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De l’amour de Dieu: solennité du Sacré Coeur

publié dans paroisse saint michel le 4 juillet 2011


3ème dimanche après la Pentecôte
Solennité du Sacré Coeur

MBCF,

Si l’Eglise consacre dans sa liturgie un dimanche à fêter le Sacré Cœur de Jésus, c’est pour garder vive en nous la pensée de l’amour de Dieu pour nous. Le cœur est le symbole de l’amour. Fêter le Sacré Coeur de Jésus, c’est fêter son amour, l’amour de Dieu.
Or l’amour se prouve essentiellement par le don, la générosité. Car une propriété de l’amour c’est de se donner, de se communiquer. C’est dans sa nature même. C’est sa loi.

Et bien, cette caractéristique essentielle de l’amour doit se retrouver en Dieu puisqu’Il est amour. C’est son essence. Deus caritas est, nous dit Saint Jean.

Quels sont donc les dons de Dieu qui prouvent son amour ?

Réfléchissons.

Avec moi, reconnaissez l’amour divin dans sa générosité.

Il est d’abord celui qui donne l’être. Il est même le principe de l’être, le principe de toutes choses. Souvenez-vous du Prologue de Saint Jean : « Il était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par Lui et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui ». C’est bien Lui qui est le principe de l’être. Il donne l’être aux choses.

Et il faut reconnaître qu’Il a du goût, qu’il aime le beau. Le monde qu’il a créé et qu’il soutient dans l’être, est beau et bon. Le ciel est beau ainsi que le soleil ainsi que la nature, ainsi que les collines ainsi que les montagnes. Les saisons qui règlent le temps, notre temps, sont belles et bonnes, reposantes parce que variées. Elles ont toutes leurs qualités, leur grandeur, leur beauté. La terre est bonne, elle est nourricière. Il en est de même de la mer. Elle donne ses biens à profusion, Elle est comme son maître, généreuse. Les couleurs sont belles et bonnes. Elles agrémentent notre existence. Je ne peux vivre entouré de tant de beautés sans élever mon âme à Dieu et chanter son amour, sa générosité. Pourquoi, Seigneur ! tant de beautés m’entourent sinon pour montrer votre amour pour votre créature préférée, l’homme. Et je ne peux contempler ce monde et sa beauté sans penser à la beauté du Créateur, à sa bonté. La beauté de l’effet doit participer à la beauté de la cause ; il en est son émanation.

Mais Dieu n’est pas seulement le principe de tout être, et de sa surabondance Dieu est aussi le principe de la vie. Saint Jean le confesse : « En lui était la vie ». Dieu donne la vie, preuve de son amour, parce qu’il est d’abord la Vie en plénitude et qu’il veut la communiquer à d’autres dans sa grande bonté. Il donne la vie pour que d’autres jouissent de sa propre vie en plénitude, de son propre bonheur. C’est là encore le signe par excellence de l’amour. Se communiquer, se donner pour que l’autre jouisse de l’excellence de l’être et de la vie. C’est ce que confesse merveilleusement saint Jean : « A tous ceux qui l’ont reçu, – comme principe de Vie, de Vie surnaturelle -, Il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ; à ceux qui croient en son nom , qui ne sont pas né du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » et il ajoute dans sa première épître : « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, que nous soyons appelés enfants de Dieu, et que nous le soyons en effet ». Oui ! l’amour se communique. Il se diffuse. « Bonum diffusivum sui » nous dit l’adage philosophique.

Mais poursuivons notre réflexion, nous inspirant maintenant du texte de l’Epître de saint Paul aux Ephésiens. Là, dans ce passage, l’Eglise attire notre attention sur le mystère du Christ et ses immenses « richesses » : « A moi, frères, le plus petits de tous les saints, a été accordée cette grâce d’annoncer parmi les Gentils les richesses incommensurables du Christ ». Voilà, c’est en Lui, en le Christ maintenant qu’il nous faut contempler l’amour divin.

Nous laissons le monde pour nous tourner vers le Christ et contempler ses « richesses incommensurables ». Et ce qui domine dans le Christ, c’est sa Passion, c’est le mystère de la Rédemption, c’est donc le mystère de l’amour.

Voilà la richesse essentielle du Christ. Son amour. Sa charité.

Je ne peux ouvrir une page de l’Evangile sans contempler cet amour divin dans le Christ. C’est juste puisqu’Il est « le reflet de sa gloire, l’emprunte de sa substance » (Hb 1 3). Le Christ se manifeste dans cette charité.

Toutes les paraboles de l’Evangile nous le dépeignent ainsi, sous des traits de bonté, de mansuétude, de charité tendre et efficace, attentive et prévenante.

Il se dépeint sous les traits du Bon Pasteur qui va chercher la brebis perdue. Il n’a pas l’amour du mercenaire. A lui, au mercenaire, peu lui importante les brebis. Elles ne sont pas à lui. Non ! Il est semblable au Bon Pasteur qui s’inquiète de la brebis perdue.

Il se décrit comme le Père de l’enfant prodigue qui, voyant venir de loin son fils perdu, courre à lui et le premier l’enserre entre ses bras. Il retrouve son fils, celui qui était perdu, s’était perdu. Et c’est la fête, manifestation surabondante de l’expression de l’amour du coeur du père.

Il est cette femme qui cherche la drachme perdue. Avec quel empressement elle la cherche et lorsqu’elle l’a trouvée, elle va chercher ses amis et leur demande de se réjouir avec elle. Cette recherche se termine là aussi par la fête. La fête – son intensité – est la mesure de la joie qui anime cette femme, joie qui est l’expression de l’amour qu’elle portait à la drachme perdue.

Ainsi du cœur de Jésus pour chacun d’entre nous. Ce doit être pour nous l’occasion de chanter sans cesse un Te Deum. MBCF, si, à la fin de cette année scolaire, nous récapitulions tous les moments où nous avons fait l’objet de cette recherche intense du cœur de Jésus, nous en serions dans l’admiration…Et il est bon de le faire…Et nous l’avons fait hier, discrètement dans cette heure sainte, devant le saint Sacrement exposé pour vous et le ménage présent. Nous avons chanté notre action de grâce pour toutes les bontés reçues de Dieu. Et nous avons pensé à tous, à vos joies, à vos peines, aux uns et aux autres vous voyant grandir dans la sagesse de Dieu…

Il avait un cœur aimant. Il aima Lazare. Il aima les pécheurs, les pécheurs repentants. Il aima Marie Madeleine. Il aima Zachée. « Zachée, descends vite de l’arbre, il faut que je demeure aujourd’hui en ta maison ». Mais c’est que préalablement, il leva les yeux et le vit. . Il aima Pierre malgré sa trahison et d’un seul regard le convertit : « Il se retourna » et ce regard du Maître le fit fondre en larmes.

Il aima se décrire en la personne du Bon Samaritain. Le Bon Samaritain s’arrête touché de compassion pour ce malheureux laissé pour mort par les brigands sur le bord de la route. Il le soigne, pence ses blessures, le monte sur sa monture, le conduit à l’hôtellerie, paye la facture des jours de soins jusqu’à son retour. Ainsi du Seigneur Jésus.

Ainsi du Seigneur Jésus, surtout à l’heure de sa passion, du mystère de la Rédemption. C’est là que l’Eglise demande que nous contemplions plus particulièrement, plus intensément l’amour de Dieu. Là, cet amour éclate plus intensément dans son cœur transpercé par la lance du soldat. L’Ecriture citée par Saint Jean, nous rappelle que du Sauveur, il fut dit « qu’ils finiront bien par voir à travers ce cœur qu’ils ont transpercé » Et que peut-on voir à travers ce cœur transpercé sinon juter l’amour, l’amour du Christ pour nous, l’amour de Dieu. Il est la Victime Sainte. Il est la seule Victime qui, par son sacrifice libre et volontaire, ait pu racheter l’infinie malice du péché originel, Il est la seule Victime qui ait pu expier, par son acte théandrique, la faute originelle. Et il est venu pour cela, pour accomplir cet acte réparateur et sauveur, acte d’amour. Sans Lui, nul salut, nulle rédemption, nul rachat, nul réparation. Sans Lui, le ciel serait encore fermé. Nulle espérance ne serait dans nos cœurs. Et c’est Dieu qui nous a envoyé ce Sauveur unique. Et sonne encore et toujours cette phrase de saint Jean : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a envoyé son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle ». La vie éternelle, et donc notre joie ici bas, est en Lui seul. « Il n’y a pas d’autre nom sous le ciel par lequel nous puissions être sauvé ». L’envoi du Sauveur est pour nous un don de charité de Dieu. L’envoi du Sauveur est l’expression de la charité de Dieu pour nous.
Et ce salut nous est donné grâce à une Victime Sainte, Jésus, bien sur…Mais une Victime souffrante, douloureuse, terriblement douloureuse. Et chaque douleur, chaque souffrance endurée gratuitement pour nous est autant d’actes d’amour du Christ. C’est sans contrainte, mais librement que Jésus s’offre au bourreau. Ses souffrances librement portées mesurent son amour, un amour immense. Il faut que cet amour soit gravé en nos cœurs. Il faut l’aimer. L’aimons nous assez ? Il faut l’aimer davantage. Les gens de la Tradition qui gardent jalousement la sainte messe dans toute sa beauté, Dieu merci, ont-ils assez d’amour, assez d’attachement à NSJC ? Posons-nous la question au cours de cette messe. Profitons de cette messe pour renouveler notre amour pour NSJC.

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