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Emmanuel Macron et l’Islam. Gravissime.

publié dans regards sur le monde le 26 juin 2017


Le chef de l’Etat à la rupture du jeûne du ramadan

 

Depuis 2007, quand Nicolas Sarkozy avait participé à la rupture du jeûne du ramadan (appelé « ifar »), aucun autre président, ni aucun ministre, n’avait osé se rendre à l’invitation du CFCM (Conseil français du culte musulman) pour cette cérémonie. Le nouveau chef de l’Etat a renoué avec ce rituel religieux – car c’en est un, ce n’est pas un repas gastronomique ! – au seul bénéfice de l’islam.

On n’a jamais vu un président de la République célébrer, ès qualités, l’entrée en carême ou le vendredi saint par un jeûne dans une église. En justifiant sa présence, le président de la République a dit : « Ma présence ici est le moyen de vous remercier des responsabilités déjà prises et de vous dire que, face aux responsabilités immenses qui vous attendent, je serai à vos côtés. » Il a donc voulu manifester qu’il est aux côtés des musulmans.

Or, en France, ce sont les chrétiens qui sont agressés, tués parfois, comme le Père Hamel, c’est à leurs côtés qu’il devrait donc être plutôt qu’aux côtés de ceux qui ont la même religion que ses bourreaux.

  Quelles sont les « responsabilités » qui attendent les musulmans selon le président de la République ?

Voici : « Il vous appartient de combattre sur le terrain théologique et religieux, la captation de l’histoire de votre religion, la négation de quinze siècles de travail d’interprétation réalisé par vos savants, a insisté le président de la République. Le combat de la pensée et de la foi, il faut le poursuivre sur le terrain, notamment auprès des plus jeunes qui ont des réticences à franchir la porte de vos mosquées. » Le chef de l’Etat fait comme si, depuis bientôt quatorze siècles, c’est-à-dire depuis le début de l’islam au septième siè- cle, les « savants » musulmans avaient unanimement eu une « interprétation » pacifique de leur religion, ce qui est évidemment faux.

La tâche aujourd’hui serait pour les dignitaires de l’islam de seulement la « poursuivre » auprès des jeunes, quoique Macron reconnaisse que ces derniers ne fréquentent guère les mosquées du CFCM. Leur « mosquée », c’est Internet.

Il a assuré aussi : « Personne ne fera croire que votre foi n’est pas compatible avec la République. » Personne non plus ne peut faire croire qu’elle lui est compatible puisque selon le coran, la charia, la loi de Dieu, est au-dessus des lois humaines. D’ailleurs, une organisation islamique l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), devenue récemment Musulmans de France, le reconnaît au moins sur un point : malgré des demandes successives, elle se refuse à reconnaître le droit de changer de religion, c’est-à-dire, pour un musulman, celui de [re]devenir chrétien par exemple, le coran prévoyant la peine de mort pour le « renégat ». Or, la loi de la République reconnaît bien évidemment cette liberté-là.

Que ce soit avec Sarkozy, Hollande et maintenant Macron, il y a toujours ce même déni de réalité pour ne pas être taxé d’islamophobie.

Autre vieille antienne reprise de ses prédécesseurs par le nouveau président : la « nécessité impérative » de former en France des imans « « sur le sol français et de façon adaptée aux valeurs de la République. Des universités sont prêtes à travailler en ce sens et elles auront le soutien de l’État », leur a-t-il dit.

Les musulmans laissent dire… Mais ils hurleront tôt ou tard à la discrimination, comme ils en ont l’habitude. Pourquoi eux seulement devraient-ils former leurs ministres du culte sur le sol français ? Il y a des prêtres catholiques français qui sont formés à Rome, des pasteurs évangéliques aux Etats-Unis. Mais ces derniers ne menacent pas la République ! Seulement, le pouvoir n’ose pas le dire comme cela. Le fait qu’ils ne sollicitent une formation en France que pour les musulmans est l’aveu, en creux, que certains de ceux-là sont bel et bien une menace pour notre société.  L’objectif est évidemment de promouvoir cette Arlésienne qu’est « un islam à la française », comme ses prédécesseurs qui s’y sont essayés en vain.

La raison profonde étant que l’islam est étranger à la civilisation française, laquelle est chrétienne depuis Clovis. Dès lors, à part une minorité de convertis, les musulmans, en France, ont des racines maghrébines, africaines ou moyen-orientales, racines qu’ils cultivent plus ou moins selon les temps et les lieux. Un des problèmes du CFCM est précisément de faire coexister ces musulmans dépendant de tel ou tel pays. Il y a donc un système de rotation qui fait qu’un représentant d’une association marocaine succède à un président issu de la mouvance algérienne. C’est ainsi qu’en vertu de cette alternance, c’est le tour cette année d’un Turc, ce que nous avons déjà évoqué dans votre Bulletin. Pour la première fois, le 1er juillet, un représentant de l’islam turc en France prendra la présidence du Conseil français du culte musulman (CFCM) devenant l’interlocuteur officiel de l’Etat, il s’agit d’Ahmet Ogras, président du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF). N’oublions pas que les islamistes turcs, autour d’Erdogan sont aussi hostiles aux chrétiens que les autres disciples de Mahomet » (Voir sur ce sujet l’article sur le culte musulman célébré à Sainte Sophie, sur l’ordre du président de la Turquie, contre le règlement toujours  en vigueur)

(Source: Bulletin d’André Noël n° 2523)

 

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