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L’évêque d’Évreux participe à une « ordination » de femmes

publié dans flash infos le 16 septembre 2010


Sur le site officiel de la FSSPX, « la Porte latine », on lit ce communiqué.

Nous ne pouvons que partager cette juste indignation. Ce n’est pas M l’abbé Michel qui doit quitter sa paroisse de Thiberville, mais cet évêque, indigne, qui doit quitter son diocèse d’Evreux,

Communiqué du District de France

Peut-on espérer une réaction de Rome ?
L’évêque d’Évreux participe à une « ordination » de femmes

Suresnes, le 15 septembre 2010
En la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs

Depuis les années du Concile, on ne compte plus les attitudes relativistes qui laissent les évêques se présenter aux côtés de ministres de religions qui ont pour principale caractéristique d’écarter les âmes du Christ ou de l’unique Église qu’Il a fondée. Loin de nous endormir dans une banalisation qui aboutirait à « l’apostasie silencieuse », nous ne pouvons que manifester notre profonde indignation en considérant que des réunions toujours plus scandaleuses et compromettantes se produisent par le fait même de ceux qui se disent en « pleine communion » avec le Siège apostolique.

Au début de l’été, Mgr Christian Nourrichard, à la tête du diocèse d’Évreux depuis 2006, a rendu visite à « l’évêque » anglican de Salisbury, le Docteur David Stancliffe, un père et grand-père de famille britannique dont la qualité tant épiscopale que presbytérale est dénuée de toute réalité sacramentelle du fait de son adhésion au schisme – doublé d’hérésie – qui touche l’Angleterre depuis le XVIe siècle. L’Église s’est prononcée de manière définitive sur l’invalidité des ordinations chez les Anglicans par la bulle Apostolicæ Curæ du 18 septembre 1896.

Or, le samedi 3 juillet, Mgr Christian Nourrichard a revêtu les habits de chœur (aube, étole, chape, mitre et croix pectorale) |1] lors d’une cérémonie présidée par le Docteur Stancliffe dans un sanctuaire non catholique. Encadré par deux « évêques » réformés [2], invités eux aussi, il a pris part à la procession [3] et à un simulacre de fausses ordinations. La gravité du scandale s’en est trouvée renforcée dans la mesure où treize femmes, revêtues de chasubles [4], les recevaient ce jour-là. Loin de regretter la participation de sa tête à une si consternante parodie, le diocèse d’Évreux a relaté les faits dans sa revue [5] sans même rappeler l’invalidité des ordres, l’impossibilité aux femmes d’accéder à la prêtrise, ni les dangers de l’hérésie anglicane pour les âmes. L’importance du dialogue apparaît aussi lourde que la vérité de foi et le souci des âmes sont devenus légers.

Comment des fidèles comprendraient-ils qu’il est impossible d’ordonner des femmes lorsqu’un évêque en charge honore de sa présence une telle cérémonie ? Comment réaliseraient-ils que les ordinations anglicanes sont invalides quand Mgr Nourrichard y prend part ? Comment saisiraient-ils qu’on ne peut pas adhérer au schisme et aux hérésies lorsqu’il assiste en habit aux cérémonies de ceux qui les professent ?

Face à de telles incohérences qui placent également les rabbins dans les cathédrales ou les évêques dans les mosquées, les persécutions morales de ceux qui s’efforcent de confesser la foi, de célébrer dignement les saints mystères ou encore de rappeler la Tradition de l’Église sur l’unicité du salut, sont des motifs de saine fierté.

Devant les appels à trouver une « communion plus parfaite » et à considérer que la situation de l’Église en France s’améliorerait, nous ne pouvons que réitérer le simple constat dressé par Mgr Lefebvre lors des sacres de 1988 :

« Nous nous trouvons dans un état de nécessité ».

(Il faudrait aujourd’hui nuancer cette affirmation de Mgr Lefebvre. A M l’abbé de Cacqueray, je dirais : « état de nécessité »! Oui! Mais aujourd’hui et toujours grâce à Mgr Lefebvre et à son  activité épiscopale  – car toutes les communautés « Ecclesia Dei » dans leur existence sacerdotale dépendent  de près ou de loin  de Mgr Lefebvre, il faudrait ajouter: « Etat de nécessité » Oui! Mais « plus partout ». Qu’il veuille bien y réflechir…Il peut y aller aujourd’hui de la validité de certains sacrements de ses prêtres…Qu’il veuille bien reconnaître tout de même que le travail de Mgr Lefebvre n’a pas été complétement « stéril »)

Prions en cette fête de Notre-Dame des Sept Douleurs, afin que la Très Sainte Vierge Marie nous fortifie et nous protège tous au milieu de cette Passion de l’Eglise. Malgré les outrages des hommes, le Christ a vaincu le péché. De même, en dépit de l’indignité de ses serviteurs, l’Eglise sortira victorieuse de cette crise.

Abbé Régis de CACQUERAY , Supérieur du District de France

Les photos des « ordinations » du 3 juillet 2010

[1] Une femme revêtue d’une chasuble. Derrière, Mgr Nourrichard, évêque d’Evreux, aux côtés de « l’évêque » de Salisbury.

 

 

 

[2] Dans la cathédrale anglicane, Mgr Nourrichard suit la cérémonie aux côtés de deux « évêques » protestants (un luthérien et un anglican du Soudan).

 

 

[3] Dans la procession Mgr Nourrichard précède des femmes revêtues d’étoles

 

 

 

[4] Un groupe d’hommes et de femmes recevant des ordinations invalides.

Le revue « Eglise d’Evreux » n° 15 du 6 septembre 2010

 

 

[5] Le diocèse d’Évreux a relaté les faits dans sa revue sans même rappeler l’invalidité des ordres, l’impossibilité aux femmes d’accéder à la prêtrise, ni les dangers de l’hérésie anglicane pour les âmes.

Voici de quelle façon sont relatés ces faits scandaleux :

« [...] La présence pour cette journée si particulière de notre évêque est un signe fort de fraternité envers nos frères anglicans et un geste d’amitié à son intention.
Un évêque anglican du Soudan ainsi qu’un évêque luthérien de Riga sont présents avec Mgr Nourrichard au milieu des fidèles. Cette cérémonie typiquement anglicane débute avec une longue procession composée du choeur d’enfants, ordinants, chanoines, prêtres et évêques vers l’autel et se poursuit par les différentes ordinations.[...]« 

(Voir le texte en entier sur les photos ci-dessous)

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