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Les sept péchés capitaux de l’UE

publié dans regards sur le monde le 28 mars 2019


LES 7 PÉCHÉS CAPITAUX DE L’Union Européenne

L’Union Européenne est en crise. Petit à petit, elle perd le soutien de ses
supporters, même les plus fidèles. La chute semble s’approcher inexorablement.
Comment en est-on arrivé là ? Comment en est-on arrivé à parler du « diktat de
Bruxelles » ? Qu’est-ce qui a perverti l’idéal européen au point d’en dégouter
les peuples ?
Découvrez les 7 péchés capitaux qui pourraient entraîner l’UE vers la
désintégration.

Péché numéro 1 :
La Colère contre la démocratie

C’est pour de nombreuses personnes le principal péché de l’Union Européenne.
Cette dernière ne respecte pas sa propre constitution en ignorant ou contournant
les consultations populaires !
En 2005, le peuple français avait rejeté le projet de Constitution européenne.
Qu’à cela ne tienne ! Il sera simplement adopté, quasiment copié-collé, par le
traité de Lisbonne sur le fonctionnement de l’Union deux ans plus tard.
Lorsque les danois et les irlandais refusent le traité de Nice et de Lisbonne par
référendum, ils sont également forcés à revoter.
En 2016, c’est le référendum des néerlandais contre l’accord entre l’UE et
l’Ukraine qui est ignoré et passé sous le tapis.
L’Union Européenne ne respecte pas la voix des peuples car ces dissonances
internes lui sont insupportables. Les résistances nationales à certains projets
européens sont étouffées ou contournées dans le non-respect démocratique le
plus total.
Par conséquent, les gens ne se sentent plus impliqués et ne voient plus la
légitimité de l’Union. La participation des électeurs a chuté à 42,5% en 2014.
Un taux plus bas que les élections de toutes les nations européennes.
Ce système est tellement loin du citoyen et de son vote qu’il est perçu, à raison,
comme un gouvernement hors de contrôle démocratique dirigé par des élites
politiques et bureaucratiques. Le Brexit en avait fait son cheval de bataille :
l’UE n’aime pas donner la voix au peuple et le fait bien savoir. Dans un pays
historiquement largement eurosceptique, nous avons vu le résultat !

Péché numéro 2 :
Le Stupre des privilèges

Quand vous vous rendez à Bruxelles ou Strasbourg, vous comprenez très
rapidement que vous êtes catapulté dans un autre monde : celui des eurocrates.
C’est une sorte de cour du roi ; une véritable ruche politique avec ses ONG, ses
lobbys, ses parlementaires et fonctionnaires fourmillant dans ce club fermé afin
d’obtenir les faveurs du Prince. (En l’occurrence : L’ UE )
Les gens se connaissent et se communiquent les « trucs et astuces » de la
machine. L’objectif de chacun est d’optimiser sa satisfaction personnelle en
utilisant les failles du système ou d’obtenir quelques avantages.
Plusieurs entreprises privées ont même fait de la chasse aux subventions
européennes leur business model et vantent leurs mérites dans les rues de la
ville.
Le parlementaire européen est membre de la haute noblesse : malgré sa
faible présence (comme ces parlementaires, qui viennent passer leur carte de député dans le lecteur, pour pointer, puis ‘en vont, tel Cohn Bendit) ils possèdent de nombreux privilèges. La chaîne néerlandaise
GeenStijl TV avait notamment fait un reportage saisissant qui nous montrait les
avantages des députés européens ainsi que leur manière de récolter de l’argent
sans travailler

Car en plus de toucher un salaire de plus de 6 600 €, des frais d’indemnités
de 4.320 € et des transports remboursés, ils touchent encore une indemnité
journalière de 300 € même s’ils n’ont passé qu’une minute près de la machine
de timbrage.
Mais les fonctionnaires ne sont pas en reste ! Avec des indemnités d’expatriation,
d’installation et même de dépaysement (oui, ce sont des indemnités différentes)
l’arrivée à Bruxelles ne doit pas être trop difficile.
Les allocations familiales sont plus que généreuses : 373 € / mois par enfant
jusqu’à 26 ans, 198 € à sa naissance, une allocation scolaire de 253€/mois et 20
semaines de congé maternité.1
1. http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2013/02/12/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoirsur
le-salaire-des-eurocrates-sans-jamais-oser-le-demandé

N’oublions pas non plus que les fonctionnaires sont dispensés de la TVA lors de
la première année d’installation et que l’imposition est faite avantageusement
sur 90% du salaire brut (hors suppléments et allocations) !
Cette débauche de dépense publique était tellement extravagante que
l’Union Européenne a décidé de serrer la vis et des réformes de plusieurs
milliards sont prévues d’ici 2020 sur le fonctionnariat. Mais il y a fort à parier
que ces réformes seront repoussées aux calendes grecques !

Péché numéro 3 :
La Paresse du débat migratoire

Depuis 2014, ce sont plusieurs millions de migrants issus d’Afrique et du
Moyen-Orient qui sont entrés dans l’Union Européenne.2 En 2015, au plus fort
de la crise, s’attribuant un pouvoir sans précédent, la Commission européenne
impose alors une politique de relocalisation des migrants par quota.
C’est alors la division et le chaos !
Les pays du Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie) ainsi
que la Roumanie refusent ces quotas obligatoires. La Hongrie et la Slovaquie
vont même faire recours devant la Cour de justice de l’UE mais sont déboutés.
Mais même les pays qui se disaient en faveur des relocalisations n’appliquent pas
les quotas demandés et cherchent à la hâte à ralentir ou abaisser les exigences.
Hollande s’était engagé à accueillir 24’000 réfugiés dans les deux ans. Trois ans
plus tard, la France atteint à peine le nombre de 4’500 réfugiés. Le gouvernement
français a beau jeu d’accuser le nouveau gouvernement italien de manquer de
coeur lorsqu’il ne respecte pas 20% de ses engagements et laisse l’Italie avec ses
problèmes…
Pendant ce temps les migrants s’entassent et continuent d’affluer dans les pays
du sud que sont la Grèce, l’Italie et l’Espagne quand ils n’y sont pas amenés
expressément par les ONG, comme nous l’avons vu récemment avec le cas fort
médiatisé du bateau l’Aquarius.
2. https://www.franceculture.fr/geopolitique/accueil-des-migrants-en-europe-un-bilan-bien-en
deçà-des-objectifs

La grande majorité de ces migrants ne répondent pas aux critères du plan pour
les demandeurs d’asile1. Ils fuient bien plus souvent la misère économique que
la guerre ou les pressions politiques. Ils ne sont alors bien souvent pas acceptés
et rejoignent les campements en périphérie des grandes villes, ou sont rapatriés
à grand frais après de longues procédures. (Qui coûtent énormément d’argent, par les personnels des  tribunaux qui analysent ces dossiers)
L’Europe est déchirée entre une moitié de ses membres qui pense que la
solidarité doit s’imposer, que l’accueil de ces migrants et leur intégration
est une obligation morale et une autre moitié qui voit l’arrivée de nouvelles
personnes comme une invasion et l’imposition européenne des quotas
comme une atteinte à leurs libertés (voir cet article).
La situation s’envenime en l’absence de prises de décision. Chaque pays allant de
sa propre politique et accusant les autres de manquer de courage, d’intelligence
ou de coeur.

Péché numéro 4 :
L’Orgueil de la propagande

Pour s’assurer de l’acceptation de l’Union Européenne par les citoyens du
continent, la Commission européenne a décidé de mettre plus de moyens dans
la lutte contre les fake news et pour la divulgation de sa bonne parole.
Bandes dessinées, ouvrages pour les écoles ainsi qu’interventions sur les réseaux
sociaux pour expliquer les bienfaits de l’union politique et de ses décisions…
avec un manque d’autocritique et une certaine vanité (l’UE aurait permis la paix
en Europe, etc…). En oubliant la guerre du Kosovo, ou mieux nommée « La Guerre des balkans »
En 2017, par exemple, c’était un nouveau budget de trois millions qui était versé
par l’UE pour combattre l’euroscepticisme à l’intérieur de l’UE. Le Times en fit
sa couverture.3
Au coeur de ce système, se trouve la communication stratégique européenne
(StratCom Task Force) qui se charge de contrer l’information « ennemie »
et de promouvoir l’évangile européen.(Sauf que le seul véritable Évangile, est celui des Apôtres)
3. https://www.dw.com/en/eu-officials-warn-of-underestimating-russian-propaganda-in-balkans/
a-41371020

C’est aussi avec une démarche très impérialiste qu’ils ont investi certains pays
pour communiquer avec force avant même l’intégration européenne. Après la
Croatie et la Roumanie, c’est au tour de la Serbie d’être la cible de la propagande
de l’Union1… mais vous serez surpris de savoir qu’ils diffusent aussi leur message
jusqu’en Géorgie4.
Ils assurent qu’il s’agit là « d’informer la population » et de répondre aux fausses
nouvelles divulguées sur les réseaux sociaux, notamment par la Russie.
Si les fake news issues d’une volonté de propagande étrangère sont un sujet de
préoccupation, ce n’est pas en faisant de même et en se croyant le gardien de
LA Vérité qu’ils se montrent sans reproche.

Péché numéro 5 :

La Cupidité de l’Euro

Le projet de monnaie unique était séduisant mais n’était que le fruit d’une
volonté politique sans aucun lien avec une réflexion économique. La vanité de
l’entreprise est maintenant démontrée après plusieurs crises aggravées et la
mise sous tutelle désastreuse de la Grèce.
A ses débuts, la zone euro imposa un taux de change fixe entre les monnaies
des pays qui y participaient malgré les différences de productivité de travail,
les structures fiscales et réglementaires de ces pays. Nombreux furent les
économistes à s’opposer à ce funeste projet.
Les taux des obligations de certains pays explosèrent à la hausse et la BCE fit ce
qu’elle avait promis de ne pas faire : racheter les obligations de ces états. Par
conséquent, l’Euro est sous-évalué pour l’Allemagne ou surévalué pour
d’autres pays comme la Grèce.
L’idée initiale était que l’Euro contraindrait les membres à approfondir leur
union politique afin d’absorber les déséquilibres économiques et de mettre en
place un fédéralisme budgétaire, mutualiser les dettes publiques et appliquer
une fiscalité globale.

Les initiateurs ont cependant négligé la volonté d’indépendance des différents
peuples d’Europe et surévalué le rôle de la monnaie. Ils ont mis la charrue avant
les bœufs.
La crise grecque est un exemple typique : les Allemands n’ont pas véritablement
apprécié de venir au secours d’un pays criblé de dettes et la Grèce d’être soumise
à une entité étrangère (la Troïka) pour les sortir de leur situation. Le résultat est
un échec à tous les niveaux.
L’Euro est pétri de contradictions :
On voulait créer de la discipline budgétaire parmi les membres… mais avec les
taux d’intérêt rabaissés, les pays mal gérés ont augmenté massivement leur
endettement.
On souhaitait la convergence économique et booster l’économie … mais on a
augmenté les déséquilibres et les divergences tout en tuant la croissance dans
la plupart des pays membres.
Aujourd’hui le constat est amer : la plupart des économistes, de tous bords,
s’accordent sur le fait que sans la volonté d’une politique commune européenne
(fiscale, budgétaire, etc…) l’Euro sera un problème permanent qu’il vaudrait
mieux abandonner.

Péché numéro 6 :
La Gourmandise législative

L’histoire de la courbure de la banane est devenue une vraie représentation
de la sur-règlementation de la part de l’Union européenne. Non seulement la
réglementation européenne 2257/94 existe réellement (!) mais l’UE ajoute des
milliers de pages de nouvelles règles chaque année.
Les bureaucrates à Bruxelles taxent, limitent l’accès ou réglementent
considérablement les biens de consommation ou les services, sans égard
pour les consommateurs ou les effets pervers de leurs mesures sur les petits
producteurs.
Cette inflation législative se base sur une conviction politique très visible : la
croyance que le consommateur n’est pas apte à prendre ses propres décisions,
ce qui nécessite une intervention supranationale de grande envergure.
Phosphate dans le kebab, huile de palme, frais des cartes bancaires ou sacs en
plastique : les institutions de l’Union identifient des acteurs qui leur semblent
nuisibles aux européens et pondent d’innombrables directives pour les
« corriger ». Autre exemple : le Conseil européen souhaite maintenant intervenir
sur les publicités, qu’il souhaite limiter, pour ne pas inciter à la consommation
de produits trop sucrés.(Il serait grand temps, lorsque l’on voit tous ces obèses dans nos rues)
L’UE veut un contrôle sur tout et ne considère plus les nations et les
individus comme des sujets capables de raison et de libre-choix.
La jungle législative de l’UE, aide sensiblement les cartels et les grosses
entreprises et produit des conséquences dramatiques pour les petits producteurs
tel que ces pêcheurs irlandais, ces pâtissiers danois sans parler de l’étiquetage
ridicule en latin exigé auprès de nos pêcheurs.( Alors que le latin a disparu des missels, pour ne parler que de ce fait)
Au lieu de s’entendre sur quelques principes de base, la bureaucratie européenne
impose des standards de plus en plus nombreux, dicte la production agricole
dans des détails dépassant l’entendement et maintient l’agriculture européenne
dans la dépendance par de généreuses subventions.

Péché numéro 7 :
L’Envie d’identité

Finalement, les péchés de l’Union Européenne se résument par un mal global et
plus profond : l’envie de devenir un État-nation.
Il est évident que l’Union cherche à imiter le pire de ce qu’ont produit les
gouvernements pour en devenir un à son tour.
Il ne leur suffisait pas de créer un drapeau, un hymne et une monnaie unique :
il leur fallait aussi créer un ennemi commun (la Russie souvent, la Chine et les
US parfois), une législation monolithique, une même direction politique, une
politique extérieure, des règles migratoires.
Et le projet ne s’arrête pas là. Ils cherchent encore à créer une armée et une
fiscalité uniques.
L’idée générale est simple : supprimons les états-nations pour faire un
grand Etat fédéral artificiel, qui copie à l’identique les caractéristiques et
les travers des États. (Pour devenir le 53 ème Etat Américain ? Et ainsi jean Monnet et Roosevelt, « contre Charles de Gaulle, qui avait tout compris avant tout le monde » auront réussi à gommer notre pauvre France)
Le résultat est un chaos formidable, un désastre économique et des tensions de
plus en plus grandes en Europe entre ses différents peuples.
L’UE aurait pu être un modèle différent. Elle aurait pu s’affranchir de ses carcans
idéologiques et de cette vision oligarchique et centralisé du pouvoir. Mais
aujourd’hui, tel n’est hélas pas le résultat qu’elle offre aux peuples.
Nous avons une richesse en Europe : les leçons de notre histoire et la
diversité de nos peuples.
Autrefois nous n’avions pas peur d’avoir différentes monnaies en circulation.
A la Renaissance les florins d’Italie ou des Pays-Bas étaient échangés dans
toute l’Europe de Cracovie à Madrid. La concurrence des monnaies avait permis
de mettre en lumière les institutions les plus fiables quel que soit le pays où la
pièce avait été frappée.
Nous avons également connu des zones sans tarifs douaniers entre des nations
différentes : en mer baltique avec la ligue hanséatique ou en Europe centrale
avec la Zollverein. Ces accords avaient été de flamboyantes réussites !
Nul besoin d’une armée de bureaucrates pour abaisser les tarifs et reconnaitre
le travail des autres.
Si l’on veut créer un Etat européen, il est nécessaire de prendre en compte nos
différences. A l’image de la Suisse, il nous faudrait construire des institutions
décentralisées, un état central équilibré qui donne un poids important aux
différents groupes culturels, avec des tâches limitées et une discipline budgétaire
conséquente.( Là encore Ch. de Gaulle avait raison en voulant une Europe des Six, sans les Anglais)
L’UE a péché par Orgueil de pouvoir, par Gourmandise du contrôle légal, par
Cupidité du contrôle de l’argent, a laissé le Stupre des privilèges prospérer,
s’est refusée par Paresse (et incompétences des fonctionnaires,comme de leurs patrons)  de prendre des décisions sur les sujets qui fâchent et a réagi avec haine et Colère contre les décisions démocratiques.
Son envie de devenir un état-nation lui vaudra sa perte.
Le sentiment qui domine, c’est qu’à se prétendre instance supranationale,
les représentants de l’UE ont fini par oublier qu’ils étaient là pour rassembler
les volontés des peuples et non leur imposer leurs vues, celles d’une caste
technocratique de plus en plus déconnectées de leurs réalités.
1789 et la nuit du 4 août avec la suppression des privilèges n’est pas loin.

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Entretien par Novopress le 17/07/2011

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