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L’Eucharistie et la vie chrétienne

publié dans paroisse saint michel le 3 mai 2020


Benoît XVI en 2005 : « Sans le dimanche, nous ne pouvons pas vivre »

HOLY COMMUNION

Cette déclaration du pape Benoit XVI prononcée lors de l’angélus du 12 juin 2005 frappe particulièrement aujourd’hui, alors que les chrétiens attendent non sans tristesse et parfois avec colère la possibilité de pouvoir retourner enfin à la messe dominicale. Car il s’agit pour eux d’une expérience unique qui donne sens à la vie et qui communique la paix du cœur…

De la fenêtre de son bureau, lors de l’angélus du 12 juin 2005, Benoît XVI insistait avec puissance : « Se réunir avec nos frères, écouter la Parole de Dieu, et se nourrir du Christ, immolé pour nous, est une expérience qui donne sens à la vie, qui communique la paix du cœur ».  Il ajoutait : « Sans le dimanche, nous, chrétiens, nous ne pouvons pas vivre ». En choisissant cette phrase qui résonne si particulièrement aujourd’hui, il reprenait les paroles prononcées en l’an 304 par les 49 martyrs d’Abitène (dans l’actuelle Tunisie). L’empereur romain d’alors avait interdit le culte chrétien : ces 49 croyants qui avaient continué de pratiquer en secret avaient été surpris au moment de la célébration de l’Eucharistie. Arrêtés et torturés, ils n’avaient pas cédé à leurs bourreaux et l’un d’entre eux avait proclamé :

« Sans la messe célébrée le jour du Seigneur nous ne pouvons pas vivre. Nous ne pouvons pas affronter les difficultés quotidiennes et résister aux tentations, sans l’Eucharistie ».

On comprend alors pourquoi l’Église et les saints insistent tellement sur la valeur de la messe. C’est ainsi que saint Thomas d’Aquin, cité par Benoît XVI, le justifiait  : « La célébration de la messe est aussi puissante que la mort de Jésus sur la Croix » (In Ioannem, c.6, lect. 6, n. 963). Ce grand théologien, dominicain et docteur de l’Église, s’est particulièrement intéressé au mystère eucharistique pour lequel il avait une grande dévotion. On raconte d’ailleurs qu’il passait de longues heures en prière devant le tabernacle. Il lui arrivait souvent d’en ouvrir la porte et d’y appuyer sa tête, pour se laisser envahir complètement par la présence réelle. C’est là qu’il demandait à Dieu des réponses aux questions qu’il se posait. Il fondait parfois en larmes en suppliant Dieu de l’éclairer.

Sans l’Eucharistie, nous ne pouvons pas vivre

Pour saint Thomas d’Aquin, on ne peut pas vivre sans Eucharistie. S’arrêter devant le Saint-sacrement, vivre la communion, se nourrir du corps et du sang du Seigneur, c’est « recevoir continuellement la grâce divine ». Un besoin vital. Dans l’un de ses commentaires de l’Écriture, saint Thomas définit ainsi l’excellence du sacrement de l’Eucharistie :

« L’Eucharistie étant le sacrement de la Passion de notre Seigneur, elle contient Jésus Christ qui souffrit pour nous. Et donc, tout ce qui est l’effet de la Passion de notre Seigneur, est également l’effet de ce sacrement, n’étant autre que l’application en nous de la Passion du Seigneur » (In Ioannem, c.6, lect. 6, n. 963).

Voilà pourquoi saint Thomas, comme d’autres saints, a célébré la messe en versant des larmes de compassion, de joie et de gratitude pour le Christ qui s’offre en sacrifice pour nous. L’hostie, c’est Jésus en personne, présent sur l’autel. C’est le même qui est né à Bethléem, qui a vécu à Nazareth, qui a sillonné les routes de Galilée, de Judée et de Samarie, le même qui est mort à Jérusalem et qui est ressuscité d’entre les morts.

Si tous les sacrements sont des canaux par lesquels la grâce divine nous arrive, celui de l’Eucharistie se distingue cependant des autres sacrements dans la mesure où il contient réellement l’Auteur de la grâce.

Celui qui s’offre à tous sous les apparences du pain et du vin. Pendant la messe, après la consécration, il n’y a plus de pain, il n’y a plus de vin, mais Jésus, avec toute son humanité et toute sa divinité qui demeure vivant au Saint-Sacrement de l’autel. Si tous les sacrements sont des canaux par lesquels la grâce divine nous arrive, celui de l’Eucharistie se distingue cependant des autres sacrements dans la mesure où il contient réellement l’Auteur de la grâce.

Le pain répare les forces du corps, l’Eucharistie celles de l’âme. Enfin, le pain réjouit notre corps alors que l’Eucharistie réjouit l’âme.

Et il produit les mêmes effets spirituels en nous que ce que le pain et le vin provoquent physiquement dans notre corps. Le pain soutient le corps, l’Eucharistie soutient l’âme. Le pain répare les forces du corps, l’Eucharistie celles de l’âme. Enfin, le pain réjouit notre corps alors que l’Eucharistie réjouit l’âme. En ce sens, la messe est le sacrement par excellence de la croissance spirituelle. Elle nous envoie en mission, elle nous programme à être au service des autres.

« L’Église pourrait-elle réaliser sa propre vocation sans cultiver une relation constante avec l’Eucharistie, sans se nourrir de cet aliment qui sanctifie, sans s’appuyer sur ce soutien indispensable à son action missionnaire ? Pour évangéliser le monde, il faut des apôtres ” experts ” en célébration, en adoration et en contemplation de l’Eucharistie. »

C’est ce que Jean Paul II affirmait lors de la Journée mondiale de la mission en 2004. Le même qui, un autre jour, confiait :

« En presque 50 ans de sacerdoce, la célébration de l’Eucharistie continue à être pour moi le moment le plus important et le plus sacré. La conscience de célébrer à l’autel in persona Christi prédomine en moi. La sainte messe est de façon absolue, le centre de ma vie et de chacune de mes journées, elle se trouve au centre de la théologie du sacerdoce » (Cité par l’Osservatore Romano du 14.11.1985)

Non. Sans le dimanche, les chrétiens ne peuvent pas vivre.

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