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Rififi à Rolleboise 5

publié dans paroisse saint michel, regards sur le monde le 17 octobre 2018


Rififi à Rolleboise (5)

Je publie ici les dernières paroles que j’ai prononcées en l’Eglise Saint Michel de Rolleboise, le 20ème diamnche après la Pentecôte, en la fête du Très Saint Rosaire.

Nous avons eu enfin gain de cause : puisque  M l’abbé Tignières prend ma place. Il vient de présenter sa demande au Supérieur général pour devenir membre de l’Institut du Bon Pasteur et un accord écrit est formellement en préparation. C’est ce que je voulais absolument. Un vrai apostolat exige la stabilité

C’était le 20 ème dimanche après la Pentecôte, en la solennité du Très Saint Rosaire.

20ème Dimanche après la Pentecôte

2018

Dernier sermon à Saint-Michel de Rolleboise

Ce seront mes « ultima verba », mes dernières paroles à vous, adressées dans cette église Saint-Michel de Rolleboise. Que d’enseignements donnés depuis le premier dimanche de l’Avent 2008 jusqu’à ce dimanche 7 octobre en la fête de Notre-Dame du Rosaire 2018.

Au-delà des sermons, chaque dimanche et jours de fêtes, nous nous sommes réunis pour chanter la gloire de Dieu avec toute notre foi. De cette foi, de votre ardeur, je tiens à en témoigner, à vous en remercier et à en rendre grâce à Dieu. Oui ! Deo Gratias ! Elle est connue de toute la Tradition, comme le disait saint Paul des Thessaloniciens.

Nous lisons au bréviaire romain dans les lectures de ces jours, la vie des Maccabées, leur résistance héroïque, courageuse à « l’apostasie des nations ». Cela m’a fait penser à la lettre que Mgr Lefebvre remettait au Cardinal Gagnon à l’issue de sa visite canonique à Ecône, dans nos écoles et prieurés et dans les œuvres amis. Nous étions le 21 Novembre 1987, en la fête de la Présentation de la T. S. Vierge Marie. Mgr Lefebvre écrivait :

Éminence,

Vous avez pu voir et entendre les membres de la Fraternité, examiner leur formation, les rejoindre dans leur ministère, écouter les fidèles qui s’adressent à eux pour leur sanctification.

Vous avez également conversé avec des religieux, des religieuses qui trouvent dans la Fraternité ou leur origine ou leurs secours spirituels, ou les grâces des ordinations et des professions religieuses….Je ne puis douter que vous ayez retrouvé un climat de foi, de dévotion, de zèle pour la vérité et la Sainteté que vous avez connu autrefois et dont vous reconnaissez la valeur aux fruits extraordinaires que produit ce climat de la Tradition catholique.

Nous formons donc une grande famille, vivant dans cette ambiance et cette atmosphère catholique, attachée à l’Église Romaine, attachée à Pierre et à ses successeurs ».

Voilà notre idéal, toujours actuel. Je formule ainsi mes vœux pour vous et vos familles pour les jours et les années avenir ! Restez attachées à l’Eglise romaine.

Après cela, Mgr Lefebvre eut ses paroles, merveilleuses : « Comparez-nous à Israël au milieu des nations perverses, aux Macchabées ». C’est tout un programme.

Ainsi pour Mgr Lefebvre, nous sommes les Macchabées du Vingt et unième siècle. Nous devons les imiter.

Mais qui étaient donc ces Macchabées ? Quelle fut leur attitude au milieu de nations perverses ? Ils furent fidèles à Israël, « leur patrie », à ses lois, à l’Alliance, désirant rester fidèles coûte que coûte à la foi d’Abraham, à la Loi de Moïse, fidèles au culte de Jérusalem, au Temple de Jérusalem.

C’est cette fidélité que Mgr Lefebvre nous donne en exemple : Ce qu’ils furent à l’Ancienne Alliance, Mgr Lefebvre désire que nous le soyons à la Nouvelle Alliance. Non pas seulement fidèles à la Loi du Sinaï, les Commandements, mais aussi aux lois de la Nouvelle Alliance fondée sur le Sang du Christ, en son sacrifice du Golgotha, sur sa charité.

Voyez ! Leur situation était terrible et combien semblable à la nôtre. Mutatis mutandis. Et ils furent fidèles. Voilà ce que nous demande Mgr Lefebvre, vous dis-je : « Voilà la réalité, nous formons une armada décidée à tout prix à demeurer catholique face à la déchristianisation qui s’opère à l’extérieur et à l’intérieur de l’Église. Nous acceptons volontiers d’être reconnus par le Pape tels que nous sommes et d’avoir un siège dans la Ville Éternelle, d’apporter notre collaboration au renouveau de l’Église ; nous n’avons jamais voulu rompre avec le Successeur de Pierre, ni considérer que le Saint-Siège est vacant, malgré les épreuves que cela nous a values. Nous vous soumettons un projet de réintégration et de normalisation de nos rapports avec Rome. Considérant ce que désormais vous connaissez de nous et de nos œuvres, vous ne serez pas surpris de nos exigences, uniquement fondées sur le zèle pour le bien de l’Église et le salut des âmes pour la gloire de Dieu. C’est seulement dans cet esprit et en tenant compte de ces considérations qu’une solution peut être valable et stable. »

Si, dans ces conditions, une solution est impossible, alors nous poursuivrons notre chemin comme à présent, en attendant des circonstances plus favorables, pereseverantes in oratione et praedicatione verbi…. Daignez agréer, Éminence, mes respectueuses et fraternelles salutations en Notre-Seigneur et Notre-Dame.

Écône, le 21 novembre 1987.

Mais quelle était la situation d’Israël aux temps des Macchabées ?

Le roi Antiochus marcha contre Israël, nous dit l’Ecriture. Etant monté à Jérusalem avec une armée puissante, il entra avec une audace insolente dans le sanctuaire et en enleva l’autel d’or, le chandelier de la lumière avec tous ses ustensiles, la table des pains de proposition, les coupes, tasses et écuelles d’or, le rideau, les couronnes et les ornements d’or sur la façade du temple, et il détacha partout le placage ». En un mot, toutes choses saintes.

Mais cela ne correspond-il pas au travail que fit dans l’Eglise, le progressisme destructeur de la liturgie, de sa beauté, de sa grandeur. Plus d’autel, mais une table, plus de vases sacrés, plus d’or dans les ustensiles du culte, plus d’ornements cultuels, mais souvent une simple aube et étole… Nous, nous voulons prier sur le beau et le grand. Nous refusons par conséquent, et avons refusé, cette désacralisation liturgique, cette destruction du beau. Le cardinal Sarah, aujourd’hui, nous encourage et nous félicite… Mais il n’est pas aimé.

« Il y eut un grand deuil parmi les Israélites, dans tous les lieux où ils résidaient. Les chefs et les anciens poussèrent des gémissements »

Mais c’est ce que firent nos anciens devant cette désolation dans la maison de Dieu. Et ils gémirent devant cette destruction et refusèrent ces réformes. Je pense à M. l’abbé Dulac, à Dom Guillou, à l’abbé de Nantes, au Père Calmel, au Père Guérard des Lauriers, au Père Bertho… à M. Madiran, Melle Luce Quénec, à Melle Christina Campos en Italie. Soyons fidèles à leur mémoire.

« Le roi Antiochus publia un édit dans tout son royaume, pour que tous ne fissent plus qu’un seul peuple et que chacun abandonnât sa loi particulière ».

Et l’on voulut nous faire abandonner la loi de notre Dieu, la loi naturelle, la loi révélée, la loi de notre culte ancestral, la messe tridentine remontant à Saint Grégoire le Grand, aux âges apostoliques, et cela par des édits divers, des constitutions apostoliques, comme Missale Romanum…

« Toutes les nations se conformèrent à l’ordre du roi ».

Que fut l’ordre du Pape, sinon l’ordre d’abandonner les choses anciennes pour accepter la modernité. Ce fut la doctrine du Concile Vatican II clairement exprimée dans « Gaudium et Spes ».

« Beaucoup d’Israélites consentirent aussi à suivre son culte (du roi Antiochus) ; ils sacrifièrent aux idoles et profanèrent le sabbat ».

N’est-ce pas ce que nous voyons aujourd’hui. Beaucoup de catholiques suivent passivement les ordres de l’autorité et vont passivement à la nouvelle Messe ne voyant pas qu’ils risquent de devenir, sans le vouloir, protestants.

« Le roi envoya des lettres par des messagers à Jérusalem et aux autres villes de Juda, leur ordonnant de suivre les coutumes des étrangers au pays, ̶ c’est l’œcuménisme, nous obligeant de nous ouvrir aux coutumes des pays protestants, hindous, etc… Mais que fut Assise en 1986, sinon une réunion de tous les rites étrangers à notre religion… ̶ « de faire cesser dans le temple les holocaustes, les sacrifices et les libations… » au nom du paganisme et de la liberté religieuse.

Alors les vrais israélites se dressèrent et refusèrent cette évolution dangereuse. C’est ce que nous demande de faire Mgr Lefebvre : Nous sommes « absolument et radicalement allergiques à l’esprit conciliaire, de la liberté religieuse, de l’œcuménisme, de la collégialité, à l’esprit d’Assise, fruits du modernisme, du libéralisme tant de fois condamnés par le Saint-Siège », écrivait-il au Cardinal Gagnon.

« Les conséquences de cet esprit sont désastreuses et nous les fuyons comme la peste de nos esprits et de nos cœurs ; nous faisons tout pour nous en protéger et en protéger la jeunesse de nos foyers catholiques. Comparez-nous à Israël au milieu des nations perverses, aux Macchabées et encore à tous ces saints réformateurs du clergé : saint Charles Borromée, saint Vincent de Paul, saint Jean Eudes, Monsieur Olier ».

Paroles de Mgr Lefebvre. Soyons-lui fidèles, comme les Macchabées le furent à Mathathias, leur chef.

« Et quiconque n’obéirait pas aux ordres du roi Antiochus serait puni de mort. « Telles sont les lettres qu’il publia dans tout son royaume, et il établit des surveillants sur tout le peuple ; il commanda aussi aux villes de Juda d’offrir des sacrifices dans chaque ville. – C’est, vous dis-je l’œcuménisme ̶ « Beaucoup de Juifs, tous ceux qui abandonnaient la loi, se rallièrent aux Syriens ; ils pratiquèrent le mal dans le pays, et réduisirent les Israélites fidèles à se réfugier dans des cachettes, dans toutes sortes de retraites » nous dit encore l’Ecriture. Mais ce fut la situation des traditionalistes, obligés des années durant à se réfugier dans des granges, des garages, des lieux de fortunes misérables pour y célébrer le culte catholique, et nous, dans l’humble grange de Melle Boisseau que nous appelions pompeusement « l’église de N.-D. de la Grange » … « Le quinzième jour du mois de Casleu, l’an cent quarante-cinq, ils construisirent l’abomination de la désolation sur l’autel des holocaustes. Ils construisirent aussi

des autels dans les villes de Juda à l’entour. Ils brûlaient de l’encens aux portes des maisons et sur les places ».

C’est encore une claire allusion à l’œcuménisme, à l’esprit d’Assise que nous avons connu en 1986, à Assise en Italie. Et qui fut tellement condamné par Mgr Lefebvre, qui en fut scandalisé… Mais quelle autorité dans l’Eglise a réagi ? Aucune. Suivrons-nous cet exemple de mutisme ?

« S’ils trouvaient quelque part les livres de la loi, ils les brûlaient après les avoir déchirés. Celui chez qui un livre de l’Alliance était trouvé, et quiconque montrait de l’attachement à la loi, était mis à mort en vertu de l’édit du roi ».

Aujourd’hui, point de mort physique, mais une mort morale, la suspens de Mgr Lefebvre qui voulait s’attacher exclusivement au livre de l’Evangile pour connaître la vie éternelle, au catéchisme, qui voulait conférer le sacerdoce catholique à des jeunes fidèles. Point de mort physique, mais une mort morale à celui qui, pour continuer la Tradition, fut contraint de transmettre son épiscopat à quatre d’entre nous. Et qui connut lui et eux la peine absolue d’Excommunication qui est la mort de l’âme, qui est la mise hors de l’Eglise… Quelle violence !

« C’est avec cette violence qu’ils traitaient Israël, exécutant dans les villes, un jour de chaque mois, ceux qui étaient surpris en contravention.

« Cependant beaucoup d’Israélites résistèrent courageusement et prirent la ferme résolution de ne pas profaner la Sainte Alliance ; et ils moururent.

« Comparez-nous à Israël au milieu des nations perverses, aux Macchabées ».

Et c’est en ces jours, en cette situation que parut Mathathias, aujourd’hui Mgr Lefebvre, hier saint Athanase, puis saint Hilaire de Poitiers… Mathathias dit :  » Hélas ! Pourquoi suis-je né pour voir la ruine de mon peuple et la ruine de la ville sainte, et rester là, oisif, pendant qu’elle est livrée aux mains des ennemis, et que son sanctuaire est au pouvoir des étrangers ? Son temple est devenu comme la demeure d’un homme infâme ; les objets précieux qui faisaient sa gloire, on les a emportés comme un butin.

« On lui a enlevé toute sa parure ; de libre, elle est devenue esclave. Tout ce que nous avions de saint, de beau et de glorieux est ravagé, profané par les nations. Pourquoi donc vivrions-nous encore ?  »

« J’aurais préféré mourir que de me trouver en opposition avec Rome » me dit un jour Mgr Lefebvre alors que nous attendions Mgrs Onclin et Deschamps pour la première visite canonique, en novembre 1974.

« Les officiers du roi, chargés de contraindre à l’apostasie, vinrent à Modin (ville de Mathathias) pour organiser des sacrifices.

« Un grand nombre d’Israélites se joignirent à eux ; Mathathias et ses fils se réunirent aussi de leur côté.

« Les envoyés d’Antiochus, s’adressant à Mathathias, lui dirent :  » Tu es le premier dans cette ville, le plus grand par la considération et l’influence, et entouré de fils et de frères. Approche donc le premier et exécute le commandement du roi, comme ont fait toutes les nations, les hommes de Juda et ceux qui sont restés dans Jérusalem, et tu seras, toi et les tiens, parmi les amis du roi ; toi et tes fils, vous aurez des ornements d’or et d’argent et des présents nombreux.  »

Mathathias répondit et dit à haute voix :  » Quand toutes les nations qui font partie du royaume d’Antiochus lui obéiraient, chacune abandonnant le culte de ses pères, et se soumettraient volontiers à ses ordres, moi, mes fils et mes frères, nous suivrons l’alliance de nos pères. Que Dieu nous garde d’abandonner la loi et ses préceptes ! Nous n’obéirons pas aux ordres du roi pour nous écarter de notre culte, soit à droite soit à gauche.  »

Mais n’est-ce pas le discours que Mgr Lefebvre tint toute sa vie. Quelle beauté ! Quelle noblesse de cœur, de pensée. Fidélité au passé, à notre héritage, à nos ancêtres, à notre patrie. Nous avons une Tradition. Nous lui restons attachés. Quoi de plus évident. Ce passé est constitutif de notre être, de ce que nous sommes. Rien ne nous en ferra dévier, ni « à gauche ni à droite ». Alors arriva un drame : La venue du traitre !

« Dès qu’il eut achevé ce discours, un Juif s’avança aux yeux de tous pour sacrifier, selon l’ordre du roi, sur l’autel élevé à Modin »… Paul VI n’a-t-il pas célébré en 1965 sa Nouvelle Messe, face au peuple, en vernaculaire… hors du sanctuaire, à Rome en l’église « de tous les saints »…

« A cette vue, Mathathias fut indigné et ses reins s’émurent ; il laissa monter sa colère selon la loi et, se précipitant, il tua cet homme sur l’autel. Il tua en même temps l’officier du roi qui forçait à sacrifier, et renversa l’autel. C’est ainsi qu’il fut transporté de zèle pour la loi…». Et c’est ainsi que Mgr Lefebvre fit sa fameuse déclaration du 21 Novembre 1974, disant oui à l’église de toujours, l’église de Rome et refusant l’église conciliaire, moderniste et protestante, ainsi

que ses réformes, toutes ses réformes. Une vraie condamnation de l’église conciliaire. « Il renversa l’autel de la trahison». Restons lui fidèles.

« Alors Mathathias parcourut la ville en criant à haute voix :  » Quiconque a le zèle de la loi et maintient l’alliance, qu’il sorte de la ville et me suive !  » Et il s’enfuit, lui et ses fils, dans la montagne, abandonnant tout ce qu’ils possédaient dans la ville ».

C’est ce que fit Mgr Lefebvre. Abandonnant tous ses titres de gloire, de supérieur général des Spiritains…il parcourra villes de France et d’Europe et du monde entier, pour appeler à sa suite « la résistance des dociles », appelant à une croisade.

« Un grand nombre de Juifs qui cherchaient la justice et la loi, descendirent alors dans le désert, pour y demeurer, eux, leurs enfants et leurs femmes, ainsi que leurs bestiaux, parce que les maux qui les accablaient étaient à leur comble.

Alors s’en suivit l’extermination par les armées du roi, de cette foule de fidèles s’enfuyant dans le désert. Et ils périrent passivement n’osant se défendre le jour du Sabbat.

« C’est assez d’avoir résisté jusqu’ici. Sortez et exécutez l’ordre du roi, et vous vivrez !  »

Et le R.P. Dhanis vint un jour de Rome à Flavigny et voulut obliger Mgr Lefebvre à obéir au Pape, et à célébrer la Nouvelle Messe. « Célébrez cette messe et tout sera aplani entre « vous et Rome ». Mgr Lefebvre lui répondit « J’ai déjà dit ma messe »… et poursuivit son œuvre, de plus belle.

Alors « Mathathias et ses amis apprirent ce massacre, et ils en éprouvèrent une très grande douleur. Et ils se dirent entre eux :  » Si nous faisons tous comme ont fait nos frères, et que nous ne combattions pas contre les nations pour nos vies et pour nos institutions, ils nous auront bientôt exterminés de la terre.  » Ils prirent donc en ce jour-là cette résolution :  » Qui que ce soit qui vienne en guerre contre nous le jour du sabbat, combattons contre lui, et ne nous laissons pas tuer comme ont fait nos frères dans leurs retraites.  »

Et Mgr Lefebvre se mit à la tête des résistants, de ceux qui ne voulurent pas mourir sans combattre, fussent contre la hiérarchie, les évêques et le Pape. Restons fidèles à nos pères… C’est ainsi, du reste que nous restons fidèles au pape de toujours.

« Alors se joignit à eux une troupe d’Assidéens, formée d’hommes vaillants d’Israël, de tous ceux dont le cœur était attaché à la loi.

Tous ceux qui cherchaient à échapper aux maux présents vinrent aussi à eux et accrurent leurs forces. Ayant ainsi formé une armée, ils frappèrent d’abord les prévaricateurs dans leur colère et les impies dans leur indignation ; le reste chercha le salut dans la fuite auprès des nations.

« Mathathias parcourut le pays avec ses fils ; ils détruisirent les autels, …et poursuivirent ceux qu’enflait l’orgueil. » Comme saint Martin, renversant les autels du paganisme. « L’entreprise réussit sous leur conduite ; ils soutinrent la cause de la loi contre la puissance des païens et contre la puissance des rois, et ils ne courbèrent pas le front devant le pécheur ».

Mais c’est bien l’attitude de Mgr Lefebvre et de vous tous. A sa suite, nous n’avons pas voulu courber la tête contre celui qui nous aurait conduit au progressisme, à la Nouvelle Messe… Il était bien légitime de « résister »

« Lorsque les jours de Mathathias touchèrent à leur fin, il dit à ses fils :  » Maintenant règne l’orgueil et sévit le châtiment ; c’est un temps de ruine et d’ardente colère. Maintenant donc, ô mes fils, déployez votre zèle pour la loi et donnez vos vies pour l’alliance de nos pères. Souvenez-vous des œuvres que nos pères ont accomplies de leur temps, et vous recevrez une gloire et un nom immortel ». Gardez votre patrie…

N’est-ce pas ce que Mgr Lefebvre nous a dit à la Porte de Versailles en 1987 : Pour l’honneur de N.S.J.C., pour l’honneur de Notre-Dame, pour l’honneur du pape, des évêques, pour l’honneur du sacerdoce, pour l’honneur de l’Eglise, gardez la messe de toujours – souvenez-vous des œuvres de nos pères, « des œuvres que nos pères ont accomplies de leur temps – gardez la messe traditionnelle, latine grégorienne… Gardez le testament de N.S.J.C., « la Nouvelle et éternelle Alliance »…

Puis à la fin, Mathathias cite ses modèles : Abraham, Joseph, Daniel…

Soyez fidèles comme Abraham…

Soyez fidèles comme Joseph

Brulez de zèle pour la cause de Dieu ».

Et c’est avec ce zèle, cette foi, cette piété que Mgr Lefebvre put édifier ses nombreuses œuvres, ses prieurés, ses écoles, ses nombreuses maison, ses séminaires, cinq grands séminaires, cinq séminaires d’où sont sortie de nombreuses vocations sacerdotales, plus de 600 de son vivant. Et vous votre famille.

Gardez la piété… comme « Daniel, qui par son innocence, fut délivré de la gueule des lions. »

Et c’est aussi ce que Mgr Lefebvre nous a dit : vouloir être fidèles « à tous ces saints réformateurs du clergé : saint Charles Borromée, saint Vincent de Paul, saint Jean Eudes, Monsieur Olier…

Gardez l’espérance ! « Ne craignez point les menaces d’un homme pécheur, car sa gloire va à la corruption et aux vers. Il s’élève aujourd’hui, et demain on ne le trouvera plus, parce qu’il sera retourné dans sa poussière et que ses pensées se seront évanouies.

« Vous donc, mes fils, soyez forts et vaillants à défendre la loi, car par elle vous serez glorifiés.

La loi ! Mais c’est la loi de la messe tridentine : « Faites ceci en mémoire de moi »… et observez les commandements de la loi.

Et après qu’il les eut bénis, il fut réuni à ses pères. Il mourut; ses fils l’ensevelirent dans le tombeau de leurs pères à Modin, et Israël le pleura dans un grand deuil ».

De même, Mgr Lefebvre mourut. Ses fils l’ensevelirent dans le tombeau d’Ecône. Et le peuple fidèle le pleura et le pleure toujours. Fasse qu’il réunisse tous ses enfants en un seul troupeau. Restez lui fidè

 

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Entretien par Novopress le 17/07/2011

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