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vers l’euthanasie pour raisons économiques et écologiques

publié dans regards sur le monde le 30 décembre 2019


Vers l’euthanasie pour raisons économiques et écologiques

Il en est de l’euthanasie comme de l’avortement et, plus généralement, des questions appelées désormais « sociétales » qui, en ré-alité, sont autant de violations du droit naturel, c’est-à-dire de l’intégrité et du respect de la personne, à l’image de Dieu.

Pour amadouer les opposants, on entoure la loi nouvelle d’un luxe de précautions qui sont prétendument destinées à rendre son application exceptionnelle. Mais une fois que le principe moral est abandonné, les prétendus « verrous » sautent les uns après les autres.

L’exemple le plus significatif est la loi Veil entourée de précautions dissuasives : il ne subsiste plus qu’un seul « verrou » qui, d’ail-leurs, ne concerne pas directement les femmes souhaitant avorter mais les praticiens qui peuvent faire jouer la clause de conscience. Elle est l’objet d’attaques systématiques ; le gouvernement finira par céder, tôt ou tard. Après l’euthanasie classique (qui contribue également à combler le trou de la sécu et à avancer l’âge des successions), si j’ose dire, c’est-à-dire mettre fin à une maladie entraînant de lourdes souffrances, théoriquement à la demande du patient, nous sommes passés au « suicide assisté », concernant, en Belgique, les enfants, les malades mentaux et ceux qui estiment leurs douleurs psychiques insurmontables.

Mais ne voilà-t-il pas qu’au Canada, on songe à une euthanasie « économique » et « écologique » lorsqu’une personne esti-me qu’elle est financièrement un poids financier trop lourd pour la société et pour les siens.

C’est un ancien politicien, élu de la ville de Montréal, maire d’arrondissement, Luc Ferrandez, qui a lancé le débat en ces termes : « Pourrions-nous, pour des raisons environnementales, sociales et économiques, décider que nous voulons recevoir l’aide à mourir pour ne pas constituer un fardeau pour notre famille et la société en général ?»

Et de se demander : « Est-ce immoral de poser cette question ?»

Bien sûr que oui ! Il est significatif d’une perte du sens moral le plus élémentaire que l’on puisse seulement poser une telle question !

Dans un premier temps, le plus important pour lui est d’amorcer un débat qui, pourtant, ne devrait pas avoir lieu mais, étant ouvert, le « oui » et le « non » apparaissent comme des options aussi légitimes qu’équivalentes moralement.

De fait, M. Fer-randez affirme qu’il souhaite uniquement « approfondir la discussion sur l’aide à mourir» présentant ainsi cette « option » dans la continuité de la loi canadienne actuelle qui, hélas, prévoit cette « aide à mourir ». Il constate en effet que «pour l’ins-tant, la loi ne considère pas cette possibilité. »

Les opposants ont réagi, notamment ceux qui militent pour le respect de la vie qui ont bien vu que ce prétendu « droit », c’est la société qui se l’attribuera : « Pressions familiales, décisions politiques du genre. Si vous avez dépassé ce que le gouvernement peut dépenser pour vous, vous êtes invité à mourir. Ça me donne froid dans le dos. »

On se dira que la France est épargnée par ce qui se passe en ce moment en Belgique et peut-être demain au Canada.

On a tort de se rassurer ainsi à bon compte. Si nous n’en sommes pas encore là, le processus est en marche. Chez notre voisin d’outre-Quiévrain, comme outre-Atlantique, cette morbide dérive ne s’est pas faite en un jour mais sur plusieurs décennies par des glissements successifs, suivant la tactique dite du « voleur chinois » lequel, petit à petit, dé-place de quelques centimètres l’objet convoité, ce dont ne s’aperçoit pas le propriétaire qui, un jour, constate sa disparition.

Chez nous, les partisans de l’euthanasie disent que, par rapport à certains pays du même niveau que le nôtre, nous som-mes « en retard » sur ce plan-là car pour eux il s’agit d’un progrès. Ils entendent bien le rattraper.

Ici, comme là-bas, ce sont les mêmes partisans de la culture de mort qui sont à la manœuvre, c’est-à-dire les frères trois points.

Léonetti et Clayes auteurs de la loi qui porte leurs noms sont “maçons” même s’ils n’appartiennent pas à la même obédience. Leur loi a été portée par toute la maçonnerie. Le 8 octobre 2014, à l’Assemblée Nationale, les députés Alain Clayes et Jean Leonetti ont reçu de façon officielle et sur demande du premier ministre d’alors Manuel Valls, lui-même franc-maçon, Daniel Keller, Grand Maître du Grand Orient de France, Dominique Mantion représentant de la Grande Loge de France et Ca-therine Jeannin-Naltet, présidente de la Grande Loge Féminine de France. Le gratin de la maçonnerie française, en quelque sorte pour traiter « d’accompagnement des personnes en fin de vie »,litote qui veut bel et bien dire euthanasie.

On nous présente cette loi comme un compromis entre l’euthanasie et l’acharnement thérapeutique, en réalité elle est suffisamment équivoque pour permettre des lectures et donc des applications différentes. Cette loi traite des personnes « en fin de vie » qui peuvent faire l’objet d’une « sédation profonde », comprenez les laisser mourir de faim et de soif.

Or Vincent Lambert n’était pas en fin de vie, il ne faisait l’objet d’aucune assistance technique artificielle et pourtant Jean Léonetti, suivi en cela par certains juges, a déclaré que la loi qui porte son nom s’appliquait dans ce cas-là.

Dans la foulée 156 parlementaires ont demandé une modification de la loi afin qu’officiellement, elle traite de malades au stade où se trouvait Vincent Lambert.

Ajoutez à cela que la Caisse d’allocations familiales, pour inciter les citoyens à établir une directive anticipée, a fait appel à une déléguée de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité, principal « lobby » en faveur de l’euthanasie.

On voit que le tragique processus continue et s’aggrave. En outre Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron ont tous annoncé la création d’un risque dépendance dans le cadre de la Sécurité sociale et aucun ne l’a mis en œuvre. Macron n’en parle plus, il n’a plus d’argent pour cela ! Tôt ou tard, comme au Canada, on trouvera des partisans de l’euthanasie des « vieux » pour raisons économiques. Avec la dérive actuelle de la mo-rale, les futurs héritiers diront du malade : “S’il avait encore toute sa tête, il refuserait de continuer à vivre dans cet état-là et il est en train de dilapider tout notre héritage.

(Source: Le Bulletin d’André Noël).

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