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Qui rejette l’Enfant de Noël, aux enfants injecte un poison mortel

publié dans regards sur le monde le 20 janvier 2014


Qui rejette l’Enfant de Noël, aux enfants injecte un poison mortel

par le Père Ange

mercredi 15 janvier 2014

(article lu sur le site « Saint  Michel de Rolleboise)

Pendant ce beau temps de Noël, jusqu’au 2 février, nous sommes tous serrés dans l’unique Grotte de Bethléem, autour d’un Tout-Petit, unique entre tous. Mais cet Enfant n’est-il pas physiquement interconnecté avec chaque enfant dans tous les pays, et tous les siècles  ? N’est-Il pas l’Enfant par excellence, mystérieusement présent en chacun(e)  ? Jean-Paul II, une nuit de Noël, s’est exclamé  : «  Oui, en chacun, il y a certainement Jésus.  » (Non une image, une ressemblance, mais LUI, Jésus, en personne.) Ne sont-ils pas tous chair de sa Chair, sang de son Sang, parce qu’Il s’est fait chair de leur chair, sang de leur sang  ? L’enfant à qui on refuse le simple droit à l’existence Oui, Dieu s’est fait zygote, fœtus, embryon, pour guérir, sanctifier, consacrer, diviniser chacune de nos gestations. Et voici le sein maternel, sanctuaire le plus divin au monde, devenu le lieu où le plus fragile de tous est le plus menacé de la planète. Le premier berceau de tout être humain, si facilement transformé en tombeau. Le lieu par excellence, de la compassion amoureuse, devenant lieu d’exécution douloureuse (jusqu’à la naissance dans certains pays) [1]. Pour ces Saints innocents d’aujourd’hui, comment ne pas continuer à nous battre  ? À ce propos, il nous faut remercier Mgr Pontier pour ses propos courageux sur le drame de l’avortement. Propos d’une telle actualité, mais hélas ! bien rares ces dernières années de la part de nos pasteurs. Et Dieu sait combien les fidèles qui luttent courageusement, parfois héroïquement pour protéger la vie, en sa première éclosion, comme dans son couchant naturel, ont besoin d’être soutenus, encouragés, confortés par leurs bergers. Et combien sont déçus de ne pas toujours le sentir [2]. «  La défense de la vie est un chemin qui est plein de loups et peut-être nous amènera-t-on devant les tribunaux pour avoir pris soin de la vie, peut-être nous tueront-ils. Ils tuaient les martyrs chrétiens pour avoir prêché cet évangile de la vie, mais Jésus nous donne la force.  [3] » L’enfant handicapé qu’on peut légalement tuer Mais, voici que le pire s’ajoute au pire. En Belgique et aux Pays-Bas, on va pouvoir en toute légalité tuer tout enfant, atteint d’une maladie incurable ou d’un handicap à vie. Cela, décidé dans les faits par un seul médecin s’arrogeant le droit exorbitant de mort ou de vie sur ce petit innocent qui souvent, puise plus de joie à vivre et donne plus de joie à ses parents qu’on ne le soupçonne. Et peut-être bientôt sans le consentement des parents, ceux-ci ne pouvant être objectifs, puisqu’ils l’aiment. De même que les pauvres mères dont le sein maternel est loué ne peuvent s’attacher à l’enfant qu’elles portent et qui lui sera arraché, ainsi l’amour parental pour un enfant malade est stigmatisé négativement. Et voilà le sentiment humain le plus grand, le plus beau, le plus profond trésor dans tous les peuples, et tous les temps, retourné contre de pauvres parents, les empêchant de sauver leur enfant. Cet infanticide condamné comme une abomination par Dieu lui-même, en sa Parole, éradiqué depuis des siècles par le judaïsme et le christianisme, le voici… légalisé. En toute impunité. Régression de 3 000 ans de progressive évolution humaine. Retour à la barbarie, à la sauvagerie des sacrifices humains d’il y a 2 000 ans. Loi qui fait du médecin un assassin, du docteur un tueur. Oui, infanticide légalisé  : barbarie actualisée  ! Pour tester une lessive, le panel représentatif est de 1 000 personnes, pour entériner une loi donnant droit de vie et de mort… 20 personnes suffisent. Honneur aux courageux Veilleurs debout de Belgique qui sont la voix d’une multitude, mais surtout de la conscience profonde nationale. Mais faut-il qu’un peuple entier soit à ce point anesthésié, paralysé, inhibé, pour n’avoir pu faire descendre sur la place Royale ou l’avenue Louise, un million de rebelles  [4].? Celui que l’on arrache à sa maman et que l’on prive de parents Mais l’enfant in sinu, c’est maintenant (déjà massivement) ces personnes implantées dans un sein loué. L’enfant transbahuté, dès sorti, dans les bras d’une femme dont il ne vient pas, et qu’il n’a jamais habité  : une intruse, une étrangère à son être. C’est l’enfant qui, jamais ne connaîtra sa généalogie (si ce n’est en cherchant dans des factures… généalogie du futur  !), sinon qu’il a été fabriqué en éprouvette avec des paillettes du Danemark et des ovocytes de Birmanie transitant via un sein aux Philippines. C’est l’enfant que l’on trompe en l’obligeant à dire «  maman  » à un monsieur barbu ou papa à une jeune fille. C’est l’enfant qu’on fabrique, d’après le QI présumé du spermo-donateur anonyme, et qui sera à jamais orphelin soit d’un père, soit d’une mère. C’est l’enfant qui, kalachnikoff en main est obligé de tuer, en ce moment même dans plusieurs régions du monde. Cette réponse bouleversante à la question d’un journaliste  : «  Que veux-tu devenir plus tard  ?..  » — «  un enfant  !  » C’est l’enfant orpailleur exploité, dont la poignée de diamant ne vaut qu’un Tee-shirt délavé. C’est l’enfant — par millions aussi — kidnappé, acheté, vendu, commercialisé pour chair fraîche, impunément, esclave de la cupidité charnelle de ces criminels vicieux qui en font des petits vieux, sinon des cadavres, avec la connivence secrète des pouvoirs publics. C’est l’enfant souillé, culpabilisé à mort par des pervers pédophiles et surtout éphébophobes, crime en passe d’être légalisé [5]. C’est l’enfant assassiné par des pervers sexuels, avec la grande indulgence de la Justice pour les criminels. C’est l’enfant visé par les pornocrates inondant de leurs dégueulasseries la Toile et iPod de nos mômes. L’enfant dont on falsifie la conscience et trompe le bon sens. Dans son discours d’ouverture de la dernière Assemblé plénière de l’épiscopat, Mgr Pontier a merveilleusement exhorté à regarder la vie à partir «  des plus fragiles, des plus affligés, les enfants  », s’exclamant  : «  Que de souffrances constatées par les éducateurs, les psychiatres, les médecins, les prêtres  ! Que d’enfants soumis aux choix personnels de leur père ou de leur mère  !  » Mais il aurait pu ajouter  : aux diktats des idéologues sans scrupule  ! Je pose la question  : mais quel enfant est aujourd’hui en France le plus affligé, sinon celui à qui on inocule — atroce lavage de cerveau — la théorie mortifère du gender, celui dont on pervertit l’intelligence, trompe l’innocence, viole la conscience, falsifie le bon sens, sape la confiance et en fin de compte, dont on bousille l’existence. Car on détruit son instinct du réel, on torture sa raison, on casse les deux ultimes repères dans sa vie  : l’altérité et la fécondité, la seconde conditionnée par la première. Malgré les assurances, données par Mrs Valls et Peillon, qu’elle ne sera pas enseignée dans les écoles, en fait seul le mot est évité, vu la polémique, mais la matière est bel et bien enseignée, dès cette année scolaire dans dix académies. Cela à titre de test pour l’étendre à toutes les écoles, du primaire au BAC. Pour me croire, il suffit de parcourir les contenus de la circulaire du SNUipp-FSU  : «  Éduquer contre l’homophobie dès l’école primaire.  » Visée  : «  déconstruire la complémentarité des sexes en brisant les stéréotypes et les assignations sexuelles  » (sic) [6]. En cet hiver, 46 800 élèves de CE2, CM1 et 2 doivent subir le film Tomboy dont on ne sait si le héros est garçon ou fille, et dont la conclusion est que c’est ton regard et donc ton désir qui lui donne son identité sexuelle. Les auteurs ont le cynisme d’avouer compter sur le phénomène cinématographique d’identification de l’enfant au personnage vedette, ici de Mickaël, en référence à Mickaël Jackson. Mais veut-on vraiment faire de nos enfants des androgynes, en les a- ou dé-sexualisant  ? Et comme il faut formater l’enfant le plus tôt possible, c’est déjà dans crèches et maternelles (bientôt rebaptisées) où jeux et vêtements y sont asexués qu’on leur assène que leur identité sexuelle n’a rien à voir avec leur anatomie, et qu’ils choisiront plus tard, quitte à changer régulièrement d’orientation sexuelle. Faut-il avoir perdu la tête pour oser lui asséner froidement comme une évidence  : «  T’as un corps de mâle, mais tu peux être fille. Et vice-versa. No problème. Tu choisis.  » Ce viol psychique — à long terme — n’est-il pas aussi criminel qu’un viol physique  ? Voulons-nous vraiment d’ici deux ans en France, les «  Kid’s sex reassignement clinics  », le nouveau marché médical émergent aux États-Unis, Canada et Grande-Bretagne (où les médecins n’auront même plus le droit d’y faire objection de conscience) ? Par ailleurs, outre les termes de «  filles  » – «  garçons  », étripés de leur signification, ce sont ceux de «  père  » et «  mère  », les mots-sacrés entre tous dans toutes les langues et tous les siècles, qui ont tout simplement disparus, au profit de  : «  responsables n° 1 et 2 ». L’enfant dont on bousille l’existence Ce matraquage s’ajoute aux programmes des cours de soi-disant éducation sexuelle, désormais obligatoires dès le primaire et confiés dans les écoles publiques, quasi exclusivement aux lobbies faisant la promotion de l’homosexualité. L’information vire à l’incitation. L’éducation y frise la provocation, les explications tendent vers l’initiation. Sinon à la perversion. Là aussi, orchestration internationale [7]. Non et non, on ne joue pas avec la vie d’un enfant, tout comme on ne joue pas avec son corps. On ne falsifie pas son intelligence, comme on n’excite pas ses sens. Non et non, on ne leur injecte pas du poison mortel. Non et non, ils ne sont pas des cobayes. On ne s’en sert pas pour faire des expériences psychologiques, comme dans les camps nazis pour expériences médicales. Du jour au lendemain, on lance une théorie en l’air, il faut l’inculquer de suite et partout. Et quelques années après  : bonjour les dégâts, bonjour les procès  ! Comme pour les médicaments mis dans le grand public, avant d’avoir été testés dans la durée. Quelques années après, ce sont les procès pour effets secondaires meurtriers. Je donne rendez-vous aux autorités coupables — ou plutôt inconscientes — dans les HP où nous retrouverons nos enfants d’aujourd’hui devenus les déséquilibrés mentaux ou les délinquants sociaux de demain. D’ailleurs la Norvège, après 20 ans d’échec spectaculaire y a déjà renoncé, cessant le financement de ses organismes de promotion. Par ailleurs, Judith Butler, l’égérie du gender est revenue sur un certain nombre de ses assertions premières de son Gender troubles. Mais ces deux faits  : tabous  ? Veut-on vraiment faire de nos enfants des épaves dépravées  ? Des petits vieux vicieux et désabusés à force d’avoir été abusés dans leur innocence, trompés dans leur confiance ? Veut-on les réduire à long terme à n’être que des «  bêtes à sexe  » (mot d’une exposition à Paris imposée à des milliers d’élèves), des esclaves de cet «  instinct sexuel  » partout exalté comme le must de la vie [8]. Si oui, s’applique à leurs promoteurs, les mots intransigeants du Petit frère Charles de Foucauld, à propos de l’esclavage alors toléré en Algérie  : «  Malheur à vous, hypocrites qui mettez partout liberté, égalité, fraternité, droits de l’homme et qui permettez de voler des enfants à leurs parents [9].  » «  C’est d’une immoralité honteuse de voir des jeunes gens volés à leur famille » [10]. L’enfant kidnappé par un État prédateur Cette infiltration idéologique n’est ni plus ni moins, une violation, non seulement de l’intimité d’un enfant, mais des droits éducatifs des parents. Laurence Rossignol, sénatrice PS, l’avoue carrément  : «  Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents, ils appartiennent à l’État.  » J’en conclus  : l’État kidnappe les enfants, les «  nationalise  », les transforme en «  pupilles de l’État  », alors qu’ils ne sont pas orphelins. Il les «  arrache  » (M. Peillon) non seulement «  aux stéréotypes familiaux  » mais carrément à leurs familles. Voilà qui est sombre et net  ! [11] C’est une confiscation par l’État du plus imprescriptible des droits  : le droit parental [12]. Un viol de la priorité absolue des familles sur l’État, en ce qui touche aux enfants. D’ailleurs, historiquement, la famille a précédé tous les États du monde. L’État est au service des familles et non l’inverse [13]. Non et non, les enfants n’appartiennent pas à l’État, encore moins à un parti politique de justesse majoritaire et provisoirement au pouvoir. Embrigader la jeunesse pour lui inoculer l’idéologie d’État — et pire, une nouvelle religion fut le propre du nazisme et du communisme. Même les animaux défendent leurs petits au prix de leur vie Une nouvelle phase de cette guerre de l’État contre ses enfants démarre en cette année 2014, rappel sinistre de… 1914. La seule chose qui pourrait peut-être encore endiguer cette déferlante serait une réaction des parents, directeurs d’école, enseignants, pédopsychiatres, et surtout pour les plus grands, des jeunes eux-mêmes. Si à la rentrée 14, ne fût-ce que 200 000 familles refusaient d’envoyer leurs enfants à l’école, si quelque 50 000 éducateurs et professeurs y font objection de conscience, si 100 000 jeunes revendiquent la désobéissance civile, le ministre serait obligé de céder. On ne peut les mettre tous en prison. Tout de même  ! Qui ne dit mot consent-il vraiment  ? Peut-on vraiment laisser, sous nos yeux, nos enfants être ainsi kidnappés par l’État, arrachés à leur famille, à leur foi et a fortiori à l’Église  ? Peut-on lâchement les larguer  ? Dans ce domaine anthropologique bien plus profondément que dans le domaine économique, le fossé se creuse et devient un abîme vertigineux entre Nord et Sud de la planète, mais aussi entre Occident laxiste et islam intégriste dont on fait le lit. Les musulmans de France menacent, à juste titre, de ne plus envoyer leurs enfants dans les écoles françaises enseignant de telles abominations. En pleine préparation du synode sur la Famille, comment nier que rien ne la dynamite du dedans autant que le gender (on ne peut même plus tomber amoureux puisque l’autre peut changer d’orientation sexuelle comme et quand il veut  !). Tant de parents sont inquiets sinon catastrophés. Ce drame, tragique pour l’avenir de leurs enfants, j’entends si peu de voix d’évêques le dénoncer avec force. Mais que font donc les différentes commissions épiscopales de la famille, de l’enfance de la jeunesse, de l’éducation  ? Pourquoi leurs récents documents n’alertent-ils pas parents, éducateurs, et professeurs sur un tel déni de bon sens imposé à nos élèves  ? Ils auraient dû le faire en amont vu son orchestration internationale, car cette idéologie visant l’hégémonie mondiale s’annonçait depuis Beijing 95. Ces commissions sont-elles vraiment au courant  ? Mais c’est leur devoir de l’être, car c’est de leur devoir de sonner le tocsin, quand ces enfants et jeunes dont ils ont la charge sont ainsi soumis à un tel harcèlement. [14] On a envie de leur dire  : «  Cette souffrance des tout-petits de votre peuple, de leurs parents horrifiés, l’entendez-vous vraiment parmi tant d’autres cris et larmes, dont vous vous faites si bien l’écho  ? Une parole forte, intransigeante, unanime de votre part pourrait réconforter, encourager tous ceux qui luttent désespérément contre cette hydre tentaculaire et planétaire en train de noyauter les mondes de la politique et de l’éducation si ce n’est de la pensée.  » D’autant plus que réagir sans tarder peut encore éviter le pire  : l’extension annoncée à toutes les écoles y compris celles sous contrat. Après, il sera trop tard. On se mordra les doigts, d’avoir été lâche, quand il fallait crier. À Lourdes, j’aurais aimé que «  le cri de ceux qui vivent cette souffrance  » et en sont angoissés ait été non pas entendu — car il l’est sûrement par la plupart de nos évêques (au moins in petto), mais explicité, pour pouvoir être répercuté. L’Assemblée plénière était une tribune rêvée pour cela. Quelques phrases, pour préciser dans ce sens l’attention aux pauvres, aurait pu être décisive. Mais… rien  ! En attendant et espérant la suivante, rendez-vous à la Manif pour tous, le 2 février, fête familiale par excellence, puisque nous n’avons guère plus que nos pieds pour parler, dans un régime virant à une forme de dictature, bâillonnant nos lèvres, chloroformant notre intelligence, imposant la pensée unique (de lois iniques). En nous rappelant ce mot du cardinal Sin de Manille  : «  Face au mal, neutralité équivaut à complicité. Si la hiérarchie aux Philippines s’était tue face au scandale, elle aurait mérité, à tout jamais, le reproche de lâcheté et de complicité avec le mal.  » Et la consigne du Pape à Rio  : «  Aujourd’hui un chrétien n’est pas un chrétien s’il n’est pas révolutionnaire. Je vous demande d’être révolutionnaires. Je vous demande de vous révolter contre cette culture du provisoire qui, au fond, croit que vous n’êtes pas en mesure d’assumer vos responsabilités et que vous n’êtes pas capables d’aller à contre-courant. Ayez le courage d’être heureux  ! Jeunes, en vous, j’ai confiance.  » Oui, de ces jeunes soyons dignes et fiers. Vivons à la hauteur de leur cœur. Ne les méprisons pas. Ne les décevons pas. Ne les trahissons pas. Que notre tiédeur n’éteigne pas leur ferveur. Que nos lâchetés n’étouffent pas leur radicalité. Que nos peurs ne paralysent pas leurs ardeurs. Au contraire, laissons-nous entraîner par leur enthousiasme, stimuler par leur courage, booster par leurs audaces, contaminer par leur joie contagieuse, irradier par leurs regards-lumière. Être lâche, nous n’en n’avons plus le droit  : lâcheté égale complicité. Jouer à l’autruche, nous n’en n’avons plus le choix  : lucidité égale intrépidité  [15]. Non, nous ne céderons pas. Nous ne lâcherons pas. Nous ne faillirons pas. Nous ne calerons pas. Nous ne souillerons pas notre conscience. Nous ne trahirons pas notre bon sens. Nous ne renierons pas notre espérance. Nous ne bâillonnerons pas nos lèvres. Nous ne décevrons pas l’attente d’une multitude de jeunes. Nous ne serons pas sourds aux cris des enfants. Nous ne provoquerons pas leurs larmes. Ces enfants bientôt tués pour refus de dire «  papa  » à une femme. Nous ne stériliserons pas le sang de ces jeunes par millions, chair à canon — écrabouillés dans nos tranchées voici 100 ans. Ayant versé leur sang (comme ceux de 39-45) pour sauver notre liberté, notre nation. Nous serons prêts comme eux, à verser le nôtre, pour que l’enfant ne soit pas chosifié, commercialisé, industrialisé, ou simplement trompé, violé et perverti en son âme comme en son corps. En son identité sexuelle, comme en sa vie spirituelle. À genoux devant notre Seigneur, nous serons debout face à un persécuteur (Benoît XVI). Nous serons les hommes et les femmes du courage. Nous nous battrons en déjà grands vainqueurs [16]. Notes [1] En France, une nouvelle loi est imminente, faisant de l’IVG «  un droit garanti par un service public  » et «  un acte médical comme un autre, dénué de représentations moralisatrices  » impliquant de supprimer la condition de détresse dans la disposition légale actuelle en remplaçant celle-ci par «  la femme qui ne souhaite pas poursuivre une grossesse  », supprimer le délai de réflexion de 7 jours, et surtout la clause de conscience, et d’ouvrir à infirmière, sage-femme, conseiller conjugal, la délivrance de la première attestation d’IVG. Gèn’éthique, n° 160, nov 2013. [2] Sur ce sujet, je me permets de vous renvoyer à mon livre  : SOS, la vie, on la tue… [3] Cardinal Bergoglio, Buenos Aires, 31.08.05. [4] Comme lors de la fantastique marche blanche, suite aux assassinats de plusieurs adolescentes. Alors que la loi incriminée en permettra un bien plus grand nombre sur la durée [5] Aux Pays-Bas et aux USA, partis politiques et puissants mouvements d’opinion font pression en ce sens. En Suisse, le Parlement fédéral discute de la dépénalisation de l’inceste. Argument  : «  puisqu’ils s’aiment  !  » Références et détails dans mon SOS ! L’amour, on le prostitue, éditions du Jubilé et de l’Emmanuel. [6] Voir entre autres le site de la ligne Azur, recommandé par le ministère de l’Éducation nationale. [7] International Gudelines on Sexuality Education de l’UNESCO 2009 est dépassé par le document  : Normes d’éducation sexuelle en Europe programmé par l’OMS. Il prône dès les 2-3 ans, la masturbation infantile, la découverte des organes génitaux des autres. Dès 6 ans, ils doivent apprendre leurs droits sexuels et dès 9 ans initiés à la contraception et à l’IVG, ainsi qu’alertés sur les dangers de ce christianisme, toujours contre la jouissance sexuelle. à 15 ans, on est mûr pour les rapports sexuels tarifés. Sans parler évidemment du gender affleurant à toutes les pages. Avant même que ce document ne devienne normatif pour toute l’Union européenne, ces initiations sont déjà présentes dans nombre de programmes. Le n° de janvier d’Astrapi présente la pilule contraceptive aux 9-11 ans. Sans dire mot évidemment de ses possibles effets secondaires parfois cancéreux et mortels. Voir  : La pilule contraceptive, du Prof. Henri Joyeux, préfacé par le Prof. Luc Montagner, éd. du Rocher, 2013. En Suisse romande, le seul organisme habilité pour ces cours est le très homosexualisant Profa (mille  !). Les parents (j’en connais plusieurs), qui osent refuser d’y envoyer leur enfant, reçoivent insultes et menaces. En Allemagne, des parents en ont été condamnés par la justice. [8] Depuis 2011 : l’appli SnapChat permet d’échanger des photos qui s’autodétruisent en 10 secondes. Bon nombre d’ados y sont déjà accrocs. 400 millions de photos échangées quotidiennement, sans laisser aucune trace, dont un grand nombre à caractère sexuel. [9] À H. de Castries 15.01, et 13.4.02. [10] Vérifiant le diagnostic d’Alexis de Tocqueville  : «  L’État reçoit et souvent prend les enfants des bras de sa mère pour le confier à ses agents, c’est lui qui se charge d’inspirer à chaque génération ses sentiments et de lui inspirer ses idées. L’uniformité règne dans les études comme dans tout le reste, la liberté comme la diversité disparaissent chaque jour.  » [11] Je reprends ici 2 pages de mon Mai 13. [12] Même OPA de l’État pour les cours dits d’éducation sexuelle  : «  Ils contreviennent à la liberté de conscience des parents et de leurs enfants et disqualifient les parents en contournant leur autorité  », Dr P. Morinière. Figaro. 5.3.13. [13] «  La famille, qui selon le dessein de Dieu est la cellule de base de la société [est] sujet de droits et de devoirs antérieurs à ceux de l’État et de n’importe quelle communauté. (…) L’Église prend ouvertement et avec vigueur la défense des droits de la famille contre les usurpations intolérables de la société et de l’État. (…) Chaque famille a « le droit d’éduquer ses enfants conformément à ses propres traditions et à ses valeurs culturelles et religieuses »  », Jean-Paul II, Familiaris Consortio, n° 46. [14] En juin 2013, une déclaration de la commission épiscopale pour la famille se voulant neutre, ne mentionne même pas la genderisation imminente des enfants. C’est évidemment impossible qu’un évêque soit au courant de tout, mais chaque diocèse ne devrait-il pas se doter d’un (jeune) webmaster, surfant tous les jours sur la toile et remettant chaque semaine à l’évêque un compte rendu des différents réseaux, sites et blogs, puis répercuté auprès de tous les curés, ceux-ci à leur tour sensibilisant leur peuple. [15] «  Qui ne gueule pas la vérité quand il sait la vérité, se fait complice des menteurs et des faussaires  », Péguy. [16] 4e page de l’Agenda 2014 pour tous (éd. TerraMare). Et pour soutenir ce courage, voici déjà 4 belles victoires  : 1. Le référendum du peuple croate, faisant préciser dans la Constitution ce qui de toute évidence était l’optique du législateur  : le mariage implique l’homme et la femme. Cela contre l’avis du Président et du Premier ministre. 2. Le rejet par le Parlement européen de la résolution Estrela sur le droit à l’avortement et l’éducation sexuelle qui rejetait toute objection de conscience dans ces domaines (mais victoire partielle, car déclarée relevant des États membres, non de l’Union). 3. Le succès fulgurant de la pétition «  Un de nous  » pour la protection de l’embryon : 1 700 000 signataires, dont notre pape. Dont acte. 4. Les Manifs pour tous deviennent mondialement contagieuses  : à Formose, 300 000 personnes (à voir sur YouTube). Toutes les capitales d’Europe, après Varsovie et Belgrade, s’y préparent.

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