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Benoît XVI mis en cause

publié dans flash infos le 6 février 2010


« Benoît XVI mis en cause

par l’accrédité Frédéric Mounier.

M Jean Madiran écrit dans Présent du vendredi 5 février et du Samedi 6 février 2010, deux articles cinglants sur l’épiscopat français dans son application du Motu Proprio de Benoît XVI du 7 juillet 2007, -il vaudrait mieux dire dans sa non application du Motu Proprio – à quelques exceptions près dont je suis l’heureux bénéficiaire à Rolleboise (Diocèse de Versailles)  à la grande satisfaction du prêtre et des fidèles qui veulent cette messe tridentine. Nous en remercions Mgr Eric Aumonier. Et combien d’autres demandes dans son diocèse non satisfaites. Les pressions du noyau dirigeant de l’épiscopat doivent être bien grandes!

Ces deux articles font mal. Ils font mal à l’épiscopat français, surtout à Mgr Vingt-Trois. Ils font mal au coeur des fidèles voyant l’Eglise souffrant toujours d’une telle situation. Ils font penser à un article de Madiran qu’il avait intitulé : « La messe interdite ».

Vous trouverez ces deux articles de Jean Madiran dans les deux « Flash-Info » suivants.

Le premier intitulé: Benoît XVI mis en cause par l’accrédité Fréderic Mounier.

Il y a des articles qui tuent. La preuve! Mais la légitime défense…peut justifier l’acte.

 

 Frédéric Mounier, on le sait, est le nouveau correspondant de La Croix à Rome, où il a succédé à la distinguée Isabelle de Gaulmyn. Son plus récent exploit vient d’être vivement relevé par La Lettre de Paix liturgique comme un « chef d’œuvre de désinformation » à propos de l’entretien de trente minutes que le cardinal Vingt-Trois et son entourage ont eu en tête-à-tête
avec le Pape le 18 janvier.

Selon Frédéric Mounier, le Pape aurait dit aux évêques français que son motu proprio du 07.07.07 ne concerne qu’un petit nombre de personnes, familières du latin, troublées par le passage rapide au rite de Paul VI. A première vue, il saute aux yeux qu’attribuer au Pape un tel propos est une incroyable énormité. Le « passage rapide » a eu lieu il y a quarante ans, c’est-à-dire avant la naissance des jeunes prêtres qui sont aujourd’hui ordonnés pour la messe traditionnelle. Incroyable énormité, aussi, de
faire dire au Pape que la messe traditionnelle n’intéresse que les latinistes, alors que, pendant presque deux millénaires, elle a été pieusement suivie par des millions et des millions de fidèles qui ne savaient pas le latin.

 

 Il est vrai que Frédéric Mounier ne cite pas ce propos entre guillemets.
Il n’y a cependant aucun doute qu’au moins en substance il l’attribue au Pape ; voici comment il le fait : « Benoît XVI l’a redit aux évêques : il n’existe qu’un seul rite romain, avec deux formes, ordinaire et extraordinaire. Son motu proprio ne concerne a priori qu’un petit nombre de personnes familières du latin, troublées par le passage rapide au rite de Paul VI. »
Frédéric Mounier n’assistait évidemment pas à l’entretien entre le cardinal Vingt-Trois et Benoît XVI. S’il n’invente pas, il répète ce que le Cardinal lui a dit.

 

 Pour cette raison, il apparaît probable que le propos ainsi attribué à Benoît XVI soit quand même authentique. Isabelle de Gaulmyn aurait pu (mais trop tard) en expliquer le sens à Frédéric Mounier. Il s’agit d’une discrète et gentille nasarde. Le Pape répète ironiquement là, et non pour la première fois, ce que lui disent les évêques. Selon eux, la réclamation traditionaliste est insignifiante, elle est le fait de quelques latinistes isolés, en voie de disparition. Mais alors, pourquoi se gendarmer contre eux s’il ne sont rien, pourquoi manifester à leur endroit tant de mécontentement et d’inquiétude ? C’est contradictoire.

 

 Frédéric Mounier ne rapporte pas seulement ce que Benoît XVI a « redit » aux représentants de l’épiscopat français. Il rapporte aussi ce que ces représentants « rappellent » au Pape : « Ils rappellent que le Pape célèbre
lui-même tous les jours, en communion avec les évêques du monde entier, selon le rite de Paul VI. » La formule selon laquelle le Pape célèbre en communion avec les évêques paraît innocente et même banale. Elle va de soi semble-t-il, si l’on n’y fait pas suffisamment attention. C’est donc le Pape qui est – ou qui n’est pas – « en communion avec ». Ce ne sont plus les évêques qui ont à être en communion avec le Pape. L’obligation de communion est invertie. C’est un autre triomphe de l’inversion contre nature. Au secours de la messe à l’envers, voici la communion à l’envers.

 L’étrange abstention de Benoît XVI, qui depuis qu’il est pape n’a plus célébré la messe traditionnelle, paraissait inexplicable jusqu’ici. Frédéric Mounier nous en révèle la cause. Selon lui, et apparemment selon le cardinal Vingt- Trois, Benoît XVI est en communion avec quand il célèbre en communion avec le rite des évêques. Il ne serait donc plus en communion avec s’il s’écartait de ce rite. Il serait « ex-communié ». Tel est l’ultimatum, implicite mais clairement menaçant, de la conférence épiscopale française (et de plusieurs autres). La messe traditionnelle est
toujours la messe interdite : interdite au Pape.

 

 Cet ultimatum épiscopal est peut-être un bluff. Comment savoir ? On comprend que le Pape puisse préférer temporiser, à l’heure où l’Eglise risque d’être physiquement écrasée entre d’une part la progression irrésistible de l’islam et d’autre part une démocratie internationale de plus en plus totalitaire, imposant partout les avortements en masse, la promotion de l’homosexualité et la laïcisation du Christ-Roi. Mais nous
n’avons pas fini de nous instruire auprès de Frédéric Mounier. A demain.

JEAN MADIRAN

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