La Revue Item - « La Tradition sans peur »
Abonnements
Newsletter

Entrez votre adresse email

Lettre ouverte à Mgr Hippolyte Simon, le 23 mai 2006

Lettre ouverte à Mgr Hippolyte Simon, le 23 mai 2006

publié dans nouvelles de chrétienté le 10 août 2010


 

J’ai mis dans la rubrique « Regards sur le monde », de ce jour, l’article que j’écrivais en mai 2006 sur le « privatim »  que  Mgr Hippolyte Simon avait marqué de sa plume, sur mon célébret concernant la célébration de la messe dite de Saint Pie V. Le 23 mai 2006, je me permettais de lui adresser une « lettre ouverte » toujours sur le même sujet. Pour différentes raisons que vous comprendrez en lisant l’homélie du 11ème  dimanche après la Pentecôte, je crois opportun d’en rediffuser le texte.C’était le n° 90 de « Regards sur le monde ».

 

Lettre ouverte à Mgr Hippolyte Simon.

Archevêque de Clermont.

Vous avez dit « Privatim » Monseigneur !

Vous venez de me faire adresser, Monseigneur, par votre « official », le « 3 mai » dernier le document ecclésiastique qu’on appelle officiellement « lettres de recommandations ». Entre nous, on l’appelle « célébret ». C’est son nom ordinaire. Il est signé de votre « official », contre signé de votre main et daté du 28 avril 2006. Il est valable pour un an. Le « celebret » est pour le prêtre un peu comme la carte d’identité pour le citoyen. C’est un document important. C’est un document administratif, public, ad usum publicum. Il affirme que je suis bien prêtre, que j’ai bien reçu le sacerdoce, que je peux à la fois « célébrer la sainte messe et entendre les confessions selon les normes du droit », que je ne souffre d’aucun empêchement pour ce double ministère. Vous l’attestez – testificatur » – vous-même, qui plus est en latin. Vous écrivez que « presbyterum diocesis Paul Aulagnier non impedimento esse ei ad missam celebrandam et fuisse adprobatum ad audiendas confessiones secundum normas iuris ».

Vous me le confirmiez, du reste, dans votre bureau de l’archevêché de Clermont lorsque vous me transmettiez l’acceptation de ma profession de foi par le cardinal Castrillon Hoyos.

C’est ce que vous attestez officiellement, de nouveau, par ce le celebret ou « lettres de recommandation ».

Ces « lettres de recommandations » sont vraiment importantes pour un prêtre car, sans elles, il peut ne pas être autorisé, par le recteur ou le curé d’une église, à y célébrer la sainte messe. C’est ce qu’affirme le Can. 903 du Code de Droit canon : « Un prêtre, même inconnu du recteur de l’église, sera par lui (admis) à célébrer pourvu qu’il lui présente les lettres de recommandation de son Ordinaire ou de son Supérieur, délivrées au moins dans l’année, ou que le recteur puisse juger prudemment que rien ne l’empêche de célébrer ». S’il ne les a pas, il peut lui refuser la célébration des saints mystères. . C’est un peu comme la carte d’identité. Sans elle, vous ne passez pas les frontières.

Vous comprenez, Monseigneur, combien ce document m’est précieux, moi qui ai vécu toute ma vie sacerdotale comme « traqué ». Oui « traqué ». Je vous assure que ce n’est pas agréable…J’ai du souvent rusé dans les sacristies, faire comme si j’allais dire la « nouvelle » messe, partir avec le nouveau missel et mettre sous mon bras le petit missel romain, celui que j’aime, que l’Eglise m’a aussi transmis et que Mgr Lefebvre m’a appris à aimer. Cela n’a rien d’agréable.

Mais vous ajoutez de votre main sur ce celebret après le « ad missam celebrandam » un petit astérisque qui me renvoie en marge, à un mot écrit en lettres capitales : « privatim ».

Je ne serais donc autorisé à dire la sainte messe dite de saint Pie V qu’en privé. Vous me l’avez dit oralement, il est vrai, puis confirmé par lettre privée. Je n’étais habilité qu’à célébrer la messe « tridentine » que dans ma paroisse d’Ambert pour quelques membres de ma famille et amis ou dans les oratoires privés du monastère de Randol.

Vous m’avez même interdit la célébration d’une messe de mariage au beau sanctuaire de Saint Saturnin. Je ne faisais que rendre service à un confrère, à la famille pour laquelle j’avais obtenu, grâce à mes relations romaines, une belle bénédiction du Souverain Pontife. Le curé responsable, que la famille avait informé, avait donné son accord. Rien ne fut caché. Ni le nom du prêtre, donné expressément : l’abbé Paul Aulagnier. Ni le rite utilisé : le rite saint Pie V. Vous avez appris la chose. Et vous avez mis toute votre autorité en jeu pour l’empêcher in extremis. C’était en votre pouvoir. Mais cette interdiction m’était faite non pas en raison de mes irrégularités canoniques ou peines canoniques, puisque vous aviez reconnu et que vous confessiez publiquement qu’ils n’y en avaient pas, mais simplement parce que je disais et célébrais la messe saint Pie V…et qu’elle était célébrée par moi-même…C’était le fait du « prince ». La famille dut s’adresser à un autre prêtre qui, lui, a reçu les consentements des jeunes fiancés dans le rites saint Pie V et a célébré la sainte messe dans le rite de saint Pie V…avec le consentement du curé et le votre. Vous ne vous y êtes pas opposés…Allez voir pourquoi ? Allez comprendre ?

J’ai accepté sans rien dire cet ordre humiliant et pas très raisonnable …Vous êtes tout puissant sur vos prêtres. Cet ordre, toutefois, restait privé…Je me suis tenu tranquille dans le diocèse…pensant que des jours meilleurs viendraient…Je n’avais pas le choix !

Mais là, dans la délivrance de ce « célébret », dans ce document public, officiel, vous notifiez, cette fois publiquement, que je ne peux célébrer la sainte messe que « privatim », sans public, qu’en privé. La chose est dès lors différente. Elle devient publique. Elle ne touche pas seulement ma personne. Elle touche aussi l’Eglise, son bien, son patrimoine, son être historique. La messe dite de saint Pie V.

Cette messe traditionnelle, latine et grégorienne dite de saint Pie V est le bien de l’Eglise. Elle ne peut être mise au rancard, dans un placard. Elle peut être célébrée par tout prêtre. C’est ce que je voudrais faire valoir à votre autorité.

Vous me permettrez, Monseigneur, respectueusement, cette argumentation..

Ce rite dit de Saint Pie V est multiséculaire.

Le rite que je célèbre, depuis mon ordination, le 17 octobre 1971, est un rite  » canonisé  » par la Bulle « Quo Primum Tempore » de Saint Pie V. Ce rite est multiséculaire.

Il est plus que centenaire puisqu’il remonte au 13 juillet 1570, date de publication de cette Bulle par Saint Pie V. Mais, Saint Pie V n’a fait que « réviser » le rite de la messe comme le dit Monseigneur K GAMBER dans son livre « La réforme liturgique en question » aux Editions Sainte Madeleine 1992 -page 16, préfacé par les Cardinaux RATZINGER et STICKLER :

« La liturgie romaine est restée à travers les siècles presque inchangée dans sa forme initiale, faite de simplicité et même d’austérité. Elle représente en tout cas le rite le plus ancien. Au cours des temps, plusieurs papes y ont apporté des modifications rédactionnelles, comme le fit dès le début le pape saint Damase (366-384) et, plus tard surtout saint Grégoire le grand (590-604) … »

« La liturgie damaso – grégorienne est restée en vigueur dans l’Eglise catholique romaine jusqu’à la réforme liturgique actuelle ».

« C’est pourquoi il est contraire aux faits de dire, comme il arrive souvent aujourd’hui, qu’on a aboli le « missel de saint Pie V ». Les modifications apportées au missel romain durant près de 1400 ans n’ont en rien touché au rite proprement dit, contrairement à ce que nous vivons aujourd’hui dans des proportions effrayantes; il s’est seulement agi d’enrichissements en fêtes nouvelles, en formulaires de messe et en certaines prières … » (p 16).

 » Le canon de la messe, à quelques modifications près effectuées sous saint Grégoire 1er (590- 604), avait atteint dès Gélase 1er (492-496) la forme qu’il a gardée jusqu’ici « .

Cette messe est donc une coutume immémoriale.

Elle rentre dans « ces coutumes centenaires ou immémoriales » au sujet desquels le canon 28 du nouveau code reprenant le canon 30 du code de Benoît XV dit : « la coutume…est révoquée par le moyen d’une loi contraire mais s’il n’est pas fait expressément mention, les lois (contraires) ne révoquent pas les coutumes centenaires ou immémoriales « .

Il y a une hiérarchie dans les lois.

S’il en est ainsi, il était donc nécessaire de faire figurer, dans la Constitution « Missale Romanum » du même Pontife, instituant la nouvelle messe, celle dite de Paul VI, une mention expresse révoquant la coutume immémoriale, du type « non obstante quacumque consuetudine etiam centenaria et immemorabili » ou autre formule semblable (voir Padre Masseo da Casola o.f.m. cap.Compendio di Diritto Canonico Marietti 1967- p. 91).

La formule générique utilisée par Paul VI: « Non obstantibus (…) Constitutionibus et Ordinationibus Apostolicis a praedecessoribus Nostris editis » (« nonobstant les constitutions et ordonnances apostoliques données par nos prédécesseurs « ) peut tout au plus autoriser une discussion sur l’abrogation éventuelle de la Bulle Quo Primum Tempore de Saint Pie V et d’une manière générale des normes superposées par Saint Pie V au rite romain traditionnel mais elle ne touche pas le rite romain traditionnel en tant qu’il est une coutume immémoriale.

Certes, on sait que Paul VI engagea « son autorité pontificale elle-même » dans cette affaire de réforme liturgique. Il le fit expressément dans son allocution au Consistoire du 24 mai 1974. Il demanda bien, devant tous les cardinaux réunis, publiquement, solennellement obéissance à la réforme liturgique. Elle « engage le Concile ». Elle engage surtout « l’autorité pontificale elle-même ». Il le dit formellement : « « C’est au nom de la Tradition que nous demandons à tous nos fils, à toutes les communautés catholiques de célébrer dans la dignité et la ferveur la liturgie rénovée. »

« C’est donc avec une profonde amertume, mais aussi avec une paternelle espérance que nous nous adressons une fois de plus à ce confrère (Mgr Lefebvre), à ses collaborateurs et à ceux qui se sont laissés entraîner par eux… Nous comprenons leur attachement sentimental à des formes de culte et de discipline auxquelles ils étaient habitués, qui pendant longtemps ont été pour eux un soutien spirituel et dans lesquelles ils avaient trouvé une nourriture spirituelle. Mais nous avons le ferme espoir qu’ils sauront réfléchir avec sérénité sans parti pris, et qu’ils voudront admettre qu’ils peuvent trouver aujourd’hui le soutien et la nourriture auxquels ils aspirent dans les formes renouvelées que le Concile Vatican II et nous-même avons décrétées comme nécessaires pour le bien de l’Eglise, pour son progrès dans le monde contemporain, pour son unité »

Pour le pape Paul VI, la messe nouvelle est obligatoire. La messe traditionnelle, elle, est interdite.

Le Vatican – le pape, son entourage – veut l’instauration dans l’Eglise de la nouvelle messe, celle de Paul VI, à l’exclusion de toute autre. Le Pape le dit clairement.

« Rome » rejette de son sein la coutume immémoriale de la messe de Saint Pie V. Elle n’en veut plus. Elle n’est plus agréée.

Chose étonnante. Chose stupéfiante. Sans doute. C’est une des raisons de la crise de l’Eglise.

Mais les formes canoniques n’ont pas été respectées. C’est la thèse brillante d’un abbé Dulac. Toutefois, et voilà le drame… les « intentions pontificales » ne peuvent pas être exprimées d’une manière plus claire. La messe traditionnelle a vécu. Elle n’est plus.

Mais qu’est-ce que cela ? Qu’est-ce qu’un discours par rapport à une coutume immémoriale de l’Eglise ?

Alors dire, ou laisser dire que, par cette seule Constitution « Missale romanum » du 3 avril 1969 ou par ce seul discours du 24 mai 1974, la coutume immémoriale qu’est la messe dite de saint Pie V, ait été supprimée, c’est excessif.

Il y a là manifestement un abus de droit

Il y a manifestement un abus de pouvoir.

Il y a, en effet, dans l’Eglise, comme dans toute société, une hiérarchie des lois. Un simple décret ne peut abolir une loi constitutionnelle… comme un simple discours, une coutume immémoriale. Autrement c’est établir l’arbitraire.

Je vous ferai de plus remarquer, , Monseigneur, que ni les allocutions successives de Paul VI, ni les diverses instructions et notifications de la Congrégation pour le Culte Divin ne peuvent suppléer au silence de la Constitution Apostolique « Missale Romanum » du 3 avril 1969 :

- soit parce que les documents « se présentent comme de simples actes interprétatifs et exécutifs de la Constitution Missale Romanum »;

- soit parce que étant approuvés simplement en forme commune, ils n’ont pas les pouvoirs de déroger, abroger, ou abroger quoique ce soit par leur propre autorité (Prof. Neri Capponi).

La commission cardinalice de 1986.

Il faut enfin remarquer, Monseigneur, qu’une commission de 9 cardinaux nommée par le Pape Jean-Paul II en 1986 affirma, pour sa part, à 8 cardinaux sur 9, que la Bulle Quo Primum Tempore n’a pas été abrogée -j’ajoute ici ni explicitement ni tacitement. J’ai raconté tout cela, dans le menu, dans le chapitre 4 de mon livre la « Bataille de la Messe ». Il est vrai que vous ne l’avez pas lu. Vous n’aimez pas « la bataille »…Pourtant vous l’a faite, Monseigneur….

C’est le témoignage donné par le Cardinal STICKLER en juillet 1995, dans une interview exprimée à Latin Mass Society, aux USA.

La conclusion: la messe dite de Saint Pie V est un vrai droit pour tout catholique

La conclusion à tirer, Monseigneur, est la suivante, Jean Madiran le dit bien dans Présent du Samedi 20 mai 2006:

« Le missel romain de saint Pie V est un rite officiel de l’Eglise, hors d’atteinte de toute abolition » ou de toute limitation. « Les promulgations pontificales de 1969 et 1970 ont bien existé, elles ont simplement pu installer un second rite romain officiel, (NB : j’ajouterai toutefois, quant à moi : en ce domaine tout ne fut pas clair ) coexistant avec le précédent, elles ne pouvaient faire valablement davantage et la situation, plus clairement aperçue désormais, est celle de la légalité canonique simultanée du rite traditionnel et du rite de Paul VI »

Si la volonté de Paul VI avait été celle d’abroger les formes liturgiques précédentes, il aurait dû le dire explicitement, l’exprimer dans les formes requises puisqu’il s’agissait pour le rite traditionnel d’une coutume immémoriale.

Puisqu’il ne l’a pas dit ni fait dans les formes, le rite romain traditionnel, appelé improprement de Saint Pie V, est toujours en vigueur, au moins « vi consuetudinis », « par la force de la coutume ». Il n’a pas à être limité par votre propre autorité, Monseigneur. Il n’a pas à être octroyé ni à être ôté. Il n’a pas à être déclaré être célébré en privé ou en public. Il est simplement à être reconnu et à être respecté dans les dispositions réglant son emploi à côtés des rites ou du rite réformé.

Si donc il est toujours en vigueur, il est légitime de le célébrer. Il est un droit » propre à tout fidèle « .

J’invoque donc, à ce sujet, Monseigneur, le canon 96 contre votre « privatim », contre votre « astérisque » mise indûment dans mon « celebret ». Ce canon, en effet, est ainsi libellé: « par le baptême, un être humain est incorporé à l’église du Christ et y est constitué comme personne avec les obligations et les droits qui sont propres aux chrétiens ». Or « le rite dit de Saint Pie V est un rite catholique, et donc un droit catholique pour tout baptisé. N’oubliez pas, Monseigneur que le rite improprement appelé « tridentin » est d’un usage universel et multiséculaire, d’usage constant et libre, bien avant la Constitution apostolique Quo Primum Tempore.

Je fonde également ma réclamation sur le canon 214 qui dit: « Les fidèles ont le droit de rendre le culte à Dieu selon les dispositions de leur rite propre approuvé par les pasteurs légitimes de l’église ». J’ai donc le droit de rendre le culte à Dieu, par la célébration de la Sainte Messe dans le rite dit de Saint Pie V, sans aucune limitation dans le temps et dans l’espace.

Et si je n’obtiens pas satisfaction, à savoir : l’envoi d’un autre « celebret » sans cette mention : « Privatim », je ferais recours au canon 221 -§ 1 : « Il appartient aux fidèles de revendiquer légitimement les droits dont ils jouissent dans l’Eglise et de les défendre devant le for ecclésiastique compétent, selon le droit ».

De plus, ne pensez-vous pas que ce « privatim » en matière liturgique est, dans la situation actuelle du corps épiscopal, assez mal venu?

Nous voilà arrivés à une époque où l’épiscopat français prenant enfin compte du fait « traditionaliste » dans les diocèses, semble vouloir ouvrir le « dialogue » et donner, avec prudence, gain de cause aux légitimes réclamations des traditionalistes en matière liturgique.

Ce sont les conclusions de votre assemblée générale de printemps à Lourdes, les 5,6,7 avril dernier. Vous semblez vouloir « bien articuler l’accueil de la diversité ». Vous désirez « reconnaître la place dans l’Eglise d’une diversité de sensibilités liturgiques et d’animations ecclésiales… », croyiez-vous y réussir en limitant le zèle de ces prêtres à la célébration de la messe tridentine d’une manière « privatim » ? Le pensez, ne serait pas raisonnable !

Et si vous vous ordonnez à la création de paroisses personnelles dans vos diocèses sous votre autorité, il est vrai que vous, vous ne les voulez pas…vous ne pourrez tout de même pas les obliger à une « messe privatim ». Votre « privatim » Monseigneur est anachronique. Il ne correspond pas aux intentions épiscopales…Seriez-vous au sein de l’épiscopat dans l’isolement, dans la division ?

Vous savez bien également que le pape Benoît XVI désire régler ce problème liturgique au plus vite en reconnaissant la légitime existence du rite tridentin. Il n’a jamais lui non plus parlé de limiter l’usage de ce droit en une célébration « privatim ». Bien mieux, il disait important « de cesser de bannir la forme de la liturgie en vigueur jusqu’en 1970. Celui qui, à l’heure actuelle, intervient pour la validité de cette liturgie ou qui la pratique, est traité comme un lépreux : c’est la fin de toute tolérance. Elle est telle qu’on n’en a pas connue durant toute l’histoire de l’Eglise. On méprise par là tout le passé de l’Eglise…J’avoue aussi que je ne comprends pas pourquoi beaucoup de mes confrères évêques se soumettent à cette loi d’intolérance qui s’oppose aux réconciliations nécessaires dans l’Eglise sans raison valable ». (Voici quel est notre Dieu. p. 291).

Enfin le cardinal Barbarin, Primat des Gaules vient de donner « l’imprimatur » à un « Paroissial » intitulé Jubilate Deo. Il l’a donnée, en date du 22 février 2006. – Vous le voyez c’est tout récent – Or ce livre d’église, ce « Paroissial » est au service des prêtres et des fidèles vivant de la liturgie traditionnelle ». Il n’ y a là encore aucune restriction dans le droit de la célébration de cette liturgie…comme vous voulez m’y obliger. C’est, tout simplement, une nouvelle reconnaissance du « droit de cité » dans l’Eglise de cette liturgie ancestrale que célébrait devant une immense foule le cardinal Castrillon Hoyos et à Campos lors de la messe des sacres de Mgr Rifan, le 15 août 2002 et à Sainte Marie Majeur, à Rome.

Je suis, de votre Excellence, l’humble serviteur en NSJC.

Abbé Paul Aulagnier

Revue-Item.com

article précédent

le « Privatim » de Mgr Hippolyte Simon

article suivant

Audience Générale de Benoît XVI : Saint Tarcisius

 

 

articles liés

Imprimer cet article Imprimer cet article

partager cette page

bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark

 

Videos
Entretien par Novopress le 17/07/2011

Entretien par Franck Abed le 01/02/2011
Rechercher

Actualités RSS