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Maurras, Maurras, Maurras et toujours Maurras

publié dans nouvelles de chrétienté le 13 février 2010


Jean Madiran, dans présent du jeudi 11 février2010, publie un article fort intéressant et particulièrement juste.

 

Je suis persuadé qu’il est très  juste concernant l’un des trois prélats qui ont rencontré Benoît XVI le 18 janvier 2010, le lendemain de sa visite à la Synagogue de Rome, Mgr Hippolyte Simon. Il n’aime pas plus la pensée « réaliste » de Maurras qu’il n’aime la messe « tridentine »… Il l’aime si peu qu’il voulait que je ne la dise qu’en privé. Mais nous étions avant le 7 juillet 2007… Il ne pourrait plus l’écrire sur mon celebret aujourd’hui. ce  » privatim » qui m’a tellement offusqué. Il voulait que j’enlève de mon site les deux articles que j’avais écrits sur ce sujet. Il voudrait bien que j’enlève aussi les articles de Maurras que j’ai mis sur mon site: deux très beaux chapitres de son livre « Mes idées politiques ». Je lui ai dit, à l’époque, que je  laisserai mes articles sur son « privatim ». Ce qui est écrit est écrit! Comme je laisserai les articles de Maurras s’il me demandait de les enlever. J’applaudis à la conclusion de l’article de Jean Madiran : «  Quoi qu’il en soit de la vitalité et de l’influence du « courant maurrassien », variables selon les saisons, la connivence intellectuelle entre saint Pie X et Maurras est évidente, bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés, elle fut un cas particulier de l’homogénéité mentale entre le thomisme et le maurrassisme, entre la philosophie contre-révolutionnaire et la loi naturelle. Le clergé qui veut condamner Maurras est celui qui réhabilita Luther et qui accompagne Marx. Mais l’Eglise est naturellement et surnaturellement contre-révolutionnaire. Quand son clergé l’oublie, il perd une  conscience claire de son identité ».

 

 Cet article de Frédéric Mounier qui nous a déjà fort instruits (Présent du 5 et du 6 février) nous apprend encore autre chose.

Dès le 20 janvier, à propos de la réception par le Pape de trois prélats français, l’article en question nous avait avertis : ces troislà se sont efforcés de faire valoir à Rome que, « selon les évêques », les groupes de fidèles qui réclament la messe traditionnelle « s’enracinent dans un terreau idéologique et politique proche du maurrassisme » ; mais les trois Français ont dû constater que « Maurras est peu connu au Vatican ».

Traduction : ils ont parlé de la nuisance maurrassienne contre laquelle, selon eux, il faut élever une condamnation solennelle ; mais on leur a répondu qu’on voyait mal en quoi une telle condamnation pourrait paraître
urgente.

 L’hostilité du noyau dirigeant de l’épiscopat français à l’égard du « courant maurrassien » est allée jusqu’à l’exacerbation manifestée par le cardinal Lustiger et ses vociférations contre « le néo-paganisme anti-chrétien de l’Action française ». L’abbé Vingt-Trois, on le sait, fut le disciple
du cardinal Lustiger et il est l’hériter de son extrémisme, qui a prolongé les incroyables calomnies lancées contre Maurras, en 1926, par le cardinal Andrieu et approuvées par Pie XI. L’un et l’autre avaient silencieusement
abandonné ces outrances dès 1927, ils ne les avaient cependant pas rétractées ni réparées, comme si leurs hautes fonctions surnaturelles
les dispensaient des obligations les plus certaines de la loi naturelle. Bien que Pie XII ait entièrement levé en 1939 l’injuste condamnation de l’Action
française, le parti démocratechrétien n’a jamais cessé de rabâcher contre la pensée de Charles Maurras les mêmes diffamations.

 Le climat intellectuel du journal La Croix est de redouter en permanence la pensée contre-révolutionnaire de Maurras et de la soupçonner un peu partout. Par exemple à propos du rapprochement entre le Saint-Siège et l’Eglise orthodoxe de Moscou : Isabelle de Gaulmyn explique que le rapprochement n’est guère « théologique », mais qu’il est « en train de se jouer autour de l’éthique et de la conception du monde » (ce qui est exact, mais qui s’appelle un rapprochement sur la loi naturelle, selon l’orientation stricte donnée par Benoît XVI à l’œcuménisme).

Bon, mais là-dessus Isabelle de Gaulmyn se met à « trouver dommage » qu’un tel rapprochement « se réduise à une nouvelle sainte-alliance contre la modernité ». Elle écrit « saintealliance » entre guillemets dans le
texte et sans guillemets dans le titre. Une nouvelle saintealliance ! L’expression est inadéquate en ce que la Sainte-Alliance du XIXe siècle fut entre des pouvoirs temporels chrétiens et non pas entre des confessions religieuses.

Mais il est bien vrai qu’aujourd’hui comme hier et comme demain, l’affrontement réel a été, est et sera entre la modernité et la loi naturelle.

 Quoi qu’il en soit de la vitalité et de l’influence du « courant maurrassien », variables selon les saisons, la connivence intellectuelle entre saint Pie X et Maurras est évidente, bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés, elle fut un cas particulier de l’homogénéité mentale entre le thomisme et le maurrassisme, entre la philosophie contre-révolutionnaire et la loi naturelle. Le clergé qui veut condamner Maurras est celui qui réhabilita Luther et qui accompagne Marx. Mais l’Eglise est naturellement et surnaturellement contre-révolutionnaire. Quand son clergé l’oublie, il perd une  conscience claire de son identité.
JEAN MADIRAN

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