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La fête de ND de l’Assomption.

La fête de ND de l’Assomption.

publié dans paroisse saint michel le 14 août 2010


Prédication pour le 12 dimanche après la Pentecôte.
La fête de ND de l’Assomption.

MBCF, il y a peut-être bien 15 à 16 fêtes mariales célébrées, au cours de l’année liturgique, dans l’Eglise

Nous allons les parcourir brièvement en cette fête de l’Assomption et en tirer quelques enseignements.

Et c’est le 8 septembre où nous célébrons la fête de la Nativité de la Sainte Vierge. Cette nativité de ND est incontestablement un jour de joie dans l’Eglise. L’Eglise chante cette joie dans deux des antiennes des Ieres Vêpres de la fête. Dans la quatrième antienne, elle fait dire au peuple : « De cœur et d’âme, chantons gloire au Christ, en cette sainte solennité de Marie, la glorieuse Mère de Dieu ». Et dans la 5ème, elle reprend ses sentiments disant : « avec allégresse célébrons la nativité de la bienheureuse Vierge Marie, afin qu’elle-même intercède pour nous auprès du Seigneur Jésus-Christ ». Et pourquoi cette allégresse exprimée en cette fête ? Certainement parce qu’avec elle, c’est la plus belle des créatures sorties des mains de Dieu : elle est immaculée. Par elle, c’est notre salut qui vient. Elle est choisi par Dieu, de toute éternité, pour nous apporter le salut, le Messie, son Christ. Marie, en effet, est inséparable de son Fils et c’est pourquoi quand Dieu Trinité pense au mystère de l’incarnation, il pense non seulement à son Fils mais aussi à Marie. Et c’est pourquoi l’Eglise lui applique rien moins que ce que le livre de la Sagesse dit du Verbe de Dieu : « Le Seigneur m’a possédée au commencement de ses voies avant de faire quoi que ce soit, dès le principe. J’ai été établie dès l’éternité…avant que la terre fut créée. Les abîmes n’étaient pas encore et déjà j’étais conçue…Lorsqu’il préparait les cieux, j’étais là ». Et de conclure ce passage merveilleux : « Heureux l’homme qui m’écoute, et qui veille tous les jours à la porte de ma maison. Celui qui me trouvera, trouvera la vie et puisera le salut dans le Seigneur ». Peut-on dire, MBCF, des choses plus belles sur Notre Dame ? Que ce ne soit pas pour nous de simples mots mais une réalité : « Qui me trouvera, trouvera la vie ». Auprès de Marie, se trouve la sagesse le Verbe qui est principe de vie. Tout également, Qui aime le Verbe, aime Marie son Mère. Il faut donc nous rappeler que ND est, dans le plan divin, absolument inséparable de son Fils. Telle est l’enseignement de la fête de la Nativité de ND.

Après le 8 septembre, c’est immédiatement après la fête du TS Nom de Marie, célébrée le 12 septembre, comme après la nativité du Seigneur, nous avons la fête de son très saint Nom, l’épiphanie : « on lui donna le nom de Jésus ». Ici aussi, après la naissance de la Vierge, comme cela se faisait chez les juifs, ces saints parents l’appelèrent Marie. « le nom de la Vierge était Marie, nous dit l’Evangéliste. Le nom hébreu de Marie, en latin Domina, signifie « Dame » ou « Souveraine ». En effet l’autorité de son Fils -Roi- la constitue Souveraine. Ainsi si Jésus est Notre Seigneur, Marie est Notre Dame. Comment pouvoir la mieux honorer que par ce titre. Cette Fête fut étendue à toute la chrétienté par Innocent XI pour remercier Marie de la victoire que Jean Sobieski, roi de Pologne, venait de remporter contre les Turcs qui assiégeaient Vienne et menaçaient l’Occident. Et c’est pourquoi, par deux fois, dans cette messe, nous invoquons sa particulière protection : qu’elle nous donne la paix, sa protection, face au danger islamique danger d’autant plus grand que nous sommes abandonnés, pour ne pas dire trahis par les autorité ecclésiastiques et politiques qui n’ont en tête qu’un oecuménisme libéral. Dans de telles conditions, sa protection est plus que jamais nécessaire.

Le 15 septembre arrive et l’Eglise nous fait célébrer la fête des douleurs de la BV Marie. Cette fête était particulièrement aimée du saint pape Pie X. C’est lui qui l’a élevée dans l’Eglise, en 1908 au rang des solennités de deuxième classe. Elle a malheureusement été supprimée aujourd’hui…cette fête nous rapproche de la Passion douloureuse de NSJC. Elle nous fait penser à la satisfaction offerte par NSJC sur le bois de la Croix. Elle nous fait penser à son expiation douloureuse, à son Sacrifice douloureux qui apaise la colère de Dieu. Elle nous fait contempler Marie dans sa cor-redemption, « stabat Mater dolorosa ». Sa position près de la Croix est un encouragement pour tout chrétien qui souffre. Il trouve auprès de la Mère de Dieu un réconfort…Et c’est ainsi que soutenu et par la souffrance du Christ et la souffrance de sa Mère, le chrétien pourra entrer dans le ciel. Souffrances ! On comprend alors que cette fête fut étendue à toute l’Eglise par Pie VII, en 1817 afin de rappeler les souffrances que l’Eglise, le Christ continuée dans le temps, venaient de connaître en la personne de son chef, exilé et captif et délivré grâce à la protection de Marie.

Arrive le 7 octobre, c’est la fête du TS Rosaire. Cette fête est pour nous tous un encouragements à la pratique du Rosaire, à la récitation du Rosaire. Léon XIII fut le pape du Rosaire. Il doit ce titre par le nombre impressionnant d’encycliques qu’il écrivit sur le saint Rosaire. Et si une certaine lassitude se faisait sentir en tel ou tel fidèle… qu’il redouble au contraire de dévotion se souvenant que cette récitation du Rosaire valut à la chrétienté la victoire de Lépante, le dimanche 7 octobre. Là, furent brisées les forces vives de l’islamisme qui menaçaient déjà d’envahir l’Europe. Nous étions le 7 octobre 1571.

Avec le 11 octobre, nous fêtons la belle fête de la Maternité de ND. Et c’est alors que nous laissons échapper de notre cœur tous les accents de notre reconnaissance, et d’abord notre admiration : admiration à celle qui fut digne de porter l’auteur de toutes choses : « Vous êtes bienheureuse, Vierge Marie, qui avez porté le Créateur de toute chose » ; ensuite nous faisons éclater notre étonnement : Celui que l’univers ne peut porter, en elle se blottit : « Vierge, Mère de Dieu, Celui que tout l’univers ne peut contenir, s’est enfermé dans votre sein en se faisant homme » Alleluia ! Nous faisons éclater ensuite notre reconnaissance : « Votre maternité, O Mère de Dieu et Vierge, a annoncé le bonheur au monde entier : car de vous est sorti le soleil de justice, le Christ, Notre Dieu ». Si notre Dame est digne de louange, digne d’admiration, digne de reconnaissance, c’est parce qu’elle est la Mère de Dieu. C’est la raison de tous ces privilèges. C’est la raison de notre vraie dévotion. Saint Grignon de Montfort le dit joliment : « Dieu le Père n’a donné son Unique au monde que par Marie; quelques soupirs qu’aient poussés les patriarches, quelques demandes qu’aient faites les prophètes et les saints de l’ancienne loi pendant quatre mille ans pour avoir ce trésor, il n’y a eu que Marie qui l’ait mérité, et trouvé grâce devant Dieu par la force de ses prières et la hauteur de ses vertus . Le monde était indigne, dit saint Augustin, de recevoir le Fils de Dieu immédiatement des mains du Père; Il l’a donné à Marie afin que le monde le reçût par elle. Le Fils de Dieu s’est fait homme pour notre salut, mais en Marie et par Marie. Dieu le Saint-Esprit a formé Jésus-Christ en Marie, mais après lui avoir demandé son consentement par un des premiers ministres de sa cour »

Le 21 novembre arrive et c’est la fête de la Présentation de Notre Dame au Temple. Et c’est quelques jours plus tard, la fête de la Médaille miraculeuse, le 27 novemebre. Le 27 novembre 1830, La TSVierge apparut à une jeune religieuse de la Charité, rue du Bac, Catherine Labouré et lui ordonna de faire frapper une médaille à l’effigie qu’elle lui montra. L’une des faces porte l’image de l’Immaculée avec cette prière en exergue : « O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». C’est cette médaille que nous appelons la médaille miraculeuse de la rue du Bac. Il n’y a pas de sanctuaire à Paris qui soit autant fréquenté. Marie veut que nous la priions, veut que nous l’invoquions. Imprudents, serions-nous si nous n’en tenions pas compte et si nous ne louions pas notre Dame. Elle est toute belle et la tache originelle n’est point en elle. Son vêtement est blanc comme la neige et sa face comme le soleil. Elle est la gloire de Jérusalem, la joie d’Israël. Elle est l’honneur du peuple. Elle est l’Immaculée. En elle sont tous les trésors. Comme le dit Saint Grignon de Montfort : « Ce grand Dieu a un trésor ou un magasin très riche, où il a renfermé tout ce qu’il a de beau, d’éclatant, de rare et de précieux, jusqu’à son propre Fils ; et ce trésor immense n’est autre que Marie, que les saints appellent le trésor du Seigneur, de la plénitude duquel les hommes sont enrichis ».

Et puis c’est la fête du 10 décembre, la translation de la sainte maison de Lorette qui est la sainte Maison de Marie à Nazareth. C’est dans cette maison que la Vierge est née, qu’elle a reçu la visite de Gabriel, que s’est accompli le mystère de l’Incarnation et où, après le retour de l’Egypte, s’est passée toute l’adolescence du Sauveur. Cette sainte maison a été transportée miraculeusement par les anges en Italie, à Lorette. D’où son nom. On l’a enchâssée dans une somptueuse basilique. Cette maison est vraiment la maison de Dieu, une maison de sainteté, une maison de prière. Que de souvenirs !

Enfin, c’est le 25 décembre. La fête de Noël. Ce n’est pas à proprement parlé une fête mariale. C’est la nativité du Seigneur. Mais comme on ne peut séparer le Fils de la Mère, on ne peut chanter le Fils sans chanter tout également la Mère. C’est elle qui nous a donné le Fils. C’est sa gloire. Elle est sa Mère. Elle veut être notre Mère. Ne la méprisons pas. Mais augmentons de dévotion. Voyez l’argument de Saint Grignon de Montfort : « Comme dans la génération naturelle et corporelle, il y a un père et une mère ; de même, dans la génération surnaturelle et spirituelle, il y a un père qui est Dieu, et une mère qui est Marie. Tous les vrais enfants de Dieu et prédestinés ont Dieu pour père et Marie pour mère, et qui n’a pas Marie pour mère n’a pas Dieu pour père ; c’est pourquoi les réprouvés, comme les hérétiques, schismatiques, etc., qui haïssent ou regardent avec mépris ou indifférence la très sainte Vierge, n’ont point Dieu pour père, quoiqu’ils s’en glorifient, parce qu’ils n’ont point Marie pour mère ; car s’ils l’avaient pour mère, ils l’aimeraient et l’honoreraient comme un vrai et bon enfant aime naturellement et honore sa mère qui lui a donné la vie
Le signe le plus infaillible et le plus indubitable pour distinguer un hérétique, un homme de mauvaise doctrine, un réprouvé, d’avec un prédestiné, c’est que l’hérétique et le réprouvé n’ont que du mépris ou de l’indifférence pour la très sainte Vierge, tâchant, par leurs paroles et exemples, d’en diminuer le culte et l’amour ouvertement ou en cachette, quelquefois sous de beaux prétextes. Hélas ! Dieu le Père n’a point dit a Marie de faire sa demeure en eux, parce qu’ils sont des Ésaü ».

Et puis arrive la belle fête du 2 février, la chandeleur, la présentation de l’enfant Jésus au Temple et la purification de ND. Cette fête se célèbre le 2 février parce que voulant se soumettre à la loi mosaïque, Marie devait aller à Jérusalem, 40 jours après la naissance de Jésus (25 décembre-2 février) pour y offrir le sacrifice prescrit. Cette fête nous fait penser à la belle cérémonie de la bénédiction des cierges, symbole de lumière. La lumière, c’est le Fils. Il est la lumière du Monde. La lumière, c’est la Mère de Dieu, elle est l’Immaculée, privilège insigne pour qu’elle soit la digne Mère de Dieu. Nous pensons aussi au prophète Siméon, à sa prédiction annonçant les souffrances de Marie « un glaive de douleur vous transpercera le cœur ». Nous la voyons déjà par la foi au pied de la croix, au sommet du calvaire. Il en sera toujours ainsi des disciples du Christ. « Qui veut être mon disciple, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ».

Et puis nous voilà au 11 février avec les apparitions de ND à Lourdes. Du 11 février au 16 juillet, la Vierge descendit 18 fois du ciel et se montra à sainte Bernadette Soubirous dans le creux du rocher de Massabielle. Aussi comme est bien choisi le texte de l’introït de la messe : « « Je vis la cité sainte, la Jérusalem nouvelle qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, prête comme une épouse qui s’est parée pour son époux ». Et le 25 mars, elle dit à cette petite bergère de 14 ans : « Je suis l’immaculée conception ». Confirmation du dogme déclaré par Pie IX. O là aussi comme est bien choisi le texte de l’Epître : « « Et un grand signe apparut dans le ciel : une femme revêtue du soleil et qui avait la lune sous ses pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles ». C’est le jour de l’annonciation qu’elle nous déclare son nom : « je suis l’immaculée conception » afin de montrer que c’est en vue de l’incarnation, de sa maternité divine, qu’elle jouit de ce privilège. Sa maternité divine est la raison de tous ces privilèges. C’est sa grandeur.

Enfin arrive le 25 mars c’est la fête de l’Annonciation de la BVM. C’est la plus belle des fêtes de Marie. C’est sa gloire. C’est son honneur. L’ange Gabriel vint chez elle et la saluant, s’inclina, lui pourtant pur esprit, devant ND. Il confesse par là, dira saint Thomas, que ND est supérieur à la nature angélique en raison de sa proximité d’avec Dieu. Dieu est en elle. Elle est sa Mère, Les anges ne constituent que sa cour. En cette fête de l’Annonciation, éclate la vertu de l’humilité : »Je suis la servante du Seigneur ».
Et puis c’est le 24 mai, avec la fête de la BVN auxiliatrice des Chrétiens. Cette fête nous rappelle de nouveau la victoire de Lépante sur les Turcs sous le pape saint Pie V, la délivrance de Pie VII détenue à Savone et son retour à Rome. C’est saint Pie V qui introduisit dans les litanies de Lorette cette invocation : « Secours des chrétiens, priez pour nous ». Pie VII décora d’une couronne d’or l’insigne image de la Mère de Dieu à Savone et établit à perpétuité la fête de ND Auxiliatrice au 24 mai.

C’est enfin le 31 mai, la fête de la Sainte Vierge Marie, médiatrice de toutes grâces. Médiatrice de toutes grâces : cette vérité est soutenu par tous les saints ; Saint Bernard dit : « que la volonté de Dieu est que nous ayons tout par Marie ». Le Père nous a envoyé son Fils, mais il a voulu subordonner sa venue au Fiat de la Vierge. C’est la grande thèse de Saint Grignon de Montfort. Croyons le. Vivons le.

Le 5 août nous avons ND des Neiges, c’est la dédicace de l’Eglise sainte Marie Majeure à Rome. Ce sanctuaire construit en 432 fut dédié par Sixte III à Marie dont le Concile d’Ephèse (431) venait de proclamer le titre de Mère de Dieu. Les mosaïques de l’arc triomphal sont la glorification de cette maternité divine.

Et le 15 août enfin arrive, c’est la fête de l’Assomption, l’exaltation en son âme et en son corps de ND au ciel. C’est son triomphe au Ciel. La mère retrouve le Fils. C’est la joie au ciel. Elle est la reine des anges. La reine des apôtres. Et sur cette terre, elle reste la source de l’espérance chrétienne. Là ou je suis vous serez. Là où je vais vous serez, nous dit Marie. C’est le jour de sa gloire. Nous nous en réjouissons aussi.

Toutes ces fêtes montrent l’importance que tient ND dans l’Eglise. C’est dire aussi que l’Eglise veut entretenir dans le cœur de son peuple une grande dévotion envers ND. Elle ne veut pas que son doux souvenir s’éloigne de la pensée des fidèles. Elle veut qu’elle soit sans cesse présente à la chrétienté. Heureux celui qui, pour honorer sa Mère, déciderait de participer à toutes les messes célébrées en son honneur. Qu’est-ce un enfant qui ne penserait jamais à sa Mère qui lui a donné la vie…la vie surnaturelle. Ah que notre foi est faible.

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