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La foi en Jésus-Christ et la nouvelle Alliance.

La foi en Jésus-Christ et la nouvelle Alliance.

publié dans paroisse saint michel le 20 août 2010


Prédication pour le 13ème dimanche après la Pentecôte.

La foi en Jésus-Christ et la nouvelle Alliance.

« Ut promissio ex fide Jesu Christi daretur credentibus ».
« Afin que la promesse -i.e. l’héritage éternel promis à Abraham ( la terre promise) -fut réalisée pour les croyants, par la foi en Jésus-Christ – ex fide Jesus Christi.

Cette phrase, MBCF, sonne comme une trompette au milieu de l’athéisme contemporain, au milieu de l’indifférentisme actuel, de l’agnosticisme. La foi, nous dit saint Paul, la foi en Jésus-Christ est nécessaire pour posséder la « promesse », pour posséder la vie éternelle. La foi en Jésus-Christ est donc essentielle. La foi est première. La foi est au principe de l’espérance chrétienne, de l’espérance eschatologique. Celui qui veut connaître l’éternité bienheureuse doit donner sa foi au Christ Jésus. Ex fide Jesu Christi. L’héritage promis à Abraham s’obtient non par la loi juive, la loi de Moïse, mais par la foi au Christ. « Que vous procure la foi, dit le prêtre au parrain d’un enfant sur les fonds baptismaux, « la vie éternelle » répond le parrain. Voilà une acclamation claire, forte, souveraine. La foi en Jésus Christ : voilà ce qui est essentiel pour la vie éternelle. C’est donc la foi au Christ, et en nul autre, qui prime. Ex fide Jesu Christi. Il faut mettre sa foi en le Christ Seigneur, et en lui seul, pour obtenir la vie éternelle. C’est tout l’enseignement de ce très beau passage de saint Paul aux Galates. C’est toute la foi de l’Eglise. C’est toute la prédication de l’Eglise, de ses papes et de ses saints.

Et malgré l’importance de cette affirmation, essentielle, le monde ne s’en soucie pas, ne s’en soucie plus.

Cette affirmation sur le Christ fut pourtant, des siècles durant, au coeur des préoccupations humaines. Toute vie se déroulait à l’ombre du Christ, dans l’esprit évangélique, dans le souci et l’amour de NSJC.

Toute nouvelle vie humaine commençait sur les fonts baptismaux. Les parents s’empressaient de porter à l’église leurs enfants pour qu’ils reçoivent la grâce sanctifiante, pour qu’ils reçoivent au plus tôt le signe de la croix sur le cœur et sur le front, pour que Satan cède la place au plus vite à la charité du Christ. Les parents avaient à cœur d’enseigner eux-mêmes leurs enfants pour que dès le plus jeune âge, leurs facultés soient éveillées aux choses de la foi. L’atmosphère familiale était à elle seule porteuse de la foi. Les enfants étaient ainsi baignés dans la foi. Ils grandissaient dans la foi. Les mamans avaient à cœur de leur enseigner les balbutiements de la doctrine. Que c’est beau de voir une maman faire faire le signe de la Croix à son petit enfant ! Ainsi se formait une chrétienté, parce que les familles étaient chrétiennes et vivaient de la foi.

La pratique dominicale était au coeur de la vie familiale. La messe dominicale réunissait toute la famille. L’Eucharistie sanctifiait les cœurs, fortifiait les volontés. L’adoration animait les esprits, le culte du à Dieu était rendu en toute justice. La Croix était aimée. Le Christ, la « victime sainte, pure, sans tache », était adoré. Une immense reconnaissance était chantée par le peuple. La liturgie était aimée parce que la gloire de Dieu y était acclamée.

Le peuple chrétien aimait aussi se frapper la poitrine. Il se savait pécheur et le confessait. Aujourd’hui qui se sait pécheur. On boit le péché à gorge déployée ! Croyez vous, de ce fait, que la moindre inquiétude puisse jaillir du cœur humain ? Que non pas ! On vit tranquillement, insouciants, allant de fête en fête, de travail en travail, de souci en souci, de joie en joie… sans jamais se poser, le moindre instant, la question de son âme, de la souillure de son âme, de la beauté de son âme à sauvegarder, à retrouver. Que c’est étrange !

Que faudrait-il pour arrêter l’ensemble du peuple à poursuivre ce chemin de perdition ? Je ne sais ? Lorsque le cœur du prêtre pense à cela, il est angoissé. Il sait sa responsabilité. Il est fait pour aller porter la Bonne Nouvelle. « Allez enseigner toutes les nations ». Il fait si peu dans « la vigne du Seigneur ».
Il sait qu’il faudrait aujourd’hui des saints, des curés d’Ars, des Padre Pio, des saint Jean Eudes, des saint Dominique, des Saint Ignace de Loyolla…Que sais-je encore. Pour pallier à ce manque de sainteté du prêtre, pourrait-il au moins faire quelques prières de suppliques supplémentaires… C’est pourquoi j’ai pensé instaurer ces trois heures d’adoration du samedi matin dans notre belle église pour supplier le ciel de nous faire miséricorde, de faire miséricorde à ce monde. Que ce monde trouve le chemin du Ciel en retrouvant le chemin du Christ, le chemin de la Vierge Marie, sa divine Mère. Que le Bon Dieu écoute notre prière qui se fera simple et instante et en rien méprisante. « Je ne suis pas venu pour condamner le monde mais pour sauver le monde ».

Ah si l’on savait la douceur que donne la foi vécue, l’amour du Christ Jésus contemplé, la contemplation de la Croix, du saint Sacrifice de la Messe…c’est par million que les foules reviendraient au Christ Jésus. Oui ! C’est certainement plus par ignorance que par malice que le peuple se tient aujourd’hui loin de Dieu et de son Eglise. Peut-être que nos prières toucheront le cœur de Dieu ? Elles exerceront, du moins, notre foi…et l’élèveront. C’est par ses prières que sainte Monique finit par obtenir la conversion de son Augustin, et qu’il devint Saint Augustin. Alors c’est plein de foi en le Christ Jésus trouvé qu’il poursuivit sa route. Il communiqua la foi, la doctrine et grâce à lui et à bien d’autres…le peuple fidèle aima les béatitudes, en vécut et poursuivit, un temps, ses jours dans la lumière du Christ et de son Eglise…Et c’est ainsi alors, grâce à saint Augustin et à ses successeurs dans l’épiscopat, que la vision béatifique fut, un temps, la lumière de nombreuses générations et que beaucoup d’entre eux quittaient ce monde dans la paix souveraine que donne, seule, l’ espérance du Ciel. Comme le dit un jour sainte Thérèse de l’enfant Jésus à l’approche de la mort, – elle dit cette phrase merveilleuse que je voudrais bien aussi dire à ma mort – : « Non, je ne meurs pas , j’entre dans la vie ». Mais pour dire cela, MBCF, il faut avoir vécu toute sa vie dans la foi en la vie éternelle. Il faut l’avoir méditée. Il faut l’avoir méditée à partir des Epîtres, à partir de l’Evangile.

Aussi on comprend qu’il ne puisse y avoir plus belle science à connaître que la science du Christ qui est la science du Ciel. Oui ! Pour s’endormir en paix, il faut avoir compris que le Christ est le Sauveur, l’Unique Sauveur, que par son sacrifice expiatoire, son sacrifice propitiatoire, il nous a mérité la vie éternelle ; de cette vie éternelle, il en leva l’obstacle, le seul obstacle, le péché originel, nos péchés personnels qui nous tenaient la porte de Ciel fermée. Jésus est celui qui offrit le sacrifice qui donna toute satisfaction à son Père et qui, ainsi, l’apaisa et lui permit de nous faire miséricorde. Il est celui qui nous lava par son sang rédempteur. Il est pour chacun d’entre nous, ce Christ de l’Evangile qui purifia et guérit de leur lèpre, symbole du péché, ces dix lépreux. Oui ! Le Christ est la « promesse faite à Abraham ». Il est « la terre promise ». Il est la Béatitude même. Il faut avoir foi en Lui pour connaître cette béatitude. Retenez cette phrase de saint Paul : « Afin que la promesse soit donnée aux croyants par la foi en NSJC ». Ce n’est pas la loi de Moïse qui nous sauve. Elle ne pouvait que nous montrer nos faiblesses, ne nous donnant pas la force pour en accomplir les préceptes. Non ! C’est « la foi en Jésus-Christ » qui nous donne « la promesse », qui nous sauve comme elle sauva ces lépreux de notre Evangile, en chemin.

Il est le Sauveur qui guérit le lépreux, le pécheur par son sacrifice, par ses sacrements.

Et fort de cette vérité aimée, la chrétienté vivait dans l’action de grâce, dans la « glorification de Dieu ». Mais aujourd’hui, plus d’action de grâce, plus de glorification, ni de « visage contre terre » vis-à-vis de Jésus, parce qu’il n’ y a plus ni foi en Jésus-Christ ni de connaissance du salut éternel.

Et pourtant le lépreux « voyant qu’il était guéri, revint, glorifiant Dieu à haute voix. Et il se jeta le visage contre terre aux pieds de Jésus lui rendant grâces ».

Voilà, MBCF, une juste attitude. Mais aujourd’hui il n’y a plus de justice, on ne sait plus rendre à Dieu son du : l’adoration, l’action de grâce parce qu’il n’y a plus d’amour de Dieu et de reconnaissance devant son œuvre de salut, parce que ce salut n’est plus connu.

Gardons, MBCF, cette foi qui nous apprend la révérence, l’adoration, l’agenouillement, la prostration.

« On voudrait aujourd’hui nous détourner de l’agenouillement, de la prostration », nous dit Benoît XVI. Ces gestes ne seraient plus adapté, paraît-il, à notre culture, il ne conviendrait plus au chrétien adulte qui doit faire face à Dieu, debout ; ou encore ils ne s’accorderaient pas avec le statut de l’homme sauvé, car l’homme libéré par le Christ n’aurait plus à s’agenouiller ». Ne croyez pas cela. Ces gestes corporels sont indissociables de leur signification spirituelle. Ils ne font qu’un. Il s’appellent. C’est le pape Benoît XVI qui nous l’enseigne, dans son livre : « l’esprit liturgique »: « Ce geste du corps, – il parle de la prostration – est en lui-même porteur d’un sens spirituel, celui de l’adoration, sans laquelle il resterait lettre morte. L’acte spirituel, de par l’unité corps-âme de l’homme, doit nécessairement se traduire par un acte corporel. Si les deux aspects sémantiques ont pu se rejoindre dans la langue, c’est qu’ils vont de pair : là où l’agenouillement n’est qu’apparence, acte automatique, il a perdu son sens ; et là où l’on tente de restreindre l’adoration à l’âme seulement, sans lui donner corps, l’acte d’adoration s’éteint parce que l’homme est ainsi fait que la pure spiritualité ne correspond pas à sa nature. L’adoration est l’un de ces actes fondamentaux qui concernent l’homme tout entier. C’est pourquoi on ne peut renoncer à l’agenouillement en présence du Dieu vivant ».

Voilà qui est bien dit. Restons fidèles à ces actes extérieurs qui manifestent notre adoration. Soyons comme ce lépreux de l’Evangile. A la sainte Table, à la communion, nous confessons que c’est NSJC que nous recevons, notre Dieu qui est aussi notre Sauveur. Sauveur. Amen.

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