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Le Christ Sauveur

Le Christ Sauveur

publié dans paroisse saint michel le 20 février 2010


Prédication pour le premier dimanche de Carême

Le Christ Sauveur

« Au temps favorable je t’ai exaucé, et au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable ; voici maintenant le jour du salut »

« Voici maintenant le jour du salut ».

C’est une acclamation !

 

C’est cette acclamation qui est utilisée par l’Eglise pour ouvrir solennellement le temps du Carême.

 

Cela a un sens. L’Eglise veut préciser quelle doit être notre préoccupation en ce temps liturgique. Notre préoccupation spirituelle, c’est le salut.

 

Mais quel est ce salut, MBCF ?
En quoi consiste-t-il ?
Quel est-il ? Quel son objet ?
Qui est-il ? Quel est celui qui l’apporte et l’accomplit ?
Que faut-il faire pour l’obtenir ?

 

A toutes ces questions, MBCF, une seule réponse : C’est Jésus-Christ.

                                                                         

Le jour du salut, c’est la nativité de NSJC. C’est le 25 décembre.
Le salut, c’est le Christ.

 

C’est l’annonce des saints Anges aux bergers de la crèche : « Il vous est né aujourd’hui dans la ville de David un Sauveur qui est le Christ Seigneur » (Lc 2 11-12)

 

C’est ce que chante Notre Dame en son si beau « Magnificat » : « Mon âme glorifie le Seigneur. Et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur ».

 

C’est ce que chante également Zacharie, le père de Saint Jean Baptiste le jour de la circoncision de l’enfant : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, parce qu’il a visité et racheté son peuple, et qu’il a suscité une Force pour nous sauver dans la maison de David, son Serviteur…Quant à toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très Haut et tu marcheras devant la face du Seigneur…Pour apprendre à son peuple à reconnaître le salut ».

 

C’est le chant du prophète Siméon recevant en ses bras l’enfant Jésus, l’enfant de la Vierge Mère : « maintenant, Seigneur, vous pouvez laisser partir votre serviteur en paix selon votre parole : puisque mes yeux ont vu votre salut que vous avez préparé à la face de tous les peuples : Lumière qui doit dissiper les ténèbres des nations et Gloire d’Israël, votre peuple ».

 

Le salut, c’est le Christ.

 

C’est la belle affirmation de saint Pierre devant le Sanhédrin après la guérison du boiteux : « C’est par le nom de Notre Seigneur Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente devant vous pleinement guéri. Ce Jésus est la pierre rejetée par vous de l’édifice et qui est devenue la pierre angulaire. Et le salut n’est en aucun autre ; car il n’y a pas sous le ciel un autre nom qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devons être sauvés » (Act 4 10-12)

 

Mais quel est donc l’objet de ce salut annoncé et apporté en Jésus-Christ ? C’est la rémission de nos péchés. Oh douce consolation pour nos âmes. Il suffit de croire en Lui.

 

C’est ce que confirmait toujours saint Pierre dans sa première prédication après la Pentecôte : Ayant touché le cœur de son auditoire, les juifs demandèrent à l’Apôtre, Pierre, que faire ? Pierre leur dit : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour obtenir le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera » (Act 2 37)

 

L’objet de ce salut, c’est la rémission de nos péchés. Très bien ! Mais plus que cela ! C’est le don du ciel, c’est le don de l’éternelle gloire. C’est « l’héritage conservé dans le ciel pour (nous), que la puissance de Dieu garde par la foi pour le salut, qui est prêt à apparaître dans le dernier temps ». Cet héritage est « un héritage incorruptible, qui ne saurait ni se souiller ni se flétrir » (1Pet 1 3 et ss).

 

Ce salut vécu, contemplé, goûté est donc une source de joie pour l’âme. C’est ce que dit saint Pierre : « Dans cette pensée (du ciel, de cet héritage céleste) vous tressaillez de joie ». Il le répète : Ce salut est l’œuvre de Jésus-Christ, « ce Sauveur » que vous aimez sans l’avoir vu et en qui maintenant croyant en lui sans le voir encore, vous tressaillez d’une joie ineffable et glorieuse, parce que vous allez remporter le prix de votre foi, le salut de vos âmes »

 

Et ce salut a une longue histoire : en ce sens qu’il fut annoncé, espéré par de grands personnages de l’Ancien Testament, les prophètes. C’est ce que dit encore saint Pierre : «Ce salut a été l’objet des recherches et des méditations des prophètes, qui ont parlé de la grâce qui vous était destinée ; ils cherchaient à découvrir quel temps et quelles circonstances indiquait l’esprit du Christ qui était en eux et qui annonçait d’avance les souffrances réservées au Christ et la gloire qui devait les suivre ». Le salut c’est le Christ souffrant les affres de la Passion. « Il leur fut révélé que c’était, non pour eux-mêmes mais pour vous qu’ils dispensaient ces choses, que vous ont aujourd’hui annoncées ceux qui, par le Saint Esprit envoyé du ciel, vous ont prêché l’Evangile : mystère profond où les anges désirent plonger leurs regards ». (1 Pet 1 10-12)

 

Ecoutez bien. Redoublez d’attention !
Ecoutez cette phrase de saint Pierre que je viens de vous lire : « Ce salut …que vous ont aujourd’hui annoncé ceux qui, par le Saint Esprit envoyé du ciel, ont prêché l’Evangile : mystère profond où les anges désirent plonger leurs regards ».

 

Ce salut, c’est donc l’objet de l’Evangile.
C’est même le mystère profond de l’Evangile.
Ce fut surtout la prédication de l’Apôtre Paul.
C’est l’objet principal de sa prédication. C’est l’objet principal du chapitre 3 de son Epître aux Ephésiens. Il a été choisi par Dieu, sur le chemin de Damas essentiellement pour prêcher ce « mystère ». Car la grâce lui a été donné « de pénétrer ce Mystère », le « mystère du Christ qui, dans les autres générations, n’avait pas été notifié aux enfants des hommes comme il a été maintenant révélé dans l’Esprit à ses saints apôtres et prophètes : à savoir que les Gentils sont cohéritiers, membres du même corps, copartageants de la promesse dans le Christ Jésus, par l’Evangile dont je suis devenu le ministre, selon le don de la grâce divine qui m’a été donnée par l’efficacité de sa puissance. A moi, le plus infime de tous les saints, a été accordée cette grâce d’annoncer aux nations l’incompréhensible richesse du Christ et d’expliquer l’économie du Mystère caché depuis des siècles en Dieu créateur de toutes choses. Ainsi la sagesse infiniment variée de Dieu a été notifiée maintenant aux principautés et aux puissances dans les lieux célestes selon le décret éternel qu’il a fait en Jésus-Christ Notre Seigneur (Eph 3 8-11)

 

Tirons la substantifique mœlle de ce texte de saint Paul :

 

Ce salut, ce mystère, cette volonté salvifique de Dieu, est un secret dessein de Dieu, formé de toute éternité, que les prophètes d’autrefois n’avaient fait qu’entrevoir, que les anges eux-mêmes n’avaient pas pénétré dans ses profondeurs et que le Saint Esprit dévoile enfin aux Apôtres et aux prophètes du Nouveau Testament.

 

C’est ce Mystère que saint Paul a reçu mission de promulguer au monde. C’est là justement l’Evangile dont il est le héraut, son évangile pour lequel il souffre et pour lequel il est enchaîné.

 

Et ce mystère consiste en ceci : les Gentils sont cohéritiers du royaume de Dieu ; ils y entrent, comme les Juifs, avec pleine égalité de droits et de privilèges ; ils sont membres du corps mystique du Christ au même titre que les autres ; ils ont part aux promesses des prophètes ; les bénédictions décernées à la postérité des patriarches les regardent aussi ; les engagements contractés par Dieu envers son peuple les concernent aussi bien que les Juifs auxquels ils paraissaient exclusivement adressés.

 

Et c’est l’annonce de l’Evangile : le Christ est le salut pour tous. Pour tous, il est « l’espérance de la gloire ». Pour tous. Pour les Juifs, depuis Abraham, par suite de la divine promesse. Pour les Gentils, par la miséricorde de Dieu. Voilà le Mystère révélé par Paul. Voilà son Evangile.

 

Le Mystère, c’est le Christ, espérance, propriétés et richesses des Gentils. Jadis, étrangers qu’ils étaient au peuple élu, détenteur des bénédictions et des promesses messianiques, ils étaient sans espoir, sans Dieu, sans Christ. Aujourd’hui le Christ leur appartient ; il est parmi eux, il est pour eux, comme pour les fils d’Abraham. Voilà le grand Mystère, le grand secret dont la pleine révélation, la pleine intelligence était réservée au temps évangéliques. C’est pourquoi ce mystère aujourd’hui pleinement révélé dans le Christ n’est plus un mystère. Il a cessé de l’être, Dieu ayant confié son secret aux Apôtres, à Paul surtout avec mandat de le divulguer. Voilà ce qu’est l’apostolat du prêtre. Il doit Confesser le Christ, espérance de tous, de toutes générations.

 

Concluons : le salut – le mystère – désigne le plan conçu par Dieu de toute éternité mais révélé seulement dans sa plénitude dans l’Evangile, objet de la prédication des Apôtres. Ce salut est de sauver tous les hommes, sans distinction de races, en les identifiant avec son Fils bien-aimé dans l’unité du corps mystique, l’Eglise.

 

Que faire pour obtenir ce salut ? Pour marcher sur la voie du salut ? Nous le verrons dimanche prochain.

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