pouvait penser n’étaient ici aucunement anti-papistes. Elles ont été certainement entendues, c’est la règle, et surmontées, comme elles auraient à l’être de nouveau après la béatification : le « procès » devra recommencer entièrement pour une canonisation qui engage, elle, l’infaillibilité pontificale, du moins selon l’opinion dominante parmi les théologiens et les canonistes.

On comprend bien que Benoît XVI, en réunissant ainsi Pie XII et Jean-Paul II, a voulu rendre à nouveau visible une continuité sans rupture dans le magistère pontifical. Il reste cependant que le discours de Pie XII et celui de Jean-Paul II apparaissent contraires sur plusieurs points. L’exemple sans doute le plus significatif est l’adoption officielle de la séparation entre le temporel et le spirituel, honnie pourtant pendant un demi-siècle, à la place de la simple distinction enseignée depuis toujours. De leur double béatification il faudrait conclure que l’opposition entre Pie XII et Jean-Paul II est dans le vocabulaire et non pas dans la doctrine. Cela admis par voie d’autorité, il restera à en expliquer le comment et le pourquoi : les raisons d’un bouleversement sémantique aussi radical.

Le Figaro de lundi accuse grossièrement Benoît XVI d’avoir voulu relancer le « débat sur le Vatican et le nazisme ». C’est manifester combien le point de vue catholique est totalement étranger au Figaro.

Car du point de vue catholique, Benoît XVI n’a pas relancé ce débat, il l’a clos.

JEAN MADIRAN

 

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