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Les conséquences inévitables des accords du Vatican et de Pékin

publié dans regards sur le monde le 10 février 2019


Les communistes chinois exigent de nouvelles soumissions des catholiques au régime

Le pape François en levant l’excommunication des évêques schismatiques – « l’église patriotique » asservie au pouvoir – prétendait que ce geste allait permettre de restaurer l’unité et la paix entre catholiques en Chine commu-niste. Il incitait ceux qui, sous la persécution, la calomnie, la prison et la mort, étaient restés fidèles à Rome, à se mettre sous la coupe des évêques soumis au régime ; il leur demandait ce « sacrifice. » Le vrai sacrifice n’étant pas celui-là dans la tradition chrétienne mais le martyre.

Si ceux du premier siècle s’étaient soumis à Néron, peut-être ne serions-nous pas là aujourd’hui pour évoquer leur mémoire… Nous avons déjà expliqué que la nomination des nouveaux évêques serait faite sur proposition du régime, le souverain pontife les avalisant. On n’imagine mal qu’après avoir cédé à ce point au pouvoir communiste, François lui résisterait maintenant.

Comme il fallait s’y attendre, les communistes, comme partout, comme toujours, s’emparent d’une concession, c’est-à-dire d’une faiblesse, pour en exiger de nouvelles, forts de la naïveté de ses opposants… qui ne s’opposent plus. C’est ce qui se passe actuellement en prenant prétexte de la célébration du 70è anniversaire de la fondation de la Répu-blique populaire de Chine.

A cette occasion se prépare une nouvelle offensive pour « siniser » tout ce qui ne l’est pas encore assez. « Siniser » – en réalité communiser – vise à faire se confondre communisme et patriotisme, ceux qui résistent à la sini-sation étant dénoncés comme de mauvais chinois. Pour siniser, il faut s’en prendre aux secteurs de la société considérés comme encore trop influencés par l’étranger.

En première ligne, les catholiques qui persistent à se réclamer de l’étranger, en l’occurrence du Vatican. C’est ce qui ressort d’une rencontre dont a rendu compte Wang Zucan, n°2 du Département du travail du Front uni, agence du Parti communiste, en s’adressant à la Conférence des évêques de l’Eglise catholique en Chine et à l’Association patrioti-que des catholiques de Chine, deux organes inféodés au pouvoir. Evoquant l’importance de « hisser le drapeau rouge aux cinq étoiles dans les cours des églises », il leur a demandé « de progresser sur la voie de l’indépendance, de l’auto-nomie et de l’auto-administration de l’Eglise, et du fonctionnement démocratique de l’Eglise ».

Il demande à ces évêques déjà complaisants de prendre l’exact contre-pied des propos de Benoît XVI déclarant en 2009 que « les principes d’indépendance et d’autonomie, d’autogestion et d’administration démocratique de l’Eglise » sont « inconciliables avec la doctrine catholique ». A cette réunion se trouvait Mgr Joseph Ma Yinglin, l’un des sept évê-ques ordonnés sans mandat pontifical, dont le pape a levé l’excommunication, mais qui préside toujours la Conférence épiscopale patriotique.

Il a obtempéré en s’engageant à « progresser de plus en plus sur la voie de la sinisation pour obtenir un résultat sa-tisfaisant pour le 70e anniversaire de la République populaire de Chine. » Sans commentaire…

P.R.

(Source: Bulletin d’André Noël)

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