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« Le Bon sens syrien »

publié dans flash infos le 27 janvier 2014


Bon sens syrien

 lu sur « Commentaire Eleison » de Mgr Williamson au 11 janvier 2014

On trouve aujourd’hui dans YouTube, sous le titre « Jeune Partisane syrienne » (« Syrian Girl Partisan »), un résumé remarquable, du point de vue politique, des raisons et des méthodes expliquant pourquoi le monde est devenu si mauvais. Il s’agit d’une jeune patriote syrienne qui donne huit raisons pour lesquelles le Nouvel Ordre Mondial (NOM) hait la Syrie et fait tout ce qu’il peut pour renverser son gouvernement actuel, et le remplacer par des marionnettes du NOM. Que les Catholiques prennent garde de ne pas se laisser empoisonner les esprits par la propagande et les mensonges occidentaux,et qu’ils ne disent pas que la politique n’a rien à voir avec la religion. Le NOM est poussé par le rêve fou d’éliminer aussi bien le Règne Social du Christ Roi que l’ordre naturel Divin du monde. Voici les raisons présentées par la jeune Syrienne :–

1. La Banque Centrale de Syrie est propriété de l’État et contrôlée par l’État pour être ainsi au service de l’économie nationale et du peuple syrien, au lieu d’enrichir les « banksters » gangsters des banques) internationaux des nations occidentales et d’Israël qui imposent à presque toutes les nations du monde des prêts à taux usuraires qui engendrent des crises de dettes artificielles par lesquelles ces nations sont effectivement réduites en esclavage.
2. La Syrie ne doit rien au Fond Monétaire International. Inféodé aux« banksters » internationaux, le FMI joue le rôle d’une police chargée d’assurer le remboursement des dettes internationales. Toute nation sage reste hors de l’étreinte du FMI, exploit réussi par la Syrie, mais une telle sagesse ne plaît pas du tout aux banksters.
3. La Syrie a interdit les semences génétiquement modifiées, ou « aliments Frankenstein », parce que Bashar El Assad veut protéger la santé de son peuple. « Aliments Frankenstein » signifie contrôle de l’alimentation, entraînant contrôle de la population. Evidemment le NOM favorise l’ « alimentation Frankenstein » (les USA l’ont imposée à l’Iraq dès sa conquête).
4. La population de la Syrie est bien informée en ce qui concerne le NOM, dont la domination des politiciens marionnettes du monde par ses « think-tanks » et ses sociétés secrètes est ouvertement discutée dans les media et universités de la Syrie. Une telle liberté est anathème pour le NOM qui tient à ce que ses opérations restent cachées dans les ténèbres.
5. La Syrie a de grandes réserves de pétrole et de gaz, et elle s’efforce de les exploiter indépendamment des compagnies géantes occidentales comme Shell et Texaco. Le NOM aime bien le pétrole, mais pas du tout l’indépendance pétrolière.
6. La Syrie s’oppose d’une façon claire et non équivoque au Sionisme et à Israël. Au cours des dernières années, même les indignes médias occidentaux ont réagi à la transformation virtuelle de la Palestine en un méga-Goulag. La Syrie dénonce ce brutal apartheid imposé par Israël. Bien sûr les lobbys juifs du monde exerceront toute leur influence pour mettre fin à une opposition si ferme à leurs camarades en Israël.
7. La Syrie est l’un des derniers états musulmans laïcs du Moyen Orient, et elle refuse de reconnaître une quelconque supériorité de ce peuple qui prétend encore être le peuple élu de Dieu (bien que 2,000 ans aient passé depuis que le Dieu Incarné, Jésus-Christ, a cessé de choisir son peuple selon la race et s’est mis par contre à le choisir selon la Foi – (Romains III, IV, etc.). Les mêmes lobbys châtieront tout refus de reconnaître leur supériorité, soit religieuse, soit raciale.
8. La Syrie maintient et protège fièrement son identité nationale, politique et culturelle, tandis que le NOM s’efforce de dissoudre toutes les nations (sauf une) en une seule masse conglomérée de moutons prêts à recevoir l’Antéchrist qui s’approche.
Voyez la vidéo originale de neuf minutes « Syrian Girl Partisan » sur YouTube, ou lisez l’excellent résumé du commentateur argentin sur actualidad.rt.com/expertos/Salbuchi. (Ce « Commentaire Eleison » s’inspire amplement du texte d’Adrian Salbuchi). Quelles que soient par ailleurs les fautes des nations musulmanes, qui est-ce qui contesterait qu’elles font beaucoup plus que les nations occidentales corrompues et décadentes pour résister à ce Nouvel Ordre Mondial qui brave Dieu?
Kyrie eleison.
En guise de commentaire du § 7:

Prédication pour le 3ème dimanche après l’Epiphanie

 

MBCF,

 

 

Le Christ Jésus est vraiment le Sauveur.

C’est l’affirmation nette de l’Ange de la Nativité : « Il vous est né aujourd’hui dans la ville de David un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur ».

 

« Vous lui donnerez le nom de Jésus dit l’Ange à Saint Joseph « car il sauvera son peuple de ses péchés ».

Le Christ Jésus est Sauveur.

C’est l’affirmation merveilleuse du prophète Siméon prenant dans ses bras l’enfant Jésus et disant : « C’est maintenant, Seigneur, que, selon votre parole, vous laissez votre serviteur s’en aller en paix car mes yeux ont vu votre Salut que vous avez préparé devant tous les peuples pour être la lumière qui éclaire les nations et la gloire de votre peuple  d’Israël ». Et il poursuit : « Cet enfant est pour la ruine et le salut d’un grand nombre en Israël et pour être un signe auquel on contredira ».

 

Oui. Notre Seigneur Jésus-Christ est le Sauveur, le Sauveur universel : « Sauveur que vous avez préparé devant tous les peuples pour être la lumière qui éclairera les nations ».

Il n’y a donc pas de limite dans cette œuvre salvifique. Elle s’adresse à tous les peuples. Elle concerne toutes les nations. Saint Pierre dira aux Juifs, le jour de la Pentecôte: « Il n’y a pas d’autre nom que celui de Jésus par lequel nous puissions être sauvés »

 

Et c’est pour le faire bien comprendre qu’aujourd’hui, NSJC, dans cet évangile, manifeste sa divinité, sa puissance, sa puissance salvifique

-et  au peuple hébreu en purifiant le lépreux lui disant d’aller se présenter aux prêtres pour leur information…

-et  au centurion, un romain, un de la gentilité, en guérissant à distance son serviteur.

 

Le salut apporté par NSJC est pour tous. Il est le Sauveur qui vient, certes, de la race davidique. Il est, à ce titre, la gloire d’Israël, comme le dit le prophète Siméon. Mais attention ! L’œuvre salvifique n’est pas limitée au seul peuple « élu », au seul peuple hébreu. Cette œuvre salvifique se réalise – quoad nos-  par la foi et non pas en raison de la race hébraïque.

 

Si le lépreux est guéri par NSJC ce n’est pas en raison de sa race mais bien en raison de sa foi manifestée dans  son adoration « Et voici qu’un lépreux vint à Lui et l’adora ». Par cette adoration, il manifeste sa foi en NSJC. Il est bien de la race hébraïque puisque NSJC lui commande, sa guérison faite, de respecter la loi juive : « va, montre toi aux prêtres et offre le don que Moïse a prescrit, afin que cela leur serve de témoignage ». Il est hébreu, certes, mais ce n’est pas en raison de sa race qu’il obtient de NSJC la guérison. C’est en raison de sa foi : « Seigneur si vous le voulez vous pouvez me purifier ». « Volo », « je le veux ».

 

Pour le centurion, il en est de même. C’est la foi seule que Jésus prend en compte. Il exprime même son admiration pour ce centurion, ce militaire. Il a la foi et quelle foi ! Cela suffit pour obtenir la guérison du serviteur, et cette guérison du serviteur, obtenue par la foi,  est le symbole du salut qui est « vie »,  qui est « vie divine » apportée par le Christ.

 

Certes, le peuple hébreu est divin.

 

Aux confins de l’orient et de l’occident, il est fait de petitesse. Mais il est fait pour porter le mystère de Dieu à travers les siècles. Et pour porter le mystère gravé dans sa chair, à savoir le Christ. Le Christ Sauveur sera bien selon la chair de la race de David. Il est promis à Abraham. Abraham vit d’abord en Chaldée, dans la Mésopotamie, en la ville d’Ur. Il reçoit cette révélation : « Je ferai de toi une grande race et je te bénirai et je ferai grand ton nom et tu seras béni. Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront et en toi seront bénis tous les lignages de la terre » (Gen 12)

 

Le peuple juif, de la race d’Abraham, a donc son origine en Dieu parce que c’est Lui qui le sélectionne du reste de l’humanité et parce qu’Il lui promet sa bénédiction de telle façon qu’en lui seront bénies tous les nations de la terre. Alors Israël est grand,  grand d’une grandeur « théologique ». Mais cette grandeur ne repose pas sur la descendance charnelle d’Abraham. Elle repose sur la foi qu’Abraham eut en  la promesse de Dieu.

 

Cela est extrêmement important à comprendre.

 

Parce que si les bénédictions de Dieu sont pour la descendance charnelle d’Abraham, alors du fait d’être fils d’Abraham, le peuple juif sera choisi et béni entre tous les lignages de la terre.

Si par contre les bénédictions sont réservées à la foi en la divine promesse, la simple descendance charnelle n’a pas de valeur pour le salut. Il faut descendre d’Abraham par la foi à la promesse du Sauveur, du « désiré des Nations ». C’est donc la seule descendance spirituelle fondée sur la foi qui vaut pour le salut.

 

C’est ce que manifeste clairement ce récit évangélique. C’est ce que confesse NSJC par cette double guérison et l’une, dans le camp des Hébreux et l’autre, dans le camp de la Gentilité. Le salut de NSJC est universel. Il vaut et pour le juif et pour la gentilité. Mais seule la foi compte et non la race.

Dans cette affaire de salut par le Christ, n’oublions jamais l’enseignement de saint Paul aux Hébreux en son chapitre 11 : « C’est par la foi qu’Abraham, obéissant à l’appel de Dieu partit pour un pays qu’il devait recevoir en héritage et cela sans  savoir où il allait. C’est par la foi qu’il séjourna dans la terre promise, comme dans une terre étrangère…Car il attendait la cité aux soldes fondements dont Dieu est l’architecte et le consolateur ».

 

Ainsi ce n’est pas la descendance charnelle qui sauve, mais l’union spirituelle par la foi au Christ. Le peuple juif, formé en Abraham…ce n’est pas par son union charnelle avec Abraham  qu’il est sauvé…mais en s’assimilant la foi, en croyant au Christ, comme le lépreux Il est sauvé en raison de sa foi. Tous ceux qui s’unissent au Christ par la foi forment la descendance bienheureuse d’Abraham et sont l’objet des divines promesses dont l’objet essentiel est le salut. Nous sommes tous par la foi spirituellement des sémites, dira Pie XII

 

Pourrait-il arriver que ce peuple ou une partie de ce peuple, uni par les liens charnels à Abraham, croit que cette union charnelle, simplement généalogique, soit suffisante pour le salut?

Oui ! Malheureusement. C’est arrivé. Le Messei fut pour ce peuple, son peuple, pour certains, cette « pierre d’achoppement » dont parle Siméon.

Ecoutez ! Le peuple juif est le lignage théologique, choisi, consacré, sanctifié pour nous apporter dans sa chair, « cet Autre » qu’est le Christ. Sa chair est sanctifiée pour nous apporter « Celui qui est la Vérité et la Vie », qui est le salut de tous. C’est sa finalité. C’est donc le Christ qui fait la grandeur de ce peuple. C’est le Christ qui sanctifie le lignage juif et non le contraire, et non le lignage juif qui sanctifie le Christ. Si donc le peuple juif, avec l’humilité et la foi d’Abraham, croit au Christ, il est appelé à être la racine et le tronc d’un olivier frondescent qui est l’Eglise de Jésus-Christ. Juif, saint Pierre. Juif, saint Paul et quel juif ! Juif, Notre Dame. Juif saint Joseph. Juifs les Apôtres.

 

Mais si, par contre, une partie de ce peuple rejette le Christ en se basant sur l’orgueil de sa race, il est appelé à être la racine et le Cep d’une vigne sauvage qui ne produit que des fruits amers de péché.

Dans ce premier cas, la foi au Christ, ce peuple sera Isaac, Jacob, Abel.

Dans ce second cas, ce peuple est appelé à jouer le rôle d’Ismaël, d’Esaü, de Caën. « Et Esaü persécutait le fils de la promesse ».

L’erreur du judaïsme réside dans le fait qu’une partie de ce peuple a cru que les promesses faites aux Juifs à cause du Christ qui devait naître d’eux, étaient faites à sa chair, à sa généalogie. Si le peuple juif est le peuple de prédilection  – et les promesses de Dieu sont sans repentance  -, il l’est par le Christ. Certains, dans leur aveuglement crûrent que c’était le Christ qui devait se glorifier de sa descendance hébraïque. Alors ce n’est plus du Christ que vient la gloire de ce peuple mais de la chair d’Abraham. Ainsi les pharisiens du temps de Jésus disaient-ils avec orgueil, pour ne pas accepter le salut du Christ : « Nous avons Abraham pour Père ». Ils ont « carnalisé » la divine promesse. Ils refusèrent celui qui est la raison de leur bénédiction. Ils refusèrent le Béni. Alors Il est devenu « la pierre d’achoppement ». Devant le Christ exalté, élevé au dessus du temps et de l’espace, les bras étendus, le peuple juif se divisa en deux : les uns en la personne des Apôtres seront les grands instruments de la miséricorde de Dieu dans la fondation et la propagation de l’Eglise qui porte le salut du Christ à travers le monde, les autres seront « adversaires » et s’efforceront de la perdre. Et de lui nuire.

 

La foi au Christ est vraiment raison du salut universel, du salut de tous. C’est ce que Saint Pierre, le premier Pape prêcha aux Juifs le jour de la Pentecôte.

 

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