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« Ils n’ont pas cru en moi »

publié dans nouvelles de chrétienté le 29 avril 2018


Quatrième dimanche après Pâques.

2018

 

« Ils n’ont pas cru en moi »

 

Que cette affirmation dans la bouche de Notre Seigneur est terrible. « Ils n’ont pas cru en moi »…malgré toutes les preuves qu’Il donna de sa divinité, de son humanité, par ses nombreux miracles, par la sagesse de sa doctrine, par l’autorité avec laquelle il la proposait, par la réalisation en sa personne de toutes les prophéties de l’Ancien Testament. « Ils n’ont pas cru en moi » malgré la réalité de sa résurrection, malgré les preuves nombreuses qu’il en a données. Et cette ignorance « volontaire »  – affectata - dira Saint Thomas, se transforma en une opposition farouche, totale à sa personne, à son enseignement, à la personne de ses disciples. Alors l’Eglise connut la persécution. Il fallait qu’elle s’identifie toujours mieux à la vie de son divin Maître.

 

Il en sera toujours ainsi, aujourd’hui comme hier.

Le monde moderne, MBCF, est absolument opposé au Christ, à l’Eglise, au Souverain pontife, au sacerdoce, à la civilisation chrétienne, fruit de l’Eglise parce qu’il ne croit pas au Christ, Seigneur et Maître, Dieu et homme tout à la fois.  Et sous ce rapport le monde moderne est à proprement parler, comme l’écrit saint Jean  « antéchrist » comme le peuple juif, non converti, le fut à son époque.

 

En effet est antéchrist celui qui nie que Jésus soit Dieu. Antéchrist, celui qui nie que Jésus soit homme ; antéchrist, celui qui nie que Jésus soit Dieu et homme tout à la fois. Antéchrist donc l’athéisme moderne qui nie la divinité dans son principe, dans sa source. Voilà le symptôme capital de la situation intellectuelle de ce jour. Voilà l’enseignement qui remplit les livres et qui inspire les leçons de nombreuses écoles françaises. Voilà l’enseignement que l’on entend sans cesse dans la bouche de quiconque est interrogé àla Radio,la TV. Beaucoupconfessent leur athéisme doctrinal et pratique. En présence de cette situation doctrinale, de ce leitmotiv, je vous dis avec saint Jean : « Prenez garde à l’antéchrist ». (1 Jn 2 22). Et saint Jean poursuit : « Quiconque nie le Fils, n’a point le Père, et il n’a pas la vie. Celui qui croit dans le Fils de Dieu a pour soi le témoignage de Dieu. Celui qui ne croit pas au Fils, rend Dieu menteur, parce qu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a donné à son Fils. (1Jn 2 23)Ainsi de l’islam.

 

Et je pense à cet instant au témoignage rendu par le Père sur son Fils lors du baptême de Jésus au Jourdain par saint Jean Baptiste : « Une voix du ciel se fit entendre : Voici mon Fils bien aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances ; Ecoutez- le ». Et je pense aussi au témoignage de Dieu le Père alors que Jésus est transfiguré sur le mont Thabor en présence des trois disciples : « Voici mon Fils bien aimé qui a toutes mes complaisances ». Oui, vraiment, « celui qui ne croit pas au Fils, rend Dieu menteur parce qu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils », nous dit saint Jean.

 

Or si vous écoutez ce qui se dit aujourd’hui, si vous lisez ce qui s’écrit aujourd’hui, vous écouterez, vous  lirez souvent et beaucoup de négation sur Jésus, de négation sur le personnage historique de Jésus. On ne vous accordera pas facilement que le Fils de Marie soit le Fils de Dieu fait homme, le Verbe descendu dans la chair, celui en qui réside corporellement la plénitude de la divinité, et pour tout dire l’Homme-Dieu. On ne vous concédera pas qu’Il soit le Sauveur. On n’acceptera pas qu’il soit le Rédempteur. On n’acceptera pas la confession de l’ange de la Nativité aux bergers : « Un sauveur vous est né ». On n’acceptera pas la prophétie de Siméon recevant dans ses mains le fils de Marie et confessant « Vous pouvez laisser votre serviteur s’en aller en paix ; car mes yeux ont vu votre salut, que vous avez préparé devant tous les peuples ».

 

Devant ces  blasphèmes, qui sont le complet renversement du symbole chrétien, « je n’ai qu’une chose à vous dire ; prenez garde à l’antéchrist ».

 

Que dire encore ? Antéchrist, celui qui nie le miracle, celui qui enseigne que le miracle n’a pas sa place possible dans la trame des choses humaines. Tel est l’opinion du monde moderne sur le miracle. Devant le miracle, il reste sceptique, peut-être même goguenard.  Or le  Christ n’a établi sa divinité que par l’argument décisif du miracle ; et il a donné à ses apôtres, comme moyen de persuasion et de conquête, la puissance du miracle. Pensez à Saint Pierre et à Saint Jean montant au Temple, juste aprèsla Pentecôteet à la guérison de boiteux, de l’estropié. « Je n’ai rien, ce que j’ai, je te le donne au nom de Jésus lève toi ». Mais plus fondamentalement encore,  la venue dans la chair du Verbe, l’union de la nature humaine et de la nature divine en sa personne unique du Verbe de Dieu, c’est le miracle par excellence. Supprimer le miracle, c’est supprimer tout l’ordre surnaturel, c’est supprimer tout le catholicisme. Ainsi disons le de nouveau : est antéchrist celui qui nie le miracle. Ici encore, prenez garde à l’antéchrist. Défiez-vous du monde moderne. Antéchrist, Zola refusant le miracle de Lourdes. Il est pourtant dans les mains de tous les étudiants..

 

Antéchrist aussi, celui qui nie la révélation divine des Ecritures : car ce sont les prophéties inspirées divinement qui nous ont annoncé le Christ ; et ce sont les Evangiles écrits sous la dictée de l’Esprit Saint ainsi que les actes et les lettres des Apôtres qui nous font connaître le Christ, sa doctrine et son mode d’être. Ainsi sans les Ecritures de l’Ancien et du Nouveau Testament, nous ne connaîtrions pas le Christ et son beau mystère. Il resterait  un inconnu. Et faire des Ecritures un livre comme un autre, c’est purement et simplement nier les Ecritures et ultimement nier le Christ. Oui, antéchrist, donc, celui qui nie les Ecritures Saintes. J’ai un conseil à vous donner : « Prenez garde à l’Antéchrist », prenez garde au monde moderne qui nie le caractère inspiré des Ecritures.

 

Et le monde moderne tout en niant le Christ et sa filiation divine, va nier nécessairement la divine institution et la divine mission de l’Eglise. Il gardera avec elle des relations  mais comme une société parmi d’autres….Antéchrist cette attitude. Antéchrist, cette attitude du Président Macron, dans cet esprit, recevant aux Bernardins l’épiscopat français après avoir fait la louange des protestants… et porté la kippa…Antéchrist ce  monde moderne. Car il nie que le terme des œuvres et des souffrances et de la mort du Christ, fut la fondation de son Eglise ; « Jésus-Christ a aimé son Eglise et il s’est livré lui-même pour elle afin de la sanctifier, après l’avoir lavée dans le baptême d’eau par la parole de vie, pour la faire paraître devant lui pleine de gloire, n’ayant ni tache ni ride, ni quoi que ce soit de défectueux mais étant sainte et irrépréhensible » (Eph 5 25-27). Or si l’Eglise n’a pas un caractère surnaturel, si elle est seulement une institution terrestre, si elle est simplement une école plus ou moins respectable de philosophie et de philanthropie, en un  mot si l’Eglise n’est pas divine, c’est que le Christ, son fondateur n’est pas Dieu. Rejeter la divinité de l’œuvre, c’est rejeter la divinité de l’ouvrier. C’est l’attitude du monde moderne. Il est antéchristique. Prenez garde à l’antéchrist.

 

Antéchrist, celui qui nie la suprême et indéfectible autorité de Pierre. En effet le Christ après avoir regardé Pierre lui a dit : « Simon, fils de Jean, ton nom va être changé. Désormais tu t’appelleras Cephas, ce qui veut dire Pierre…Et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise et les puissances de l’enfer ne prévaudront point contre elle, et je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que tu lieras sur la terre, sera lié dans le ciel ; et tout ce que tu délieras sur la terre, sera délié dans les cieux »  (Mt 16 18 19). Or si ces paroles de Jésus-Christ n’ont pas fait de Pierre le fondement inébranlable de l’Eglise, le roc immuable de la vérité, l’oracle infaillible de la foi, c’est que celui qui les a prononcées n’avait pas la puissance de les rendre efficaces. Toucher à Pierre, c’est toucher à la tête vivante, au chef invisible de l’Eglise, qui revit et subsiste en elle. Faut-il encore que celui qui est Pierre respecte ce qu’il est… C’est un autre problème. Je vous crie : Prenez garde à l’antéchrist.

 

Antéchrist, celui qui nie ou qui déprécie le sacerdoce catholique car le Seigneur Jésus a déclaré « qui vous écoute, m’écoute. Qui vous reçoit, me reçoit ». Or le monde moderne n’a que haine et mépris pour ce sacerdoce. Sa grande joie c’est de le réduire au silence ou de le confiner au fin fond des sacristies, à moins que, comme en période révolutionnaire, il puisse le passer à l’échafaud ou l’envoyer ou fond des mers, des fleuves ou des océans, comme lors dela Révolutionfrançaise ou lors de la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905. Prenez garde à l’antéchrist.

 

Antéchrist, celui qui nie la supériorité des temps et des pays de chrétienté sur le temps et les pays infidèles ou idolâtres. C’est croire qu’Ils ne savent pas voir, qu’ils ne savent pas lire. Que d’oeuvres littéraires en pays de chrétienté. Que d’œuvre d’arts en milieu chrétien. Que de réalisations en tout genre. Les vertus théologales ont régné. Les vertus cardinales aussi. Le Décalogue fut appliqué. ET il est, de soi, principe de civilisation.  Et c’est juste. Car si Jésus-Christ nous a illuminés alors que nous étions assis dans les ténèbres et dans les ombres de la mort, Il a donné au monde le trésor de la vérité et de la grâce…Oui ! Le Christ a enrichi le monde, le monde social et politique, de biens, meilleurs que ceux qu’il possédait au sein du paganisme. S’il en est ainsi  c’est, qu’étant Dieu, il a su engendrer des œuvres divines. Il est Dieu. Ainsi donc qui nie ce progrès intellectuel, moral, social – pensez à la lettre à Philémon, de saint Paul lui renvoyant Onésime, son esclave converti à Rome – ce n’est pas la République qui a mis fin à l’esclavage…comme on l’entendait dire hier…Celui qui nie ce progrès apporté par le Christ et son Eglise dans l’ère chrétienne est antéchristique.

 

Toutes ces erreurs sur le Christ et son œuvre, sur son Eglise, sur  le sacerdoce, sur la civilisation chrétienne…constituent l’antichristianisme, antichristianisme qui ne fait que croître aujourd’hui.

Mais ne craignez pas

 

Demeurez  fermes dans la foi antique et invariable de la sainte Eglise. Soyez des hommes et non des pusillanimes qui se laissent aller à tous vents d’opinions séduits par les tromperies humaines et par les menées astucieuses de l’erreur qui cherchent à vous attraper

Courage ! Plus la religion est attaquée, plus l’Eglise est battue en brèche de toutes parts, plus les doctrines d’erreur et de perversion morale envahissent les discours, les livres, les théâtres, les cinémas, plus vous pourrez acquérir devant Dieu de grandeur, de mérite, de perfection si vous parvenez à éviter la contagion, si vous ne vous laissez pas ébranlés dans aucune de vos convictions et si vous restez pleinement fidèles au Seigneur Jésus et à son enseignement qu’il a confié à son Eglise. Ne vous laissez pas ébranlés par le nombre des assaillants, des adversaires de Jésus-Christ. Il est écrit que les méchants progresseront…mais il est écrit aussi que ce genre de succès ne durera jamais longtemps. Le roc de mes certitudes c’est toujours l’enseignement de l’Eglise connue dans sa Tradition.

 

 

 

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