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Jésus-Christ, notre Sauveur. Le péché originel

publié dans paroisse saint michel le 4 mars 2011


Dimanche de la Quinquagésime.

Jésus-Christ, notre Sauveur

Le péché originel

Dimanche dernier, MBCF, je vous ai rappelé l’enseignement de l’Eglise sur la personne adorable du Christ Seigneur.  Je me suis posé la question : Qui est donc ce Christ que tant et tant d’êtres humains, depuis des siècles, ont suivi allant même jusqu’à donner leur vie … comme tout dernièrement encore, ce ministre chrétien pakistanais.

 

Je vous ai répondu : Il est « Notre Sauveur ». Il est venu opérer notre salut. C’est le grand  mystère de notre sainte religion. « Le Sauveur », c’est la première affirmation qui fut dite sur lui lors de son apparition au milieu des hommes. Je me permettais de vous rappeler l’affirmation de l’ange alertant les  bergers de la naissance de l’enfant de la crèche : « Ne craignez point, car je vous annonce une nouvelle  qui sera pour tout le peuple une grande joie : il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ Seigneur ».

« Un Sauveur vous est né ». Voilà une première affirmation, vous dis-je, une première  révélation  capitale concernant le Christ Seigneur. Il est le Sauveur, notre Sauveur qui vient opérer le salut du genre humain.

Je vous ai rappelé aussi que ce salut est  « la volonté éternelle de Dieu, antérieur même à la constitution du monde », qu’il dépend, en conséquence, du « bon plaisir de Dieu » et nullement de nos mérites  – nous en avons fort peu, il est vrai – qu’il a été « révélé de nos jours par l’Esprit Saint aux saints Apôtres et aux saints prophètes de Dieu » (Eph 3 5), qu’il est donc par sa nature même, inconnaissable aux hommes aussi longtemps qu’il n’est pas révélé.

 

Je vous ai rappelé que c’est de ce mystère de salut que tout néophyte doit prendre connaissance avant de recevoir le baptême. Car ce baptême reçu lui permettra de vivre de ce plan de Salut, selon ce plan de Salut qui se résume en le Christ, qui est la manifestation de la charité de Dieu le Père.

 

Je me permettais aussi de vous rappeler que le contenu de ce mystère, c’est précisément le Salut, c’est-à-dire la Vie Eternelle qui commence dès ici-bas par la connaissance de la vérité et qui est comme une récompense de l’amour que l’on a pour Dieu. Le contenu du mystère c’est le bonheur du ciel et l’ensemble des moyens infiniment variés de miséricorde par lesquels Dieu entend nous conduire à cette rédemption consommée. Mais parmi tous ces moyens que vous apprendrez à connaître, il y a un moyen essentiel, hors de pair, qui est au centre de tout, vers lequel tout converge, c’est le Christ Jésus. Il est donc celui qui m’ouvre le ciel. Il est ainsi en moi, « l’espérance de la gloire ». Le Christ est celui donc qui réalise, qui exécute les desseins salvifiques de Dieu. De fait, si Dieu veut sauver tous les hommes et les faire parvenir au ciel, c’est le Christ qui réalise ce plan, ce vouloir divin. Pour connaître ce salut, il faut donc être uni au Christ par la foi et le baptême. Il faut donc « réunir tout son être en Jésus-Christ ». L’Evangile auquel vous voulez donner votre foi est donc, en un mot, « l’Evangile de notre  Salut », « l’Evangile de la Vie Eternelle ».

 

« L’Evangile du Salut » dites-vous ! Mais pourquoi parler de « Salut ». Faut-il donc être sauvé ? Et de quoi être sauvé, ou mieux de qui être sauvé ?

 

C’étaient les dernières interrogations que, dimanche dernier, je me posais, me proposant d’en faire l’objet du  discours de ce dimanche.

 

MBCF, je vous rappele l’enseignement de l’Eglise sur le péché originel.

Dieu avait créé l’homme, Adam et Eve, dans une état très heureux, dans le paradis terrestre, ornant son âme de toutes les vertus tant naturelles que surnaturelles, ainsi que lui donnant les dons appelés «extra-naturels » qui sont  l’immortalité, les dons de science et l »incorruptibilité et la domination de la volonté sur l’appétit sensitif.  Mais Il avait donné ce précepte : «  Tu peux manger de tous les fruits du jardin, mais ne touche pas à l’arbre de la science du bien et du mal ; car le jour où tu mangeras de son fruit tu mourras de mort ». Tel est l’enseignement de la Gen 2 16 17. Mais ayant  transgressé ce précepte  il tomba aussitôt dans cet affreux malheur : il perdit la sainteté et la justice dans lesquelles il avait été créé, et il devint  sujet à une foule de maux que le Saint Concile de Trente a énumérés tout au long.

C’est le chapitre Premier de la 5ème session de ce Concile. Ecoutez : « Si quelqu’un ne confesse pas  qu’Adam le premier homme, ayant transgressé le commandement de Dieu dans le Paradis, perdit immédiatement l’état de sainteté et de justice, dans lequel il avait été établi ; et par ce péché de désobéissance, et  cette prévarication, a encouru la colère et l’indignation de Dieu, et en conséquence la mort, dont Dieu l’avait auparavant menacé (Gen. 2. 17.), et avec la mort, la captivité sous la puissance du Diable, qui depuis a eu l’empire de la mort (Heb 2. 14.) ; et que par cette offense et  cette prévarication, Adam tout entier dans son le corps et dans son âme, a été changé en un pire état : qu’il soit anathême ».

D’autre part il ne faut pas oublier, non plus, que ce péché et son châtiment ne se sont point arrêtés en Adam, mais qu’il a été, lui, comme la source et le principe qui les a fait passer à toute sa postérité.

C’est l’objet du 2ème  chapitre de la même session : « Si quelqu’un soutient que la prévarication d’Adam n’a été préjudiciable qu’à lui seul, et non pas à sa postérité ; et que ce n’a été que pour lui, et non pas aussi pour nous, qu’il a perdu la justice et la sainteté qu’il avait reçues, et dont il est déchu ; Ou qu’étant souillé personnellement par le péché de désobéissance, il n’a communiqué et transmis à tout le genre humain, que la mort et les peines du corps, et non pas le péché qui est la mort de l’Ame : Qu’il soit anathême ; puis que c’est contredire à l’Apôtre, qui dit que le péché est entré dans le monde par un seul homme, et la mort par le péché ; et qu’ainsi la mort est passée dans tous les hommes, tous ayant péché dans un seul. (Rom 5. 12.) »

C’est pourquoi, MBCF, l’homme étant tombé de si haut, rien ne pouvait le relever et le remettre dans son premier état, ni les forces des hommes, ni celles des Anges. A ses malheurs, à sa ruine, il ne restait de remède que le Fils de Dieu Lui-même, avec sa Puissance infinie. Seul Il pouvait, en se revêtant de l’infirmité de notre chair, détruire la malice infinie du péché, et nous réconcilier avec Dieu dans son sang.

 

Voilà de quoi NSJC nous a sauvé en sa Passion. Il nous a sauvé du péché originel et de ses conséquences terribles. Voilà ce qu’est le salut : un mystère de Rédemption. Nous redonner l’amitié de Dieu.

 

Or la foi en ce mystère de la Rédemption a toujours été si nécessaire aux hommes pour les soutenir dans l’espérance et les conduire au salut, que Dieu a voulu le révéler dès le commencement.

 

Au moment de la condamnation générale qui suivit de si prés le péché, Il fit briller l’espérance de la Rédemption dans les paroles dont Il se servit pour prédire au démon sa propre ruine, par la délivrance même de l’homme: «  Je mettrai des inimitiés entre toi et la femme, entre ta race et la sienne. Elle te brisera la tête, et toi tu chercheras à la blesser au talon ». (Gen 3 15) Et toute la Tradition voit en cette femme, Notre Dame, la Vierge Marie, la Mère de Dieu, puisque Jésus, le fruit de ses entrailles, est vraiment le Fils de Dieu. Et c’est pourquoi vous verrez tant de dévotion pour ND dans toutes les paroisses catholiques

 

Souvent, dans la suite, Dieu confirma cette promesse, et fit connaître ses desseins d’une manière plus positive. C’est ainsi qu’Abraham, entre autres parmi les patriarches, reçut plusieurs fois de Dieu la révélation de ce mystère. Mais ce fut principalement à l’heure où il allait immoler son fils Isaac pour Lui obéir, qu’il Le connut clairement. Dieu lui dit en effet: «  Puisque vous avez fait cela, et que vous n’avez point épargné votre fils unique, Je vous bénirai, et Je multiplierai votre race comme les étoiles et comme le sable qui est sur le bord de la mer. Votre postérité possédera les villes de vos ennemis, et toutes les nations de la terre seront bénies en votre race, parce que vous avez obéi à ma voix » (Gen 22 16-17).

 

De telles paroles faisaient aisément conclure qu’un des descendants d’Abraham délivrerait un jour le genre humain de l’effroyable tyrannie de Satan, et lui apporterait le salut. Or ce Libérateur annoncé ne pouvait être que le Fils de Dieu, sorti, comme homme, de la race d’Abraham. Nous vous le montrerons en temps opprotun.

 

Peu de temps après, Dieu, pour conserver le souvenir de cette promesse, refit la même alliance avec Jacob, petit-fils d’Abraham. En effet ce patriarche vit dans un songe une échelle dont le pied reposait sur la terre, dont le sommet touchait le ciel, et le long de laquelle les Anges de Dieu montaient et descendaient (Gen 28 12). Et Dieu Lui-même appuyé sur cette échelle lui disait: «  Je suis le Seigneur Dieu d’Abraham ton père, et le Dieu d’Isaac. La terre sur laquelle tu dors, Je te la donnerai à toi et à ta postérité, et tes descendants seront comme la poussière de la terre. Tu t’étendras vers l’Orient et vers l’Occident, vers le nord et vers le Midi, et toutes les tribus de la terre seront bénies en toi et en ta race ».(Gen 28 13)

 

Et dans la suite Dieu continua de renouveler le souvenir de ses promesses et d’exciter l’attente du Sauveur, non seulement chez les descendants d’Abraham, mais chez beaucoup d’autres hommes.

 

Dès que le gouvernement juif, avec sa religion, fut bien établi en Terre sainte, le peuple connut plus clairement encore cette promesse. Car d’une part des objets figuraient, et de l’autre des hommes prédisaient les biens extraordinaires que Jésus-Christ notre Sauveur et Rédempteur devait nous apporter. Les Prophètes, éclairés par une lumière céleste, annoncèrent d’avance au peuple la naissance du Fils de Dieu, ses œuvres admirables, (œuvres qu’Il a opérées pendant sa vie humaine), sa doctrine, ses mœurs, sa vie, sa mort, sa résurrection. Et tous ses autres mystères. Et ils parlaient clairement de toutes ces choses, comme s’ils les avaient eues sous les yeux. De sorte que si nous supprimons la distance qui existe entre le passé et l’avenir, nous confondrons ensemble les prédictions des Prophètes et les prédications des Apôtres, la Foi des anciens patriarches et notre propre Foi. Et c’est pourquoi vous rencontrerez très souvent dans vos études religieuses, cette expression : « conformément aux Ecritures » . Et les derniers mots de Jésus celles-ci : « Tout est consommé » i.e. j’ai accompli tout ce qui fut annoncé par les prophètes.

Tout cela c’est l’Ancien Testament, c’est  l’Histoire Sainte. Vous l’apprendrez en lisant la Bible.

 

Mais vous l’apprendrez mieux encore, ce salut,  dans le Nouveau Testament, dans l’Evangile. Vous aimerez lire l’Evangile. Vous trouverez les paroles de Jésus, les paroles de vie, de la vie éternelle. Celles-ci par exemple, étonnantes : « Père, l’heure est venue, glorifiez votre Fils, afin que votre Fils vous glorifie, puisque vous lui avez donné autorité sur toute chair, afin que, à tous ceux que vous lui avez donnés, il donne la vie éternelle. Or la vie éternelle, c’est qu’ils vous connaissent, vous le seul Dieu véritable, et celui que vous avez envoyé, Jésus-Christ…J’ai manifesté votre nom aux hommes que vous m’avez donnés du milieu du monde. Ils étaient à vous, et vous me les avez donnés : ils ont gardé votre parole. Ils savent à présent que tout ce que vous m’avez donné vient de vous ; car les paroles que vous m’avez données, je les leur ai données ; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de vous, et ils ont cru que c’est vous qui m’avez envoyé » (Jn 172-5). Et c’est pourquoi saint Jean a pu écrire à son tour: « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a envoyé son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle » (JN 3 15). C’est ce Fils unique du Père que vous voulez connaître. Et ce vouloir n’est pas votre vouloir mais c’est celui  de Dieu. En vous faisant désirer le baptême, il vous veut à Lui pour éclairer votre intelligence de son mystère. Qui possède ce mystère,  possède tout et la clef de la vie. Et la joie.

 

 

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