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La déferlante pornographique

publié dans regards sur le monde le 27 mars 2017


 

François Billot de Lochner : « Il faut ouvrir un débat de fond sur la déferlante pornographique ! »

(Source: BD Voltaire)

 

Président de la Fondation de service politique

Selon un sondage récent de l’IFOP révélé par Le Figaro, l’accès des adolescents à la pornographie s’est brutalement accéléré, notamment par le biais des smartphones. À l’âge de 13 ou 14 ans, un enfant sur trois a déjà vu un film X. C’est le phénomène que vous dénoncez dans votre dernier roman Les Parfums du château

Mon livre a pour objectif d’ouvrir un débat de fond sur la déferlante pornographique, qui détruit à grande échelle les valeurs morales sur lesquelles s’est fondé et développé notre pays en 1.500 ans. Mais aussi de proposer des actions concrètes de lutte contre ce fléau effrayant, qui abîme les corps, les cœurs, les intelligences et les esprits, de 4 à 99 ans. Quant au sondage IFOP, il n’est malheureusement pas fiable. Dans la réalité, la quasi-totalité des enfants de 10 ans a déjà visionné un film pornographique, ce qui aboutit mécaniquement à ce que 85 % des jeunes de 15 à 20 ans regardent très régulièrement ce genre de « films ». Ce que ne supporte pas le personnage principal de mon roman, qui agit de façon admirable pour contrer cette déferlante : mon livre rend un hommage admiratif à cette magnifique jeunesse résistante, qui entend reconstruire, jour après jour, le champ de ruines laissé par ses aînés.

Laurence Rossignol a affirmé, récemment, vouloir interdire aux mineurs l’accès aux sites Internet pornographiques. À peu près au même moment, Audrey Azoulay a publié un décret assouplissant les critères d’interdiction des films aux moins de 18 ans : ne seront plus automatiquement interdits les films contenant des séquences de « sexe non simulé ». N’est-ce pas paradoxal ?

Laurence Rossignol se moque du monde – proximité des élections oblige… La totalité des ministres socialistes actuels, ayant une capacité de décision sur le sujet de la pornographie, agit avec la dernière énergie pour que s’instaure le plus vite possible la pornographie pour tous, la plus « hard » possible, la plus infâme possible, la plus destructrice possible. À titre d’exemple, la politique de « formation sexuelle » au sein des écoles, collèges et lycées est une incroyable incitation à la débauche, dans ce qu’il y a de pire. C’est la raison pour laquelle Liberté politique, que j’ai l’honneur de présider, va assigner en justice le ministère, mais aussi, à titre personnel, le ministre Vallaud-Belkacem. Petite anecdote personnelle : des personnes travaillant avec moi sur ce sujet m’ont fourni des documents qu’elles m’ont conseillé de ne pas consulter, tant ils étaient ignobles.

Or, ces documents sont destinés… aux plus jeunes. La perversité et la perversion du ministère atteignent des niveaux peu imaginables. 

Le lundi 27 mars (à 20 h 30), vous interviendrez sur le sujet à Versailles, au théâtre Montansier, dans une conférence-débat intitulée « Le tsunami pornographique ». Sera-t-il aussi question des solutions, s’il y en a ?

J’ai entamé, en effet, une série de conférences-débats sur le sujet et me réjouis d’être à Versailles lundi soir, ville dans laquelle rayonne mon héroïne. Celle-ci, qui irradie le beau, le bien, le vrai, va nouer une relation de profonde amitié avec un rocker, grand consommateur de drogue et de pornographie, et va l’amener rapidement à changer de mode de vie. Sans doute est-ce la solution la plus immédiate : en parler, à temps et à contre-temps, et ne pas avoir peur de dire, haut et fort, que la pornographie est un mal absolu ! Nous devons arrêter de nous cacher derrière de mauvais ou de faux arguments, nous permettant de botter en touche sur ce sujet fondamental. Soyons des Clotilde !

À côté de cela, il importe de consolider, jour après jour, sa petite forteresse familiale, pour qu’elle protège le mieux possible chacun de ses membres, et donc refuser de façon drastique toute intrusion de la pornographie chez soi ; de veiller sur les écoles de ses enfants, de vérifier « l’éducation sexuelle » qui y est délivrée et d’intervenir énergiquement en cas de dérapage ; de bannir tout film, vidéo, journal, livre à connotation pornographique, car tomber dans l’addiction à la pornographie peut arriver très vite. En bref, agir comme Clotilde et sa famille…

Au niveau de la société, toute action en justice contre les pornocrates doit être déclenchée quand cela est possible. J’évoquais l’assignation du ministère de l’Éducation et de son ministre par Liberté politique. Nous avons également assigné Decaux et le ministère dans le cadre des affiches honteuses placardées dans toute la France, fin novembre 2016.

Pour conclure, je dirai simplement la chose suivante. Le personnage principal de mon roman s’appelle Clotilde. Chacun a le droit d’être ce qu’il veut, et notamment d’être Charlie, grand promoteur de la pornographie dans ce qu’elle a de plus glauque. En ce qui me concerne, je me sens donc peu Charlie, mais résolument Clotilde !

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